[QUÊTE]Une soirée au coin d'un feu[PV Kaëlyra]

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Nanthun - Bestia - I
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Après un second voyage en mer Noctis arrive enfin au continent Diapré, un paysage et civilisation que notre voyageur n'a encore jamais eu l'occasion de visiter. Il est plutôt heureux d'être enfin arrivé à destination et impatient de découvrir de nouveaux paysages. Un continent le sépare de son pays natal, mais étrangement ça ne le dérange pas plus que ça. Sont objectif final est simple : voir le jardin elfique suspendu dont il a entendu parler. Mais avant tout guidé par sa curiosité, il visite tout ce qui l'entoure dès son arrivé. S’abreuvant de chaque, Noctis ne remarque pas le temps qui passe et encore moins le froid qui règne peu à peu sur les lieux. C'est dans cette inattention que notre voyageur quitte la ville s'éloignant de la première civilisation qu'il a croisée sans doute trop impatient de découvrir la suite. Il continue alors à marcher, encore et encore en direction de Eleshyë jusqu'à ce qu'un premier flocon interrompe sa course. Étant dans le doute, il finit par regarder le ciel et plisse les yeux en constatant qu'il commence à neigé. Il regarde autour de lui essayant de trouver une solution à ce dilemme. Il avait beaucoup trop marché pour faire demi-tour et il n'a aucune idée de quand est-ce qu'il pourrait atteindre au moins un abri. 

Noctis finit donc par tourner en rond réfléchissant à ce qui est le plus sage. Perdant patience, il finit par continuer la route en espérant intérieurement que les chutes de neige n'empireront pas. Cependant pas de chance pour notre voyageur, la neige finit par s’intensifier doucement... Il continue la marche encore et encore se protégeant au fur et à mesure le visage en posant sont bras en avant. La neige devient épaisse et le vent l’empêche de voir à plus de 20 mètres, 10 mètres, 5 mètres... Une panique commence à naître en Noctis, il ne savait clairement pas quoi faire pour se sortir de ce pétrin. La capuche sur la tête, il finit par se caler contre un rocher et fouille dans son sac quelque chose qui pourrait l'aider à s'en sortir. 

Le feu a été sa première pensée, pas bien maline par le simple fait que le vent l’empêchera d'allumer. Mais la panique prit le devant sur la raison, il ne sent plus ses mains, sa respiration s'accélère et malgré les vêtements qu'il porte a horriblement froid. Il finit par saisir deux pierres qu'il utilise généralement pour se faire un peu, en panique, il frotte les deux pierres les une contre les autres sans même se prendre la peine de trouver du bois à brûler. Une action bien stupide qui pourtant d'une manière totalement inexpliquée fonctionne à la moindre étincelle. Une petite flamme finit par se loger dans sa main, choquer Noctis la regarde sans comprendre comment il est arrivé à faire un tel miracle. N'arrivant pas à croire de ce qui est en train de lui arriver et par peur que ce feu finisse par le brûler, il balance la flamme loin de lui s'écrasant contre un arbre. Heureusement, la flamme n'a pas eu le temps de se propager, car à peine a-t-elle eu le temps de se poser sur le tronc que le vent de la tempête l’éteint aussitôt.  

Sans que notre voyageur ne s'en rende compte le bouclier s'enclenche irrégulièrement autour de lui dans la tentative de le protéger de la neige. Il finit par se mettre en boule contre la pierre. Ne trouvant pas de solution et tente de se calmer et ose espérer que la tempête ne tardera pas à s'estomper pendant que le bouclier s'actionne aléatoirement et surtout de plus en plus faiblement. Le voyageur finit par fermer les yeux dans l'espoir que ce froid soudain sera plus supportable. Il calme sa respiration et enfoui ses mains gelées dans son manteau contre lui. Fermer les yeux n'était sans doute pas la meilleure idée, mais la fatigue prend le dessus et Noctis tombe lourdement au sol perdant connaissance. Il ne sent pas longtemps après qu'un homme récupère le voyageur glacé pour l’installer chez lui près d'un feu. C'était un vieil homme vêtu de vêtement en lambeaux à la barbe et cheveux salle. Cet inconnu par son geste a très certainement l'espoir qu'il n'est pas arrivé trop tard et que Noctis se réveillera malgré son expérience vécue. 

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Mar 23 Mai - 19:41
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Aetrayel - Avium - II
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Le ciel blanc, la neige qui commence à tomber. La marche dans le froid, les flocons doux et incessants qui tombent sur soi et glacent peu à peu le corps malgré les vêtements chauds. Puis les pieds qui s'enfoncent dans la neige à chaque pas et qu'il faut soulever plus haut, et bientôt la difficulté d'y voir devant soi, avec les flocons qui tournoient, se mêlant au blanc du ciel et du sol.Les arbres sont recouverts et une bourrasque violente et blanche arrive en sifflant et en tournoyant sur les deux aetrayel.

