Aucun titre ne peut refléter nos actions ! (avec Naya)

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Ulfurbe - Scanda - II
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Fuyons ! Fuyez ! Ce pays de dingue, vous ne pouvez pas y rester un moment de plus ! Sont-ils tous fous ? Que vous veulent-ils, à vous prodiguer mal et douleur ? Vous n'avez rien fait, vous êtes juste là, à courir. Oui, vous courrez. Au moment même où tout ceci fut finis, vous avez fuis toujours plus loin toujours tout droit. Qu'est-ce que vous en aviez à carrer d'un pauvre effort physique ? Ceci valait mieux que de finir par mourir. Vous auriez même voler si ces foutus Edseres ne bloquait pas vos capacités. Vous êtes arrivés au port, à bon port si vous aviez de l'humour. Non. Auriez vous l’obligeance même d'exprimer un rictus pour demander à ce qu'on vous transporte ? Laissez tombez, nous savons que tirer les muscles de votre visage était pour vous plus dur que de cavaler puisque vous n'aviez aucune bonne raison de le faire. Après tout, pas besoin d'avoir une once de politesse lorsque l'on a les bourses bien remplis. Était-ce votre cas ? Oui, vous aviez quelques pièces qui traînait, signe de votre vie antérieur. Oui, car même si les souvenirs ne sont plus, les tintements d'or et d'argent restent, eux. Pour l'instant, vous étiez au sol, en boule. Personne ne vous frappait ou était en train de vous criez dessus pourtant. Alors quoi ? Un peu de sport et vous êtes dans cet état. Bravo, c'est beau, très beau, bon à rien. Allez, on se lève ! Sinon, vous allez jamais réussir à accoster un capitaine de navire à ce train là. Oui, comme ça. On déplie les cuisses, vous pouvez prendre appui si vous voulez. Qu'est-ce que c'était éprouvant. Allez, vous devez encore faire quelques pas vers un homme, mettez bien la capuche au devant de votre visage, levez la main, quoi que .. non. Vous paraissez étrange. L'individu vers lequel vous approchez à bien remarqué que vous essayez -pour rien au vu de votre discrétion burlesque- de paraître incognito. D'abord méfiant, il se frotte ensuite les mains lorsque vous sortez votre pochette large et pleine de piécettes. Il aime ça et il va essayer de vous donnez envie. Tomberez-vous sous le charme anodin d'un marchant ? C'est qu'ils savent comment s'y prendre, les bougres. Dès qu'il énonce le mot chambre et le Graal nommé "lit", de plus duveteux, vous tombez sous le charme. C'est un rafiot, mais vous en avez rien à carrer. Allant directement dans votre chambre, vous vous endormez profitant des vagues comme berceuse et le son des marins sur le pont comme bruit sourd. Vous ne savez pas où vous allez, tout ce que vous voulez c'est partir loin d'ici. Effectivement, vous risquez d'arriver bien loin au vu de la tempête qui se prépare. La nuit s'installe peu à peu et vous vous retournez sans cesse dans vos draps. Au final, vous finissez à fixer les étoiles à travers le hublot en baillant. La lune éclaire votre visage et ses nervures. Vous entendez des hommes rigoler comme après une bonne cuite. Alliez vous les rejoindre ? Sûrement une bonne idée pour vous assommez et retrouver le sommeil d'un bébé.

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Garçon ou fille ?
"Flemme de choisir, je tue les deux !"
Mar 13 Juin - 21:40
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Ulfurbe - Celus - III
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Un doux zéphyr ondulait le long tissu de l'Ulfurbe. Elle se pavanait tranquillement au bord du Continent Diapré. Le temps était idéal et l'endroit particulièrement apaisant. Des petits oiseaux même avaient décidé de partager quelques tintements vocaliques...Oui, tout était paisible et agréable. La femme s'arrêta un temps, elle contemplait le timide clapotement de l'eau de la Mer d'Orichalque. Cette dernière donnait l'impression de se confondre avec le ciel nu. Le mariage des deux étendues bleues offrait un magnifique tableau et le calme religieux semblait même pouvoir panser les plus dures peines de cœur...La sérénité emplissait le visage de Naya lorsque dans un léger souffle elle sembla se dire à elle même :

-Quel endroit merdique...fit-elle comme pour enfin rompre cette foutue beauté ennuyante qui manquait de étouffer.

