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L'invité de marque [Avec Vàsa Nibelun]

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En sa qualité d'aînée et d'héritière, Aslaug se levait tôt le matin des grands départs. Ce matin là, il faisait encore nuit alors qu'elle se glissait dans les écuries à la lumière d'une lanterne. Elle considérait que c'était de son devoir de prendre la responsabilité des derniers préparatifs et notamment de préparer les chevaux pour en soulager ses parents dont le travail commencerais à Synkaalia.
Un grand tournoi organisé par la reine s'y tenait, qui ne manqueraient pas d'attirer de nombreux étrangers de toutes sortes qui ne manqueraient pas d'avoir besoin d'un nouveau cheval, d'une paire d'étriers, d'un fourreau incrusté de pierreries ou d'une broche à offrir en gage d'amour. C'était autant d'éléments que les Yram produisaient grâce à leur élevage et à leur atelier équipé d'une petite forge.
Ce genre de festivités était une grande partie du revenu de la famille et Aslaug en avait bien conscience en sortant de leur somnolence la paire de chevaux qui tirait la charette.
Une fois les bêtes attelées, elle les mènerait jusqu'à l'atelier pour charger dans la remorque plusieurs coffres métalliques fermés à clé qui contenaient les marchandises précieuses. Elle y ajouta une caisse en bois: ses propres créations, des statuettes de pierres représentant des animaux. Il fallait les arrimer avec le plus grand soin, car les quatre enfants les plus jeunes de la famille voyageaient dans la charrette, une fois ceci fait, Aslaug ramenait le véhicule devant la maison. Sa belle-mère y chargeait leurs effets personnels et y installait les petits, pendant que son frère Faraug, elle et son père partaient préparer leurs chevaux de selle et attachaient ceux dont ils allaient se séparer en convoi derrière la charrette.
Leina, la belle-mère d'Aslaug se mettait aux commandes du fourgon. Le trajet pouvait être dangereux, comme tous les trajets comportant un important transports d'objets précieux. Malgré leur jeune âge, Aslaug et son frère étaient aussi investi de la mission de protéger la cargaison que leur père et leur belle-mère.
Elle passa donc le voyage sur son hongre bai qu'elle appelait Trèfle, la lance à la main sur l'ordre de son père. Tous étaient armés, même sa si paisible en apparence belle mère, Leina, portait un glaive à la taille et gardait un arc sous le banc de la charrette.
Le voyage était beau mais la tension certaine, aussi ce fut un certain soulagement d'arriver à destination.

Ils installaient tous les ans leur campement juste à l'extérieur de la ville, où ils avaient de la place pour les chevaux et la protection de la garde locale pour leurs joyaux. L'emplacement était toujours le même et l'habitude toujours la même: Aslaug sauta du dos de son hongre et fouilla dans ses fontes pour en sortir un rouleau de corde.

«Tiens moi ça!» jeta-t-elle à son frère en même temps que la bride de son cheval.

Le garçon lui jeta un regard venimeux mais elle s'éloignait déjà vers le chariot pour s'emparer de deux poteaux aux bouts ferrés dans le chariot. Plantés chacun à une vingtaine de mètres de distance, on tendait ensuite une corde entre les deux. On pouvait ensuite attacher en quinconce une dizaine de chevaux. Une toile de tente pouvait ensuite être tendue pour protéger les animaux des intempéries.
Aslaug était seulement en train de tendre la corde quand un gamin un peu plus jeune qu'elle traversa le champ en direction de leur campement. Il portait des vêtements aux couleurs d'une grande maison de la ville. Elle le savait car elle les avait déjà aperçues à plusieurs occasions dans Synkaalia mais ne savait pas à quoi cela correspondait exactement.
Il était désormais clair que le page venait pour eux il n'était plus qu'à quelques mètres du campement. Aslaug espéra qu'il lui demande de le mener à ses parents. La curiosité la piquait au vif et elle aurait pu soutirer des informations au page sur ce qui l'amenait ici. Mais le garçon en livrée passa près d'elle en lui adressant tout juste une formule de politesse et alla directement voir Leina et et Faring, qui montaient une des deux tentes destinées à les abriter.
L'émotion fut palpable, même si Aslaug se trouvait trop loin pour entendre ce qui se disait. Le page tendit un pli à sa belle-mère qui l'accepta d'un air circonspect, avant de pâlir dans une expression de crainte mêlée de joie.
Malgré leurs questions répétées, aucun membre de la famille ne pu extorquer d'information à Leina qui avait rangé le papier dans sa manche avec une expression rêveuse mais un pli soucieux entre les sourcils. Elle savoura son mystère jusqu'au dîner, où elle annonça à l'assemblée la nouvelle: ils allaient recevoir une visite et avaient besoin de vêtements neufs.