Ça fait longtemps qu'ils marchent tous les deux, ils sont quelque part dans la forêt qui entoure l'Arbre d'Eleshyë, l'arbre qui abrite le lieu de vie des Lië'jas. Mais où ? Ils ne le savent plus vraiment. Impossible d'y voir devant soi et les deux aetrayels s'arrêtent, épuisés et gelés.

Barthelémy tends sa main gantée vers Kaëlyra et touche son manteau couvert de neige. Sa capuche est rabattue sur sa tête et il parle un peu fort pour se faire entendre à travers les bourrasques incessantes.

- « Je vais voir plus haut où nous en sommes, d'accord ? Gardes moi mon sac. »

Kaëlyra tremble de froid, elle serre ses bras autours d'elle, ainsi que ses ailes. Le vent gelé ébouriffe ses plumes là où elles ne sont que duvet. S'il y a bien une chose qu'elle ne supporte pas, c'est cela : le froid. Bart' dépose son sac à dos sur le sol, dans la neige. Kaëlyra hoche la tête :

- « D'accord ! »

Barthelémy déploie ses ailles et en quelques battements, qui provoquent un déplacement de l'air glacé, s'élève au dessus du sol. Le visage levé vers le ciel, il passe entre les arbres et s'élève, à travers les flocons qui tombent sur son visage. Il bat des ailles et continue de monter face à cet univers tournoyant; il vole très haut; en dessous de lui il voit les arbres, et il ne voit plus Kaëlyra. Quand il s'est suffisamment élevé, là où l'air se fait plus rare, ce qui ne gêne moins un aetrayel qu'une autre créature, il promène sont regard acéré sur le sol en dessous de lui. Les arbres s'étendent à perte de vue, comme un océan ou un désert, et les limites du paysage sont faites de blanc. Ainsi donc ils sont vraiment perdus au cœur de la forêt. Impossible d’apercevoir Eleshyë.

Kaëlyra attend en bas. Elle finit par s'asseoir dans la neige, épuisée, rabattant ses ailles autours d'elle pour avoir un maximum de chaleur. Sans s'en rendre compte elle ferme les yeux et ses pensées se tournent du côté de ceux qu'elle aime. Les flocons tournoient à l'égal de ses pensées et lorsque Barthelémy arrive auprès d'elle, il la trouve tombée au sol, endormie ou évanouie, une aile contre la neige, l'autre rabattue sur son corps.

Sans un mot, il la prend dans ses bras et la soulève. Heureusement qu'elle est petite et ne pèse pas grand chose. La portant d'un bras, il récupère son sac de l'autre, et recommence à marcher, alourdi tout de même par le poids du petit aetrayel. Marcher dans la neige est difficile et tous son corps est mis à rude épreuve. Le temps passe, le froid est de plus en plus prégnant. Enfin, deux heures plus tard, Bart' dépose Kaëlyra contre un arbre, et s'installant à côté d'elle, il déploie ses ailles autours de sa compagne, pour la protéger au mieux du froid. Il va se reposer quelques minutes et ensuite il recommencera à marcher. A travers ses plumes, son regard voit encore les flocons qui tombent doucement.

C'est ainsi, l'un contre l'autre, que le vieil homme les a trouvés. Peut-être avait il un traîneau et des chiens, car qui sait comment il a pu déplacer les deux aetrayels. Une chose est sûre, lorsque Barthelémy entrouvrit à nouveau les yeux, en sentant son corps ballotté, les bourrasques de neige avaient cessé même si les flocons tombaient toujours. Tendant la main, il s'assure de la présence de Kaël à ses côtés, puis sombre à nouveau dans l'inconscience.

Lorsqu'il s'éveille pour la deuxième fois, il entends des crépitements agréables et sent la chaleur bienfaisante d'un feu. Son corps rendu douloureux par le froid commence à se réchauffer légèrement. Un visage inconnu et âgé, plein de sagesse, se penche sur lui.

