Derniers sujets
» The end is just the beginning
Dim 30 Juil - 21:25 par Scylla Fentkräes

» [Quête] Chic, chic, chic, des Ashrynes ! [PV:Leïen]
Jeu 20 Juil - 2:59 par Invité

» [FLOOD] La dernière chose...
Mer 19 Juil - 18:49 par Invité

» Le conte du traître | Allen & Herzevan
Mer 19 Juil - 15:47 par Invité

» TOPS-SITES ÉDITION N°19
Mer 19 Juil - 13:10 par Invité

» Au fil du temps
Mar 18 Juil - 13:17 par Invité

» Concours de dessin
Mar 18 Juil - 11:28 par Scylla Fentkräes

» Petite Aetrayelle cherche partenaire de RP [En cours]
Lun 17 Juil - 13:54 par Invité

» TOPS-SITES ÉDITION N°18
Lun 17 Juil - 0:32 par Elih Marendir


Sommeil Mortel | SOLO

 :: Mytsbel Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Elih Marendir
avatar
Elih Marendir
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1547
« Tu devrais aller faire un tour à Mytsbel un de ces quatre. Peut-être que ça te ferait du bien de .. ». Elle le coupa, presque sèchement. « Voir du monde ? Je vois assez de détraqués dans ta taverne tous les soirs. Il n’y en a pas un mieux que l’autre, c’est à se demander s’ils n’ont pas autre chose à faire que de se pavaner saouls dans les ruelles. ». Le tavernier plongea son regard dans le sien, avant qu’un soupir n’altère sa respiration calme et apaisée. Ce soir, rien n’était venu déranger son quotidien. Son commerce fleurissait de jour en jour, et le nombre de voyageurs s’arrêtant à la Terre des Rescapés ne faisait qu’augmenter. « Ces saoulards sont autant mes clients que toi, Elih. ». « Ce n’est pas pour autant que tu me verras leur montrer du respect. ». Il leva les yeux au plafond, haussa les épaules. Au fond, il savait bien qu’il parlait à un mur et que ses phrases ne feraient que ricocher sur la carapace indestructible de l’Edsere qui sirotait son rhum avec distraction, observant et écoutant tous ceux qui avaient le malheur de se trouver en ces lieux en même temps qu’elle. Aux dépends des apparences, elle était plutôt curieuse et si écouter aux portes lui permettait de dénicher de nouvelles informations, elle n’était pas contre. Pourtant, un détail attira l’attention du tavernier, qui se rapprocha doucement d’elle afin qu’ils ne puissent être entendus. Sa posture, son ton de voix… Tout respirait un changement, presque une renaissance. « Tu l’as retrouvé, n’est-ce pas ? » Elle recula de quelques centimètres, fronçant les sourcils. « Et qu’est-ce qui te fait dire ça ? ». « Oh, rien. Si ce n’est que tu as souri, tout à l’heure. ». Elle avala sa salive. Sa rencontre avec Eal’ric, même si c’était un événement de joie intense, devait rester caché dans les abîmes de sa mémoire. Elle le maintenait en sécurité, loin des Souterrains Interdits, là où nul ne saurait le trouver et l’enchaîner à nouveau. « Tu n’as pas besoin de me le confirmer. C’est même plus intelligent de ta part de ne rien dire à ce sujet. Mais réfléchis à ma proposition. ». Elisabeth écarquilla les yeux. Cette idée de voyage n’était pas anodine dans la tête de celui qu’elle considérait à présent comme un ami. Il lui avait conseillé Mytsbel, non pas par hasard, mais car il avait déjà en tête l’évasion de son frère. Un sourire élargit ses traits, plus grand qu’auparavant, empli d’une sincérité si pure qu’on aurait pu douter de sa véracité.