Les journées d'Aslaug étaient déjà chargées en temps normal lorsque ses parents participaient à une foire. Leina vendait ses ouvrages à un bout de la ville et Faring ses chevaux à l'autre bout, si bien que c'était son rôle de faire l'émissaire entre les deux et elle passait une grande partie de son temps à traverser les rues bondées pour passer des messages entre eux. Sans parler des moments entre les deux où il fallait donner à boire aux chevaux, conseiller un client sur la boucle de baudrier qui irait le mieux avec son fourreau ou calmer le bébé qui ne s'arrête pas de pleurer alors que les acheteurs se multiplient.
Ce fut encore pire cette fois ci, à chaque instant libre, sa belle-mère l'entraînait pour acheter une nouvelle nappe, son père pour choisir les rubans qu'il tresserait dans la queue des chevaux, Faraug pour qu'elle le conseille dans le choix d'une tunique neuve.
Le troisième jours, ils quittèrent leurs échoppes au milieu de l'après-midi pour se préparer à la venue de l'émissaire du clan Nibelun. Ils s'occupèrent en premier lieu de soigner les chevaux. Aslaug et Faraug reçurent la fastidieuse tâche de panser les quinze chevaux jusqu'à ce que leurs robes brillent mais aussi de démêler leurs crins et de tresser leurs queues.
Ils allèrent ensuite se baigner à tour de rôle et s'habiller pour accueillir leur prestigieux invité. Aslaug n'avait pas tenu à en faire autant que sa belle-mère, qui portait autant de bijoux de sa confection qu'il était possible. Elle portait une tunique blanche sur ses culottes pourpres et avait ses bottes de cavalière, duement graissée aux pieds. Mais malgré tout elle avait tressé ses cheveux et avait accepté de porter quelques bijoux du stock de Leina, en l'occurrence un fourreau gravé dans lequel elle avait mis sa dague et deux bracelets incrustés de petites pierres rouges. Toute la famille portait d'ailleurs l'une ou l'autre pièce issue de l'atelier familial, tous faisant office de vitrine vivante.
La table avait été dressée sous l' auvent de la plus grande des deux tentes et on avait disposé trois chaises autour, l'une pour l'invité, et les deux autres pour Leina et Faring.
Aslaug et Faraug avaient été autorisés à assister à l'échange mais n'avait droit qu'à des tabourets à l'autre extrémité de la table. Le soleil se couchait presque quand ils finirent par enfin disposer le vin et les fruits sur la table d'une manière qui satisfaisait Leina. Plutôt indifférente à l'événement à la base, Aslaug eu enfin un moment de calme pour s'en rendre compte et l'excitation la gagna à son tour. Ce fut en riant et en charriant sa belle-mère et son frère qu'ils couchèrent les tous petits dans la deuxième tente, malgré leurs protestations de ne pas pouvoir participer à ce qui leur semblait une fête.
Excités mais nerveux ils prirent tous les quatre place autour de la table en attendant l'émissaire. Après quelques plaisanteries, un lourd silence s'installa. On ne disait pas que du bien des Nibelun,  comme de chaque grande famille et Faraug lui avait raconté des histoires qu'il avait entendu à leurs sujet qui faisaient peur à entendre.


«Aslaug! Ton bodhan! Va vite le chercher il est dans le chariot!» s'exclama sa belle-mère.
«Tout de suite!»