Alors ? » interroge l'inconnu en riant. « On se réveille ? On est tout de même mieux près d'un feu, par ce temps... »


750 Mots


Ven 26 Mai - 13:39
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Nanthun - Bestia - I
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Noctis n'a pas été la seule personne secourue par ce vieil homme. Une jeune femme et un homme ont aussi été sauvé de la tempète. C'est d'ailleurs l'homme qui se réveille avant le voyageur. Alors que leur sauveur était en train de préparer de quoi manger à ses convives. Visiblement heureux que l'un d'entre eux se réveille, il le salue à sa manière en déclarant qu'il est bien plus confortable d'être au coins d'un feu, plutôt que dehors avec ce temps. N'importe qui approuverai ses dires. N'attendant pas la réponse de l'homme éveillé, le vieil homme lui tend le plat qui vient tout juste de ce terminé à cuir avec un sourire bienveillant.

« Tenez ! Profitez tant que c'est encore chaud ! »

Il pose ce qui reste prêt du feu ce qu'il n'a pas encore pu servir et dirige son regard vers l'homme au cheveu rouge un peu inquiet. Noctis a été le second rescapé de l'inconnue, il suppose qu'il a dû rester inconscient un peu trop longtemps dans la neige, car même une fois au chaud le voyageur était complètement glacé. Les sourcils froncés, il touche le front de Noctis, il est encore un peu froid mais pas aussi gelé que lorsqu'il l'a allongé ici. Le vieil homme soupire longuement soulagé, mais aussi inquiet à la fois. Il regarde la jeune femme qui est à côté de l'homme éveillé.

« Tout va bien pour elle ? Elle n'est pas froide ? »

Il finit par ce lever pour partir un peu plus loin et reviens avec des couvertures, il couvre le voyageur encore endormi et tend la seconde couverture à la seule personne réveillée pour le moment.

« Tenez, c'est pour la petite. »

Alors que le vieil homme s'occupe de ses convives, Noctis lui encore endormi ne prend absolument pas conscience de la situation. Plongé en plein rêve, il se trouve comme torturé par ce qu'il a vécu avec la flamme. Il est un Edseres et un Edseres ne peut pas avoir ce genre de capacité. Enfin... Il croit. Il ne sait plus trop quoi penser. Il n'a pas souvenir d'avoir pris une potion qui lui permettrait de faire ce genre de chose. Il ne voit donc qu'une alternative, il a tout simplement rêvé. Un rêve dans lequel il n'arrive pas à se réveiller pour le moment. 

Il a encore froid malgré le lieu où il se trouve réellement. Dans son rêve, il se trouve encore dans une tempête de neige, mais cette fois près de chez lui, là où il a grandi. Il a toujours froid, mais il tente d'avancer vers ce qui semble être la maison de ses parents. Sauf qu'une fois arrivé ce n'est pas sa maison qu'il voit, mais un lion, un lion basique avec pour seule particularité une crinière rousse et des yeux jaunes. Aussi étrange que ça puisse paraître la présence de ce lion le rend mal à l'aise. Il finit par reculer alors que le lion le regarde sans bouger d'un pouce. Bien drôle de lion que voilà... Alors qu'il allait s'approcher de lui par simple curiosité pensant qu'il n'a pas l'air si dangereux qu'il a pu croire, des flammes jaillissent de partout autour du lion. Surpris, il tombe en arrière et ce sent étrangement réchauffé, doucement. Il regarde autour de lui, la tempête est encore là et ces flammes le chauffent comme s'il était près d'un feu... Étrange. Il regarde autour de lui et fini par regarder ses mains qui prennent feu. En panique, il les enfonce dans la neige dans l'espoir que ça s'éteigne. Malheureusement pour lui les flammes s'intensifient et continue sa course en montant vers son bras. Affolé, Noctis regarde ce lion comme s'il était responsable de ce qui lui arrive, mais au lieu de voir le lion, il se voit lui-même, le sourire sadique en train de manipuler les flammes. Il dit d'un ton mauvais tout en le fixant ''meurt''. Puis toutes les flammes se précipitent vers lui le brûlant entièrement dans un crie déchirant. 

Noctis ouvre subitement les yeux le souffle coupé. Ce n'était qu'un rêve... Un... Un mauvais rêve. Il tourne la tête sur le côté et voit un vieil homme qui à l'air complètement rassuré par son réveil. Il finit par lui adresser la parole. 

« Et bien... Il ne faut pas faire de frayeur pareille... J'ai bien cru que tu ne te réveillerais pas. »

Noctis se lève doucement sourcils froncé et voit le feu, puis la couverture qui tombe au sol par ses gestes. Par la même occasion, il aperçoit un homme et une femme. Le vieil homme pose près du voyageur de la nourriture encore chaude. 

« Tiens mange ! Ça te fera le plus grand bien ! »

Il regarde le plat et encore autour de lui et fronce les sourcils et en frottant la tête, il n'a pas souvenir d'être ici, mais plutôt sur la route.

