[Terminé] Le premier abordage [Solo]

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Nanthun - Domum - II
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Alors que je montais sur le bateau, je compris quelque chose : une nouvelle vie s’offrait à moi. Je pouvais voyager, bon pas encore où je voulais, et vivre des aventures palpitantes. Tout ce dont j’avais toujours rêvé. Sur le pont du navire, plusieurs pirates s’afféraient à différentes tâches comme nettoyer le sol et les canons ainsi que les réarmer ou encore aiguiser les épées. Il y avait tant de choses à faire mais pour l’instant, une seule me préoccupait, trouver où j’allais m’installer.

Du coup, je descendis dans la cale, là où étaient les cabines de l’équipage. Je jetai un rapide coup d’œil et remarquai qu’elles étaient presque toutes complètes. Il n’en restait plus qu’une et tout naturellement je m’y dirigeai. Celle-ci aussi était occupée mais il restait une place. De ce fait, je plaçai mes affaires sur un des deux lits, qui semblait libre, puis je m’y assis. La pièce n’était pas très grande mais il y avait tout ce qu’il fallait : deux lits, une grande armoire qui comprenait deux tiroirs qui fermaient chacun avec une clé différente ainsi qu’une petite table et deux chaises. J’ouvrit alors l’armoire et remarquai que seul la moitié des étagères était prise et je pris donc l’initiative d’y ranger mes affaires. Parmi celles-ci, il y avait des vêtements en grosse majorité, un vieux livre de contes que ma sœur m’avait donné (elle pensait que cela pourrait me distraire si je m’ennuyais) et quelques autres souvenirs de ma famille.

Qui t’as permis de rentrer dans ma cabine, déclara une voix forte à l’entrée de ladite cabine.

C’est le Capitaine Dreyan qui m’a dit de venir ici, répliquai-je, alors laisse-moi ranger mes affaires.

Quand j’eus fini, je fermai la porte et regardai à l’entrée qui m’avait parler. À ce moment-là, je sursautai. Je m’attendais à voir un Edsere de forte stature mais au lieu de ça, je vis un homme avec des cornes qui pointais vers l’arrières. De plus ses jambes était recouverte de fourrure noire et se terminaient par des sabots.

Tu es un…

Oui, je suis un Satyre. Je suis Adaïr du Clan du Désert,
déclara-t-il sur un ton méfiant et en tendant la main.

Très bien, moi c’est Cyrian. Cyrian Valéar. Mais qu’est-ce que tu fais ici, je pensais que vous viviez en tributs.

C’est une très longue histoire que je te raconterai une autre fois. Enfin, si tu le mérites.

Au fait, tu sais si on part bientôt ?

On ne devrait pas tarder et de toute façon le Capitaine nous appelera.


En effet, l’appel ne tarda pas et une dizaine de minutes plus tard nous étions tous sur le pont, face au Capitaine Dreyan. Nous étions une trentaine face à lui quand il prit la parole :

Chers moussaillons, nous partons aujourd’hui pour un long voyage et nous ne reviendrons pas à la Terre des Rescapés
avant longtemps. Aussi j’aimerais que vous accueilliez comme il se doit notre nouveau matelots, Cyrian !


Il s’en suivit des hourras et des sifflements pendant quelques instants avant que le Capitaine ne lève la main pour nous intimer le silence.

Je n’ai plus qu’un mot à dire… Tous à votre poste ! Puis, il ajouta sur un ton plus calme, et Cyrian, reste ici parce que j’ai à te parler.

Alors que tout le monde se dispersait, moi je restai là, sans bouger. En moins d’une minute, j’étais seul avec le Capitaine qui s’approcha de moi.

Est-ce que ça te dirait de devenir gabier ?

Je n’ai jamais fait ça, Monsieur, mais je veux bien essayer.

Bien,
dit-il avant d’ajouter en criant, Warren, viens ici !

Quand le principal concerné arriva près de nous, le Capitaine s’adressa à nouveau à moi.

Warren va te montrer et t’apprendre tout ce que tu dois savoir en tant que gabier. Et un peu de respect, c’est le Maître d’Équipage. Compris ?

Compris !

Bien, aller au travail.


L’Edsere qui se trouvait face à moi était un peu plus grand que moi mais surtout plus large d’épaules. Cela devait être dû au travail quotidien qu’il effectuait sur le navire. En l’observant mieux, je remarquai que des cheveux blancs commençaient à éclaircir se tignasse noire. Cependant, je ne pus repérer d’autres signes de vieillesses sur son visage. Ses yeux verts pétillaient comme s’il avait vingt ans, et il n’avait presqu’aucune ride. Ce fut lui qui brisa le silence.

Enchanté de te rencontrer, Cyrian.

Moi de même, et que vais-je devoir faire,
demandai-je excité, ce qui arrivait très rarement.

D’abord, est-ce que tu penses pouvoir grimper aux cordages parce qu’il va falloir descendre la voile et on aurait bien besoin d’une paire de bras supplémentaire.

Très bien, on se retrouve en haut,
dis-je avec un air de défi.

