[EVENT PARTIE I] L'art de dissimuler est l'art de la vengeance

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Ashryn - Laethlion - III
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L'art de dissimuler est l'art de la vengeance

 
Contexte


  « Voudriez-vous enfin laisser votre orgueil de côté pour écouter les doléances de votre peuple ? Cessez d'agir comme un garnement, vous êtes à la tête de la Terre des Rescapés et nous vous retrouvons ici, une choppe en main, lorsque les Edseres se font décimer par vos ennemis jurés et une créature terrifiante ? ». Dans la salle du trône, le silence se fit après cette exclamation. Plusieurs secondes s'écoulèrent, sans que nul n'ose la réprimander. Merilda occupait une place des plus importantes auprès des Edseres, et la contredire revenait à perdre une puissante alliance. Pourtant, le Rex n'avait cure des conséquences, et ne se leva pas même de son siège pour prendre le temps de la saluer. « Je n'ai pas le temps pour le peuple, Merilda. De plus, le vôtre vous attend sans doute à Eleshyë. Vous avez subi des pertes, aussi je vous conseille de vous en occuper et de rentrer chez vous. J'ai à faire. ». Elle croisa les bras, une pointe d'animosité dans le regard. Le souverain n'agissait pas sans réfléchir, oh non. Toutes ses actions avaient un sens, et elle voyait clair dans son jeu, dans la moindre prononciation de chaque syllabe. S'il anéantissait presque toutes ses capacités magiques, le cerveau de la Lië'ja carburait bien trop rapidement pour qu'il puisse la prendre de court. A l'instant présent, il ne désirait que de se débarrasser d'elle pour vaquer à ses occupations, qu'elles devinaient sans intérêt ou extrêmement risquées pour sa communauté. Et elle n'allait pas lui lâcher la grappe pour autant, cela aurait été lui faire plaisir, tout le contraire de ses intérêts.

La Lië'ja ne voulait pas envenimer la situation, seulement trouver un terrain d'entente. Mais à moins de flatter l'égocentrique qui se pavanait sur son trône, elle n'y parviendrait pas, et ne s'abaisserait pas à ce genre de méthodes. « Pour combattre aux côtés des vôtres, votre langue n'est pas bien pendue, mais dès qu'il s'agit de défendre vos intérêts... ! » Un soupir s'échappa de ses lèvres, avant qu'elle ne reprenne, replaçant sa chevelure brune derrière son oreille. Il ne s'agissait pas de le convaincre. Il s'agissait de ne pas lui laisser d'autres choix que le sien. « Vous apprendrez cependant de vos erreurs : les Edseres sont en deuil, et vous n'arriverez plus diriger maintenant que vous avez affirmé préférer vous terrer dans votre foyer plutôt que de leur venir en aide. ». Il haussa les épaules, peu concerné. Elle poursuivit, un débit rapide et soutenu, claquant sa langue sur son palais. « Nous n'avons pas l'intention de laisser votre vanité ou votre narcissisme exacerbé mettre en peine le monde que nous construisons chaque jour. ».

Et à ses mots, l'immense porte du château s'ouvrit lentement, laissant apparaître deux grandes ailes blanches majestueuses. Linda se tenait, fière, mais le cœur déchiré par les événements. Non sans peine mais avec élégance, elle s'approcha du Rex, s'inclinant poliment comme le voulait la coutume. « Sachez, Sir, que l'avenir de votre peuple ne dépend pas que de votre arrogance, que tous nous connaissons. ». Ses yeux saphir se posèrent sur les gardes qui l'entouraient. « Vos familles, vos amis, tout ce que vous chérissez peut s'éteindre dans les ténèbres en une fraction de seconde, allez-vous laisser le mal envahir vos cœurs et vos âmes ? ». Elle caressa une de ses plumes, machinalement mais tendrement. Son éloquence dépassait largement celle de l'Edsere, et il n'arrivait point contester. Cette fois, il perdrait. « Mon peuple s'est engagé à protéger le vôtre contre vents et marées, si vous ne désirez pas vous-même leur venir en aide, à quoi bon cette promesse que nul n'honore ? ».

Puis elle releva la tête. « Je n'ignore point votre grandeur, encore moins votre puissance. Encore faudrait-il qu'elle serve de nobles causes et non pas vos propres exigences. ». Puis elle frotta sa main contre le sceptre qu'elle arborait en toutes circonstances, son arme de prédilection. « Je connais ces yeux, ce regard, encore plus cette moue qui déforme vos traits et votre visage. L'essence de la vengeance coule dans vos veines, et votre fatuité ne connaît point de limites. ». Presque résignée, elle chercha le soutien de la Lignum, qui acquiesça. « Si vous désirez partir en belligérance, il serait de bon ton de ne plus négliger vos alliés. Vous n'élaborerez pas de plan sans notre accord. ». Un rire rauque fit vibrer ses cordes vocales, avant que la Lië'ja ne le coupe. « Riez autant que vous le désirez, Odaïl, vous n'irez pas bien loin. Et vos larmes ne feront point tinter nos lames dans votre sens. Réfléchissez, pour une fois. ». Et elles claquèrent la porte, quittant les lieux en même temps.