« Pardonnez-moi... Où est-ce que je me trouve ? »

826 mots


Jeu 1 Juin - 19:51
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Aetrayel - Avium - II
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Les mots me parviennent depuis mon état de demi- sommeil. Je me redresse, le corps un peu douloureux et froid; je sens le sol râpeux sous mes mains. Je regarde autours de moi : je me trouve dans une grotte, une grotte non pas humide et glacée, mais réchauffée et assainie par un feu. A côté de moi, Kaëlyra dort, roulée en boule, et non loin de là, un inconnu aux cheveux d'un roux sanglant dort également. Enfin, je reporte mon attention en face de moi, juste au moment où le vieil homme que j'avais vu tout d'abord en me réveillant me tend une assiette emplie d'une nourriture chaude qui sent très bon. S'il y avait du danger à accepter cette nourriture, je le sentirais. Je me sens vaguement gêné, voilà longtemps qu'on n'a pas pris soin de moi ainsi. Tendant ma large main, aux ongles fins et courts, je saisis l'assiette, en disant un « Merci ! » trahissant ma gêne, ma surprise à être ainsi cajolé, mais surtout ma reconnaissance.

Le vieil homme se déplace avec calme et délicatesse, comme s'il avait deviné que je suis dangereux. Il est prudent avec son corps aussi. Peut-être es-ce simplement de l'empathie de sa part : il use de la délicatesse nécessaire avec un Aetrayel un peu sauvage tel que moi. Je l'observe dans ses déplacements : il va auprès de l'inconnu aux cheveux rouges, qui dort toujours, et touche son front, probablement pour voir s'il est fiévreux. Puis il soupire de soulagement : l'inconnu n'a pas trop de mal. Il regarde alors Kaëlyra et me demande :


- « Tout va bien pour elle ? Elle n'est pas froide ? »

Jusque là adossé contre la pierre, je me penche vers Kaëlyra. Je déploie de mon mieux mes ailes glacées dans l'espace restreint, entre le feu et les murs de pierre, et je pose ma main encore rougie par le froid sur ma petite sœur. Ses joues sont plus chaudes que ma main en tout cas, de même que son front. Je la regarde, ses paupières aux longs cils sont fermées, et je ressent une inquiétude très légère et diffuse. Je respire avec gravité, profondément et calmement.

Le vieil homme se déplace : je le vois étendre une couverture sur le pâle inconnu aux cheveux rouges, puis il s'approche de nous; mon aile frémit farouchement. Il me tend une couverture, et une nouvelle fois, je le remercie. Ma protégée est toute ramollie et inerte. Je la soulève légèrement, sans difficulté, pour border la couverture autours d'elle.

J'interroge le vieil homme, et il me raconte comment il nous a trouvé tous les trois dans la neige, à quelques mètres d'intervalle avec ce jeune homme qui dort toujours, non loin de nous, une expression très légèrement douloureuse sur son visage.Il s'agite légèrement dans son sommeil. Je prend Kaëlyra et la dépose sur mes genoux, puis je rabat mes ailes autours d'elle. Je vais la garder comme ça un moment, jusqu'à ce qu'elle aille un peu mieux. Je tire sa petite main froide de la couverture et la réchauffe entre mes larges paumes. Après quoi, je remercie une nouvelle fois l'ancêtre : il a beaucoup fait pour nous. Je suis reconnaissant envers lui.

Il y a un silence entre nous, durant lequel on entend seulement le feu crépiter. L'inconnu aux cheveux sanglants s'agite sous sa couverture, et l'ancêtre se dirige vers lui, alors qu'il ouvre des yeux brun-jaune, comme ceux de Kaëlyra.


- « Et bien... Il ne faut pas faire de frayeur pareille... J'ai bien cru que tu ne te réveillerais pas. »
Dit le vieil homme à l'Edsere. Celui ci se relève doucement, les sourcils froncés; la couverture jusque là sur lui tombe au sol. L'inconnu se tourne vers nous et m'apperçoit. Je croise un instant son regard fauve, qui me rappelle celui de ma soeur.

- « Tiens mange ! Ça te fera le plus grand bien ! » s'exclame le vieil homme avec une gentillesse bourrue, en tendant à manger au jeune homme. Celui ci a toujours les sourcils froncés. Deux petites mèches rouges barrent son visage. Il se frotte la tête et demande :

- « Pardonnez-moi... Où est-ce que je me trouve ? »

- « Chez moi, ou plutôt chez vous, car vous êtes ici chez vous. Je vis ici en ermite depuis pas mal de temps...  Je n'ai pas souvent d'invités. » répond l'ancêtre. Il s'arrête comme s'il hésitait à ajouter quelque chose, puis : « Je t'ai trouvé évanoui dans la neige, non loin de ces deux là. »

Il nous désigne, Kaël et moi. Je leur adresse un sourire à tous les deux.


