[Suis ma voix] Comment êtes-vous arrivés ici ?

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Ulfurbe - Scanda - II
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On croirait presque que vous aimez voyager. Voilà que vous avez visité trois continents. Bravo à vous. Bon, il faut dire que ne les avez pas explorez en profondeur, mais en marchant toujours tout droit, il fallait sans douter. Seulement ! Nous tenons à vous féliciter car votre dernier exploit n'a pas été des plus simples. Après avoir subi une tempête en mer et affronté le soleil du désert, voilà que vous étiez maintenant sur le continent abritant votre terre natale. Vous le savez, et vous ne comptez pas plus que ça vous interroger là dessus. Les questions sont dangereuses et vous ne voulez affronter les réponses de votre existence. Après avoir payé le voyage d'un bateau, préférant cette fois ci la sécurité au lieu du confort arnaqueur d'un rafiot, vous êtes arrivé à destination sans trop de blessures. Une première depuis votre renaissance. C'est d'ailleurs conflictuel, vous auriez pu depuis le début vous reposer en arrêtant cette marche incessante, alors pourquoi toujours aller vers l'avant et marcher sans cesse. Aviez vous un but caché ? Ou alors vouliez vous garder la forme pour être en vie le plus longtemps possible ? Avare. Quoi qu'il en soit, voilà que vous arriviez au pied d'un volcan. En aucune raison vous n'alliez y monter, pas vrai ? C'est ce nous croyions alors que vous vous engagiez dans un sentier menant à son sommet. Voilà que vous êtes en train d'entamer une randonnée, vous bataillant avec les feuillages. Vous sortez vos deux dagues pour vous aider. Sérieusement, que vous prend-il ? Vous entamez un chemin tortueux par vous-même ? Cela ne vous ressemble pas et nous ne comprenons pas pourquoi vous semblez complètement subjugué par ce que vous entreprenez. Y'a t-il quelqu'un qui a pris contrôle de votre corps ? Nous commençons à nous inquiéter pour vous alors qu'un rictus se dessine sur votre visage. Cette fois, c'est sûr, vous n'êtes plus celui que nous connaissions jusqu'à ce moment. La vérité est qu'une voix souffle votre prénom et le but de votre quête dans vos oreilles. Le repos, voilà ce qu'une voix féminine et sensuel semble vous souffler. Ce n'est pas ce que vous souhaitez vraiment, mais vous ne le savez pas. Sur le moment, vous ne souhaitez que le repos dans un endroit chaud et protéger de la lumière. Quoi de mieux qu'un volcan. Mais pourtant, vous auriez compris en temps normal que c'était un piège horrible. Quiconque vous convainc de couper du feuillage avec le sourire est un manipulateur mais comme hypnotisé, vous continuez sans arrêt. Un pas devant l'autre, vos bras se balancent avec une volonté nouvelle jusqu'à ce que plus rien ne se présente devant vous. Vous êtes à mi-hauteur du mont. Et vous vous retourner. Plus aucune végétation. Vous regardez à nouveau devant vous, l'air que vous humer est chargé de souffre. Comment avez vous fait pour ne pas le remarquer auparavant ? Vous voilà victime d'une illusion qui perturbe tout vos sens. Le problème qui se pose à vous désormais est celui-ci : L'illusion dont vous êtes assaillie, était elle présente maintenant ou auparavant. Quel était le vrai et le faux ? Votre bouche reprenait une forme banale, un trait. Votre regard redevenait droit, vers un objectif que seul vous connaissiez. Nous pensions qu'après avoir vu le vrai aspect du volcan des âmes égarées, vous alliez rebrousser chemin mais il n'en était rien. La nature qui n'en était plus une au vu du tout carbonisé et l'air pollué qui brûlait vos poumons avait effacé votre rictus. Tant mieux, cela ne vous correspondait pas. La voix qui semblait vous attirer inexorablement avait elle aussi changé, plus masculine, elle tendait sur l'entre deux. Vous n'arriviez pas à déterminer le genre de l'entité qui vous charmait et vous avez, toujours fidèle à vous même, vite abandonner. A notre grand malheur. Qu'alliez-vous encore subir ? Alliez-vous en sortir grandit ou toujours aussi amorphe ? Nous penchions sur la seconde option.