Effectivement, ses yeux et ses lèvres ne s'étiraient que pour mieux voir sous ce firmament éblouissant à découvert. Elle regardait les quelques bateaux accostés en ouvrant une énième bouteille de son sac. Elle voulait partir au plus vite. Partir de ce Continent de fou. Toutes ces péripéties avaient certes été distrayantes mais il lui fallait changer d'air à présent, plus que tout. Aussi, elle réalisa peu à peu à quel point elle était heureuse d'être ulfurbe. La folie des lië'jas avec leur propos sur Mère Nature lui paraissaient dénués de sens à présent. Pourquoi faudrait-il remercier une certaine entité mystérieuse et intangible de vivre ? Naya trouvait cela absurde. La seule raison pour laquelle son cœur battait encore n'était ni plus ni moins sa capacité à se battre et à s'adapter. Mais il ne fallait pas ne penser qu'à ça. Là où ces stupides emplumés blancs et même certains écervelés écologistes aux oreilles pointues se mettent des limites, notre ulfurbe aspire à profiter de la vie, sous tout ses aspects. Libertine dans ses relations, libertine dans ses déplacements, libertine de la tête aux pieds, même dans ce qu'elle mange, cette femme ne se donne aucunes barrières inutiles. Mais peut-on réellement vivre de cette manière ? La liberté, la vraie liberté, est si capricieuse qu'elle apparaît parfois comme irréelle, mythique...Et nombreux sont les obstacles sur le chemin menant à elle. L'argent, par exemple, en est un de taille. Notre chère aventurière se retrouva devant le seul navire allant jusqu'à l'Archipel du Lagon Bleu. Mais elle n'avait pas assez pour la traversée. Elle regarda fixement, frustrée, pendant plusieurs minutes le capitaine qui la dévisageait lui aussi. Eh oui...ne dit-on pas que la Chance aussi est capricieuse ? Aucun autre engin ne convenait...

Mais c'était aussi pour ce genre d'obstacles que la femme appréciait l'instabilité de sa situation. Après tout, ne comptait-elle pas sur sa capacité d'adaptation ? Étrangement, il fut chose aisée de tromper la vigilance de l'équipage et de voyager clandestinement...Heureusement que ces marins étaient tous idiots. Oui, la Chance avait encore une fois retourné sa veste.

...

Une semaine plus tard et Naya était encore à l'Archipel, en dessous des Îles Azurées qui la toisaient d'en haut. Quelques peu impressionnée par l'habitat de ses désormais ennemis, la femme ne s'empêchait cependant pas de jurer dans le vide de là où elle était...Ces Îles lui faisaient de l'ombre...Elle avait passé ces derniers jours à découvrir ce nouveau milieu qu'elle ne connaissait pas. Elle réussi plus ou moins à apprivoiser cet environnement. Elle fut aussi obligée de constater que l'endroit réservait des paysages exotiques tout bonnement merveilleux. Mais après avoir passés ces quelques jours plutôt sauvagement, la voilà devant le but de sa venue.

Car ce n'était pas les magnifiques bout de paradis que regorgeait l'Archipel qui l'avait premièrement attiré sur ce continent mais l'étendue vide en face d'elle. La voilà à la frontière du Désert du Néant, subjuguée par une telle vue. Son visage fascinée ne s'anima que pour faire apparaître un léger sourire. Elle se demandait si elle était finalement prête pour pénétrer dans ces terres mortelles. Était-elle assez forte et endurante ? Mais notre chère Naya développait depuis toujours un certain goût pour le risque...

Pas à pas la longue route de la solitaire commença.

