La neige orne la solitude de vos âmes. ( Quête solo niveau 3 )

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Edsere - Praesium - II
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L’antre des brumes était un endroit que j’avais déjà eu la chance d’explorer légèrement, à travers les tempêtes, le vent glacial ainsi que la visibilité presque nulle. J’avais autrement déjà croisé une vielle homme, plutôt folle et dingue, s’ayant perdu à travers le vaste étendu nordique. Nous avions eu la chance, ou non, dépendant du point de vue, d’esquiver divers gobelins tentant de nous faire la peau, pour possiblement nous manger. Fort heureusement, par la ruse, j’avais réussi à nous sortir de cette situation délicate. Cette fois-ci, depuis le temps et la progression de ma force, je comptais bien régler le compte de ses gobelins, s’il était nécessaire. Mais une autre raison plus spécifique m’apportait de nouveau en ces contrées. En effet, depuis ma quête et ma rencontre avec le dragon de l’air, celui-ci m’avait implanté des idées en tête qui ne cessaient de croitre et de grandir, occupant de plus en plus mon esprit. D’une certaine façon, je me sentais changé, différent, et je portais réflexion sur les profondes paroles en tentant d’y trouver un sens. Mes pieds m’avaient alors porté à l’antre des brumes, ou ma quête d’aventurier avait au départ commencé.

J’avançai alors sous le vent et les rafales de neige éternelle. Armée de mon bouclier, de mon épée et de mon armure que j’avais renforcé pour contrer les intempéries, je marchais tranquillement. Mes pieds glissèrent sur le sol en balayant légèrement la neige. En effet, c’était une façon de se repérer parmi cette tempête. Il suffisait de marcher toujours dans la même direction, ou presque, et de regarder la direction d’où venait ses pas pour simplement sortir de cet enfer glacial. Étrangement, plongé dans mes pensées, je me dis que cet enfer n’était pas si catastrophique que ça et qu’une fois habitué, elle n’était pas si déplaisante. Le vaste terrain et la vision presque nulle obligeaient ceux qui y pénétraient à réfléchir, que ce soit sur eux même ou sur la technique pour revenir vivant. Dans mon cas, c’était définitivement pour la première option. J’avançais, le regard vague et le bras tendu devant mon casque pour éviter que les rafales de neige ne m’aveuglent, en réfléchissant sur les derniers évènements. Je me sentais beaucoup plus fort, beaucoup plus expérimentés, mais je me sentais de plus en plus seul. Ma foi chevaleresque n’était plus la même. Mon désir et ma ferveur de la protection envers les faibles et ceux dans le besoin n’avaient pas flanché, mais l’ampleur de la tâche et la réalité me tombaient sur les épaules. Les gens bons me comprenant se faisaient rare, et mon cercle d’ami presque inexistant n’était guère présent pour me soutenir. Certaines rencontres, vraiment positives, m’aidais quand même à garder la tête haute à travers toute cette histoire. Malgré ces bons moments, la triste et sombre réalité me revenait toujours sur la conscience. Une guerre approchait, des dirigeants étaient corrompus, des innocents et des morts tombaient chaque jour dans les deux camps. Les paroles du dragon devenaient désormais de plus en plus claires et de plus en plus réelles. La guerre forgeait le monde, tout comme elle m’avait changé. Elle était à la fois une bénédiction comme une malédiction pour certain. C’était un cycle, et je n’avais tout simplement pas la force de le changer pour l’instant.

J’arrêtai de marcher à travers la tempête pour fixer mon poing. Avec tous les efforts et toutes les batailles, je n’étais tout simplement pour l’instant qu’un homme impuissant. Je ne pouvais rien changer concrètement. Je ne pouvais me contenter que de survivre à travers ces épreuves dans le but d’un jour, avoir la chance de changer les choses. J’étais un chevalier du roi, parfois un sauveur, parfois un meurtrier envers mes ennemis, mais sauver quelques vies n’étaient rien comparativement à l’ampleur du drame et des morts à l’échelle mondiale. Je serai alors le poing en serrant les dents. L’idée de l’impuissance me mettait toujours autant en colère, colère que je n’arrivais pas toujours à gérer. D’une certaine façon, c’était une malédiction, mais cette même malédiction m’apportait parfois la force d’avancer. Étrangement, une petite voix me sortit presque instantanément de mes pensées et je levai la tête dans le but d’apercevoir la direction du bruit. La voix se répéta de nouveau dans ce qui semblait la direction face à moi. Je dégainai alors mon épée ainsi que mon bouclier que je brandis devant moi pour me protéger du vent glacial. Les voix se multiplièrent de plus en plus, sans pour autant parler en même temps, alors que mon impression d’approcher de cette petite fille grandissait davantage.