Quoi qu'il en soit, voilà que vous avanciez désormais entre les rochers fumants. Il faisait chaud, cela ne vous importunait aucunement. Un peu comme tout ce qui a attrait à l'existence à vrai dire. Vous n'osiez rien touché et vous regardiez au sol. Voilà que vous vous découvriez une nouvelle nature : la prudence. Et pourtant, vous étiez toujours touché par un maléfice qui vous faisait avancer droit. Vos pas d'ailleurs, semblaient être beaucoup plus convaincu que d'habitude puisqu'ils avaient adopté une vitesse qui serait normal pour tout autre être vivant -sauf vous-. Après quelques minutes, vous vous enfonciez dans une grotte tout à fait nouvelle. Sombre mais éclairé par la rougeur de rochers rougis par le magma. Vous sentiez cette chaleur étouffante et en temps normal, elle vous aurait sans aucun doute consumé. Que vous arrivait-il ? C'était époustouflant et dans le même temps.. effrayant. Nous nous sommes reformés derrière vous. Nous, Illiopa'i Uïô, avons tenu votre manche et nous vous avons prié de faire volte face. Nous voulions votre survie, mais vous nous avez ignoré. Alors nous avons disparu. Au même moment, vous vous arrêtiez. Est-ce que vous nous aviez entendu ? Non. Devant vous apparaissait une femme ressemblant à celle que vous aviez aimé et tué jadis. Nous. Comment cela se faisait-il ? Nous étions déconcerté alors que vous ne compreniez rien. Que cette femme vous voulait elle, vous ne la connaissiez pas. Elle s'approchait vers vous, avec une marche féminine que nous ne possédions pas. Elle vous caressait le visage, vos traits ne prenaient pas ceux du dégoûts mais du plaisir. Elle vous prend la main, la met à son visage.
- Me reconnais-tu ?
C'est une blague ?
Vous qui n'avez aucun souvenir de votre vie antérieur, nous savons que vous ne reconnaîtrez pas celui-ci. Et pourtant, avec ce rictus digne d'un gigolo, voilà que vous hochiez la tête. Nous ne comprenons pas. Elle redescend sa main et vous entraîne un peu plus profondément dans la grotte. Qu'est-ce que cette entité nous réserve à tout deux ? Nous avons peur pour vous puisque vous semblez complètement inconscient pour cette fois seulement. Entre illusion, charme dévastateur et usurpation d’identité, la bonne femme vous réserve un châtiment des plus doux. Nous étions sûr qu'elle ne voulait pas de mal puisque, par un enchantement que nous ne connaissions pas, elle vous avez protégé de la chaleur. Et la lumière fut. Au bout du chemin s'ouvrait une nouvelle pièce emplis de cristaux étincelants. Le jour, prodigué par un puits de lumière, se réfléchissait dans chacun des pierres aux teintes rosés. Elle avançait désormais seule, dandinant des cuisses. Au bout, elle se retourne et décolle du sol sans autre artifice que sa propre volonté. Sa voix résonne dans sa pièce et vous n'osez prétendre la couper dans son élan. Etes vous hypnotisé à ce point ? Ou alors aimiez vous vraiment la vue qui se dégageait de cette bonne femme.
- Un Avatar ! Je veux boire le sang rougeoyant d'un être ainsi nommé. Rapporte le moi et je t'offrirais ce que tu cherches.
Qu'est-ce qu'un Avatar ? Vous ne le saviez pas et ne cherchiez même pas à le savoir. Vous aviez dans un temps cru qu'elle vous offrirait repos éternel sans rien demandé en retour mais non, à tout il y a une contrainte. Alliez-vous faire ce qu'elle vous intimait ? Et même si vous envisagiez d'accéder à sa requête, qui dit qu'elle allait vraiment vous prodiguer les soins immatériels que vous demandiez intérieurement ? Vous ne disiez rien, votre rictus vous avait à nouveau quitté. Vous n'étiez donc plus sous l'influence de l'entité devant vous, c'est ce que nous déduisions. Vos bras ballants étaient l'expression même de vos pensées. Il fallait vous encouragez à le faire, sinon jamais vous ne le feriez. Voilà que la femme devint homme. Un homme fichtrement beau. Il revint vers vous, vous caresse à nouveau le visage. Croit-il que comme ceci, la requête passera mieux. Vous semblez fâché qu'on vous prenne pour un con. Vous ne vous souciez guère de l'amour. Vous repoussez sa main et arborez des sourcils froncés. Ohoh, c'est une première. Cela ne dure pas longtemps car vous jugez ceci comme un effort inutile, vous arrêtez donc et la personne se transforme en un amas bleuté. Ce dernier prend une forme humanoïde et claque ce que l'on pourrait nommé "des doigts". Nous nous reformons sans le vouloir et nous apparaissons à la vue de qui veut nous voir. De sa voix androgyne :
- Cette femme derrière toi, c'est l'Avatar que je cherche. Elle t'a volé ta vie et tes souvenirs antérieurs. Si tu l'attrape et la tue, je te les rendrais !
