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Un court cri dans la nuit [ Quête ~ Jeremiah & Kelesha ]

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Chuchotements:
 



Depuis quelques heures, Jeremiah avait mal à la tête. Assis autour d'un feu en lisière du campement, il massait ses tempes qu'aucune herbe ou infusion ne parvenait à soulager. Une forme de pression s'exerçait à l'intérieur de son crâne, comme une pointe qui forait vers les profondeurs de son cerveau, une pointe émoussée. Tout à sa gêne, il ne prêtait guère d'attention aux cris et aux chants, pas plus qu'aux sourires du chef de caravane qui lui était bien reconnaissant de les avoir accompagné si loin. Ils avaient croisé la route de l'Hirondelle un beau midi, alors que ce dernier, assis au bord du chemin, regardait avec des yeux pétillants une nuée de papillons tourbillonnant autour d'un buisson manifestement fascinant pour eux. Depuis plusieurs jours il faisait la route avec eux, et à chaque étape il venait soulager les voyageurs des fatigues du chemin, un chemin qui avait d'ailleurs été bien ingrat, raison pour laquelle la présence d'un conteur aussi affable et prolixe fut aussi louée par celui qui se faisait payer pour organiser un voyage sûr. Pourquoi avait-il fallu qu'il promette également un voyage agréable ? En tout cas, ce conteur avait été une aubaine pour le caravanier, qui se pliait en quatre pour en faire son obligé. Quelques heures auparavant, il leur avait raconté la légende des Corbeaux de Bataille, qui avait obtenu un vif succès chez les gens d'armes et autres porteurs de gambison.
Mais de toute cette joie, tout ce soulagement et toute cette allégresse, dont il faisait généralement le sel de ses jours, cette nuit l'Hirondelle n'en avait cure. Il avait acquis au bout d'un moment la certitude que sa tête n'était pas en cause, mais plutôt la chose qui tentait d'y rentrer et de s'y installer. Ce ne fut que lorsqu'il fut à peu près évident qu'il venait de vexer le caravanier qui tentait de lui dire un mot depuis un bon quart d'heure, que Jeremiah se décida à se lever. Il prit le temps de saluer selon les rites la chaleur du feu qu'il quittait, la bienveillance de ceux qui y restaient, puis il se retira dans une roulotte vide, les tempes en feu. Il lui semblait qu'un autre que lui lui massait les cotés du crâne, mais avec les mâchoires d'un étau. Tout en se tâtant la tête, comme pour faire lâcher son emprise à cette pression si insupportable qu'il commençait à en avoir les larmes au yeux, il se laissa tomber sur le plancher de bois et, inspirant de son mieux, il réfléchit. Quelques instants plus tard, il était décidé. S'étant assis les jambes croisées, il posa son menton sur sa poitrine et cessa de respirer.


Il sentait que quelque chose voulait entrer dans son esprit, quelque chose qui, à mesure qu'il résistait, tentait de se forcer un passage. Alors il jeta à bas ses défenses, et la forteresse de son esprit ouvrit grand ses portes. Il se représenta assis dans une aimable clairière baignée de lumière astrale, telle qu'il se la remémorait dans le fond de sa mémoire, et face à lui s'ouvrait un sentier menant en dehors de son esprit, large et bien tracé, bordé de torches. Il se focalisa longtemps sur cette vision, et à mesure qu'il s'ouvrait psychiquement, il sentait la pression exercée sur son enveloppe physique se relâcher. C'est seulement alors qu'il saisit le sens, qu'il s'ouvrit à la compréhension plutôt, et que depuis l’extrémité du chemin, une voix sembla l'appeler. La nature de cet appel, son sens, tout cela demeurait flou, mais il pouvait sentir d'où il venait. Quelque part au-dehors, quelque chose l'attirait.
D'un bond, l'esprit clair maintenant qu'il avait cessé de se défendre, il se leva et sortit dans l'air frais de la nuit, un air qui lui semblait maintenant plus pur, plus frais, le ciel était plus haut et les étoiles plus belles. Ne restait qu'une inconnue, la raison de cet appel. Était-il le seul à l'entendre ? Pourquoi lui ? Et que lui voulait-on ? Probablement pas du mal, il en était persuadé, mais comment savoir sans y répondre ? Sans vraiment s'en rendre compte, il s'était déjà décidé, et c'est parvenu à la lisière du camp qu'il se rendit compte que quelqu'un marchait dans la même direction que lui, à quelques mètres d'écart, les yeux fixés vers le même point invisible dans le noir. Quand leurs regards se croisèrent, il posa la question bien qu'il se doutait de la réponse :


« Vous l'entendez aussi n'est-ce pas ? »