Quelques jours plus tard, après le début des rénovations de la Grand-Rue, un rassemblement fut annoncé. Le Rex s'avança sur le devant du Palais, ou nul n'osait lancer de fruits ou de légumes même si l'envie les tiraillait, de peur d'être égorgé sur le coup. Odaïl était lâche, mais il restait susceptible, et de voir les siens se faire souffler aussi aisément l'enrageait de plus belle. Dans l'assemblée, un individu à capuche se mit à rire, doucement, avant de s'éclipser dans les ténèbres. Et enfin, il leva la voix. « Mon cher peuple, les derniers jours furent exténuants, je n'en doute point. ». Il prit le temps de faire semblant d'éprouver de la compassion. Amadouer les siens passait par les émotions, la persuasion. « Mais je sais également que certains d'entre vous sont autant en colère que je le suis et réclament vengeance. Aujourd'hui, je suis venu vous dire que la contre attaque aura bel et bien lieu, et que ces suceurs de sang se rappelleront de notre nom comme le dernier qu'ils aient prononcé avant de succomber. ».

Il leva son arme. « Préparez-vous, prévenez vos familles. Nous ferons couler le sang, demain, à l'aube. N'ayez crainte, mes amis. Il n'existe nul combat dont nous ne sortirons point victorieux. ». Après avoir motivé ses troupes, il s'éclipsa, et retrouva Linda sur son propre trône, une carte entre les mains. « Je n'approuve point votre décision, mais vous faire changer d'avis me demanderait bien plus d'énergie que je n'en dépenserais pour vous protéger lors de cette excursion. ». Elle soupira. Tout ceci ne lui plaisait pas, mais si c'était la seule chose pour apaiser les tensions qui habitaient le cœur du Rex, elle n'avait pas d'autres choix que de se soumettre. Les Norphis les attendaient, avec leurs propres alliés. Une guerre commençait, et lorsque le navire quitta la Terre des Rescapés pour se diriger vers les souterrains interdits, elle sut que le monde, tel qu'elle le connaissait, n'existerait plus jamais...

 
Explications &
HRP


Bienvenue dans la première partie de l'Event de Langzyliah.

Pour cette partie, vous pouvez être dans deux situations : soit vous vous trouvez déjà sur le Continent Sibyllin, soit vous arrivez en compagnie des Edseres sur les bords du Village de Cendres. Vous devez absolument décider de l'endroit ou vous débuterez. Vous l'avez compris : vous devrez choisir un camp. Serez-vous du côté des Norphis ou des Edseres? Tout dépend de votre personnage. Vous avez également la possibilité de le faire virer de bord en plein milieu des combats, mais nous vous demandons de faire très attention à vos actions. Elles détermineront le déroulement de l'Event, même si nous disposons déjà, bien évidemment, d'une vague ligne directrice.

Les posts d'Events sont les plus importants du forum, et si vous prenez une décision qui va à l'encontre des vôtres ou une action discutable, les grandes figures de ce monde le verront. Je vous signale donc également la présence d'Odaïl Menor ( chef de race des Edseres ), Linda Mirange ( cheffe de race des Aetrayels ), Merilda Eleïe ( cheffe de race des Lië'jas ) du côté des Edseres. De l'autre nous noterons Aamal Zieh ( chef de race des Ulfurbes ) ainsi que Vladden Berg ( chef de race des Norphis ). Il va de soi que vous ne pouvez pas les contrôler. Évitez de ne pas les remarquer ou de n'en avoir rien à faire. Nous ne vous demandons pas de vous agenouiller ou de leur parler, simplement de voir qu'ils sont présents, car ce sont des personnalités très fortes.

Pour ce qui est du côté Norphis/Ulfurbes, ces derniers qui ont participé à Fruïan sont tous revenus aux souterrains interdits après cet événement-là. Ils sont là, et planifient une prochaine attaque mais ne savent pas que les Edseres arrivent. Ils sont donc tous dans les souterrains interdits mais en train de faire leur vie, ils ne sont pas prêts à accueillir les Edseres.

Nous vous guiderons tout le long de ce RP Multi. Cependant, vous devrez attendre trois jours au lieu de deux, étant donné que vous êtes très nombreux. Nous vous demandons également de ne brusquer personne, chacun avançant à son propre rythme.

Lors de ce premier post administratif, je pose le décor. Aussi, je vous demanderais de ne pas lancer les combats. Préparez-vous etc, mais nous allons attendre que tous les inscrits postent avant de lancer la bataille.


N'oubliez pas de faire le résumé de votre post à la fin de celui-ci.

Liste des participants:
 

 
Gains


Nous avons décidé de donner des gains en fonction du nombre de parties d'Event auxquels vous aurez participé, nous ne les donnerons qu'à la fin de l'Event. Cependant, vous pouvez déjà vous faire une idée des gains qui seront donnés en fonction du nombre de posts en regardant les précédents RP Multi. Évidemment vous vous doutez bien que plus vous en faites, plus vous serez récompensés !