Que..quoi ? Nous ? Vous nous attraper le poignée droit et nous tentons de voir ce qui se dégage de votre regard. De la colère ? Quoi, cette femme vous a convaincu avec seulement de si brèves paroles, vous, un être paresseux. Vous aviez envie de savoir pourquoi vous aviez été frappé du destin. Pourquoi êtes vous un Ulfurbe ? C'était ça, votre raison, nous le savions. Malheureusement pour tout ce petit monde, nous n'étions pas prêt à renoncer à notre existence nouvelle. Tout comme vous, nous avions soif d'avenir. Du moins tant que nous n'avions pas rempli notre but. Se dégageant de votre poigne, nous commencions à courir, vous sur nos pas.

Vous nous regardiez d'une façon effrayante. Votre regard était toujours le même et vos lèvres étaient toujours un trait. Vos sourcils par contre changeait votre visage en une masse difforme qui faisait peur à voir. Vos traits bleutés ressortaient et les tatouages qui emprisonnaient votre gorge disparaissaient d'eux-même. Étiez-vous en train d'adopter un changement d'apparence pour tromper votre cible ? Sortant de la pièce, vous courrez en évitant les rochers fumants. Vous faîtes bien. Leurs apparences mi sombre et mi rougeoyantes indiquent qu'à la première couche d'épiderme touchant ou frôlant leurs surfaces, celle ci fondra. Evidemment que vous êtes loin d'avoir envie d'éprouver une quelconque douleur. C'est ainsi alors que vous fonciez face à l'une d'elle, vous vous êtes arrêté et êtes tombé, apeurée. Vous vous releviez, reprenant contrôle de vos émotions et de votre énervement dirigé vers une seule entité : nous. Votre course effrénée vous fait perdre haleine. Vos poumons semble vous brûler, vous portez une main à votre poitrine alors que votre souffle chaud se mélange à l’atmosphère environnante. Votre posture délicate est amusante à regarder. Cela se voit que la course n'est pas votre péché mignon. Votre haut, comme si la chaleur environnante n'avait pas réussi cet exploit, commençait à se mouiller de toute part. Nous imaginons que le bas suivait cette façon particulière de vous faire comprendre que l’effort n'est pas fait pour un être comme vous. Vous étiez sur ce point d'accord, et c'était une manœuvre exceptionnelle que vous meniez là. Ce n'était pas pour autant que vous vous interrompiez durant l'effort. Votre volonté était impressionnante. Et ce pourquoi ? Pour quelque chose que vous ne connaissiez pas ? La paresse est ce qui vous définit. Pensiez-vous que la connaissance allait au moins vous apporter le repos de l'âme ? Et quand bien même elle le ferait, il vous faudrait après cela un nouveau but afin de garder la vitalité qui vous empêche de vous dégrader dans votre coin petit à petit. La meilleure solution à tout ça était de ne pas lui donner ce qu'elle voulait, à l'autre être étrange. C'est pour ça que nous avons fuis, pour objectif premier vous et pour le second, notre existence. Vous avez invoqué un clone. Il avait une apparence qui se voulait normale, mis à part évidemment les nervures bleutés et la peau encore plus blanchâtre -presque translucide- que vous. Il semblait pouvoir courir, étant proie aux mêmes défaillances que votre être immuable. Vous ne saviez plus où aller. Vous ne l'avez pas remarqué lors de votre arrivée, trop occupée par le charme incessant de celle qui avait pris notre apparence. Pourquoi donc aviez-vous hoché la tête à ce moment là ? Est-ce que vous nous