Aslaug sauta sur ses jambes, trop contente d'avoir une occasion d'être la première à apercevoir l'émissaire. Elle  bondit à l'arrière du chariot: son tambour était appuyé contre le banc du conducteur. Elle s'en saisi et en profita pour guetter les alentours dans la lumière crépusculaire, éclairé ici et là par les feux d'autres campements. Il y avait beaucoup de gens et elle ne savait pas qui guetter. Frustrée, Aslaug retourna sous l'auvent parmi les siens pour attendre, dans cet étrange mélange de liesse et d'angoisse qui imprégnait les siens depuis trois jours.
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Mar 30 Mai - 18:14
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Claquant la langue, le cheval prit de l’allure. Bien que ce soit difficile de naviguer au travers du dédale de la Cité Souterraine, l’Ashryne avait l’habitude et connaissait sa Cité. Tenant la crinière de la bête à une main il la guidait avec une certaine maitrise. Esquivant les étals et autres obstacles qui pouvaient se dresser devant lui, l’animal galopait sans marquer un seul temps d’arrêt. En temps normal aller aussi vite n’était pas recommandé mais avec tout ce qu’il en avait en tête, son désir était de régler au plus vite cette affaire. C’était des plus étrange que ce soit lui qui s’en occupe. Sa participation aux affaires de son clan c’était toujours fait dans l’éloignement. Ce n’était pas une question d’intérêt ou encore de dévouement. Simplement son Père n’avait jamais impliqué Vàsa. Deustan avait toujours su capter les gens, cet homme arrivait à déterminer le potentiel de chaque individu d’un coup d’œil. En y réfléchissant Vàsa devait admettre qu’avant son départ il n’était pas prêt pour ça. L’exposition au monde extérieur avait renforcer qui il était mais surtout lui avait donner l’occasion de comprendre son rôle et de l’accepter. Malgré les échanges qu’il avait eu avec son Père celui-ci avait un comportement étrange depuis son retour. Et même si certaines questions se posaient dans l’immédiat ce n’était pas l’un de ses soucis les plus importants. Chassant de son esprit toutes les pensées qui n’étaient pas liées de près ou de loin à son déplacement, il se concentra sur la tâche qui lui avait été confié. Vàsa ne s’en rendait pas encore compte n’ayant guère conscience de ce qui allait suivre, son chemin allait prendre une tournure qu’il n’aurait jamais prévu.

Arrivé aux abords de la Cité il ralentit l’allure et aperçut ce qu’il cherchait. Deux tentes montées autour d’un étal de taille moyenne. En bordure se trouvait un enclos à chevaux dans lequel quelques bêtes mâchouillait de la paille avec une certaine tranquillité. Un chariot à l’opposé de lui fermait le campement. Mettant pieds à terre il tenta de discerner quelques détails qui lui échappaient vu la distance et n’y parvint pas. Attendant il caressa l’encolure de son cheval et lui murmurant quelques paroles. Des bruits de sabots se firent enfin entendre, trois cavaliers arrivaient à vive allure et s’arrêtèrent au même niveau que Vàsa. La seule cavalière du groupe jeta un regard noir à l’Ashryne qui avait déjà pied à terre. Gardant le silence, son regard parlant pour elle, elle descendu de sa monture. Imité par les deux cavaliers, leur groupe était maintenant au complet. Vàsa, Solamine, Vershka et Golark. Son père avait tenu à ce qu’une Valkyria l’accompagne. Cela pouvait en choquer certains mais les Ashrynes ne faisait aucune différence entre l’homme et la femme. Tous étaient des combattants et fou était celui qui sous estimait les Valkyrias. Solamine défia du regard le fils et fronça les sourcils. « Sir Vàsa, je vous saurais gré de ne plus partir en avant comme vous venez de le faire. » L’interpellé haussa les épaules en guise de réponses. Il savait qu’il avait eu tort mais après avoir passé des mois dans une solitude relative seulement accompagné d’Aerin, retrouvé son clan avait été plus rude qu’il l’avait cru. Il avait parfois besoin d’être seul pour réfléchir et peser les choses. Ce qui n’était pas du tout en adéquation avec la mission de Solamine. Elle était censée veiller sur lui après tout. « Je serais plus vigilent la prochaine fois. Pouvons-nous y aller ? » Elle ne lui en tenait pas rigueur. Flanquée de Golark et Vershka qui étaient silencieux, elle emboita le pas du jeune Nibelun. Ils se dirigèrent vers les tentes dressées plus loin.