© PRIDE SUR EPICODE



© Scylla
So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Jeu 15 Juin - 11:38
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Ulfurbe - Scanda - II
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Il est temps. Temps de violer le territoire qui a engendré votre race. Votre saleté, votre flemme. Vous êtes ainsi, Ulfurbe. Il est temps de montrer à tous qui vous êtes, vil Malum. Oui, il était temps de leur faire savoir, à ceux de votre espèce, à quel point votre existence est repoussante et infâme. Ils auront envie de vous cracher dessus, nous aussi. Nous aimerions vous habiller de notre salive tellement nous vous trouvons crasseux. Depuis combien de temps marchez vous ainsi, tout droit, sans vous laver. Avez-vous même songez à tremper ce corps remplis de croûtes et de saleté bactérienne dans une eau claire et limpide ? Oui, nous savons, le liquide deviendrais aussitôt verdâtre. Votre peau blanchâtre était d'un jaune affreux que vous cachiez à l'aide d'un changement d'apparence tout à fait fameux, du moins pour vous. Quiconque avec un œil avisé remarquerait la supercherie. Vous étiez vous-même une supercherie de l'existence. De quel droit après une vie emplie de péché vous vous imposiez en pavanant ainsi avec vos odeurs. Cela tombait à pic, vous n'aviez point envie d'une quelconque compagnie et quiconque vous aurait humé ou sentit l'air qui vous environnait aurait pris ses jambes à son cou. Ou bien aurait vomis alors que vous continuiez votre chemin. Le chemin que vous aviez suivi vous avez mené en continent Sibyllin. Comment en étiez-vous arrivé là, quelles aventures avaient parsemés votre chemin pour que vous finissiez ainsi ? Était-ce même surprenant que vous soyez si impropre ? Non, venant de vous, nous nous en étions douté. Toujours agrémenté de votre pas lent, de votre regard droit, vous étiez dans des sortes de ruines, immenses. Le sol était parsemé de sang plus ou moins frais, toujours séché par ce soleil qui faisait ressortir vos odeurs. Qui vouliez vous intoxiquez donc ? Oh. Il semble y avoir, entre deux murs effrités, un reste de bain d’antan. Même si le sang pourris à sa surface, vous feriez mieux d'y aller, ou alors chopperez vous des maladies qui rendront pire votre état. Vous êtes là, agenouillé en face du bain qui dégage une odeur semblable à la votre. Qu'allez-vous faire ? Pour l'instant rien, vous restez ainsi, sans un regard pour ce qui vous entoure. Au lieu de votre perception habituelle, fixe, vous ne regardez maintenant que l'eau qui s'agite par petites vibrations sous le souffle du vent. Attendez.. C'est une blague ? Voilà que maintenant, vous vous endormiez. Face à l'eau rougeâtre voir d'une nuance marron, vous étiez allongé, un coude au sol. Était-ce ainsi que vous meniez vos aventures ? A quoi pensiez vous ?
Votre tête était en vérité occupé par le seul plaisir, votre vice, de se reposer. Alors pourquoi devant une masse nauséabonde ? Parce que ça sentait comme votre être et que vous preniez l'eau pour un membre de votre famille ? Non, peu plausible. En vérité, vous aviez conclus, avec votre intelligence de Malum, que personne n'oserait approché quelque chose qui respire la puanteur à des mètres à la ronde. Mais vous vous trompiez, ceci ne sentait pas aussi mauvais que vous le pensiez, c'était à vrai dire pire, seulement votre propre odeur prenait le dessus sur celle-ci. En aucune façon, nous ou quelques individus ne vous approcherait ou alors armé de quelques sceaux d'eau propre.
Après quelques temps, vous vous êtes relevé, non sans un bâillement long et désarmant. Il commençait à faire moins chaud, le soleil descendait et la nuit se levait. Ouf, que tout le monde pousse un soulagement, nous sommes sauvés. Du moins tant que nous vous approchions pas trop près.

601 mots

HRP :
Zaaco T'Såe choisit le camp des Norphis, il est au dessus des souterrains interdits et il pue.
Sam 17 Juin - 9:43
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Lië'ja - Zorel - II
Parchemins : 53
Sans la moindre ferveur en l’âme, colère et fatigue entremêlés, Estë enfonçait l’échoppe dans une lame souillée. Là fut l’acier qu’un guerrier vil brandira bientôt, imbu du rang qui l’honore et de la rage qui l’habite. En cette vision se dessinait la pire des misères : cette arme ne sera ni à l’œuvre de la chasse, ni de la démonstration, car elle servira la guerre. Une guerre lâche, impure. L’art d’une Vimine se mettant au profit d’une armée qui n’est sienne, aussi infime puisse être sa contribution… Quel affront. La Lië’ja pesta, jetant avec rage son outil dont l’acier tinta. Les heures passées dans cette salle étroite eurent raison d’elle. Le Nervium l’étouffait tant elle dut enchanter, ses doigts frémissaient et ses tempes la violentaient. Elle blottit son visage entre ses mains, des mèches brunes s’éparpillant sur ses doigts bleuis.

Aux dehors de la pièce qui l’étouffait, l’on fêtait des réjouissances. Le rire glauque de l’Indes, l’éclat d’une bouteille se brisant contre terre, des murs suintait la perfidie souillant la demeure de Morpher. En ce nom s’élevait un être de la basse noblesse Norphis qui, bien que peu craint, menait ses affaires sans difficulté. Féru de vins comme nombre de ses pairs, il gérait la transaction des produits d’une famille à laquelle il se fut affilié. Aussi levait-il fièrement sa lame au service de ceux qui partageaient son nom, si ce ne fut pour la leur enfoncer dans l’échine l’instant qu’ils eurent le dos tourné ; diable, les manigances qu’il menait contre les siens furent aussi nombreuses que pernicieuses… Un Croc de la lune digne de sa race.

