[Bain de minuit] Le sang était pourtant parti.. (solo)

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Ulfurbe - Scanda - II
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Mais que vous arrive t-il donc ? Vous n'étiez pourtant pas mort ? Une odeur nauséabonde vous monte au nez alors que vous parcourez la pièce du regard. Vous êtes dans une petite masure aux abords de la Terre des Rescapés, à quelques heures de marches de la muraille. En vérité, vous êtes à l'orée du Berceau des Merveilles. Que faîtes-vous là ? Et que fais ce corps féminin à la tête vagabonde à vos côtés ? Et ce sang, et cette peau. Aviez-vous ces caractéristiques là ? N'essayez pas de vous en rappelez, nous savons bien que vous en êtes incapables. Vous vous levez, sentant l'organe dans votre dos. Des ailes noires et leurs plumes, parfaitement adaptée à vos habits tachetés. Si ce n'est pas parfait. La pièce est sombre, les volets fermés. Nous admettons que vous aviez parfaitement orchestré votre présent. Vous cherchez quelque chose dans quoi vous reflétez mais vous ne trouvez rien, les fenêtres étant trop opaque. Soit, regardant vos bras blanchâtres et maculés, vous pensez à prendre un bain. Oui, effectivement, ce serait une formidable idée, crasseux. Vous êtes marrant à voir, mou. Vous venez de renaître, l'on pourrait penser que ceci est normale de vous voir traînassez et râper le sol avec vos chaussures pour aller chercher votre rapière. Elle est au sol, à côté d'un corps d'homme dans un piteux état. Vous semblez imaginer la situation qui a pousser son enveloppe charnelle à s'ouvrir de cette façon. A voir vos avant bras qui jusqu'aux coudes sont souillés et la lame pleine de plasma, ce n'est pas difficile à concevoir : Après avoir planté votre lame dans son corps, vous avez ouvert l'orifice créé tout d'abord avec un doigt puis deux puis trois jusqu'à ce que vos deux poignes viennent écarteler son ventre troué. Bravo, félicitations ! C'est sans nul doute pour cela que la concubine que vous espériez aimer n'est plus. Sans un regard pour une femme que vous ne reconnaissez pas, vous sortez de la petite maison. 
Un large périmètre de verdure s'offre à vous, arbres introduisent une forêt en face de vous alors qu'à votre droite, il semble y avoir un village. Il fait nuit sous ce ciel étoilé, le village est éteint. Est-ce une bonne idée d'aller s'introduire dans quelque place pour s'y faire offrir un peu d'eau ? Non, sûrement pas, et l'idée d'un combat ne vous effraie pas, ne vous excite pas, ne vous fait rien. Vous semblez désabusé. A gauche cependant, un chemin semble vous inspirer ? Pourquoi ? Il n'est pas rare que les êtres semblent confronter à un dilemme et celui-ci en était un. Que choisir ? Il va de pair avec votre personnalité nouvelle qu'il faut choisir le plus facile, le moins téméraire, le plus calme. Allez vous trouvez un lac, une flaque où vous lavez ? Sûrement ? Vous n'avez pas envie de vous approchez d'une ribambelle de personnes, trop ennuyant. Connaissant comment vous êtes et par quel enjeu votre vie est dirigée, nous avons la certitude que vous auriez bien vite fait de déchiqueter un individu menant un peu trop la conversation. C'est ainsi que vous allez vers la terre sèche, protéger des intempéries et du soleil par la cime des végétaux. Si vous n'étiez pas celui que vous étiez, nul doute que vous vous seriez exaltés face à cette nature abondante et sa diversité d'espèces étonnante. Mais non, malheureusement pour vous même, vous vous nommez Zaaco T'Såe, un pauvre Malum qui ne sait encore rien. Cette touche ironique, c'était l'oeuvre du destin : Assoiffé de connaissance, vous avez tout perdu et vous savez pertinemment que vous n'avez même pas cette hargne nécessaire pour tout réapprendre. Comme maintenant, vous allez avancez vers un objectif qui n'en est même pas un. Quel était votre but à ce moment précis ? Vous lavez ? Non, même ça, ce n'était que secondaire. Ce que vous vouliez n'était même pas la mort et la paix de l'âme. Ce n'était rien qu'une légère brise de souffle d'été. Vous aviez l'audace de demandez, de votre être tout entier, juste un peu de repos. Quel modestie !