Arrivés près de la plus grande tante, le convoi marqua un arrêt. Vàsa n’était pas du tout adepte du protocole cependant il devait s’y plier. Solamine scruta les environs et s’installa vers l’ouverture de la tente qu’elle ouvrit assez pour laisser le passage à Vàsa. « Entre à présent Vàsa Nibelun, fils de Deustan et Lisandra Nibelun. Héritier de la Maison Nibelun et requérant de la Maison Sigurd. » Golark et Vershka entrèrent d’abords et se mirent de chaque côté de l’ouverture. Tous deux étaient deux colosses aux larges épaules et à la musculature impressionnante. Les armures qu’ils portaient étaient estampillé par le sceau de la Maison Nibelun leur donnant une allure dangereuse. Sans parler du fait qu’ils étaient armés jusqu’aux dents et que plusieurs lames étaient visibles. Ils dégageaient tous deux une aura de dangerosité et une promesse mortelle pour quiconque chercherait à nuire à leur mission. Leurs visages n’exprimaient rien de particulier, leurs regards portaient droit devant eux. Vàsa fit enfin son entrée suivit de très près par Solamine. Celle-ci fit une légère révérence et plia légèrement le genou. Vàsa jeta un regard sur la famille qui se tenait devant lui. Pourvu que cette affaire soit réglée rapidement.

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Jeu 1 Juin - 13:42
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Le silence s'installa. Aslaug leva le nez de son bodhan posé devant elle sur la table. Son père regardait ses bottes avec concentration, sa belle-mère rajustait les bagues à ses doigts, le regard hystérique. Faraug regardait dans le vide, fixant un point quelque part derrière sa soeur.
Gagnée par la nervosité ambiante, Aslaug se mit à tapoter du bout des ongles sur son tambour, ajoutant un petit bruit lancinant à l'ambiance pesante sans qu'aucun des convives ne semble s'en apercevoir. L'idée qu'on lui fasse jouer les jeunes filles de bonne famille avec son bodhan et les chansonnette mièvres qu'elle avait apprise pour pousser les badaux à jeter une pièce dans son écuelle la gênait un peu. Jouer des ballades pour un homme qui avait l'occasion de voir tous les soirs démontrer leurs talents les meilleurs musiciens de toutes les races, c'était l'assurance de passer pour un chien savant, un amuseur publique.
La panique la gagnant, Aslaug réalisa à quel point ils étaient ridicules, tous les quatre avec leurs fruits, leur vin, leurs colifichets et leurs tenues trop soignées. Son regard tomba sur ses bottes de cheval graissées et son pantalon soigneusement enfoncé dedans au pli près. La claustrophobie la gagna définitivement à cette vue et elle dut saisir le bord de la table pour ne pas sortir courir dans la boue avec ces fichues bottes trop brillantes aux pieds.

Un pan de la tente se souleva brutalement avec un bruit grandiloquent qui brisa le silence pesant. Une femme en armure acheva de réveiller l'assemblée en annonçant l'émissaire d'une voix forte, déroulant au passage tout le pedigree de son maître: un nom et un prénom ce n'était pas suffisant pour les grands de ce monde. Les deux hommes qui se penchèrent ensuite pour rentrer dans la tente achevèrent de crisper les Yram: énormes, monumentaux et surtout armés jusqu'aux dents dans leurs armures identiques.
Aslaug consulta son père du regard, tout en essayant de garder les mains dignement croisées sur la table malgré ses jointures qui blanchissaient. Le pauvre homme, pourtant bien bâti ne faisait pas le poids face aux deux géants qui semblaient capable de soulever un cheval sous chaque bras. La jeune fille suivi son regard jusqu'au ratelier d'armes au fond de la tente: les instructions étaient claires, si ces hommes ne semblaient pas là pour ce qu'ils prétendaient il ne faudrait pas hésiter.
Mais les deux guerriers se contentèrent de se poster de part et d'autre de l'entrée alors que le fameux Vasà Nibelun annoncé par la femme pénétrait dans la tente.
Immédiatement, Aslaug trouva le personnage peu sympathique, voir plus dangereux que les trois guerriers et guerrières qui composaient son escorte. Il avait le regard pénétrant et un air ironique, légèrement supérieur. Le type ne se prenait pas pour la moitié de la queue d'une poire et ça se voyait. Le genre de noblieau bon chic bon genre qui siffle les filles devant les tavernes en se croyant irrésistible après quelques choppes.
Décidée à mépriser l'émissaire quoi qu'il advienne, par avance et par principe, Aslaug se leva lentement avec son expression la plus glaciale pour accueillir leur invité de marque. Leina pendant ce temps tirait leur meilleure chaise pour inviter leur hôte à s'assoir à grands renforts de rond de jambes.