679 mots


Dim 18 Juin - 1:27
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Ulfurbe - Scanda - II
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Vous poussiez la porte, non sans un sourire forcé. Les hommes se retournent vers vous, fronçant les sourcils. Certains portent des concubines d'un soir sur leurs cuisses. Une de ces dames, restée dans un coin, s'approche de vous. Emplie de compliments à votre égard, elle vous entraîne vers la table de jeu où les boissons affluent. Il n'y a pas de siège pour vous et cela tombe à pic, vous n'avez pas envie de jouer. Les individus qui portent des cartes entre leurs doigts vous regardent tout aussi méchamment que quelques instants auparavant. Vous, un Ulfurbe, avait osé pénétré dans leurs espaces personnels. Le capitaine se lève, va chercher une bouteille et vous la balance.
- Prends cette fille, cette piquette et dégage de là.
C'est ce que vous faîtes sans un regard en arrière. La femme vous agrippe le bras et suit vos pas. Elle trouve votre marche digne alors qu'elle est juste affreusement lente. Si elle espérait quoi que ce soit, elle allait pouvoir courir. Vous n'aviez besoin que d'alcool et vous espériez qu'elle ne se vide aucunement plus vite dû à la présente de la charmeuse. Combien étaient-elles toutes payer pour faire leurs prostituées ainsi ? Était-ce pour elles le prix du voyage ? Assis sur votre matelas, vous enleviez le bouchon protecteur du vin au goût horrible. Tant qu'il remplissait sa fonction. Sirotant seul sous le regard effaré de la femme, vous buviez quasiment au goulot tout le liquide. Eh bien bravo, une fois ceci fait, vous laissiez un fond pour la dame. Quel homme galant.
Vous tentiez de vous endormir alors qu'elle commençait à conter sa vie. Parfait, une berceuse. Tout ce que vous consentiez à apprendre à son égard était son prénom : Effarette. Quel nom stupide qui ne reflétait pas du tout son être au vu du flot de paroles qui coulait sans cesse du moulin à parole. Non, ce n'était pas une quelconque amie effacée. Vous l'auriez bien tué pour avoir la paix quand le navire chavira.
Votre tête se cogna contre le bois du lit avant que vous ne passiez par dessus la rembarre. C'était désormais contre le bois de votre chambre que vous étiez. La femme avait la joue écrasée contre le hublot, ce qui vous donna une idée magnifique. Vous avez ouvert le hublot, la femme happé par l'océan alors qu'un jet sublime la remplaçait. Ah, ça faisait déjà moins de bruit. Si la situation n'était pas si désespérante, vous auriez tenté de vous assoupir. Au lieu de cela, vous entamiez le même chemin que le cadavre noyé auparavant. Contrairement à elle, vous étiez plus malin et moins surpris. Qui s'attendrait à ce qu'un Ulfurbe tue une pauvre femme sans défense ? Elle était stupide, c'est ce que vous vous disiez en déployant vos ailes noires et duveteuses dans l'étendue océanique. Agitant celles-ci en plus de vos bras et vos jambes, vous alliez plus vite qu'un nageur ordinaire. Tant mieux puisque les vagues de la tempête et le bateau qui allait vous atterrir sur la tête représentaient un danger des plus immuables. Si il n'y avait que ça. La femme que vous aviez jeté comme pâture aux animaux marins était en fait une Naga et elle avait dans l'intention de vous faire regretter votre geste. Comment vous alliez faire pour vous sortir de se mauvais pas. Vous découvriez une nouvelle fois des talents de nageur. Effectivement, exposé au risque mortel, vous n'étiez plus aussi paresseux qu'à tout autre moment. Le désir de survie prenait le pas sur tout autre chose. Cependant, sans nul doute, un long repos allait devoir s'imposer une fois sorti de ce mauvais pas.

607 mots.



Garçon ou fille ?
"Flemme de choisir, je tue les deux !"
Dim 18 Juin - 14:42
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Ulfurbe - Celus - III
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Marcher, marcher, encore marcher...Marcher jusqu'à en avoir les pieds rongés. Marcher jusqu'à sentir les muscles des jambes exploser sous le poids du corps devenu trop lourd. Marcher en s'occupant l'esprit de diverses réflexions pour mieux endurer la soif et la fatigue. En fait non, marcher pour se vider la tête, jusqu'à y loger le Néant, tout comme il règne en ce désert implacable et infini. Marcher courbé à l'astre mortel jusqu'à dire adieu à la dernière goutte d'eau présente dans l'organisme..."Aujourd'hui pas d'alcool." songeait-elle dans sa folie désertique et grandissante. De toutes façons, elle n'en avait pas. Elle avait mis de côté cet alcoolisme, pour une fois. Et elle pouvait très bien vivre sans. Preuve qu'il s'agissait là plus d'une passion exacerbée qu'une addiction. Et pour sa propre sécurité, l'Ulfurbe avait privilégié le pratique au plaisir. Ainsi elle portait sa cape à capuche, avec en dessous le strict minimum. La nuit cependant, les écarts de températures pouvaient être très dangereux. La femme l'avait tout de suite remarqué et avait amené une tenue plus chaude au cas où. Dans le sac sans fond qu'elle portait parfois difficilement, se trouvait là aussi seulement ce qu'il fallait : ses provisions, ses armes et son nécessaire de voyage.