Partie 1, 760 mots


Mar 20 Juin - 4:59
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Edsere - Praesium - II
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J’avançais toujours devant moi, le targe tendu, en espérant combattre les rafales de vent et de neige qui ne cessèrent d’affluer. La mystérieuse voix se glissant à travers la tempête semblait se faire de plus en plus proche, signe que je ne tarderais probablement pas à découvrir son origine. Malheureusement, avec mon casque et le vent, je n’arrivais pas à bien distinguer les paroles de cette douce voix féminine se glissant dans mes oreilles. Malgré tout, je me doutais bien qu’il y avait quelque chose de particulier et de possiblement dangereux derrière cette histoire. Quelque chose me disait, et ce, quelque chose était probablement ma raison, qu’aucune réelle femme d’une beauté inconcevable pouvait se trouver dans un biome de ce genre. En sachant pertinemment ceci, et probablement parce que j’étais têtu, je continuai tout de même à me diriger en cette direction, en prenant bien garde à ne pas perdre de vue mes pas qui me guideraient tôt ou tard vers la sortir.

Quelques minutes suffirent pour finalement aboutir à ce qui m’intriguais. En effet, je terminai par déboucher sur ce qui semblait être le restant de ce qui semblait être autrefois une demeure, rongée par le temps. La tempête ne se faufilait que par endroit, se creusant un chemin à travers les piliers ne pierre semblant se dresser à ce même endroit depuis une éternité. Une silhouette, à l’intérieur de cet abri de fortune, se dressait de toute sa hauteur en chantant une douce mélodie se faisant porter par le vent. La silhouette finit par se tourner en ma direction, visiblement heureuse et intriguée de m’avoir attirée ici. Étrangement, et je ne sais pas pourquoi, elle ne cessa en aucun cas de chanter. Son regard, lui, se montrait chaleureux avec une teinte d’inquiétude lorsqu’elle remarqua l’éclat de ma lame. Voyant que celle-ci la mettait mal à l’aise, je la serrai dans son fourreau dans mon dos. Je m’approchai alors tranquillement, toujours le targe sur le bras en cas de besoin, pour tenter dans savoir plus à son sujet. Alors que mes pas semblaient me guider vers elles, mes yeux s’habituèrent à la lumière et des lieux et je remarquai du sang gelé sur le coin de sa bouche, ou apparaissais un magnifique sourire à la fois resplendissant et carnassier. Mon regard tomba par la suite dans le sien, ou je restai accrocher de force pendant un bon moment. Je finis par détourner les yeux et je plissai légèrement les sourcils en remarquant la distance de plus en plus minime entre nous, voir dangereuse. Une légère agitation commença alors à naitre en moi. Celle-ci grandissait alors que seulement quelques mètres nous séparaient. La douce voix se répercutait chaleureusement sur mes tympans sans jamais cesser alors que mes yeux étaient fixés sur la bouche de la mystérieuse enchanteresse. J’étais désormais face à face avec la demoiselle, souriant aux anges. Je sentais mon esprit embrouillé, mais une partie de moi désirait se révolter. Le son d’un dégainement d’arme, qui n’était pas la mienne, se fit alors entendre à travers la tempête et la mélodie.

Ce son, me sortant de l’enchantement dont j’étais prisonnier, me fit réagir en quelques secondes. Avant même que la sorcière eu le temps de pointer son poignard en ma direction, je lui envoyai un uppercut de ma main droite. La mystérieuse mélodie s’arrêta alors enfin pour laisser place à un cri de douleur. La femme recula de quelques pas en tentant de reprendre l’équilibre. Je ne lui laissai que quelques secondes de répit avant de courir et sa direction et de la plaquer par la gorge sur le mur de roche derrière elle. Je croisai alors son regard, traduisant de la haine. La sorcière tenta alors de prendre son poignard de sa main vide. Je la serrai plus fortement au niveau du cou avant de l’appuyer sur la roche en la levant dans les airs. Je sentis des saccades de toux traverser difficilement sa gorge. Voyant visiblement qu’elle se débattait, je serai mon emprise plus solidement et je croisai son regard.

- Je ne suis peut-être qu’un misérable, je ne peux certainement pas sauver tout le monde, mais je sais éliminer les créatures obscures et la peste qui circule dans vos veines. Je n’abandonnerai jamais, je ne perds jamais, j’apprends constamment et je finirai par gagner, peut-importe les épreuves que je devrai traverser.


La sorcière tenta alors de rire avant de me cracher tant bien que mal au visage. Voyant qu’elle désirait me dire quelques choses avant de succomber, je l’élevai légèrement plus de mes deux mains.

- Les morts ne racontent pas d’histoire.

Je poussai alors un cri tout en joignant mes mains le plus possible. Le broiement des os et le sang sortant de la bouche de la sorcière mit finalement fin à sa respiration ainsi qu’aux battements de son cœur. Je lâchai alors le cadavre sur le sol avant de secouer légèrement mes mains dans le but d’enlever le sang. Je tournai ensuite les talons, sans regarder derrière moi, en dégainant mon épée en direction de la profondeur de l’antre des Brumes, retombant ainsi dans mes éternelles pensées me tourmentant.


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Mer 21 Juin - 6:01
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