« Tu as des bonnes idées, parfois. ». Un rire gras fit vibrer ses cordes vocales tandis que la demoiselle remettait sa sacoche en place pour se diriger vers une auberge moins chère. Les boissons étaient à bon prix, mais un lit coûtait bien trop pour qu’elle se permette de séjourner ici. De plus, il était plus intelligent de changer régulièrement d’endroit, où cas où quelqu’un la suivrait. Alors qu’elle franchissait le pas de la porte, elle regarda une dernière fois en arrière, pour s’assurer que personne ne l’avait entendue. Cette discussion devait rester de l’ordre du privé, mais pour s’assurer que personne ne se mette en travers de ses plans, elle décida d’attendre plusieurs jours avant de tout mettre en exécution. Une fois qu’elle fut prête, elle se rendit à l’endroit où son frère se cachait la majeure partie du temps. Timidement, elle s’avança vers lui. Quinze années étaient passés depuis leur séparation. Elle avait tant à lui dire, mais ne savait par où commencer, où même si ça l’intéresserait. Devant la gêne manifeste de sa cadette, le Norphis se leva et vint l’enlacer tendrement. Emue par l’étreinte, elle détendit tous ses muscles progressivement dans un long soupir de soulagement. « Tu m’as manqué. ». Il sourit. « Toi aussi. ». Quelques secondes s’écoulèrent, puis Elisabeth inspecta la pièce en la balayant du regard. Elle repéra assez vite un sac rempli à ras-bord d’affaires en tous genres. La fuite des Souterrains Interdits s’était avérée plus compliquée qu’elle ne pouvait le paraître au premier coup d’œil : ils s’étaient enfuis comme des voleurs. Fugitifs qu’ils étaient, la vie en société n’en était que plus compliquée, et le soleil rendait les expéditions ardues. Plongeant son regard dans celui de son frère, elle quitta ses bras et un long soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres rosées, alors qu’elle se penchait vers les affaires encore sur le sol. Elle les ramassa silencieusement, les fourrant dans la première sacoche venue, alors que le Norphis retournait s’asseoir sur la paille qui lui servait de lit. Rieuse, elle leva la voix. « Je sais que ce n’est pas ta chambre luxueuse, mais je n’ai rien d’autre à proposer au Prince des Souterrains Interdits. ». Ce dernier se pencha en arrière, étirant son dos, avant de tomber sur sa paillasse. « Je préfère vivre dans un caniveau et être libre plutôt que dans un manoir enfermé, Elisabeth. ». Elle secoua la tête. Il était le seul à l’appeler par son véritable nom, et elle était loin de s’y habituer. Son cœur vacillait entre la peur d’un jugement et l’excitation de le retrouver. Puis il poursuivit, sentant l’angoisse de sa cadette s’évaporer dans la pièce.