«Installez vous messire, je vous en prie, c'est un tel honneur de vous recevoir dans notre modeste campement!» puis changeant soudain de voix, elle vociféra pratiquement: «Faraug, va t'assurer que les chevaux de nos invités soient abreuvés!»

Trop heureuse d'échapper aux guerriers lourdement armés et au triste sire, Aslaug s'apprêta à emboîter le pas à son frère pour quitter cet événement décevant. Sa belle-mère, qui semblait avoir plus de mains que d'habitude la retint par un pan de sa tunique, cassant net l'élan de l'adolescente. Humiliée, elle vira au rouge et servi plutôt les boissons comme son père le lui suggéra charitablement.
Aslaug rempli donc huit coupes d'un vin blanc excessivement cher acheté poour l'occasion. Les contenants sortaient bien sur de leur atelier et portaient des motifs végétaux plutôt élégants, ainsi que la première lettre de leur nom de famille, ce qui était plutôt de mauvaise goût. Aslaug remis un verre à chacune des personnes attablées et en posa un quatrième devant la place toujours vide de son frère, puis proposa les trois coupes restantes à l'escorte de Nibelun.
Il était normal que l'adolescente reste pour assister aux discussions: elle était l'héritière et elle prendrait un jour la place de ses parents mais cela ne lavait pas l'affront à sa dignité que lui avait infligé sa belle-mère en la retenant par ses vêtements comme une gamine qui essaye d'échapper au bain.
Certes, Aslaug avait tenté de se dérober à une part importante de son apprentissage de future chef de famille, mais Leina avait eu une réaction manquant cruellement de discrétion. La jeune fille regagna sa place, foudroyant sa belle-mère du regard, puis son père qui n'osait pas bouger et enfin l'émissaire pour faire bonne mesure.

«A votre venue parmi nous!» lança Leina à destination de leur hôte en levant sa coupe avec un enthousiasme forcé.

