Should I Stay or Should I Go | Ft Nobel

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Astre - Stella - I
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ft. Kelesha

ft. Nobel

「 Should I Stay or Should I Go  」





L'impression de s'étrangler dans les chaînes qui me maintenaient en place devenait insupportable. Déjà quelques temps que j'avais été accueillie chez Vàsa... Et pourtant... un côté de moi n'avait pas envie de le quitter et y pensait sans cesse. C'était empoisonnant cette situation... C'était comme si je me poignardais moi même et que je me surprenais juste après à avoir mal. Mais je ne voulais pas dépendre de quelqu'un, jamais.

*Kel, on fait un p'tit voyage ?*

C'était ainsi, sur un coup de tête, que j'avais quitté la cité avec un sac pleins de victuailles pour quelques jours, j'avais laissé une note avec ma position à l'homme qui m’hébergeais. Après tout... Si ça se trouve, il m'y rejoindrait ? Je l'ignorais. Mais il me fallait de l'air, de l'espace. Je n'aimais pas trop cette cité, trop de monde, trop de peuple, trop de choses à voir, j'étais impressionnée. Je fis voyage avec des marchands de Mytsbel. Je me servais de ce mal être que je ressentais pour me donner de la force à l'ouvrage, et je souhaitais au fond de moi qu'il souffre comme moi je souffrais de cet éloignement. Dommage pour lui, il n'était pas tombé sur la fille la plus douce et docile. Il était tombé sur la vipère... Celle qui mordait autant qu'elle était sympathique. Celle dont le venin sortait de sa bouche innocente. Celle qui portait un masque en permanence. Cette rage, cette colère, je m'en servis comme moteur. Mes mains se perdant dans la fourrure de Lucifer qui ronronnait tel un gros chat. Je regardais l'homme qui conduisait la carriole à bon train.

« Alors, où on va mam'zelle ? Moi je me rend à Mytsbel, tu m'accompagnes ? »

Je secouais la tête de droite à gauche. Non... pas là bas. J'avais besoin de calme... De tranquillité loin de tout ce brouhaha, j'avais besoin de revoir les étoiles, l'éloignement me rendais folle.


« Non Jo'... je veux quelque chose de calme pour me ressourcer. »

Il hocha la tête, puis badina encore et encore, parlant sans cesse, sans s'arrêter, je ponctuais ses phrases de « hm » « Oui » « tout à fait ». Jo' était quelqu'un de sympathique, mais beaucoup trop bavard pour mon état d'esprit actuel. L'animal acculé au mur ne voulait pas parler. Et plus l'éloignement se faisant sentir, plus je me sentais lourde. Jo' finit par me déposer dans la steppe, un peu avant Mystbel. Je descendit de sa carriole et il m'offrit une pomme. Clamant que si j'avais besoin de repartir, je pouvais venir le voir. Ce que je ferais sans doute. Là j'étais dans mon élément. La nature... Lucifer partit à la chasse et moi je rassemblais tout le petit bois que je pouvais pour en faire un tas désorganisé, finissant par poser mes fesses devant, attendant le retour de Lucifer qui revint avec un lapin dans la gueule, il le déposa devant moi, et je m'attelais donc avec mon coutelas à le vider et à retirer sa fourrure. Luci' fit un festin des reliefs que je laissais, puis s'enflamma pour passer sur les brindilles qui prirent aussitôt feu. Je fis une petite installation pour pouvoir faire cuir mon lapin à la broche. L'animal maigrelet avait un fumet des plus doux, en dessous de lui, une soupe se préparait avec quelques légumes que j'avais piqué de ci de là dans la cuisine du domaine de Vàsa, et un peu plus loin dans un tas de cendre incandescent chauffait un broc plein d'eau. Je le retirais du feu pour ajouter quelques feuilles de menthe. Oui.... j'étais seule dans mon élément. J'entendis alors Lucifer feuler.

« Qui va là ?! »





Merci Vasanounet <3
Mer 14 Juin - 10:52
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Norphis - Sitien - I
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Le goût du sang coulait dans ma gorge, mes crocs plantés dans la chair de ce qui est désormais mon repas. Je savourais ce liquide chaud qui glissait doucement. Je buvais doucement, dégustais, appréciais. Un tel délice. Ma victime exprima un râle, un dernier soupir. Il n'avait plus de force, déjà trop de sang avait quitté son corps. Encore un qui avait succombé à mes charmes. Il avait voulu caresser mes ailes, je l'ai laissé faire. De beaux sourires, regard de biche. Je rigolais à ses blagues, lui faisant croire qu'il était drôle, alors qu'à mes yeux il était pitoyable. J'ai tâté ses muscles, sentit la chaleur de son corps entre mes doigts, lui donnant la sensation qu'il me plaisait et qu'il pouvait m'avoir. Je l'ai séduis. Ensuite il m'a juste suffit  de l'emmener dans ce coin isolé.