A l’entente de la porte qui battit, Estë se rehaussa d’un geste, ce sans pour autant quitter son tabouret. Son dos se fit droit, et le regard amer, elle ne porta aucune attention à l’immonde créature qui vint l’importuner ; sa poigne faible s’était emparée d’une nouvelle échoppe. La voix de Morpher s’éleva, éraillée par l’alcool. « Cela avance ? ». Il se rapprocha de la Lië’ja en des pas pesants, ceux-ci accompagnés de la réponse qu’il voulut entendre. « Il ne me reste plus que votre épée. J’en ai bientôt terminé. ». De son outil elle rêva lui transpercer la gorge, que les relents du vin s’échappent par autre cavité que cette gueule fourbe, mais elle n’en fit rien, car de sa force elle ne put se contenter que d’en frotter la pointe contre le métal déjà travaillé.

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Par la gorge il l’empoigna, et sans vergogne aucune, il la surélevait tant qu’elle dut s’en tenir sur la pointe des pieds. A peine eu-t-elle refusé en des paroles âpres le verre qu’il lui eut tendu que s’en suivit un échange houleux, la menant ainsi impuissante, ses doigts accrochés aux poignets du monstre dans l’espoir vain de lui échapper. Le Norphis, saoul, s’armait d’une colère qui la fit trembler, fait qui le rendit d’autant plus fier. « Surveille ton ton, Lië’ja ! Nul de mes serviteurs ne saurait se vanter d’avoir reçu la moindre faveur dont tu pus jouir. Cinq années, je t’ai laissé en paix ! A arpenter ces sylves aux côtés de ton frère, comme convenu… ». Les genoux de sa proie cédèrent, si bien qu’il la laissa s’écrouler à ses pieds. La pauvre restait là une main à terre, l’autre se tachant du sang qui par les griffures, du long de son cou empourpré, s’écoulait avec peine entre des halètements bruyants. « … Honore ta dette avec respect. Le moindre écart fera de toi une mordue. ». Il lui tourna le dos en apposant sur elle un dernier regard empli de mépris. Une Lië’Ja digne de sa race. Faible, pitoyable. « Kyrlis, fais-la promener. » ordonna enfin Morpher à son larbin qui, de tout ce temps, se fut tenu impassible face à telle scène.

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« Fruïan l’a enivré, comme beaucoup, et ce qu'ils préparent n'arrange pas leur orgueil. Puis de me laisser seul avec toi, une chair fraîche... Je pourrais encore te dévorer sous la pulsion, tu sais ? ». Kyrlis n'eut de cesse de trancher le silence oppressant des boyaux de pierre que nul Norphis n’arpentait. Ses paroles n’eurent perdues de leur ironie avec le temps, mais cette raillerie, en cet instant, Estë ne sut l’apprécier. Recouverte de la capuche noire du long manteau qui lui fut prodigué, perdue avec cet être au fin fond de souterrains qu'aucune lumière n’éclairait, elle n’eut prononcé le moindre mot depuis. Sa gorge fut d’autant nouée que scarifiée, ses doigts frémissants étreignant le bras de son unique guide dans l’obscurité. « Il a vraiment réussi à te couper le sifflet. Je l’entends déjà s’en vanter. ». Des traits dissimulés du mordu, tout Lië’ja qu’il fut, l’on aurait pu lire un désintérêt des plus marqués. Si mère Nature l’eut quitté depuis de nombreuses années, il ressentait en Falhya le Fë’eth qui la faisait se taire et frémir. « Mais tu n’as pas changé, Estë. ». Leurs pas ne cessaient de retentir ; la cadence ne se ralentissait que sous la fatigue de celle dont le sang, par la terreur, pulsait. « Si Morpher m’avait traité de la sorte, pleutre que je suis devenu, il aurait dut m’acheter une nouvelle culotte... ».


Post I, Mots : 873
Résumé:
 


Sam 17 Juin - 15:03
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Edsere - Praesium - II
Parchemins : 63
La Guerre… Le principe même faisait frémir la jeune femme. Elle se la concevait comme une entité vivante, se nourrissant de chaos et de violence, engloutissant tout sur son passage. Cela transformait un être parfaitement raisonnable en une créature assoiffée de sang. Tout était irrévocablement changé sur son passage. Non, à bien y penser, la guerre n'était pas une entité vivante, c'était une entité immortelle qui continuerait à jamais son horrible et indifférente avancée, balayant tout sur son passage. Et maintenant, c'était à son tour d'être dangereusement happée dans son sillage de destruction.

Pourtant, elle ne se sentait absolument pas de taille à affronter qui que ce soit. Elle savait se défendre, certes, bien mieux que ce à quoi on pourrait s'attendre quand on connaissait son handicap, mais un champ de bataille n'avait strictement rien à voir avec une rixe ou une paire de brigands. L'edsere savait qu'elle devrait s'attendre à un environnement particulièrement chaotique, qu'elle risquait notamment de se noyer sous l'afflux d'informations, mais elle était bien décidée de faire jouer toute son expérience pour garder les idées claires. La jeune femme ne se laisserait pas submerger, elle ne deviendrait pas un poids mort pour les autres.