Aslaug leva les yeux aux ciel discrètement en levant son verre sans rien dire, tentant de faire abstraction de leur hôte qui semblait se payer ouvertement leurs têtes, sa belle-mère qui regardait le noblieau comme une pucelle son premier amour et son père, en tête à tête avec son reflet dans le fond de la coupe.
Après tout, autant jouer leur jeu. Nibelun, dans tout ce chahut avait à peine eu le temps d'en placer une. Aslaug espéra avec un peu de méchanceté qu'il en soit vexé et lui adressa un sourire qui se voulait poli. Elle même senti qu'il ne véhiculait que trop bien le fond de sa pensée et sirota une gorgée de vin pour se donner une contenance. Leina pendant ce temps, continuait à s'éparpiller en bavardages sans intérêt.
Un instant l'adolescente hésita à prendre la parole pour recentrer le débat sur ce qui amenait ce Vasà Nibelun. Mais ses parents se décrédibilisaient très bien tout seuls: ils n'avaient définitivement pas besoin des interventions de leur fille de quinze ans pour passer pour des pécores.[/justify]
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Ven 2 Juin - 18:54
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Vàsa avait demeuré un long moment silencieux. Le visage impassible.  Prenant place à table, il attendu patiemment que l’ainée de la famille serve de la boisson. Elle prit même la peine de dresser et remplir des coupes pour son escorte. Cette famille était sous le joug de l’image et ne voyait pas plus loin que les apparences. Ça n’avait rien d’indélicat ou d’idiot. C’était l’effet escompté. Seulement Vàsa n’était pas de ce genre-là. Il écouta patiemment la mère de famille. A première vue elle était la maitresse de famille. Une fois qu’elle eut finit Vàsa scruta toutes les personnes face à lui. Son regard n’exprimait rien de particulier, brillant de ce vert émeraude sans nuance. Finalement il fit un large sourire qui monta jusqu’à ses yeux avant de soupirer. « Avant de commencer, sachez que tout ce protocole n’est pas représentatif d’une valeur quelconque. Il est évident que je comprends que vous avez eu le désir d’amener cet entretien à une représentativité que vous jugiez digne. Toutefois ce n’est pas aussi simple. » Il éleva la main doucement alors que la mère de famille allait parler. « Outre cela je vous présente Solamine Delkin, Valkyria confirmée et ses deux escortes, Golark Nalm et Vershka Jalis. » Solamine fit une révérence des plus simple. Les deux colosses hochèrent simplement la tête. Une nouvelle fois Leina ouvrit la bouche pour prendre la parole. Vàsa la coupa dans son élan. « Il est fort honorable de leur proposer à boire, cependant ils ne boivent pas en service. Pour ma part je ne bois pas d’alcool tant que rien n’a été établi et signé. Fort de ces faits vous pouvez vous détendre et paraitre comme vous l’êtes, non comme l’étiquette l’indique. » Il souriait de nouveau. Espérant que la tension s’apaise. Vàsa détestait voir ces boniments juste parce qu’il était un Nibelun. La plupart des gens ignorait la signification et l’idée que cela représentait. Evidemment il n’en avait pas contre ceux qui pensaient à tords que ce nom devait amener le respect et la mise en valeur. L’ignorance ne permettait aucune médisance. En revanche il détestait cette image. Afin d’exposer ce fait il prit la peine de définir les choses avant d’aller plus loin. « Sachez que j’ai autant de respect pour vous que pour mon clan. Vous avez su mettre à l’œuvre votre savoir-faire et votre ambition. Et de là est née l’essor de votre famille et en cela vous êtes plus méritants que beaucoup. Nous respectons cela et c’est en ça que nous avons donné lieu à cette rencontre. En dernier lieu sachez que nous considérons les nôtres comme des frères et des sœurs. Et de cela considérez moi comme tel. Je ne vous suis ni inférieur, ni supérieur. Je suis votre égale. Invitez-moi à votre table comme un frère, non pas pour ce que je suis représenté. » Il fit une pause laissant le temps à ses hôtes de comprendre ses mots. « Maintenant que cela est clair laissez-moi tout de même vous dire que j’apprécie les efforts que vous avez déployés. » Vàsa fit un signe de tête vers Solamine qui comprit. La Valkyria s’inclina. « Je vous prie d’excuser notre refus de boire. Sachez que ce sera avec grand plaisir qu’une fois notre service terminé nous nous installerons à votre table afin de partager et de lever nos verres ensemble. » Les deux colosses s’inclinèrent du même mouvement. Les différences existaient seulement le fossé n’avait pas lieu d’être. Le jugement était pour les envieux et Vàsa tout autant que son Père préférait voir leur peuple grandir au travers du potentiel de chacun plutôt que de voir un reflet faussé par un jugement non sur la valeur mais sur le statut social. Le monde était vaste, pour le Clan Nibelun malgré cette vastitude il ne fallait jamais oublier de là où nous venions.  En dernier lieu l’Ashryne fixa son attention sur l’ainée. « Dis-moi, jeune fille Yram, penses-tu que j’ai manqué de respect à ta famille et que je devrais partir présentement ? » Son attention était focalisée sur elle. Son visage reflétait l’intérêt de sa réponse. Une nouvelle fois la mère voulut intervenir mais Vàsa appuya sa question. « Laissez là s’exprimer. Je vous l’ai dit au sein de cette table nous sommes tous égaux. »