Un endroit magnifique d'ailleurs. L'air y est frais, les fleurs dégagent une odeur délicate, envahissant l'espace et imprégnant mes narines. Un vent doux soufflait, et je ne pus résister à l'envie de détacher mes cheveux afin de les laisser voler au vent. Ma proie me suivait, et lorsque je me suis arrêtée au bord d'une rivière, il s'est approché de moi pour passer ces mains autour de ma taille. Je faisais mine d'apprécier cela et lui ai proposé de se baigner. Nous étions tout deux apaisés par ce lieu magique.

La pleine lune nous éclairait pleinement, et nos corps étaient désormais sans le moindre vêtement, baignant dans l'eau douce. Sa fraîcheur me fit frissonner, je me suis donc approchée de mon repas, me collant à lui, et lui ai embrassé le cou avant d'y planter mes crocs. Je le tenais, et il ne s'est pas débattu. J'ai alors bu tout son sang. À un moment il a résisté, sans doute croyait-il que cela m’amènerait à aller plus loin. Mais en aucun cas ses pensées ne se seraient réalisées.

Et je buvais à n'en plus pouvoir. Le sang se mêlait à l'eau, suivant son cours. Lorsque j'eus finis, je n'ai eu qu'à lâcher son corps pour qu'il suive lui aussi. Le visage, les cheveux et les mains ensanglantés, je n'eus qu'à me laver dans cette eau où je m'étais délectée de ce friand repas.

Une fois lavée, bien que l'odeur du sang restait imprégnée dans mes cheveux, je sortis de l'eau afin de me vêtir, remettant mes effets. Comme à mon habitude, j'attachais mes cheveux en un chignon fait rapidement. Il me restait un peu de sang dans les cheveux, n'étant pas parvenue à tout enlever, mais j'espérais que cela serait caché dans ma chevelure.

Je me mis alors à marcher, sans véritable but, mes ailes avachies traînant sur le sol. Je désirais simplement découvrir les lieux, me promener à ma guise. J'appréciais cet endroit qui me calmait, m'adoucissait. Je n'étais pas pressée que le jour se lève, je voulais en profiter le plus possible. Mais je savais que je ne devais trop tarder, car tôt ou tard le soleil finirait par ce lever.

Je me croyais seule, mais une lueur apparut. Des crépitements en provenaient. Un feu. Donc, de la vie. Des personnes étaient ici. Je voulus faire demi-tour, mais des paroles en émergèrent. J'étais repérée. Je devais désormais apaiser la méfiance, car je savais que peu importe ce que j'y trouverais, je ne serais pas de taille. Je n'ai ni la force de combattre, ni l'endurance pour fuir. Un seul choix se proposait à moi.

Je m'avançait donc, les ailes redressées. Je devais jouer un rôle, et je savais comment m'y prendre. La tête basse, ma main droite s'agrippa à mon bras gauche, le caressant et le massant pour imiter les personnes timides qui tentent de se rassurer, de s'apaiser, je pris tout le courage dont j'étais capable. Faisant de petits pas, je me mis à la limite de la lumière, gardant mes distances avec ces étrangers.

- Bon... bonsoir... »

Ces quelques paroles dites, je levais timidement la tête et vis devant moi une femme aux cheveux d'une couleur magnifique. Lilas. Elle ne semblait pas méchante, peut-être avais-je une chance. Mais, rassasiée, je ne tenterais pas de la manger. Elle était accompagnée d'une sorte de gros chat noir au regard captivant. Il était très grand, impressionnant. Physiquement, j'étais loin de faire le poids. J'espérais pouvoir l'apaiser lui aussi. Après tout, je n'avais aucune intention hostile. Au milieu cuisait ce qui semblait être un lapin dépecé. Elle s'affairait donc à se préparer de quoi se nourrir.

Quelque peu rassurée par l'apparence de mon interlocutrice, je tentais quelques mots de plus.

- Excusez-moi... Je ne voulais pas vous déranger... Je m'appelle Nobel. »

Soignant mon apparence de timide et craintive, je déglutis légèrement avant de tenter un doux et gentil sourire, attendant une réaction de sa part. J'espérais de tout cœur que l'impression qu'elle dégageait était réelle.
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Nombre de mots : 865



A BLACK ROSE IN THE DARK
Une rose noire pour l'obscurité. L'obscurité qui m'a infectée.
Celle-là seule qui repousse ma lucidité.
Une rose noire pour la déchéance. La déchéance qui m'a gagnée avec aisance.
Cella-là seule qui m'a conduit à la démence.
Une rose noire pour la folie. La folie qui traîne dans mon esprit.
Cella-là seule qui agrémente mes nuits.


THÈME MUSICAL
Jeu 15 Juin - 21:52
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