reconnaissiez ? Ou alors bien était-ce juste un stratagème de la voix. Son véritable objectif était "nous", un Avatar, depuis le début. Peut-être qu'elle vous avait contrôlé juste pour nous déstabiliser. Le plan était simple, en apparence. Il fallait que vous vous éloigniez du volcan et retrouviez votre envie basique : La recherche du "jenesaisrien" mais surtout du repos infinie à travers une traque que seul vous aviez envie. Grâce à ceci, nous deux en sortiront vivant. Ce que vous n'aviez pas vu était donc le croisement de chemins qui s'imposait à vous. Tout droit, à gauche, à droite. Rien de bien compliqué en apparence, celui du centre menait à la sortie. Qui dit que nous avions pris cette direction, vous n'en saviez rien. Quand bien même vous aviez envie de quitter cette chaleur étouffante, vous saviez qu'en dehors était présente une chaleur chargée de souffre qui n'était pas plus favorable. Alors vous avez pris à droite, votre double à gauche. Dû à votre puissance magique bien loin d'être exceptionnelle même si elle était au dessus d'un homme classique, votre clone s'est évaporé entre les cendres fumantes qui parsemaient le sol. Quand à vous, vous étiez complètement perdu. Tout se ressemblait et vous étiez loin d'être apte à comprendre entre deux "pièces" qu'un rocher fumant était différent, à une autre place. Ce qu'un explorateur classique aurait repéré directement pour se repérer, vous ne pouviez songer à l’apercevoir. Vous aviez quitté votre course pour le pas lent habituel. Après tout, avec cette chaleur, pas besoin d'en rajouter. Vous aviez la nette impression que la roche creusée dans le flanc de la montagne, du volcan, ne finissait jamais. A chaque mouvement de vos jambes, vous aviez encore plus chaud. Sur votre peau imberbe, vos avants-bras, perlaient les gouttes qui avait métamorphosé votre haut. Ils coulaient le long de ceux-ci pour tomber de vos index. Une fois au sol, un petit bruit sortait de l'eau pour qualifier la chaleur insoutenable qui se dégageait d'en dessous de vos pieds.

Au détour d'une nouvelle pièce, voilà que les cristaux aux couleurs rosées réapparaissaient. Cette fois, vous en étiez sûr, vous tourniez en rond. Un long souffle se dégageait d'entre vos dents et vos lèvres qui se touchaient presque. Cela faisait un bruit semblable à un sifflement alors que vos épaules s'étendaient vers le sol. Comme un animal que vous auriez élevé, si vous en aviez jamais eu la patience, l'entité qui vous avait attiré dans ce traquenard venait à vous. Souriant presque sous son apparence fantomatique, elle virevoltait au dessus du sol. Ce dernier semblait vouloir toucher l'être androgyne puisque de petites flammes apparaissaient entre les deux. En vérité, la lévitation de l'être provocateur et charmeur frôlait la terre rocheuse d'où de petits silex ressortaient. Ce mouvement répété produisait donc des étincelles. Avec la chaleur incessante du magma tout proche, le feu sortait de lui-même. Cette pièce, contrairement à celle d'avant, avait quelques caractéristiques changées. Bien sûr, vous ne pensiez pas un instant à approfondir la vue que vous aviez de la grotte. Si vous n'aviez pas tant de mal avec vos pensées d'Ulfurbe de la paresse -que ce pêché vous définissait bien!-, vous vous seriez également dit qu'il était vivement étrange que l'entité n'apparaisse que dans ces sortes de chambres aux teintes rosés.

2549 mots.