Vous avancez avec vos pas digne de la définition même de la nonchalance. Le regard toujours regardant le lointain devant, vous ne remarquez pas la fougère, la mousse et le buisson. Il va de soit que vous ne voyez non plus les belles fleurs qui vous font de l’œil. L'endroit est connu pour sa beauté et ce charme est brisé par les soupirs d'un homme aux longs cheveux blancs qui ne fait attention à rien. Et ce couple amoureux qui s'avance, est-ce que vous allez tourner le regard vers eux ? Non, sûrement pas. Vous les regardez du coin de votre regard lorsqu'ils s'approchent. Les nervures bleues, vos traits durs, votre mâchoire puissante et votre teint de macchabée ne les rassurent pas. Oui, ils ont raison d'avoir peur, vous pourriez les massacrés à chaque seconde de leur minable existence pour peu que ce ne soit pas le contraire qui se produise. La femme chuchote à l'oreille de son amant. Etes vous curieux ? Votre cœur palpite-il en envisageant leurs paroles ou à l'envie de les embrocher ? Pas le moins de monde, vous continuez avec votre démarche bien à vous, toujours à la même vitesse alors qu'ils se retournent pour regarder les ailes de votre dos contrastant avec vos mèches sauvage. Passons, nous ne leur accorderons, tout comme vous, que peu d'importance. Ils étaient seulement les premiers êtres rencontrés depuis votre résurrection. Un couple, c'est symbolique, non ? Pour nous en tout cas, puisque vous, vous êtes un ignare.
D'ailleurs, ne vous êtes pas encore posé cette question : "Où me mène ce chemin ?"
Vers un endroit luxuriant prisé des voyageurs, tout le contraire de votre existence. Un endroit beau, comme ce village et cette femme que vous avez martyrisé des mois durant. Et le pire, c'est que vous allez le souillez. Tout votre être pourrit l'endroit, le rendant aussi effrayant que la "femme maudite". Après quelques minutes encore de marche effrénée à une lenteur d'exception, vous arrivez face à face avec un lac bordé de rochers, de cascades et de falaises. Que c'est beau ? Nous pourrions le dire, mais l'Ulfurbe, qu'en pensait-il ? Rien ? Oui, un peu près. Vous vous contentiez d'avancer, toujours et encore, alors que vous étiez au bout du sentier. Voilà, vous étiez là, au dessus de l'eau cristalline. Qu'alliez vous faire ? Descendre jusqu'en bas pour prendre l'eau.. Nous commençons à nous connaître, et la plus logique solution était de sauter, tout simplement. Et quoi si vous vous blessiez ? C'était toujours mieux que de marcher quelque temps encore. Vous avez une nouvelle philosophie et vous vous y tenez : Le chemin le plus court sera à jamais le meilleur. Vous enlevez votre haut, laissant apparaître un corps aussi fin que votre conviction : Des pectoraux faibles, des abdominaux non apparents et toujours cette peau livide. Vous le prenez en main et vous sautez. Perçant l'air avec vos longues jambes, vos ailes sont dressés en pointe au dessus de votre visage. Tout comme vous, elles prennent la rafale de vent qu'inclut la descente, mais contrairement au sale personnage que vous êtes, elles semblent, tout comme une entité à part, prendre plaisir à ce voyage. Voyage qui fut néanmoins de courte durée. *PLOUFF* Vous voilà dans la flotte, le liquide rougeâtre de votre crime se diluant autour de vous. Vos cheveux mouillés pèsent lourd mais sont comme en lévitation sur le liquide translucide. Vous pourriez presque vous dire que c'est beau et que la paix dans le monde est là. Mais non, vous vous contentez de ce regard vide. Vous n'avez même pas l'envie de vous frottez l'épiderme, qu'est-ce que vous êtes venue faire ici ? "J'étais là, c'est tout." Oui, vous aviez raison, vous étiez là. Vous avez changé de position, passant à l'horizontale, faisant face à ce ciel rappelant votre passé si vite oublié. Ce n'est pas pour autant que vous n'aviez pas ce sentiment nostalgique. Fermant les yeux pour commencer une sieste entre le calme de la nuit et celui de l'eau tranquille, vous n'aviez qu'un souhait, celui de vous endormir jusqu'au petit matin. Ce