Il était étrange de la retrouver à voyager ainsi vers le Continent Sibyllin au beau milieu d'une véritable armée, Anya n'ayant rien du soldat ou de la combattante acharnée. Même les paroles du Seigneur Menor n'avaient pas su attiser en elle un réel désir d'ôter la vie à qui que ce soit. Ce qui avait frappé son peuple était horrible, elle ne le nierait jamais, tout comme elle ne pouvait nier le fait que cela faisait naître une certaine colère envers les coupables, mais pas au point de brandir une arme comme certains le faisaient. Sa présence avait en fait d'autres origines…

Ce n'était pas tous les jours que tout un peuple décidait, enfin, qu'il en avait assez d'être un simple jouet que l'on pourrait casser sans conséquences. Les Edseres avaient été bien trop longtemps persécutés et ils semblaient décidés à se dresser contre leurs oppresseurs. Les récents événements de la Grande Rue avaient été les gouttes de trop… L'histoire changeait brusquement aujourd'hui, les siens venaient chercher vengeance ou peut-être une forme de justice, et elle voulait pouvoir en être témoin même si elle n'en serait pas directement actrice…

Car si elle savait se défendre et qu'elle se tenait désormais dans les rangs de cette formidable armée, elle n'était pas non plus un soldat. Et parce que la Guerre était ce qu'elle était, elle n'avait malheureusement pas uniquement besoin de simples combattants. Il était inutile de la chercher dans les premières lignes, elle se situerait en arrière, dans les aides de camp. Elle ferait partie de toutes ces petites mains qui permettraient aux soldats de pouvoir se battre sans avoir à s'inquiéter de simples détails. Comme communiquer un ordre à l'aide d'un rythme de percussions bien précis, achever les mourants, épauler les soigneurs, transmettre des messages d'une faction à l'autre ou tout simplement nourrir toutes ces bouches.

L'Histoire retiendrait la valeur des combattants, leur courage et leur abnégation. Elle ferait entrer dans la légende des personnes comme Odaïl Menor, Linda Mirange ou Merilda Eleie comme des dirigeants ayant mené leurs troupes vers un destin plein de gloire, qu'elles en sortent victorieuses ou non. Et cette Histoire ce sera grâce à ces petites mains discrètes, ces témoins, qu'elle s'écrira et se transmettra. La Guerre, quant à elle, continuera son éternel cycle, éternellement indifférente au destin de ses protagonistes. Que ce soit celui de ce Rex arrogant que celui de cette ménestrel prête à épauler les siens du mieux qu'elle pourrait ou de son simédia prêt à la défendre… Car la Guerre, songea Anya, la Guerre ne meurt jamais...


625 mots, post 1:
 
Dim 18 Juin - 11:02
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Norphis - Abund - II
Parchemins : 440
Qu'est-ce que Shamash avait de si urgent à me dire pour m'envoyer directement un membre de la famille venir me chercher ? Aucune idée, mais de par le ton que le coursier à employé c'était plutôt urgent. Tous ce que j’espérais c'était que j'allais pouvoir conserver ma liberté de mouvement et que je n'allais pas finir coincé dans les Souterrains Interdits pendant un moment que je trouverais sans doute beaucoup trop long. La seule chose que le coursier avait bien voulu me dire c'est qu'il y avait un problème avec Harmonie et que j'étais concerné, le reste n'était que déblatération stupide du style "C'est très important Akantha ! Rends toi y immédiatement ! Shamash le demande !" comme si le fait de m'envoyer directement un membre de la famille et non pas un coursier de métier ne m'avais pas déjà averti de l'urgence de la situation. Je n'étais pas franchement inquiète, qu'est-ce qui pouvais bien arriver à Harmonie ? S'était-elle brisé un ongle ou avait-elle juste besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un et que ce quelqu'un était moi ? Alors que je faisais le chemin jusqu'au Souterrains Interdit, plus particulièrement le Souterrain abritant le domaine des Aisos, un vague sentiment d'oppression s'empara de moi. C'était sans doute de la paranoïa sans queue ni tête mais j'avais croisé beaucoup d'Esderes et de Lië'jas dans les environs, beaucoup pour le Continent Sibyllin en tout cas, ou alors étais-ce tout simplement le fait que de revenir dans cet horrible endroit qui me fasse ressentir une telle émotion si désagréable.

Cet horrible endroit était d'ailleurs surpeuplé. Depuis peu, les Ulfurbes et les Norphis ayant participé au raid sur la Terre des Rescapés durant la Fête des Récoltes étaient de retour de leur massacre et, bien que je ne supporte absolument pas l'acte de cruauté envers les Esderes, il fallait avouer que ce fut plutôt bien organisé et que le fait de relever une créature aussi puissante d'entre les morts était un coup magistralement bien orchestré. Je n'avais jamais été friande de la nécromancie mais il était bon d'admettre que quand cet art était bien maîtrisé, il était d'une efficacité destructrice. Mais je n'étais pas la pour admirer l'excellent plan d'attaque qu'avais mis au point Vladden ou un autre de ses généraux. Je me frayais un chemin à travers les guerriers blessés et les nombreux civils les ayants accueillis et commença à me diriger aussi vite que je le pouvais en direction de chez les Aisos. Néanmoins, je peux admettre avoir fait un certain détour par la taverne la plus proche pour étancher ma soif. Les alcools des Norphis étaient ce qui se faisait de mieux dans tous Langzyliah et cette vérité était indéniable. Je sirotais de la liqueur tout en observant les environs. J’espérais secrètement que les Souterrains Interdits se vide rapidement, je ne supportais pas les endroits trop peuplés, mis à part les tavernes et autres endroit où les beuveries sont monnaies courantes, mais en même temps cela faisait chaud au cœur de voir un peu d'activité dans ce qui apparaît comme des charniers sans queue ni tête où règne le Chaos et la Déviance pour les autres races.