« Tu n’as pas perdu tes manières en tout cas. ». Elle se retourna, levant un sourcil. Le rire rauque du Norphis fit vibrer ses cordes vocales. « Tu prévois tout toute seule. Regarde-toi, en train de faire mes valises alors que je n’ai aucune idée de l’endroit où nous nous rendons. ». Il se releva et alla lui ébouriffer la chevelure. Les mèches cendrées retombèrent sur son visage fatigué et un sourire vint égayer ses traits. « C’est vrai. ». Et en poursuivant le ramassage de manière méthodique, elle ne manqua pas d’expliquer son plan à celui qui l’avait sauvée d’une mort certaine. Tout d’abord, Eal’ric fut sceptique et croisa les bras, alors qu’il réfléchissait. « Tu penses vraiment pouvoir faire confiance à un tavernier du coin de la rue ? ». Elle leva les yeux au plafond, exténuée. « Ce n’est pas un inconnu, et sans lui je ne serais sans doute plus de ce monde. ». Il haussa les épaules. « Bien, alors disons que pour cette unique raison, je lui dois le respect et des remerciements, cela ne m’explique pas pourquoi nous devons faire un si long voyage. ». Alors qu’elle venait de finir de rassembler toutes leurs ressources, elle se retourna et prit les mains de son frère dans les siennes. « Ça fait quinze ans que nous ne nous sommes pas vus. Alors fais-moi une faveur : ne remets pas en cause mes actes. Je n’ai pas encore eu les réponses à mes propres questions, alors subir un interrogatoire ne me plaît pas. ». Avalant sa salive, le Norphis détourna les yeux. Lui qui avait l’habitude de veiller sur la jeune fille se voyait à présent en face d’une femme indépendante et sûre d’elle, ayant sans doute traversé plus d’épreuves qu’il ne pouvait l’imaginer. La mettre dos au mur ne lui apporterait rien et au fond, il savait que s’ils prenaient la fuite, c’était vers un endroit plus sûr. Alors que l’Edsere franchissait la porte, son frère la regardait, une pointe de fierté dans les yeux. Malgré son absence, malgré la disparition prématurée de leurs géniteurs, Elisabeth était devenue un vrai petit bout de femme. Sévère, déterminée, un poil nonchalante en apparence. Mais il savait lire entre les lignes, et derrière cette silhouette dure et sauvage, il distinguait encore l’enfant avec qui il parcourait les plaines les chaudes nuits d’été. Douce, tendre, quelque peu maladroite et débordante d’énergie. Il se souvenait du bruit de ses pas contre le sol froid et sec de la Sylve des Soupirs, le bruissement des feuilles qui s’accrochaient dans sa chevelure immaculée et les étincelles qui illuminaient ses journées. Il revoyait les lucioles danser à la lumière blanchâtre de la lune, la faune s’endormir lentement alors que la flore s’éveillait et renaissait de ses cendres. Ses souvenirs se bousculaient dans son esprit, s’entrechoquaient, mais il n’arrivait pas détacher son regard de la belle qui se tenait non loin de lui. Ce n’était point un amour malsain, encore moins des idées sexuelles. Leur fraternité, leur proximité défiait toutes les limites, éclatait les plafonds et les records. Aujourd’hui, il ne se permettrait plus de la laisser lui filer entre les doigts, s’échapper du cocon qu’il s’affairait à créer à nouveau. Leur existence ne serait pas aisée, ils ne pouvaient se leurrer. Elle était Edsere, lui était Norphis. Tout les opposait et tout les rapprochait. Ils n’étaient que des contraires, pourtant il ne s’était jamais senti si proche de quelqu’un auparavant. Elle se retourna, envoyant valser en arrière sa cape de laine. « Tu viens ? ». Il sourit. « Comme si j’allais manquer ça. ». Puis ils disparurent de cette cachette de fortune, les bras chargés de souvenirs.
1 501mots



So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Elih Marendir
Lun 22 Mai - 13:16
Revenir en haut Aller en bas
Elih Marendir
avatar
Elih Marendir
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1547
L’astre lunaire commençait à peine à s’élever dans les cieux quand le duo sortit non sans précipitation d’une bicoque aux abords de la Berge des Méduses. Alors que l’Edsere avançait d’un pas rapide, elle ne put s’empêcher de lever les yeux vers la Terre des Rescapés, fixant la muraille, comme si une pointe de nostalgie pouvait naître dans son esprit torturé. Elle secoua la tête. Toutes ces catastrophes ne la concernaient pas, et elle ne pouvait abriter un Norphis recherché par ses congénères dans un endroit aussi fréquenté. Certains auraient qualifié son comportement d’altruiste, mais d’autres avaient la vérité en face des trous : Elisabeth n’était restée sur ces terres que pour attendre son frère. Aujourd’hui, plus rien ne la retenait dans ce qu’elle qualifiait sans peur de trou à rats. Elle plissa les yeux. La populace s’y amassait, se bousculait. Les marchés de son enfance ne ressemblaient plus qu’à de vagues rassemblements, auxquels les marchands eux-mêmes ne croyaient plus. Leur économie se faisait la malle, et il ne fallait pas être près de la Cour pour s’en rendre compte, mais cette situation n’était pas nouvelle aux yeux des habitants. Ne recevoir aucune considération devenait monnaie courante et nul ne s’en inquiétait. L’on ne pouvait appuyer là où ça fait mal pour les faire réagir, car plus rien ne leur provoquait la moindre douleur. Une grimace étira les traits de la jeune femme à la chevelure cendrée. Pourtant, elle ne leur en voulait pas. Ils n’agissaient qu’en loques traînant le fruit de leurs travaux sur un sol boueux pour espérer sortir un jour du pétrin dans lequel les divinités les avaient envoyés. Ils ne ressentaient aucune animosité, encore moins de la haine. A quoi bon s’énerver contre des concepts, des idées ? Aucune réponse n’arriverait jusqu’à leurs oreilles, et aucun souverain ne parviendrait à les sortir de ce guêpier. Les hommes restaient des hommes, et contrairement aux autres peuples, une baguette magique ne pouvait rien résoudre. Ils étaient condamnés aux anciennes coutumes, à un savoir-faire ayant bien mal vieilli. Les jeunes tentaient bien de se défaire de ce carquois, en vain. Ils étaient bien vite rattrapés par la réalité, plus dure et sèche que la plus affûtée des lames. C’est dans cet état d’esprit que l’Edsere était née, et avait vécu, même après la perte de son frère.