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Mar 6 Juin - 12:00
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Un silence gêné s'installa. L'homme ne semblait pas réellement atteint par les efforts des Yram pour lui offrir un accueil princier: c'était donc de l'énergie et de l'argent jeté par les fenêtres. Aslaug espérait donc que l'accord avec les Nibelun serait réellement intéressant. Pour l'instant, l'émissaire les scrutait tous, y compris Faraug qui avait repris place timidement et sans regarder personne. Sa soeur aînée lui mit un coup de pied discret sous la table pour qu'il se rappelle de faire preuve d'un minimum de dignité. Il lui jeta un regard courroucé qu'elle soutint avec froideur avant de reporter son attention sur leurs invités, juste à temps pour voir Vasà Nibelun sourire de toutes ses dents. Cela n'apaisa pas la méfiance de l'adolescente: les loups aussi, sourient avant d'attaquer. Puis il prit la parole. Aslaug jugea qu'il parlait comme un livre, sans réussir à déterminer si c'était un bon ou un mauvais signe.
L'émissaire s'adressa à eux pendant quelques instants, expliquant qu'il ne se fonderait pas sur leur accueil pour les juger et leur présentant son escorte. Deux fois, Leina tenta de reprendre la parole et deux fois, Nibelun la fit taire d'un petit geste de la main, à la grande satisfaction d'Aslaug qui adorait sa belle-mère mais ne pouvais plus supporter de l'entendre babiller comme une sotte.
Leina acceptant enfin de rester silencieuse pour écouter parler leur invité, ce dernier reprit. Il salua la bonne marche de leurs affaires et les talents qui se trouvaient derrière, puis les éleva au rang de sa fraterie. Aslaug était la première née d'une multitude d'enfants et la fraternité n'était pas pour elle un sujet de plaisanterie: les implications que cela avait étaient à la vie à la mort selon sa perception. Si ces paroles n'étaient pas prononcées à la légère, Vasà Nibelun venait de jeter une corde entre le destin de son clan et celui des Yram. L'adolescente était troublée par cette histoire mais pas autant que Leina qui était devenue rose de plaisir. Aslaug était très perturbée de voir sa paisible belle-mère se comporter comme une fillette de treize ans. Elle regrettait de ne pas être une femme faite, pour pouvoir prendre le contrôle de la situation. Il ne fallait pas compter sur son père pour ça: les mots et la conversation n'étaient pas son fort.
Nibelun reconnu finalement que les efforts de présentation de la famille l'avaient tout de même touché et il sembla à la jeune fille que sa belle mère allait exploser de contentement. La Valkyria de l'escorte exprima ensuite son désir de s'assoir parmi eux plus tard pour boire son verre et fraterniser. Elle impressionnait beaucoup Aslaug qui était  presque tremblante quand elle croisait son regard. Elle aurait adoré, dans des circonstances moins formelles, l'inonder de questions sur sa charge et se promit qu'elle lui en glisserait quelques unes sur le ton de la politesse si l'occasion s'en présentait.
L'adolescente fut extrêmement surprise que Nibelun s'adresse à elle ensuite. Elle ne s'attendait pas du tout à ce qu'on lui demande son avis. Les parents n'avaient fait rester les deux aînés que pour les guider sur la voie du futur chef de famille et dans une moindre mesure, en signe de prestige. Certaine que Leina allait prendre la parole à sa place, vu la panique qui se lisait sur son visage, Aslaug ne se prépara pas à répondre.
Mais, une troisième fois, Nibelun fit taire sa belle-mère, lui rappelant la loi d'égalité qu'il avait instauré autour de la table. L'égo de l'adolescente en fut gonflé: pourquoi voulait il l'entendre d'abord? Mystère, mais elle ne pouvait pas manquer cette occasion de faire enfin briller un peu sa famille autrement que par le ridicule.
Aslaug mit quelques secondes à répondre, pesant ses mots avec le plus  grand soin. Il fallait être diplomate pour ne pas chasser leur hôte sans pour autant se montrer aussi flagorneuse que sa belle-mère.

«Les miens m'appellent Aslaug, vous pouvez faire de même si vous le désirez. Mon frère se nomme Faraug.» dit elle en guise de préambule, Leina n'ayant pas pris la peine de les présenter plus tôt. Elle avait décidé de jouer la carte de l'honnêteté, gardant toutefois pour elle sa méfiance: «Je ne pense pas que vous nous ayez manqué de respect. Nous sommes une famille modeste et ce genre d'événements ne fait pas partie de notre quotidien, mais votre présence reste un honneur même si nous sommes égaux. Je pense parler au nom de tous si je dis que vous et votre escorte êtes les bienvenus sous notre tente ce soir. Si vous êtes venus en frères nous aurons toujours de la place pour vous à notre table.»