Sans plus tarder, je m’élançai sur les cordages qui ressemblaient à une gigantesque toile d’araignée où les cases étaient carrées. L’escalader fut beaucoup plus difficile que prévu que cela n’arrêtait pas de tanguer d’avant en arrière. Après une dizaine de minute je fus enfin arrivé au sommet.

C’est seulement maintenant que tu arrives,
me nargua Warren, dans tous les cas, il faut que tu attrapes cette corde et que tu tires dessus quand je le dirai. Compris ?

Compris.

Les gars,
criat-t-il, à trois vous tirez. Trois !

C’est alors qu’une immense voile blanche se déroula et aussitôt du vent s’y engouffra, nous permettant d’avancer.

Bon, maintenant moi je redescends mais toi tu restes. Et quand je crie un ordre, tu le fais ou en tout cas tu suis les autres.
Tu verras, tu comprendras vite.


En effet, quelques heures plus tard, j’avais assimilé la plupart des ordres et je savais quoi faire dans la plupart des cas.
Sauf qu’un nouveau cas se présenta à nous.

Navire en vue, cria la vigie, et c’est un bateau marchand !

Le capitaine sortit alors de sa cabine, nous appela tous sur le pont et quand nous fûmes tous là, il commença sa harangue :

Une occasion d’abordage se présente enfin, tonna-t-il, je sais que c’est la première fois pour certains d’entre vous mais tout ira bien. Vous êtes entrainés, tenaces, fort et vous avez tous vos points forts. Tous ensemble et si vous vous entraidés une seule issue sera possible. Notre victoire !  

Il eut à peine prononcé son dernier mot que des hourras retentirent à nouveau. Suite à ça tout le monde repartit à la tâche avec un énergie nouvelle. Tandis que le Capitaine manœuvrait pour se rapprocher de l’autre bateau sans que celui-ci ne se doute de nos intention, l’excitation montait chez chacun d’entre nous. Quand nous fûmes assez proche, le Capitaine cria :

À l’abordage !

Et sans prévenir certains gabiers sortir des grappins qu’ils lancèrent pour accrocher l’autre navire et nous rapprocher au maximum. Il ne nous fallut pas très longtemps pour y arriver et une fois assez proche, tous ceux sachant se battre sautèrent sur le bateau marchand. Le combat put alors commencer.

C’était la première fois que je me battais ainsi depuis très longtemps et je trouvais cela exaltant. Les épées et les sabres s’entrechoquaient tandis que certains passaient par-dessus bord. Quant à moi, je m’en sortais plutôt bien. J’arrivais à parer la plupart des attaques contre moi et malgré la longue estafilade le long de mon bras gauche, je ripostais avec beaucoup de hargne. Un coup à gauche, parer avec mes deux cimeterres, désarmer et achever. Voilà à quoi ressemblait mes petits duels et quand je n’arrivais pas à désarmer, je réattaquais jusqu’à ce qu’il commette une faute qu’il payerait de sa vie. Comme je m’en sortais plutôt bien, je regardai autour de moi si quelqu’un avait besoin d’aide. Soudain, je vis un archer qui se préparait à tirer et en suivant sa trajectoire, je vis qu’il visait Adaïr qui était de dos par rapport au tireur. Sauf que l’archer était beaucoup de trop loin de moi pour que je l’arrête. Exaspéré de devoir faire ça, je fonçai vers Adaïr et une fois assez près, je sautai pour le plaquer au sol. C’était in extrémis car j’entendis le soldat contre lequel il se battait s’écrouler au sol. Il s'était pris la flèche qui était destinée à Adaïr.

Je te dois la vie, déclara le Satyre, merci.

Alors qu’il me remercia, une corne retentit et tous les combats s’arrêtèrent. Le Capitaine du navire marchand prit alors la parole :

On se rend, arrêtez tous les combats.

Les soldats ennemis restant lâchèrent leurs armes qui tombèrent dans un grand fracas. Ensuite nous nous mîmes à la tâche et attachâmes tous les survivants que nous rassemblâmes dans un coin de leur bateau. La Capitaine descendit dans la cale pour voir ce qu’ils transportaient et par conséquent notre butin. Il trouva plusieurs casses remplies d’armes et d’armures, que nous vendrions certainement après nous être servis ainsi qu’un coffre rempli de pièces que le Capitaine diviserait en fonction de chacun tout en restant équitable. Après pris tout ce qu’il nous fallait, tout le monde retourna sur le bateau. Quand nous fûmes assez éloignés, j’entendis :

Feu !

Je me retournai juste à temps pour voir que le bateau que nous avions abordé coulait. Je me tournai vers Adaïr :

Pourquoi est-ce qu’ils l’ont coulé ?

Pour éviter qu’il ne reste des témoins. Des fois on prend des otages pour qu’ils payent une rançon, mais pas cette fois-ci.


Alors que j’allais m’en aller, il me retint :

Au fait, j’ai une dette envers toi, je te dois la vie, déclara-t-il, du coup je t’accompagnerai autant que je le pourrai jusqu’à ce que ma dette soit payée.

Très bien, on va boire quelque chose ? Parce que je meure de soif et j’ai une bouteille de rhum…

Quand on me prend par les sentiments, je ne peux rien refuser. Alors c’est parti pour le rhum !


1624 mots


Mer 31 Mai - 12:12
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