Elle estimait qu’être égoïste lui rapporterait bien plus que de se faire des amis, créer des liens. Personne ne la manipulerait, et elle n’aurait aucun regret à trancher la gorge du premier venu. S’attacher aux autres revenait à faire des choix, et en dehors de celui de retrouver son aîné, elle n’avait pas de temps à perdre à choisir pour des inconnus. L’amitié était une belle idée, et elle aurait souhaité qu’elle reste loin de son esprit. Pourtant, malgré le choc psychologique qui bloqua ses émotions, elle ne pouvait nier que son évolution l’avait ramené sur le chemin de la sociabilisation. Certaines connaissances furent de mauvais partis pris et apportèrent leur sac d’ennuis pour le placer sur ses frêles épaules, mais d’autres s’affairaient à alléger sa peine. N’ayant jamais eu d’amis, Elisabeth exprimait toujours la même difficulté pour faire le tri. Elle n’était pas effrayée à l’idée de s’ouvrir aux autres ou de leur confier des détails personnels, mais elle ignorait tout des relations entre être vivants. Elle sentait sa tête s’embrouiller quand la Sirène plantait son regard dans le sien, voyait arriver pleins de questions dans son esprit quand Celaena s’adressait à elle. Et elle détestait le fait de ne pas pouvoir mettre des mots sur ses sentiments, sur ses impressions. Jusqu’ici, elle n’avait eu l’occasion de ne parler à personne de ce dilemme. Alors qu’ils arrivaient au Berceau des Merveilles, l’Edsere jeta un coup d’œil à Eal’ric. Ce dernier, peu habitué aux longs voyages, commençait déjà à se plaindre de la pluie et du beau temps, bien que les ténèbres de la nuit l’abritaient et le cajolaient. Il vivait dans la pénombre, elle survivait dans la lumière. Si elle trouvait un refuge à Mytsbel, la vie deviendrait plus facile. Ils n’auraient plus à courir partout, de peur que le destin les rattrape pour les séparer à nouveau. Sentant qu’un regard pesait sur lui, le Norphis releva la tête et adressa un sourire apaisant à sa cadette qui la guidait dans les terres de Langzyliah. Sans elle, il n’aurait pas pu s’en sortir. Il n’avait pas même osé jeter un coup d’œil à la carte qu’elle tenait entre les mains : il ne connaissait aucun nom, aucune ville. Elisabeth était une grande voyageuse, prête à défier l’imprévisible et combattre l’indomptable. Lui, à côté, n’était rien de plus qu’un fardeau. Son poing se serra, doucement, alors qu’il accélérait le pas. Pour l’instant, il ne pouvait rien lui promettre. Ni de s’améliorer, encore moins d’assurer sa protection. C’était plutôt l’inverse. Il la mettait en danger, par l’unique fait de se promener impunément dehors en sa compagnie.