Son père appuya ses paroles en hochant la tête. Sa belle-mère ne dit rien et préféra boire quand elle tenta de croiser son regard. Plutôt satisfaite de son élocution, Aslaug se demanda anxieusement si sa tentative de dissiper le voile de naïveté qui les drapait avait fonctionné. L'adolescente ne savait pas si Nibelun était réellement venu les bras ouverts et dans ce but, mieux valait paraître intelligent à défaut de pouvoir paraître puissant. L'homme lui paraissait toutefois plus sympathique qu'avant.

  «Souhaitez vous voir quelques unes des pièces de notre atelier?» reprit brutalement Leina sur un ton trop enjoué pour ne pas sonner faux.
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Mar 6 Juin - 17:07
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Vàsa accueillit les mots de l’ainée avec un sourire. Elle comprenait différents choses sans en avoir tous les tenants et les aboutissants, ce qui était un bon point. Lui laissant délibérément le choix de défaire cette rencontre en une phrase, celle-ci avait montré une réponse digne et juste. Sa famille appuya sa réponse chacun des membres à leur manière. Il laissa s’écouler quelque seconde avant de répondre quoique ce soit. Leina Yram profita de son silence pour lui proposer d’inspecter la marchandise. L’Ashryne n’avait pas quitté des yeux Aslaug. « Votre fille a du répondant. Et pour répondre à votre question ça ne serait pas nécessaire. Une enquête en amont a déjà été menée. Il est aussi important pour vous de comprendre que le Clan Nibelun possède ses propres traditions. En l’occurrence chaque membre de la famille à voix au chapitre. Nos plus jeunes sont entrainés et amenés à l’expression de leur potentiel relativement tôt. » Enfin il détourna les yeux d’Aslaug pour les reporter sur Leina. Laissant quelques secondes pour comprendre le sens de ces mots il tendit la main vers Solamine qui s’approcha et déposa un parchemin scellé par le sceau des Nibeluns au creux de sa paume. « Comme vous le savez je suis venu ici dans l’intention d’établir un accord entre nos deux Maisons. Nous vous proposons de vous affilier au Clan des Nibeluns. Dans des termes plus concrets cela vous donnera accès à tout l’empire commerciale que nous possédons et vous aurez aussi accès aux différents avantages qui les accompagnent. Golark Nalm et Vershka Jalis font partie de ces avantages. Ce sont eux qui assureront votre protection si vous venez à accepter. » Son entrée en matière pouvait paraitre brutale et dénuée de sentiments. Ce n’était pas le cas. Devant cette prise de position il avait le désir de percevoir qui ils étaient. Les gens réagissaient de différentes manière et l’offre que leur faisait Vàsa serait difficilement refusable néanmoins il fallait comprendre l’implication et la volonté que ça engendrait. Cela pouvait être perçu comme une assimilation, il n’en était rien. Chaque famille avait sa propre façon de fonctionner et de rendre hommage à leur manière. Respectueux de leurs gens les Nibeluns appréciaient de voir leurs propres coutumes évoluées en fonction des ajouts. « Vous avez parlé de fratrie Aslaug Yram et en ce point sachez que nous considérons chacun des nôtres comme un frère ou une sœur. C’est face à la vie que nous faisons face ensemble. Que ce soit tes parents aujourd’hui, ou toi plus tard vous aurez droit de faire valoir vos exigences et ce en tout temps. L’égalité et l’honneur sont des choses importantes toutefois ce qui donne vraiment cœur à notre Clan est le lien fraternel qui nous unit. » Au fil de ses paroles son attention c’était porté sur la jeune fille. Sa voix exprimait clairement que c’était un idéal pour Vàsa et que rien ne pourrait le faire déroger de cet idéal. Tendant le parchemin par-dessus la table afin que Leina le saisisse il continua sur sa lancée. « Vous avez deux possibilités soit nous signons un accord de principe dès ce soir soit vous souhaitez revoir certaines clauses et à ce moment-là nous les examinerons pour parvenir à un accord. » Le refus était peu envisageable, Vàsa le savait. C’était ainsi non pas parce que la famille Yram ne pouvait refuser mais plutôt parce que les perspectives d’avenir que leur offrait le Clan Nibelun était difficilement réfutables. Vàsa jugeait des réactions de la table avant de continuer et de définir toutes les clauses. 

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Lun 12 Juin - 17:38
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