Dim 18 Juin - 10:24
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Ulfurbe - Scanda - II
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Cette salle donc, avait tout de la première sauf un petit quelque chose qui pouvait titiller les sens aiguisées des voyageurs. Dans le fond de celle-ci, il y avait un trône époustouflant -grand, parsemé de joyaux. Ses pieds par contre avait l'air d'être abîmé comme si l'or avait été déraciné du sol. Cela représentait en tout point le fauteuil puisque il était orné sur les côtés de roses en argent et découpé sur le dossier, un arbre grandiose était représenté.-. Était-elle une reine ou assimilée ? Ou alors une collectionneuse. Au vu de tout les objets en or et en argent éparpillé derrière la chaise fabriqué dans les mêmes matériaux que les artefacts, sûrement. Que voulait-elle donc ? L'Avatar de la beauté et son sang étaient des trésors de plus à ajouter à sa collection ? De toute façon, vous ne voyiez rien, ne regardant comme subjugué que les flammes qui virevoltaient au dessus du sol. Votre vue vous permettait de voir également les pieds de l'entité. Des pieds bleus, comme tout le reste. Tout est bleu en elle ou en lui, qu'importe puisque celui devant vous peut arborer les deux sexes. Vous pouvez également voir à travers ce qui en fait un être translucide. C'est fou, croire que quelque chose comme ceci peut exister sur Langzyliah. Encore une fois, dans une péripétie que vous aviez sans vous rendre compte de rien, vous appreniez quelque chose. La vie était passionnante et ce, même si on ne s'y intéressait pas. C'est pour ceci que vous teniez à rester dans un état loin de la mort. Vous n'étiez plus énervé comme auparavant. Durant votre course à couper le souffle, sans mauvais jeu de mot, vous aviez eu le temps de réfléchir durant toute les pauses qui l’agrémentait. A quoi bon essayer de poursuivre quelqu'un et la tuer si elle-même peut apporter la réponse que vous attendez ? L'entité le savait. Vous n'aviez plus la même humeur, vous sembliez désemparé, fatigué de tout ses efforts intensifs durant quelques minutes. Vous aviez besoin de repos mais il faisait tellement chaud. C'était horrible. Projetant un souffle de vent frais, la femme qui avait repris nos traits s'approchaient vers vous. Elle continuait de souffler, directement dans votre bouche et prenait contrôle de votre corps à nouveau pour vous redonner l'envie de nous tuer. Plus aucun besoin de justifications ainsi. Pourquoi ne nous chassait-elle pas d'elle-même ? Peut-être qu'elle -puisque elle avait en ce moment adopté une forme féminine aux cheveux blancs, tout comme vous- ne pouvait pas sortir de ses pièces aux cristaux rosés reflétant la lumière du jour. Claquant ses doigts fins, nous nous rassemblions et voilà qu'on apparaissait.
Vous nous regardiez avec des yeux vides comme si nous n'existions pas. Nous levions nos bras pour les regarder. Comment faisiez-vous pour ne pas nous voir. Une main, qui était notre, s'agitait sous votre visage. Nous voyiez vous ainsi ? L'entité, notre double en apparence, s'approchait de nous en nous intimant de la futilité de nos mouvements. Elle aurait pu nous tuer sur le moment, si tel était son objectif. Mais non, comme quoi, l'excuse sortit tout à l'heure n'était pas son réel but. A la place, elle nous pris la main. Nos doigts longs, fins, imberbe et aux ongles longs et pâles s’entremêlaient. Elle nous souriait alors qu'elle commençait à courir, nous entraînant sur ses pas. Vous étiez en train de poursuivre un but que vous ne connaissiez pas vraiment. A l'extérieur, votre corps bougeait seul, vous ne sentiez pas l'effort. A l'intérieur, vous étiez bien conscient de tout ce qui vous entourait comme si vous étiez basé à l’extrémité des yeux de votre corps. Vous voyez tout et vous pouvez penser à votre guise. Vous poursuivez deux jumelles aux cheveux blancs, longs. Au visage de toute beauté, doux mais pas si charismatique. Empruntant les mêmes chemins tortueux qu'auparavant, vos membres inférieurs n'avaient aucun mal à éviter les rochers brûlants. Vous ne sentiez pas non plus la chaleur, ce qui vous convenait totalement. Ressortant enfin de la grotte, vous tombiez sur une forêt épaisse. Vous ne pouviez que souffler dans votre grande imagination avant de vous reprendre, de toute façon, ce n'était pas vraiment vous qui courait comme un effronté. Vous espériez juste que le corps dont vous aviez possession en temps normal n'allait pas être fatigué de tout ceci. Quoi que, cela ferait une raison valable pour vous reposer un peu. Pas que vous en aviez besoin au final. Dans