Je continuais de siroter l'alcool que j'avais commander et en profitais pour payer l'addition. On m’aborda à plusieurs reprise et c'était principalement juste pour me demander si j'avais pris part au Massacre de Fruïan, demande à laquelle je répondais un simple et concis : "Non". Je n'aimais pas mentir mais dire en plein milieu d'une taverne remplie d'Ulfurbe et de Norphis que j'avais aidé les Esderes à s'en sortir était du suicide pur et simple. Je saisissais ce qu'il restait de mon verre et l'avaler d'une traite. Je me levais ensuite et sorti de la taverne avant d'engager la conversation avec des figures familières du temps où j'étais encore en apprentissage chez les Norphis. Shamash pouvait bien attendre encore quelques heures, après tout il ne pouvait pas se passer grand chose, au beau milieu du territoire Norphis...

661 mots, post 1:
 



Lun 19 Juin - 9:01
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Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1127
Le village de cendres. Doux comble que de se retrouver là pour décider de quand lancer l'offensive contre les Ulfurbes. ''Belle connerie oui.'' Sora, assise sur une armature de maison brûlée, toisait de haut la populace rassemblée ici. Elle médisait tout ce beau monde, et en faisait pourtant parti.

« Si tu trouves leurs actions si stupides Sora, pourquoi les aides-tu à les accomplir ? » questionna le corbeau noir sur son épaule.

La blonde réfléchit un instant avant de répondre.

« Je ne sais pas. Mais je sais que je ne vais pas à la mort moi. Alors que des Edseres contre des Norphis ou des Ulfurbes... C'est juste de la folie. Un autre massacre à ajouter juste derrière Fruïan dans la liste, mais que cette fois eux-mêmes seront aller chercher. »

Un Edsere qui passait par là juste en-dessous d'elle leva les yeux vers sa personne, d'un air bien menaçant. Elle lui intima silencieusement d'un simple regard de tracer la route pour qu'il n'y ait pas de victime avant le combat.

« Les Edseres sont faibles, c'est un fait. Je ne parle pas de ceux qui ont déjà une énorme capacité à annuler la magie et du fait que groupés, cette capacité est renforcée. Je parle de tous ceux réunis là qui pour la plupart, sont juste équipés d'un petit veston de cuir et d'une fourche, et ne se sont jamais battus sinon qu'aux poings nus avec leur demi-frère qui se tapait leur propre sœur. Et généralement, cette bataille là finit bien. Elle est humiliante, car le vainqueur continue généralement de baiser la sœur, quel qu'il soit, et parce que le perdant finit dans la boue de la porcherie. Mais au moins, ce n'est pas la mort. »

Falka ne répondit rien. Elle se contenta de regarder la même chose que Sora, à savoir, les mouvements de foule de tous les gens amassés là. Il en arrivait encore et encore.

« Nous sommes au village de cendres. Un lieu maudit et détruit par une catastrophe. Et bien que cette dernière n'ait en aucun cas été causé par des humanoïdes, elle devrait leur apprendre une leçon. Mais non. Ils en ont fait leur retranchement avant l'assaut officiel. Qu'est-ce que tu veux... C'est la nature des hommes, ceux qui mènent la guerre. Ceux qui mènent à la mort des milliers de personnes pour rétablir leur propre fierté et leur ego. »

Elle soupira bruyamment, et son regard se leva vers l'horizon. Sombre, le ciel était gris. Tout ce décor n'était qu'une simple métaphore du futur proche dans lequel tout le monde allait s'embarquer.

« Je sais ce que tu vas me dire Falka. Oui j'ai une fierté moi aussi. Mais elle n'engage que moi. Je te l'ai toujours dis. Si tu me lâches à un moment car ça devient trop dangereux, ce sera ton choix, pour lequel je ne t'en voudrais jamais. Mais il n'y a que moi qui m'embarque dans mes propres histoires. »

« Pourtant, » coupa l'ombre sans sourciller même si elle redoutait la réaction de la jeune femme à ce qu'elle allait prochainement dire, « ça fait des années que tes actions ne sont plus guidées par toi. Mais pour quelqu'un d'autre. »

Sora baissa le regard, comme touchée en plein cœur. Mais son visage demeura terriblement impassible. Falka la reconnaissait bien là. Sous peu, elle allait arborer ce masque de guerre froid et sans aucune émotion. Celui qui lui permet de tuer aveuglément sans se poser de questions.

« J'ai déjà essayé de rebrousser chemin. Et à chaque fois c'est la même chose. Je me dis que c'est trop tard. Si j'abandonne maintenant après m'être autant investie, j'aurais l'impression d'avoir perdu tout un pan de ma vie pour rien. Et je me dis que ce n'est qu'une excuse. Alors je réfléchis, en faisant comme si je n'avais commencé les recherches qu'hier. Et que je devais les abandonner aujourd'hui. Et là... Il y a quelque chose en moins qui menace de se briser violemment. »

Elle avala bruyamment sa salive et fixa de nouveau l'horizon. Il allait sûrement bientôt pleuvoir. Ou peut-être se trompait-elle. Car elle était déjà – Falka le voyait bien – dans le brouillard habituel de la tuerie et de la guerre. Il n'y avait plus vraiment de raisonnement positif ou d'optimisme. Plus que la survie, la tuerie, le massacre, et la raison d'avancer. Tu tues, tu vis.