souhait était surtout une complainte de la vie. Vous saviez que cela allait être dur et complexe de vivre et pourtant vous ne pouviez renoncez à celle-ci. Quel être paradoxale et improbable.. Nous rigolions de vous en vous admirant ainsi alors qu'un caillou touchait votre crâne. Qu'est-ce que .. ? Vous vous releviez avec la rudesse de votre âme. Vos yeux semblaient porter un regard plus froid et sévère que d'habitude, qui donc osait troublez votre semblant de tranquillité ? Au dessus de vous, sur un des rochers parsemant l'endroit, un jeune garçon vous regarde aussi sévèrement que vous. Que vous veut t-il ? Vous vous élevez en l'air en vous aidant de vos ailes mouillées, était-ce là une bonne idée ? Pour un premier décollage, la réponse est non. Nous avons vu à quel point vous vous êtes ridiculisé en retombant dans l'eau comme un volatile tombe de son nid. *PLOUFF*

1518 mots
Mer 31 Mai - 20:03
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Ulfurbe - Scanda - II
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Et nous vîmes aussi que vous n'étiez pas préparés à cette chute. Essuyant vos yeux pour y chasser les gouttes qui exploraient votre globe, vous sembliez toujours garder un calme olympien. Tout le monde se serait énervé, fou de rage contre sa propre faiblesse ou alors aurait rit de son incapacité. Alors que le gamin criait contre vous des injures, vous faisiez mine de ne pas les entendre. D'ailleurs, sur ce point nous ne sommes pas sûr, étiez vous en train de l'ignorer ou n'entendiez vous vraiment pas ses complaintes ? Il jurait de vous faire déguerpir car c'était à lui de profiter de l'eau et des trésors qui s'y cachait et non pas un pauvre Malum. Est-ce qu'il était lui aussi un Ulfurbe ? Comment se faisait-il qu'il connaissait la nature de votre existence que vous même ne connaissiez pas ? Il cachait plus d'un talent dans son sac, vous en étiez certain. Mais ce n'est pas pour autant que vous alliez lui obéir ou même lever un doigt vers lui. Oui, c'est vrai, vous aviez tenter l'instant d'avant de l'atteindre pour le frapper mais puisque la tentative avait échouer, il n'était pas question de recommencer : Qu'il vienne ce petit incongru. Aussitôt dit aussitôt fait. Alors que vous vous étiez remis en position horizontale afin de vous prélasser comme tantôt au grè des vibrations de l'eau, voilà qu'il atterrissait sur votre torse dévoilé profitant de l'instant pour prendre appui et plonger à vos côtés pendant que vous, vous couliez. Ouvrant vos yeux qui étaient fermés, peu attentif à ce que le gamin faisait -et pourtant, nous savions que vous auriez dû pour éviter la situation actuelle-, on aurait pu croire que la surprise se transformait peu à peu en panique. Pas du tout, la surprise était effectivement en votre sein mais il n'y avait rien de plus. Refermant vos paupières alors que votre tête était immergée, vous battiez des bras pour remonter à la surface. C'était sans compter sur ce malin qui vous avait déjà attaché une pierre à votre cheville. Oui, nageant vite et ayant tout préparé, voilà qu'à l'instant même où il plongea, il sortit de sa sacoche une pierre attachée à une corde préparé sur le chemin, prévoyant qu'il y aurait des visiteurs indésirables. Cela faisait longtemps qu'il attendait, tapis dans son coin en train de préparer son coup, et vous en étiez sa victime. Pauvre de vous, en voyant votre pauvre tête de déchet, il s'est empressé de vous prendre comme cible. En même temps, avec votre tête au teint toujours plus mortel et votre manie à regarder ailleurs lorsqu'on vous demande attention, c'était sur que vous étiez en ce moment, une cible, une pauvre cible impropre à la consommation. Même des bêtes mangeuses d'hommes n'aurait pas voulu mordre votre chair car vous en étiez plus un. Vous étiez mort et aviez ressuscité par la prouesse de votre méchanceté. Pourtant, c'était vous qui étiez martyrisé. Après quelques années à massacrer, auriez vous oublier comment se servir de vos dagues pour décapiter un enfant ?