Mais cela faisait maintenant quelques jours que l'Ulfurbe errait en ce lieu. Même si elle survivait, elle commençait à manquer de plus en plus de vivres et à désespérer. Et parfois, le soir, en regardant la voûte moqueuse de ses milles yeux pétillants, elle se perdait à divaguer sur divers sujets de l'Existence. Lorsqu'elle regardait le parchemin du monde, lorsqu'elle fixait l'aiguille de sa boussole trembler, un froissement pouvait se voir sur son visage. Elle ne comprenait plus rien et était pour ainsi dire totalement larguée dans cette mer de sable. Mais un certain jour (le temps lui était devenu quelque chose d'abstrait et de futile), sa route donna sur la Mer d'Orichalque. Elle était déjà arrivée au bord du désert ? Elle retourna la carte dans tout les sens, tenta de jauger la distance parcourue grâce à une échelle des plus imprécise et au temps passé à marcher. Mais comme elle ne se souvenait pas de la durée de son voyage, ses calculs foireux étaient forcément voué à l'échec. Elle se laissa choir sur la plage, complètement épuisée. Un soupir de soulagement envahit ses poumons : ses jambes avaient été mises à rude épreuve. Puis son regard se posa sur l'étendue bleutée. Chance lui souriait, elle allait pouvoir se rafraîchir la peau. Une fois dans l'eau, elle songea à ce qu'elle allait faire désormais. Devait-elle continuer ? C'était probablement du suicide...S'en souciait-elle ? Pas le moins du monde...Pour la nourriture, elle devra chasser, le plus dur serait de trouver de l'eau potable...

Mais alors qu'elle se décrassait enfin, la femme crut apercevoir au loin, sur la plage, une silhouette difforme s'approcher. Elle n'aurait pu en dire plus sur cette dernière à cause de la distance et de l'ondulation du paysage due à la chaleur. Elle eut alors l'idée d'utiliser son ensorcellement lui permettant d'augmenter sa vue pendant un court laps de temps. Elle reconnut un naufragé.

524 mots


Mar 20 Juin - 21:50
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Ulfurbe - Scanda - II
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Effarette n'avait en fin de compte pas comme objectif votre mort sanglante mais bien sa propre survie. Vous ne vous en doutiez point et vous nagiez avec toute votre passion pour échapper aux crocs qui dépassait de sa gueule ouverte. En vérité, elle criait à s'en déchirer les branchies. Effectivement, son anatomie semblait particulière mélangeant branchies et poumons afin de mêler la possibilité d'habitat dans les deux milieux de vies : L'eau et la terre. C'est ainsi que vous vous en êtes sortis, tout deux. Pensant encore et toujours que vous alliez finir comme repas -vous vous assuriez pourtant vous même que vous n'étiez pas apte à la dégustation-, vous nagiez à la même vitesse, battant des ailes sous l'eau et en dehors afin de reprendre votre quota d'oxygène nécessaire. On aurait pu ainsi vous comparer à un poisson volant. C'était amusant à voir, sans nul doute, surtout pour un individu ne vous voyant que bondir par intermittence au dessus de l'eau. La naga elle, nageait tranquillement en dessous des vagues profitant du calme après la tempête. Vous envisagiez périodiquement de prendre une pause avant de regarder en arrière et voir non pas une femme charmante qui se voulait courtisane mais une sorte de montre mi femme mi poisson à la gueule effaré. Le changement d'apparence qu'elle arborait tantôt était des plus anodin mais lui convenait d'une façon qui vous permettait d'être un poil plus serein. Quoi qu'il en soit, vous vous approchez d'une côte désertique frappé intensément par les rayons du soleil. Vous vous déposez délicatement, après tant d'effort, contre le sable fin. Vos pieds sont battus par les vagues délicates et votre peau blanchâtre -ainsi que vos habits- sont séchés par le soleil. Vous tombez dans le sommeil ainsi, en regardant une ombre au loin. La nage durant votre sieste se loge dans vos bras, ce qui vous réveille instantanément. Elle a repris forme humaine et ronfle alors que votre mine prend une forme entre la surprise et le dégoût. Vous la repoussez et vous vous allongez un peu plus loin sur votre droite.
Quoi de plus beau qu'un sommeil apaisé après l'épreuve que la nature vous avait tendu. C'était la dernière fois que vous songiez à prendre la mer dans un rafiot, bien que la composition des chambres était agréable. Vous vous repreniez donc, les pensées accompagnant la première phase de votre sommeil tel une berceuse. Peu importe que le voyage soit éprouvant tant que la somme de la traversée soit calme. Certes, boire et dormir profondément -pour la courte nuit que vous aviez passé- était agréable mais ce qui s'en suis beaucoup moins. Vous vous releviez, prenant une position assise, avec un sourire froncé. Cette Naga avait essayé de vous bouffer et faisait comme si rien n'était désormais. C'est bon, elle avait pris sa petite vengeance ? Elle aurait pu au moins vous remercier, vous l'aviez épargné du chavirement du navire après tout. Quelle petite ingrate. Le soleil tapait fort et vous regardiez aux alentours si un arbuste pouvait de ses longs et nombreux bras vous protéger de l'astre ardent. Rien si ce n'est qu'une légère brise qui, avec aisance, s'était convaincu de vous mettre des grains de sables dans vos yeux.
Vous soupiriez en calant cette fois-ci votre visage orné de cheveux rebelles dans vos genoux. A peine arrivé, la reprise de la marche semblait beaucoup trop éprouvante. Vous étiez bien décidé à rester à votre place, quitte à vous dessécher.

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Garçon ou fille ?
"Flemme de choisir, je tue les deux !"
Jeu 22 Juin - 9:50
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Ulfurbe - Celus - III
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Son corps bouillant se reposait encore. Les vagues rafraîchissantes caressaient son épiderme à un tempo régulier. Mais l'attention de la jeune créature était sur tout autre chose. Elle les fixait, le regard brillant par son ensorcellement. La distance était parfaite. Ni trop loin pour ne pas qu'elle ai à utiliser trop de magie et ni trop près pour qu'ils ne remarquent qu'une étrange forme au loin les surveillant. Alors l'ancienne lië'ja dans l'eau les jaugeait. Elle les analysait dans les moindres détails. Et effectivement, ils avaient tout l'air d'être des naufragés. Ils étaient donc désespérés, ou ils devaient l'être, à moins qu'ils soient Nagas, ce qui leur permettrait de revenir à leur Mère la Mer et de ne pas avoir à affronter les supplices du désert. Mais ce n'était pas le point qui intéressait le plus Naya, non. Cela faisait déjà longtemps qu'elle voyageait seule et son seul désespoir avait été de ne pas avoir rencontré d'agréable personne sur ce continent...Étaient-ils agréables, eux ? L'homme semblait assez bien bâtit mais sans plus. Il avait quelque chose qui sortait de l'ordinaire, avec ces cheveux et ce teint livide, mais ça n'était pas pour autant que cette particularité le rendait plus attirant...La femme quant à elle, était élégante, quoiqu'un peu vulgaire. Une courtisane ? Naya les reconnaissait directement, elle qui avait travaillé comme telle fut un temps. Celle là était assez belle...Mais loin d'être au goût de l'Ulfurbe. Car elle remarquait quelque chose sur son visage, cet air simplet qui l'énervait déjà et qui lui manquait de la pousser à aller directement là-bas lui arracher les cheveux et lui faire bouffer du sable jusqu'à l'indigestion !

Puis la Désinvolte se calma. Il ne fallait pas juger au premier coup d’œil, non ? Après être restée ainsi dans l'eau une bonne dizaine de minutes, elle se leva puis se rhabilla aussi légèrement qu'avant, cet-à-dire ses sous-vêtements et sa cape à capuche. Elle jeta un dernier regard sur les deux hurluberlues, de toutes façons, elle n'allait pas aller leur parler. Certes elle avait envie d'avoir, comme toujours, des aventures plus ou moins stables, mais elle doutait que ces deux-là pourraient correspondre, surtout l'écervelée niaise, là. Et comme elle contrôlait quasiment des pulsions, elle décida de passer chemin. Elle allait juste continuer son périple, sa longue route vers la conquête du désert. Oui, elle n'avait définitivement aucunes raisons de les aborder...A moins que...Une douce idée effleura son esprit lorsqu'un sourire des plus inquiétant put se voir sur son visage. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la plage, Naya repensa à quelque chose. Elle était Ulfurbe depuis quelques temps désormais, et n'avait encore jamais fait de pacte avec autrui...N'était-ce pas là l'une des principales occupations des individus de sa race ? Quoi de mieux que deux naufragés complètement perdus dans un endroit reculé et désert comme victimes ? Et même pour une personne peu sociale comme notre chère aventurière, il serait aisé de se présenté à eux en bon samaritain et obtenir deux petites âmes en guise de récompense...Et l'idée d'avoir deux esclaves à son service dans ce genre d'endroit pourrait s'avérer des plus utiles...Dans tout les cas, elle devra expérimenter le Pandémonium tôt ou tard...