« C'est stupide mais c'est ainsi. Je n'ai rien trouvé d'autre pour donner sens à ma vie. Et je repousse un peu plus chaque jour le moment où cette quête prendra fin. Positivement ou négativement... Je ne sais pas ce qui se passera. Ce qu'il adviendra de moi. »

Elle laissa un court silence planer, qui n'en était pas vraiment un. Les Edseres étaient bruyants : ils parlaient, faisaient s'entrechoquer leurs armes, et bougeaient dans tous les sens. On commençait à sentir la nervosité qui précédait un combat. Elle serait bientôt suivie par l'aveugle excitation, la délectation pour celui qui arriverait à toucher son adversaire avant d'être touché, puis la terreur. Ce sentiment néanmoins, ne durait jamais longtemps. Puisqu'il était rapidement suivi d'autre chose, qui n'était plus un sentiment, mais un fait : la mort.

« Je vis en sursis depuis longtemps. J'ai fait et je continue de faire des trucs pour lesquels je devrais être pendue, torturée ou mise aux fers. Mais je suis là. Alors, pas le choix. Prête ? Je pense que ça ne va plus tarder. »

Falka acquiesça. À vrai dire, elle mentait à moitié. Elle n'était jamais vraiment prête à ce genre de choses. Et Sora, malgré son air convaincu et impassible, malgré sa capacité de combat exceptionnelle, aussi bien en termes de magie que d'armes, n'était jamais réellement prête non plus.


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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Lun 19 Juin - 15:41
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Lië'jas - Vimine - I
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« Bon, t'as compris l'idée ? » S'avançant en poussant légèrement la foule afin de se frayer un passage, sa conversation avec Eddie était sur le point d'aboutir quand à leur venue en ces lieux. Un regroupement sur le point d'être historique en ce monde qui écrira une page dans l'histoire meurtrie de ces terres. Le sang allait couler, personne n'en doutais. Une prise de position stratégique d'un chef poussaient les autres à manifester leurs alliances afin de contrer ce massacre qui n'allait pas être abandonné pour autant. Devant cette attitude, chacun poussait l'autre à se réunir pour défaire les plans des Norphis. Tous voulaient certainement défendre les leurs ou avait une raison personnelle de venir ici. Leo devant les mots de sa Reine n'était pas enclin à refuser cet ordre qui menaçait les siens, mais un tout autre choix mit plus avant l'avait poussé à faire partie de ce carnage qui allait bientôt débuter. Sa Soeur allait certainement prendre part à cette guerre, mais le lien qui les unit le poussait à éviter cette grave erreur pouvant la conduire à la mort et à la sienne par la même occasion - un lien d'âme les unissant pour des raisons encore obscures, l'un emmenant l'autre avec lui s'il meurt - et Eddie était le mieux placé pour se confronter à cette épine.

« T'en fais pas, il n'y a aucun souci. » lâcha l'Ulfurbe en s'encapuchonnant avant de prendre de vitesse le Lië'ja qui venait d'atteindre la première ligne du front. La vue représentait bien la chose, un village inhabité, détruit par le temps et la chaleur suffocante créer par le volcan non loin. Au final, le résultat d'ici là sera le même, jonché sinon de cadavres en guise de décoration plus "vivante". « Pour ce qui en suit, t'as carte blanche. Je suis pas là pour te donner des ordres. » Dit-il à son ami de façon relâchée, le voyant s'éloigner au loin qui en réponse leva la main tout en continuant son chemin vers le lieu de regroupement des Norphis. Tout avait donc été audible malgré le brouhaha présent sur ce camp, dû à la folie, au stress et aux sombres pensées qui les habitaient et qui émergeaient en eux juste avant le début de la bataille. Le temps n'allait pas bon train également puisque les nuages se renforçaient dans les cieux et cachaient le peu de lumière qui subsistait en ces lieux. Leo tourna donc les talons, préférant ainsi aller plus en arrière afin de couvrir la majorité des siens. Son rôle ne le permettant pas de rester au front, il était plus sage de se rabattre derrière en tant que soutien. Ses yeux se promenant sur les terres arides comme sur la foule présente, il en dégagea une personne familière postée sur un toit non loin de là où il se tenait.

Se dirigeant dès lors vers elle, il s'arrêta au pied du bâtiment sur lequel elles se trouvaient afin de leur adresse la parole, malgré un manque d'affinité entre Sora et Leo, ce dernier trouvant qu'elle tend vers une colère enfouie qui se relâche sur vous en quelques instants. «Mes sincères salutations. » Lâcha-t-il en levant son bâton à leur égard avant de les rejoindre sur ce toit délabré. Il ne pensait pas les revoir ici, un combat sanglant étant sur le point de commencer. Ignorant ses raisons, il prit toutefois la peine de s'asseoir vers elle avant de leur adresser une nouvelle fois la parole. « Les vôtres n'étant pas directement concernés par ce conflit, j'en déduis que vous êtes venus de votre plein gré vous et votre... » Ne voulant pas et par peur de réveiller la fureur de Sora, le jeune homme préférait chercher ses mots avant de les employer d'une mauvaise façon pour éviter de choquer qui que ce soit. «... compagne. Falka si je me souviens bien. » Pour autant, au vu d eleur première rencontre, elles étaient tous deux très bien placé pour savoir que le Lië'ja n'était pas là pour mal interprété l'apparence de Falka qu'il appréciait particulièrement, toujours un peu plus que Sora qu'il n'arrivait pas à cerner. Pointant alors du bout du doigt l'horizon et la silhouette floutée au loin, il ne manqua pas de parler une nouvelle fois et savait pertinemment qu'il le faisait pour elle. « Là-bas au loin, de ce que vous pouvez encore apercevoir, il s'agit d'Eddie.» Laissant un blanc après ses propos, il jugea bon de ne pas tout balancer à la volée. Reprenant alors une plus ample respiration, il reprit. « Ne croyez pas que j’essaye de le distancer par rapport à vous, j'ignorais que vous seriez ici tous deux. » Ce après quoi, le jeunot reprit de plus belle. « Pour vous informer plus précisément, sa prise de position est neutre. Il tuera autant les Edseres que les Norphis qui attenteront à sa vie. Quand à ce pourquoi je les envoyer chez l'ennemi, je préfère encore le garder pour moi, mais il voulait quoi qu'il arrive se rendre au front. » Avoua Leo, le regard perdu dans l'horizon qui avait maintenant complètement engloutie la silhouette.

Lui, ayant marché quelque temps avant de se rendre au point de destination, préféra garder un peu ses distances avec les souterrains. Il attendait sagement à la sortie, enlevant sa capuche et libérant ses cheveux noir ébène qui virevoltaient au vent qui venait de se lever, annonçant probablement la prémisse d'une tempête. Assis sur une structure là encore délabrée, il eut la curiosité de voir qu'autour de lui commençait à se rassembler quelques hommes, partant en direction des souterrains ou attendant à l'extérieur avant que tout ceci ne commence. « Bon, j'ai encore le temps de pioncer quelques minutes s'ils mettent tous autant de temps... ».

973 mots
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Lun 19 Juin - 17:20
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Edsere - Consciem - III
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Fruïan avait laissé bien des cicatrices chez les Edseres. Certaines visibles, d'autres non. Le quartier détruit de la ville était la plus grosse et la plus évidentes. Les tombes fraîchement creusées dans le cimetière singulièrement agrandi en était une autre. Mais le deuil, la rancoeur, le chagrin et toutes ces émotions nées de cette tragédie étaient impalpables. Seulement ce n'était pas parce qu'on ne voyait pas quelque chose qu'elle n'existait pas.

Solyane avait perdu plusieurs amis et souffrait physiquement des combats qu'elle avait dû mener pour se sortir vivante de tout ce chaos. La douleur formait comme un mur entre elle et le monde. Une carapace abrutissante qui gardait ses émotions plus ou moins sous contrôle. C'était une femme vidée qui errait dans les rues de la cité dévastée. Elle aidait quand on lui demandait de l'aide, mais la plupart du temps, elle esquivait le moindre contact. Et parmi tous, il y en avait un plus que les autres qu'elle fuyait.

Depuis qu'elle avait découvert la mort d'Alicia, elle n'avait plu eu le cœur à croiser la route de Locke. Pas même pour lui annoncer l'infernale nouvelle. Elle savait trop bien le lien profond qui existait entre les deux. Elle ne voulait pas être celle qui le détruirait en jouant les oiseaux de malheurs. Locke apprendrait la chose bien assez vite. Et qu'importait ce qu'il pourrait alors penser de Solyane qui avait préféré se terrer loin de lui plutôt que de lui accorder la vérité.

Lorsqu'elle entendit parler de l'intervention publique du Rex, Solyane décida dans un premier temps de l'ignorer. De la même manière qu'Odaïl avait ignoré le péril et la douleur des siens. Qui était-il pour encore osé se présenter devant ceux qu'il avait abandonné si lâchement ? Malgré tout elle avait cédé à une certaine curiosité. Oui, qui était-il pour prendre la parole publiquement sinon quelqu'un qui avait de lourdes excuses à présenter au peuple ? Mais en présenta-t-il ? Bien sûr que non. Trop fier et orgueilleux pour cela. Cependant, l'idée de vengeance n'était pas déplaisante pour autant.

Solyane n'avait jamais porté son souverain dans son cœur. Depuis Fruïan elle le méprisait au plus haut point. En silence, bien sûr, mais de manière irrémédiable. Cependant, pour une fois qu'il se décidait enfin à faire quelque chose, elle se surprenait à vouloir abonder dans son sens. Elle n'était peut-être pas de taille contre les hordes entières de Norphis et d'Ulfurbes qui peuplaient le Continent Sibyllin, mais il était hors de question qu'une telle expédition punitive se fasse sans elle.

Portée par sa haine et sa peine, elle embarqua donc, dés le lendemain pour le Continent Sibyllin. Nombreux étaient ceux qui avaient choisi la même voie qu'elle. Cette bataille serait sûrement sanglante, difficile et coûterait la vie à bien de ceux qui s'y engageaient. Mais cette bataille serait, avant toute autre chose, la bataille où les Edseres prouveraient au reste du monde et à toutes les autres races qu'ils n'étaient plus de pitoyables esclaves dont on disposait comme des déchets. Cette bataille serait celle où la race considérée comme la plus faible de Langzyliah allait imprimer en lettres de sang sa force et sa résolution !!

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Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Lun 19 Juin - 18:16
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