Ah non, vous n'aviez pas totalement perdu la mémoire, ou du moins, vous aviez remarqué les deux armes dans votre ceinture puisque vous en sortiez une. Nous vous avons remarqué, avec votre détermination et votre engouement inexistant, en train de couper la corde qui vous reliez avec votre châtiment semblable aux prisonniers ou aux esclaves. Une fois libéré, il n'était pas encore temps de respirer mais plutôt de battre des pieds pour remonter. Oui, vous étiez bien descendu avec ce poids qui vous entraînait vers des trésors et des sculptures architecturales cachés. Mais vous n'aviez pas eu le temps de voir. Aviez-vous eu envie au moins ? Ouvrant les yeux juste pour la nécessité de couper, de trancher pour rester en vie, vous n'avez ne serait-ce que pensé à jeter un œil à ces magnificences du cœur et de l'esprit des explorateurs marins. Bon, le principal étant que le but de cette marche jusqu'au Berceau des Merveilles avait porté ces fruits, vous étiez lavé. Vous saviez à l'avance que rien ne sert de se pressez puisque tout vient à point à qui sait attendre. Alliez vous partir pour autant ? Non, sûrement pas. Nul qui trouble la tranquillité satisfaite de Zaaco T'Såe le paiera du prix cher ! Après, une question, nous vous la posions en même temps que vous vous la posiez. Comment le faire sans trop fatiguer votre être emplis de paresse ? Remontons déjà à la surface. Une fois fait, vous regardiez autour de vous. Vous pivotiez sur vous-même en nageant toujours à la même place. Sans l'affichez, vous craigniez que l'ennemi disparu ne vienne d'en dessous. Le tension emplissait votre être alors que vos cheveux blancs tombaient sur vos cils. Vous ne saviez en vérité que faire. La meilleure solution aurait été de laisser cet endroit tranquille, pourquoi ne le faisiez vous pas ? Était-ce une sorte d'orgueil mal placé ? Non, toujours pas. Nous n'arrivions pas à vous comprendre nettement. Toujours est-il que vous avez décidé de rester, toujours à la même place. Lorsque vous avez fini par avoir le tournis, vous êtes resté immobile tout en battant des pieds pour ne pas couler. Oui, pour vous, la plus simple manière pour ne pas vous épuiser était de régler le problème en attendant que le gamin vous attaque plutôt que d'aller jusqu'à la rive. Où alliez-vous aller après ? Vous n'aviez pas le courage d'y penser et de marcher ni même de battre bras et jambes pour vous poser plus loin au sec. Vous n'aviez la volonté de rien et si vous restiez sur place à ce moment, c'était juste pour ne pas vous abandonner à la mort. Vous étiez à cette frontière-ci. C'était dangereux comme conviction, c'était triste. Mais même avec toute votre envie de vous abandonner complètement à la flemmardise tueuse, vous saviez que vous aviez ressusciter pour une raison bien que ni vous ni nous ne la connaisse.

La menace ne venait pas de l'endroit que vous croyez, rien n'agrippa vos jambes pour vous entraîner vers les profondeurs d'outre monde et rien ne fonça vers vous vers le côté et pour finir rien n'apparut de l'eau pour vous attaquer. Non, nous avions raison. L'adversaire venait du ciel, tout ailé. C'était bel et bien un Ulfurbe et il semblait plus puissant que vous ne l'étiez. Alors que vous le regardiez virevolter avec vos yeux ronds, il parla, il vous parla. Et pour couronner le tout, vous l'écoutiez :
- Eh bien ! Il semble que j'ai enfin réussis à attirer ton attention, saleté de Malum !
Vous ne compreniez pas, qu'est-ce qu'un Malum ? Vous ne saviez rien, et c'est en partit pourquoi vous vagabondiez la soirée durant. Par contre, durant cette phrase qui semblait déjà trop longue à votre goût, vous avez pu admirer son vol d'oiseau. Comment avait-il pu cacher ses ailes pendant les minutes où il vous intimidait ? Peut-être étiez vous tellement absorbé par la complainte de votre vie que vous n'avez pas remarqué ? Ou alors était-ce car vous n'accordiez peu d'importance à ce qui vous entourait ? Non, nous allons vous dire la véritable raison : Cet enfant qui vous attaquait était un mage talentueux, et vous auriez mieux fait de vous enfuir au plus vite. Mais à la place, vous avez simplement répondu :
- Apprends moi à voler.