945 mots
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Sam 24 Juin - 20:39
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ft. Kelesha

ft. Jeremiah

「Un court cri dans la nuit」






Plusieurs jours... que je me traînais sur Mytsbel. C'était un lieu que j'aimais, qui ramenait à moi la paix intérieure. J'avais noué un lien avec un groupe de marchands de passage. Ils m'avaient accueillis sous leurs tente. Ils m'avaient montré leurs marchandises, m'avaient apprit des tas de choses. J'en repartirais le cœur et la tête lourds. Mais pour l'heure, j'avais encore un peu de temps à passer avec mes nouveaux compagnons, et Lucifer aussi. Le félandre se sentait un peu plus en confiance, il n'était pas vu comme une bête effrayante, portant malheur à ceux croisant sa route... non... loin de là. Son pelage ébène était signe, chez ces autochtones de prospérité, de chance. Ainsi, le félin n'ayant toujours eu que mépris et haine de la part des humains s'en trouvait tout chamboulé, tous les matins alors qu'ils passaient devant lui, ils lui dispensaient une caresse sur la tête, idem lorsqu'ils allaient se coucher, et tout cela était tellement nouveau pour lui. La journée était passée à une allure folle, et la nuit étendait déjà ses bras sur les landes, avalant toute lumières, recrachant la lune pour avaler le soleil, ne laissant que l'obscurité, et avec cette même obscurité vint un autre mal. Je ne me sentais pas à l'aise... Ce malaise, d'où venait-il ? Impossible de le savoir. Je gardais mon compagnon à fourrure près de moi. Sa queue s'agitait, doucement, m'apaisant. J'étais entourée par ces gens. Certains connus, d'autres non... mais il y avait toujours cette pointe de malaise que je cachais derrière cet alcool à base de miel qu'ils nous servaient encore et encore. Ainsi... Cette fête était pour les retrouvailles entre la troupe de marchands itinérants avec lesquels j'avais forgé un lien, et une autre caravane de marchands. La fête battait son plein, autour du feu des gens dansaient dans une sarabande folle, seuls ou à plusieurs. Certains dansaient, d'autres avaient sortis de jolis instruments de musiques, et certains, comme moi, restaient cachés derrière un bon verre. L'alcool me brûlait la gorge, mais réchauffait tout mon corps, noyant dans les brumes toute cette colère et cette tristesse qui étaient miennes. J'étais moi même en cet instant. En fait... je ne m'étais pas cachée derrière un masque depuis que j'avais croisé la route de ces marchands, et je trouvais cela incroyable.
Tourbillonnant dans les brumes de l'alcool, dans le semi-endormissement bienheureux qu'il me procurait, je mis un instant à comprendre que petit à petit, les gens autour du cercle se faisait moins nombreux, un coup de patte et un feulement rageur firent tomber mon verre.

* Arrête de boire ce poison, on dirait une idiote !*

Un gloussement s'échappa de ma gorge en entendant Luci' s'exprimer de la sorte... il était si drôle. Puis j'entendis une voix suraiguë, m'appelant, à corps et à cri... une petite voix, une voix d'enfant. Je levais les yeux, cherchant l'origine de cet appel. Cette voix réveillait en moi une sorte d'instinct, un instinct maternel que je n'avais jamais eu. Pourtant... je n'aimais pas ça, les enfants, ils étaient méchants... mauvais... Mais lui ne l'était pas. Je le savais. Et je savais aussi au plus profond de ma petite personne qu'il fallait que je le retrouve... Attrapant Lucifer entre mes bras, ce qui me donnait l'impression de n'être qu'une petite fille trimbalant son chat -étant donné la taille du dit chat- je suivis la voix, comme à moitié hypnotisée... Elle m'appelait, je le sentais. Elle avait besoin de moi. Mes pas et mon regard croisèrent celle d'un homme, mon bras effleurant le sien, me donnant à nouveau des flashs incompréhensifs, des images que ne pus comprendre car trop fugace, m'octroyant quelques frissons et une incompréhension grandissante, je finis tout de même par comprendre ce qu'il essayait de me dire, parlant d'une voix absente, un peu pâteuse, et pour cause... maudit alcool.

« Il m'appelle... je l'entends... je l'entends il veut que je vienne le voir... mais j'ignore ce qu'il veut. Je sais juste que je ne parviens pas à résister à sa voix. »

Un enfant... un enfant quelque part avait besoin de moi, et cela faisait naître en moi un sentiment très particulier. J'entendis un feulement, alors qu'une lumière vint illuminer l'obscurité croissante de la nuit, peignant sur nos visages des lueurs orangés, donnant à ces derniers des contrastes étranges. Des flammes s'échappaient du pellage de l'animal, lui donnant l'air d'un mini tigre de flamme, s'avançant en regardant l'horizon. C'est ainsi que je pus apercevoir un enfant... Il était uniformément blanc, ses cheveux, sa peau... tout chez lui me faisais penser à l'hiver. J'attrapais la manche de l'homme qui se trouvait à côté de moi, pointant le doigt vers l'enfant qui nous faisait face. Ce dernier nous regardait avec cet air si vide... je pense que j'aurais pus plonger dans ses prunelles sans soucis, et ne plus jamais toucher terre.





809 mots
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Jeu 13 Juil - 9:50
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