Elle s'approcha alors de plus en plus d'eux. Elle tenta ensuite de les aborder, avec une aisance des plus légendaires.

-B-bon..Bonjour ! fit-elle quelques peu crispée. Puis elle se moqua intérieurement d'elle. La Reine de la Désinvolture ? En vérité, elle était si pathétique, surtout que cette fois-ci l'alcool n'était pas là pour l'aider...

590 mots


Sam 24 Juin - 16:13
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Ulfurbe - Scanda - II
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Vous étiez ainsi, vos cheveux se promenant avec nonchalance sur vos jambes. Ils séchaient vite, comme vos vêtements ou le reste de votre corps. La Naga, non loin, s'était endormie et ses légers ronflements faisaient office de bruit sourd pour que vous vous assoupissiez également. C'était le chemin que vous empruntiez avec envie, vous perdant dans des pensées plus saugrenues les unes que les autres. Vous alliez tomber à la renverse pour rencontrer le sable quand une voix féminine vous salua. Levant la tête, vous avez très vite mis votre main au-devant de cette stature. Non pas qu'elle soit fulgurante de majesté pour s'illuminer ainsi, elle s'était juste mise pile-poil à l'endroit d'où vous receviez le soleil. Malin, était-ce une ennemi ? Vous vous êtes relevé pour lui faire face, vous étiez plus grand qu'elle, mais de cette position, vous ne captiez plus les rayons ravageurs pour vos mirettes, ce qui était un bon point. Vous ne comptiez pas lui répondre, fidèle à votre comportement des plus désuets avant de regarder autour de vous. Rien. Il n'y avait absolument rien aux alentours, que du sable et un soleil qui tapait aussi fort qu'il le pouvait. Vous vous êtes mis à penser que pour votre propre survie et pour ne pas trop vous fatiguer, il valait mieux avoir deux esclaves plutôt qu'une. Alors que vous tendiez enfin la main vers la jeune femme légèrement vêtue, vous vous êtes dit que c'était une bonne idée d'être légèrement vêtu par cette chaleur, même si les cloques qui allaient plus tard vous parsemer le dos allaient vous montrer votre tromperie. C'est ainsi que vous avez enlevé votre haut, laissant apparaître des abdominaux dessinés à la hachette - sans mal au vu de votre maigreur -. Encore une fois, vous ne laissiez voir aucun poil ou bronzage. Nous noterons également l'absence de tout grain de beauté, signe que vous ne sortiez pas si souvent ou alors bien protégé par vos vêtements, ce qui n'était désormais plus le cas.  De votre changement d'apparence, vous avez fait disparaître ces nervures bleutées et les tatouages qui enserraient votre cou pour laisser entrapercevoir un homme doux. C'est seulement après ce manège délicat que vous avez saisi, avec vos deux poignes, la fine main de la dame, pour lui sourire et lui glisser une salutation à l'oreille. Effarette se leva à ce moment-ci pour vous coller une poitrine pleine de sueur par-derrière alors que vous affichiez une mine dégouttée bien loin du gentleman que vous choisissiez de montrer à la gueuse en face de vous. Vous espériez ne pas manquer l'occasion que vous cherchiez depuis tout à l'heure et qu'elle vous serve tout de même. Alors que vous commenciez à stresser avec cette idée en tête, vous avez rapidement enlevé votre paume de la sienne, un peu brutalement. Le charme était rompu par votre maladresse. La courtisane, toujours dans votre dos, passait une main au-dessus de votre épaule pour saluer la femme, qui était peut-être une ennemie. Oui, c'est vrai, vous ne connaissiez toujours pas ses intentions, mais elle allait bientôt se faire démasquer puisque la Naga entama vivement le sujet :
- Coucou, qu'est-ce que tu fais ici dans ce beau désert coloré de jaune, avec ce sable fin à tes pieds ? Est-ce que tu es venue nous tuer ? Parce que sache que si tu avais des proies, et bien ce n'est pas nous, tu vois, nous, bah, on était sur un bateau, sur la mer, et puis de fil en aiguille, ce beau mec-là m'a sauvé de la mort en me jetant par un hublot, tu aurais dû voir ça, c'était si romantique....
Elle disait tout ceci avec de grands gestes devant votre tête, de quoi vous agacez au plus haut point. Vous soupiriez, sa phrase était beaucoup trop longue.

640 mots



Garçon ou fille ?
"Flemme de choisir, je tue les deux !"
Hier à 11:33
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