Après ceci, voilà qu'il rigolait à gorge déployée. Lui, aider quelque chose comme vous ? Jamais de la vie, plutôt vous déchiqueter plusieurs fois et changer la belle eau en rivière de caillots de sang ! Il était un être avide de gourmandise tout comme vous l'étiez avec le repos. Tout ce qu'il voulait, c'était profiter du délice de l'eau fluide et des trésors enfouis. Pourquoi vous l'empêchiez d'accéder à son dû, il s'était préparé des mois durant... Voilà ce qu'il vous contait, pendant que vous vous en fichiez. Vous aviez besoin d'apprendre à maîtriser ses ailes farouches pour ne plus utiliser vos pauvres jambes fatigués. Et pour aller où ? Vous n'aviez nul part où aller mais vous n'aviez aussi aucune raison de rester. Le fait que l'individu continue son monologue commençait à vous agacer, dans le même temps, vous saviez que vous n'aviez aucune chance contre lui, vous n'aviez d'autres choix que de le laisser converser. Pas besoin par contre de l'écouter. Vous le regardiez toujours avec ses ailes magnifiques et vous étiez en train de déployer les vôtres au dessus de l'eau. Tout en les regardant, vous vous demandiez si elles étaient aussi belles. Aussi sombre oui, peut-être plus courte, elles semblent également aussi fraîche qu'un nouveau né. Alors que vous n'avez plus le regard vers votre congénère de race mais sur vos attributs nouvellement acquis, l'enfant vient se placer devant vous, en vol stationnaire, ne bougeant les ailes que comme vous agitez les jambes : très peu.
- Que fais-tu ? Pourquoi tu ne me regardes pas ?
Tout comme vous, nous nous demandons en quoi est-ce obligé de l'admirer, est-il gourmand au point de se nourrir de sa propre vanité ?

Alors qu'il s'approchait doucement de votre visage, il vous donna un coup de pied qui fit claquer vos dents. Votre tête fut projeté en arrière, directement en confrontation avec l'eau. Qu'avait-il donc à s'engager dans votre noyade ? Il voulait pourtant que vous partiez, si jamais il vous tuait dans l'eau, vous alliez encore plus gâcher l'endroit, non ? Il fallait que vous lui disiez, il vous laisserait sûrement tranquille après ça. Vous ressortiez la tête de l'eau, près à ouvrir la bouche. Malheureusement pour vous, vous avez encore été trop lent. Qu'y avait-il de dur à user d'un muscle pour formuler des paroles ? Alors que vous repreniez votre position initiale, il était déjà derrière vous. Se penchant, passant ainsi d'une position verticale à une position horizontale, il vous prenait aux aisselles. N'avait-il pas honte de prendre un homme nu dans ses bras, quel enfant sans vergogne ! Il tâchait de vous soulever, vous laissant vous surprendre quand à la force de ce gamin comparée à la votre. Enfin, vous surprendre était un grand mot, comme jadis il vous bondissait dessus, vous aviez juste écarter un peu plus vos paupières avant de les refermer de nouveau. Voilà comment se manifestait un quelconque étonnement chez vous, il aurait fallu être devin pour le remarquer. Mais par contre, voilà que décolliez peu à peu de l'eau laissant juste les vibrations témoignées de votre passage. Qu'allait-il donc vous faire subir ? Il allait toujours plus haut. Vous ne tentiez pas de vous débattre, vous saviez que ça n'aurait pas été bénéfique, surtout en voyant vers quel endroit il allait, mais aussi car ça vous aurait coûté trop d'énergie. Nous avions deviné, comme un vil voyou, il allait vous apprendre à voler, à la façon d'un Ulfurbe. S'arrêtant au dessus d'un grand rocher en pointe, il avait prévu de vous lâcher. Même ça, vous aviez pu le deviner à la façon dont il riait. C'était mauvais, si vous finissiez par voler aussi maladroitement que la première fois, ça allait vous faire mal. Vous n'étiez pas prêt à mourir, pas après avoir recouvrer la vie. C'est sûrement pour cela que lorsqu'il vous lâcha, vous vous êtes agrippé à sa cheville, le déstabilisant. Alors qu'il pestait contre vous, il chutait lui aussi. Oui, vous aviez déstabilisé sa posture, et il semblait paniqué tout autant que vous lorsqu'il avait lâcher son étreinte. C'était d'ailleurs un moment qui restera gravé dans nos mémoires. Tout surpris, vous aviez même ouvert la bouche, poussant un petit cri bref de surprise, vraiment très court avec une voix très faible puisque nous doutons que votre tortionnaire l'ait entendu, lui. Mais ce semblant de panique avait provoqué chez vous un semblant d'adrénaline, c'est pour cela que vous avez agit en vitesse en attrapant le bout de sa jambe. Maintenant qu'il avait bien compris que la faute à sa descente diagonale était vous, il vous donnait des coups de pieds puissants avec son autre jambe. Nullement atteint psychologiquement par ses attaques, vous commenciez pourtant à saigner, il n'était pas doux mais vous n'étiez pas douillet. Attendant que vous ne soyez pas au dessus d'un rocher quelconque et menaçant, vous lâchiez prise afin de continuer une descente en chute libre par vous même. Vous n'avez même pas essayer de déployer vos ailes pour voler, vous vouliez éviter une pauvre ridiculisation et un important effort, ne serait-ce que de votre point de vue. *PLOUFF*
Encore une fois, vous preniez l'eau, lavant le sang à flot de votre visage. Etant donné qu'en ce soir, vous vous êtes lavés plusieurs fois, vous étiez en train de penser que pour les prochains jours, le lavage de votre corps frêle ne serait pas nécessaire. Et vous pensiez également au tee-shirt que vous aviez laissé échapper de vos mains il y a quelques temps déjà. Ressortant la tête de l'eau, vous regardiez aux alentours avant qu'on vous attaque pour essayer de le trouver. Nous spéculions sur votre avenir autant vous le faisiez : "Si jamais je ne le retrouve pas tout de suite, il faudra le faire après coup, la plaie." Oui, il fallait gagner du temps, nous étions d'accord avec vous, surtout qu'un corbeau de mauvaise augure fonçait droit sur vous.