769 Mots.


Sam 3 Juin - 11:54
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Nanthun - Bestia - I
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Encore un peu perturbé Noctis regarde l’assiette que lui tend son bienfaiteur, sur le coup, il ne sut pas vraiment quoi faire. L 'accepté lui donnerai la sensation de profiter de sa bienveillance, mais refusé serais aussi une impolitesse à laquelle il ne s'est pas habitué. C'est donc dans une courte torture psychologique qu'il finit par saisir l'assiette avec un signe de tête en guise de remerciement sans être bien plus à l'aise pour autant. Surtout quand l’hôte répond à sa question.

« Chez moi, ou plutôt chez vous, car vous êtes ici chez vous. Je vis ici en ermite depuis pas mal de temps...  Je n'ai pas souvent d'invités. »

À cette réponse Noctis pince les lèvres ne sachant pas quoi dire culpabilisant intérieurement d'avoir accepté repas jugeant dans l'immédiat qu'il en a plus besoin que lui. Il songe alors à lui laisser quelques pièces histoire de lui montrer sa reconnaissance pour le sauvetage et pour le repas.

 « Je t'ai trouvé évanoui dans la neige, non loin de ces deux là. »

Noctis regarde le vide pensif repensant à cette flamme qui était dans sa main. À ses yeux, ce n'était qu'un rêve, mais il était bel et bien dans une tempête de neige. Confus, il rend très brièvement le sourire de l'inconnue qu'il observait et pose l'assiette en face de lui un peu pensif. Il regarde ses mains et constate avec soulagement qu'elles ne sont pas brûlées, ce qui signifie pour lui que la tempête était réelle, mais le reste était simplement un rêve. Dans le fond, le voyageur est soulagé de cette nouvelle, il se voit mal découvrir quelque chose qu'il n'aurait jamais cru être. C'est donc qu'après une longue absence qu'il finit enfin par prendre la parole de nouveau.

« Merci. »

Le rouquin n'est pas un très grand bavard, de nature un peu solitaire, cela va faire maintenant bien longtemps qu'il ne s'est pas retrouvé seul avec d'autre personne. Des petites rencontres hasardeuses lors d'une visite ou les conversations avec un marchant voir aubergiste n'ont jamais été long. S'attacher à quoi bon par ailleurs ? Ces personnes-là, il ne les reverra sans doute plus jamais avec ses voyages. Le regard fuyard, il n'ose alors regarder personne, n'osant pas toucher son assiette, la faim n'était clairement pas au rendez-vous. L'hôte de la grotte ne se gêne d'ailleurs pas d'en faire la remarquer.

« Mangez donc vous en aurez besoin. »

Le visage crispé dans une frustration peu visible, il fait un non de tête avec un regard désolée.

« Veuillez m'excuser cette impolitesse, je n'ai malheureusement pas faim. »

Il jette un regard rapide vers la jeune femme qui est encore en train de dormir, il tend alors son assiette à l'homme aux ailes blanches. Il ne bouge plus et reste ainsi jusqu'à ce que le principal concerné prenne ce qu'il lui tend.

« Elle en aura sûrement plus besoin que moi... »

Alors qu'il se débarrasse de la couverture qui couvrait encore ses jambes, il regarde si la tempête dehors c'est calmer. Il ne voulait pas tarder plus longtemps ici où seul le malaise était au rendez-vous pour lui. Alors qu'il s'apprêtait à se lever, des bruits de pas ainsi que des injures se font entendre. Les sourcils froncés, le voyageur de lève et s'approche de l'ouverture de la grotte pour voir de qui il s'agit. Il ne put voir qu'avoir difficulté plusieurs silhouette et en vue de leur cri n'ont rien des plus amical. Noctis grimace, il n'a clairement pas pour habitude de s'interposer, mais il n'avait pour lui pas le choix. Habituellement Noctis évite toujours les conflits et ne se même jamais du problème des autres. Mais ce vieil homme l'a sauvé d'une tempête et offert une hospitalité irréprochable avec le peu qu'il avait. Alors que celui-ci commence à raconter des histoires à ses autres hôtes, le visage neutre le rouquin revient à eux.

« Vous avez de la visite peu amicale qui se dirige vers nous. »

Le sac sans fond toujours sur lui, il pose une main dessus à l'attente de la réaction de chacun, à ses yeux, c'était soit la défense soit la fuite. Bien qu'il ait toujours préféré la fuite pour éviter plusieurs problèmes.

706 mots


Mar 13 Juin - 23:13
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