ce que vous appeliez "votre âme" que vous visualisiez comme un petit bonhomme au devant d'un écran géant vous diffusant la réalité, vous l'imaginiez allongé, baillant et allongeant les bras au dessus de la tête. Ce n'était pas si désagréable de ne pas marcher vers un but incertain. Se retournant vers vous, une des deux femmes vous montrait un sourire narquois. Elle narguait qui au juste ? Votre âme ? Comme si vous alliez pour une quelconque raison montrer que vous désapprouviez son comportement. Et puis, de toute façon, était-ce à ce moment certain une illusion ou alors était-ce le contraire ? Dur de se décider après tout. Au moment même où vous pensiez ça, votre corps humait l'air environnant. Une légère odeur de souffre était toujours présente. Vous pouviez donc déterminer avec certitude que c'était bien la végétation abondante qui était fausse. Cela n'empêchait pas vos cibles et vous, le traqueur, de vous battre avec les fougères, les ronces et les branches. L'entité qui entraînait Uïô et Zaaco à travers sa main et son contrôle de l'Ulfurbe semblait vouloir les mener quelque part. Votre antérieur supposition se fondant sur le fait qu'elle ne pouvait pas s'évader de la grotte était donc totalement fausse, alors pourquoi ne vous avait t-elle pas jouer ce tour la première fois. Il y avait quelque chose de gros derrière tout ceci, vous le saviez. Notons cependant que vous n'étiez pas si curieux, nous cependant, avions une folle envie de tout découvrir, avec vous, puisque vous étiez le but de notre quête. Nous nous doutions que vous en sortirez grandi. Et puis avec ceci, une nouvelle question se posait, pourquoi donc user d'illusions pour vous faire avancer ? Pour que la vue soit moins désagréable ? Si ceci était sa raison, elle était drôle, nul doute là dessus. Vous descendiez de la montagne, non pas à cheval mais à pied. Une des deux femmes semblait s'épuiser dû à la randonnée qui s'imposait au groupe.

Au bout d'un moment, vous êtes tombés sur le village de centres. En ruine, en fumé, carbonisé. L'illusion que l'entité vous imposait depuis maintenant une bonne heure s'était dissipée, vous obligeant la vue d'un hameau désolé. Et pourtant, tout n'était pas sans vie. Ici et là, des hommes et des femmes qui ressemblaient à des Edseres. L'une des deux beautés se retournait, le regard affolé. Votre corps faisait marche arrière, tout doucement, pour se mettre derrière un arbre qui se voulait fragile. Les écorces noircis par les cendres tombaient au sol sans bruit comme un amas de poussière. L'autre disparaissait comme si elle n'avait jamais existé. Ce n'était pas celle qui vous contrôlait puisque votre corps était toujours aussi immobile peu importe combien vous vouliez le bouger. La dernière des deux jumelles venait à vous, sans une discrétion qui se voulait pareille à la votre.
- Ecoute moi bien. Une guerre semble se préparer contre les Norphis et ceux de ta race. Pars à l'ouest et vas leur prêter main forte. Quand tu reviendras, puisqu'il faut que tu reviennes, je te montrerais ce que tu désires le plus. Maintenant vas !
Elle semblait en savoir bien plus que vous sur vos propres désirs et vous n'aviez pas encore réussi à cerner le personnage. Qui était-elle, enfin ? Que vous le vouliez ou non, vos jambes se mouvaient d'elle-même vers le lointain profond. Chemin sinueux. C'est sûr, maintenant que vous aviez repris le contrôle de tout vos membres et facultés physiques, la vue d'une forêt pleine d'oxygène motivait à se rompre les poumons. Vous décidiez de marcher alors, mais rapidement. Vous n'aviez aucunement l'envie de vous faire embrocher. Vous connaissiez les Edseres, certains sont gentils, ils sont juste très inférieurs à ceux barbares surtout en temps de guerre. Et ces femmes, quelles étaient-elles ? Aucune envie d'y retourner, c'est ce dont vous étiez persuadé. Vous ne compreniez vraiment pas les intentions de l'entité. Apparemment, elle avait une forte envie de vous lier à cet "Avatar" puisque vous avez dû la suivre pendant bien une demi-journée. Mais il y avait autre chose, un but derrière cet liaison. Pourquoi vous avait-elle mené au village à l'aspect chaotique, qu'est-ce qu'il y avait de si important là-bas ? Vous aussi vous étiez curieux, mais ce n'était pas ceci qui allait vous maintenir en vie. Vous longiez le mont, le regard en l'air. Le ciel était parsemé de nuages de cendres. Vous en tiriez la conclusion que le volcan entrait en éruption souvent. Tant que ce n'était pas sur vous que coulait la lave, vous vous en fichiez complètement.

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