- Saleté de Malum ! Je vais te détruire !
Animal qui semblait vraiment de mauvaise humeur, l'aviez vous d'une façon ou d'une autre un peu mis sur les nerfs ?
Et puis vous vous rappeliez, oui, vous connaissiez un petit lot d'ensorcellements. Ils étaient inscrits dans votre mémoire, peut-être serait-ils utiles, seulement quelques secondes face à un ennemi si puissant -et au vu de votre maîtrise magique dont vous aviez même oublié l'existence- mais cela allait vous sauver la mise et vous permettre de retrouver un haut qui était partis en balade tel un bateau pirate allant conquérir les mers. Vous concentrant pour former un clone, quelque chose de difforme apparaissait, il vous ressemblait, du moins le haut du corps qui était au dessus de l'eau, mais il n'était pas semblable en tout points. Alors que vous étiez en pleine concentration, vous plongiez pour vous échappez. Beaucoup d'actions en peu de temps, après que cet affrontement soit finis, il allait falloir que vous fassiez une sieste. Une longue sieste de plusieurs jours même. Si vous n'étiez pas sous l'eau, vous seriez en train de bailler. Etant obligé de garder les yeux ouverts pour guetter vos arrières, ils commençaient à prendre la teinte du sang que vous avez aimé faire couler pendant de longues années. Aimiez vous vraiment ça d'ailleurs ? En tout cas, vous n'aimiez pas les petits picotements induits par le flot turquoise. Votre clone se fit rapidement détruire, vous ne savez comment et vous n'aviez que peu d'avance. Le fait que l'eau soit limpide laissait voir sous sa surface, vous, nageant avec difficulté avec un poids supplémentaire : vos ailes mouillés. Avant que le môme bien plus expérimenté que vous ne vous choppe, vous cherchiez, en usant d'un autre enchantement, où se trouvait votre habit. Trop loin peut-être, vous n'arriviez pas à le localiser. Au vu de vos talents, nous devinions que vous n'auriez pu le trouver que si il était à moins de deux mètres, même pour cela, vous étiez pathétique. Le mâle volant plongea ses pieds sur votre dos, essuyant sa crasse sur vos ailes. Quel effronté. Alliez-vous vous énerver ? Non, toujours aucun sentiment ? Vous étiez vraiment un être difficile à cerner, nous l'affirmions. Enlevant son poids de vous, le gamin s'était remis à voler au dessus de votre être tel un rapace s'amusant avec son poisson. Il vous saisissait par une aile et vous enlevant de l'endroit où vous nagiez, vous projetait au loin, en dehors de l'eau. Alors que vous aviez la tête en terre, le voilà qu'il s'exclamait :
- Et ne tente même pas de revenir dans l'eau, celle-ci est la mienne !
Très bien, nous vous avons vu vous relever et vous tourner vers le chemin qui s'offrait à vous. De toute façon, vous n'étiez pas capable, vous le saviez. Non loin se trouvait votre haut et votre sac. Oui, vous l'aviez oublié mais vous n'avez pas non plus été content de le retrouver malgré qu'il contienne un lot d'objets. Et la carte, était-elle aussi mouillée que vous l'étiez ? Vous ne saviez même pas que vous en possédiez une.

2728 mots
Ven 2 Juin - 15:58
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