Pourtant, il n’entendit pas un seul reproche sortir de sa bouche. L’Edsere comprenait la situation et surtout, avait couru après un fantôme pendant trop d’années pour le laisser s’échapper à nouveau. Quinze années d’absence, et ils ne savaient toujours pas quoi se dire. Tandis qu’ils avançaient dans un nuage de fumée noirâtre, Elisabeth s’accrochant au poignet de son frère, ce dernier surveillait les alentours. Ils ne pouvaient se permettre de relâcher la pression, pas maintenant, pas tout de suite. Il croisait les doigts pour que rien ne leur tombe dessus. Et si Hélène pointait le bout de son nez, il serait bien obligé de se rendre et d’empêcher sa sœur de la combattre. Elle ne ferait pas le poids. Personne ne défiait une Norphis de son acabit. Ils devenaient tous fous à son contact, et s’il pouvait éviter cette torture à l’être qu’il appréciait le plus dans ce pauvre monde, c’était toujours ça de gagné. Atteindre le port fut long, et le sentier escarpé. Les montées, les descentes, quand bien même ils ne firent aucune rencontre désobligeante, le voyage le fatigua énormément. Pendant une décennie il ne s’était jamais aventuré plus loin que les abords des Souterrains Interdits. Aujourd’hui, il devait passer d’un continent à l’autre en assurant ses arrières et ceux de sa sœur qui menait l’expédition. C’était une toute autre existence qui l’attendait, et ce n’était pas une mauvaise chose. Quitte à changer, autant le faire entièrement. Remettant sa capuche pour masquer son visage, il laissa sa sœur négocier et payer pour le voyage en bateau et s’engouffra dans une cabine du navire en sa compagnie. Les membres de l’équipage ne leur portèrent pas la moindre attention alors qu’il traversait le pont à pas de course, habitués à des voyageurs discrets. Après tout, il s’agissait d’un transfert de marchandise, non pas d’une croisière de rêve. Une fois à l’écart, il défit rapidement ses affaires alors qu’Elisabeth retirait sa cape de laine avant de s’asseoir sur ce qui leur servait de maigre bureau. Elle fouilla dans sa sacoche, puis s’arrêta pendant quelques secondes. « Tu as besoin de te nourrir ? ». Il baissa les yeux. Depuis quelques jours déjà, elle l’alimentait. Son sang, celui d’autres, de ses contrats. S’approchant de sa sœur, il la prit à nouveau dans ses bras. « Je suis navré. ». Elle ne répondit point. « Je ne te toucherais plus, et je ne ferais plus de mal à qui que ce soit. Je trouverais une alternative, même si elle doit me dégoûter. ». « Tu n’as pas à.. ». « Si. Je dois le faire. Pour toi, mais également pour moi. ». Il planta son regard dans le sien. « Cette vie n’est pas celle que tu mérites. La Elisabeth que je connais est pleine de vie, d’entrain. Elle n’aurait pas fait le moindre mal à une mouche. Je sais que tu as grandi, changé, et je t’accepte pleinement. ». Il fit une pause, avalant sa salive. « Mais tu ne pourras jamais me tromper au point de me dire que devenir mercenaire fut un plaisir pour toi. L’argent était facile à gagner, et tu n’éprouvais pas de culpabilité. ». Il se dégagea petit à petit d’elle, sans la lâcher du regard. « Nous savons tous les deux que tu mérites beaucoup mieux qu’une vie pouilleuse à l’écart de la société. Je ne veux pas être un boulet à tes yeux, alors ne te soucie pas de moi plus que nécessaire. ». Un sourire vint égayer ses traits. « Après tout, je suis le grand-frère. ». Un petit rire cristallin fit vibrer les cordes vocales de l’Edsere et elle hocha la tête. « Tu as raison. ». La demoiselle les revoyait à son tour, enfants. Au fond, ils n’avaient point changé malgré la distance. Elle prit ensuite le temps de se nourrir pour la journée et de se préparer pour les prochains jours. Le voyage serait long, mais elle espérait que la liberté les attendrait au bout du chemin, même si ce n’était pas un bouquet de roses entre les mains…
1 501mots



So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Elih Marendir
Lun 22 Mai - 18:19
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Langzyliah :: Mytsbel-
Sauter vers: