RP MULTI | Le tournoi de la cité des guerriers

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Ashryn - Laethlion - III
Parchemins : 149

Leurs retours et les nouvelles avaient plongés les deux Ashrynes dans une certaine détresse. Le tournoi était arrivé plus vite qu’ils ne l’auraient voulu, laissant un petit moment de répit au gout amer avant la tempête qui se dessinait. Les deux Clans, Nibelun et Sigurd, respectivement le Corbeau et le Loup ne pouvaient manquer le tournoi. Les deux jours avant le tournoi avaient été haut en couleur. Tout le monde s’activait à terminer les préparatifs à temps. Malgré l’esprit festif qui commençait à animer toute la Cité, et de ce fait les deux familles, était nuancé par la promesse du mariage qui semblait sur le point d’être scellé. Créant une certaine dissension au sein des familles. Bien entendu le mot d’ordre était de préserver une unité aux yeux de tous. Une unité illusoire et dégoulinante de manœuvre politique. C’était le plus enrageant qui soit. Velagan avait été anéantit et Vàsa demeurait ancré dans une incompréhension profonde. Et invariablement la colère avait pris le pas sur l’incompréhension. Avant que les combats commencent les deux Clans et leurs gens étaient stationnées à l’extérieur de l’arène. A son pied se dressait plusieurs dizaines de chapiteaux qui accueillaient toute la foule qu’engendrait l’événement pour les deux Maisons. Les deux clans, leurs gens, les invités de marques et autres dignitaires. Il y reniait un fourmillement qui pouvait paraître chaotique or chacun semblait savoir ce qu’il avait à faire et tout était régit dans une maitrise parfaite. Marque du maitre d’œuvre qu’était Deustan Nibelun. Les chapiteaux entourés par des barricades de fers finement forgées et par un service d’ordre à l’allure infiniment dangereuse donnait au tout une allure grandiloquente. Bien entendu ce n’était qu’en partie une illusion, jouer sur les apparences était un art et que ce soit Deustan ou Kargath tous deux savaient l’importance de faire croire à quiconque qu’ils étaient bien plus que ce qu’on pouvait le penser. Ce qui avait tendance à donner naissance à des rumeurs complétement folles.

Vàsa était dans l’un des nombreux chapiteaux et attendait patiemment l’hôte qui était assigné. Ce n’était pas possible d’admettre cette décision. Lorsque le fils Kelgarth passa son pied dans l’enceinte de sa tente, Vàsa s’approcha pour le saisir et le plaquer contre l’un des piliers qui maintenait le chapiteau en place. Celui-ci vibra un instant. L’Ashryne qui était maintenant tenu par le col eut une expression de surprise pendant une seconde puis un sourire malsain se grava sur ses traits. « Tiens, tiens, qui voilà. » Le visage de Vàsa ne reflétait rien. Son regard en revanche brillait d’une détermination froide et tranchante. « Sois attentif, Fils Kelgarth, je ne me répéterais pas. De mon vivant tu ne poseras aucun de tes doigts sur elle, s’il t’avisait de - » La voix de Vargas résonna sous le chapiteau interrompant l’échange musclé. « Vàsa ça suffit. Lâche-le. » Ne voyant pas l’Ashryne réagir il s’approcha doucement et posa une main sur son bras. Le regard sans équivoque. Relâchant son emprise à contre cœur il ne quitta pas des yeux le fils Kelgarth. Celui-ci affichait un air suffisant se sachant pleinement protégé et intouchable. Il fit mine d’enlever une poussière invisible de son épaule et se dirigea d’un pas tranquille vers la sortie qu’il avait empruntée quelques secondes plus tôt. Avant de franchir l’ouverture dans le tissu il prit la parole afin d’asséner un coup violent au jeune Vàsa. « Ne t’inquiète pas jeune Nibelun je ne vais pas faire que poser un doigt sur elle et tu peux me croire même si elle se plaint elle ne pourra rien contre. » Vàsa fit mine de le rattraper Vargas l’intercepta. Un rire sonore résonna alors qu’il quittait le chapiteau.


« Demoiselle Marendir ! Demoiselle Marendir ! » Une femme à l’allure de servante courrait à leur encontre. Lorsqu’elle arriva à son niveau elle était essoufflée. Elle prit quelques goulées d’air avant de se reprendre. « Je suis Medaline du Clan Nibelun. Je vais vous amener devant votre Tutélaire. Nous n’avons pas de temps à perdre. » Elle se figea et jugea son accompagnante avant de sourire. « Je m’excuse de cette manière un peu rustre de faire toutefois nous n’avons guère le temps comme je l’ai dit, vous devez avoir des questions mais je ne suis pas apte à vous répondre. Je vais vous conduire maintenant devant celui qui pourra vous apporter réponse. » Elle avait parlé vite et semblait pressée, se retournant et sans faire attention au fait qu’elles les suivent ou non elle remonta le peu distance qui les séparaient des chapiteaux qui se dressaient plus loin. Elles passèrent devant les deux colosses qui gardaient l’un des accès et rapidement la dénommée Medaline s’arrêta devant une tente dont elle écarta le pan de tissu pour laisser libre accès aux deux femmes.

Vàsa et Vargas se défiaient du regard sans un mot. Si cet enfant de putain se permettait encore une réplique de ce genre il le tuerait. Quoiqu’il en coute, il le tuerait. Laissant ces yeux parlé pour lui, Vàsa fit clairement comprendre à Vargas ce qu’il avait en tête. Lorsque le jeune Ashryne parla il laissa libre court à sa pensée. « Je te croyais homme de principe Maitre d’Arme et il semblerait que je me sois trompé. » Vargas allait répondre mais se ravisa alors que quelqu’un ouvrait la tente. « Sir, Demoiselle Marendir et Demoiselle… » Medaline se tourna vers la femme qui accompagnait l’Ashryne elle fit une moue contrite et les invita a entrée. L’atmosphère était étouffante par la tension qui y régnait. Sans se démonter les deux hommes se séparèrent et Vargas fit une révérence avant de se mettre dans un coin de la tente. Vàsa fronça les sourcils et sembla réfléchir pour déterminer qui pouvait bien être la dénommée Marendir. La lumière se fit. Avec le remue-ménage ça lui était complétement sortis de la tête. Il allait devoir faire du baby-sitting. C’était coutume d’agir ainsi face à ceux qui renaissait Ashryne et n’avait donc aucune attache. Cela étant c’était bien le pire moment pour ça. Tentant en vain de reprendre son calme il parla sèchement. « Demoiselle Marendir soyez la bienvenue au sein du Clan Nibelun. Je suis Vàsa, fils de Deustan et Lisandra Nibelun et ainsi qu’il l’a été décidé, je suis votre Tutélaire. De ce fait je suis à votre disposition, n’hésitez donc pas à poser vos questions ou à me demander ce qu’il vous plaira, je répondrais au mieux à vos futures questions. » Esquivant une maigre révérence il prit la peine de détailler cette femme. Fixant son regard émeraude dans celui marron aux reflets orangés. La peau pâle marquant ses cheveux cendres, l’air délicat et perdu. L’autre demoiselle dont il ignorait le nom était blonde, deux yeux amandes d’un bleu profond, l’air effacé et lasse. Ça s’annonçait réellement marrant. Que pourrait-il arriver de pire maintenant ? Si seulement le monde pouvait s’autodétruire en cet instant pour le laisser respirer quelques minutes et calmer le mal de tête qui commençait à tambouriner dans sa tête.


Post I - 1170 Mots
Résumé :
 




HAN !!!:
 

Sam 27 Mai - 16:35
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Naga - Fulmine - II
Parchemins : 137
Lorsqu'ils virent Synkaalia pour la première fois, Ylith, Khyn et Kal'Mah s'arrêtèrent un court instant, frappé par la majestueuse aura que la Cité des Ashrynes dégageait. Comme écrasée par le poids des tourelles et des flèches qui hérissait la ville, Ylith la contemplait en silence. Illuminé par quelques timides rayons solaires, mais surtout par de magnifiques cristaux luminescents, elle bénéficiait d'une atmosphère que rien ne semblait pouvoir égaler. Un digne lieu de vie pour une race puissante et noble. Un petit sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Ce tournoi allait être l'occasion pour elle de se mesurer à d'autres combattants aguerris... Qu'elle pourrait écraser et humilier avec joie, tout en montrant à tous la force des Nagas. A ses côtés, Khyn laissait échapper un sifflement d'admiration.
- Ces Ashrynes ont plutôt bon goût quand il s'agit de bâtir une ville.
- Car c'est bien sur l'architecture de ce peuple qui t'intéresse le plus... Ironisa Ylith en riant.
- Mon appétit ne m'empêche d'apprécier de jolis décors, ma chère.
La lueur lubrique propre à l'Ulfurbe animait son regard : il se préparait à la chasse. Kal'Mah quant à lui ne réagit pas. Après tout, il ne s'agissait pour lui que d'un tas de pierre comme un autre, bien trop éloigné de la mer à son goût. Mais il lui était tout bonnement inconcevable de se trouver à un autre endroit que sa Mère... Le jeune Muruhagin avait particulièrement mal vécu l'abandon lorsque sa déesse était partie explorer le Continent Sibyllin. Devenu plus agressif et possessif encore, il semblait voir la présence de l'Ulfurbe d'un bien mauvais œil, et avait tenté de l'attaquer par trois fois déjà. C'était son fils et elle l'aimait. Mais c'était aussi un esclave de moins en moins fonctionnel... Tiraillé par des sentiments contraires, la jeune femme savait de moins en moins que penser à l'égard du petit être difforme. Alors qu'ils passaient les massives portes, Khyn coula un regard affamé à l'une des sentinelles, qui s'était avérée être une femme solidement bâti au teint olivâtre, presque doré. Remarquant l'impertinent Ulfurbe, la concernée lui jeta un regard amusé avant de se détourner, l'ignorant superbement.
- Je vous retrouverais dans l'arène, le devoir m'appelle, lança le jeune homme, des étoiles dans les yeux.
Alors qu'il faisait mine de s'éloigner, Ylith le retint par le poignet.
- Bonne chasse. Mais si jamais tu rates mes combats, je t'éviscère comme un poulet et je donne ton coeur à Kal'Mah.
Nullement impressionné (ou alors il le cacha bien), le lubrique Ulfurbe éclata de rire, s'inclina révérencieusement devant sa compagne et s'enfonça dans les rues animées de Synkaalia. Il savait qu'il avait quelques heures devant lui et savait également que son charme et sa gouaille lui ouvrirait rapidement les cuisses d'une belle Ashryne. Du moins tel était son plan, supposait la femme-serpent. Prenant son rejeton adoré sur ses épaules, elle serpenta parmi les passants, en direction de l'imposante arène. Elle avait terriblement hâte de tester son nouveau jouet.

__________________________


Droit et fier, Khyn arpentait les ruelles exotiques de la belle Synkaalia. La jolie garde au teint d'or n'était pas une proie pour lui. Trop forte, trop dangereuse... Mais surtout trop rigide. Son simple visage affichait une détermination sans faille mais aussi une volonté inébranlable. Pas le genre de joli cœur qui se laisse aisément séduire... Elle aurait tôt fait de le briser en deux à la moindre remarque déplacée. Tout d'abord surpris par l'incroyable diversité des races qu'abritait la cité souterraine, Khyn comprit rapidement que la tenue du tournoi avait attiré bien plus de monde qu'il ne l'aurait cru. Des Ulfurbes et des Nanthun étaient bien entendus venu exhiber leurs prouesses martiales, mais à sa grande surprise l'on pouvait également croiser quelques rares Aetrayels et Lië'Jas. Plus d'une fois, le jeune homme fut tenter de se détourner de sa mission première pour aller conter fleurette à telle ou telle femme à plume (un fantasme qu'il n'avait pas encore pu réaliser). Mais il était au cœur des terres d'un peuple reclus et secret. L'occasion de se retrouver dans les bras d'une Ashryne ne se représenterait pas de sitôt... Les sens aux aguets, Khyn examinait chaque proie qui entrait dans son champ de vision, analysant rapidement leurs expressions faciales mais aussi leurs formes et leurs mouvements. Aussi discret qu'un chasseur à l’affût, pas une âme ne le remarqua. En tout cas, nul ne se manifesta. Les minutes défilait, et aucune ne semblait correspondre... N'existait-il donc pas d'Ashryne aux moeurs légères ? Légèrement perturbé, l'Ulfurbe de la Luxure ne se démonta pas pour autant et commença à engager la conversation avec des femmes choisies au hasard. Si jamais il ne tenta ouvertement de séduire, il constata avec horreur que bien souvent ses interlocutrices étaient insensible à son charme naturel. Simple malchance ? Ou peut-être attendaient-elles que le mâle dévoile ouvertement ses intentions ? N'ayant rien à perdre, Khyn tenta le tout pour le tout avec une solide demoiselle au teint de grès qui était occupé à étudier l'étal d'un bijoutier.
- Excusez moi ? Désolé de vous déranger, mais j'ai terriblement besoin d'aide. Bonjour, ajouta-t-il précipitamment.
La femme en question se retourna tranquillement, le visage fermé. Très rapidement, elle étudia l'Ulfurbe avant de répondre d'une voix surprenamment douce :
- Oui ? Vous êtes perdus ?
- Hum en quelque sorte... Commença Khyn, d'une voix faussement hésitante. Voyez-vous, c'est la première fois que je me retrouve dans votre noble cité. J'aime la nouveauté. J'adore votre ville et j'aimerais mieux connaître votre peuple... Ses us et coutumes. Ainsi je cherche une guide qui pourrait m'en apprendre un peu plus sur tout cela, que je pourrais rémunérer en nature. Je suis très bon payeur vous savez...
Le jeune Ulfurbe s'arrêta pour se délecter de l'expression de l'Ashryne à la peau grise, qui demeura interdite quelques instants face à tant d'audace et d'effronterie. Soudain, son visage s'ouvrit et elle éclata d'un rire vrai et sonore. Essuyant une larme d'hilarité au coin de l'oeil, elle répondit finalement :
- Je suis vraiment navrée de vous décevoir, bel étranger, mais je suis déjà promise à quelqu'un. Malheureusement, la fidélité fait partie de mes nombreuses qualités... Mais crois moi je suis presque déçue de ne pas t'avoir rencontré plus tôt. Un homme qui manie aussi bien les mots, avec tant de fougue et de courage, doit certainement utiliser sa langue de manière experte, souffla-t-elle en se fendant d'un clin d’œil provocateur.
- Je ne mérite pas votre douceur, rétorqua Khyn en lui baisant délicatement la main. Mais je vous remercie du fond du cœur : vous m'avez rassuré sur les femmes de votre peuple. Je commençais à craindre que vous ne soyez toutes totalement fermées à la nouveauté...
- Les femmes Ashryne sont fortes, bel étranger. Il n'est pas facile de percer la carapace qui mène à leur cœur. L'audace était une bonne idée... Mais choisit bien ta cible, car rare sont celles qui apprécient une franchise aussi lubrique. Mais comme on dit : plus grand est le risque, meilleure est la récompense.
- Je ne puis exprimer ma gratitude avec de simple mots. Je dirais simplement que votre homme doit sans doute être le plus heureux de cette grandiose cité.
- Evidemment ! Confirma l'Ashryne en s'éloignant, un grand sourire aux lèvres.
Gonflé de désir, l'Ulfurbe la regarda partir... Avant de s'élancer à sa poursuite. Il ne pouvait décemment pas laisser une telle proie s'échapper.

Post n°1 : 1232 mots.



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Dim 28 Mai - 1:38
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Edsere - Praesium - II
Parchemins : 63
Pour l'instant tout se passait bien et, cela se sentait en l'observant, elle prenait plaisir à haranguer ainsi la foule. Bien entendu, une partie de ces gens étaient déjà acquit à la cause, certains s'étant inscrits pour participer au tournoi, d'autres ayant fait plusieurs milliers de kilomètres juste pour admirer les combattants. Mais elle espérait tout de même que sa petit performance avait fait changer d'opinion certains spectateurs, les faisant passer du côté des participants... En tous cas elle sentait que certaines personnes avaient pris le temps de s'arrêter pour l'écouter et elle n'avait entendu aucune complainte, ce qui était plutôt bon signe !

Les arènes se remplissaient petit à petit, pour l'instant uniquement avec les spectateurs, les combattants devant encore attendre leur heure. C'était probablement l'occasion pour eux de s'échauffer une dernière fois ou d'essayer de déterminer contre qui, voir quoi, ils allaient se battre afin de pouvoir déterminer leurs chances de gagner. Anya ne pourrait pas assister aux combats à proprement parlé mais elle savait que le spectacle allait être mémorable. Il lui tardait de pouvoir rapporter les évènements à ceux qui n'avaient pas pu faire le déplacement...

Elle était encore en train d'attirer les badauds aux arènes lorsqu'il lui sembla entendre un bruit particulièrement étrange... Il lui semblait qu'il s'agissait de rapides pas dans sa direction mais elle ne parvenait pas à se donner une image de son propriétaire tant ils lui paraissaient menus ? Si elle n'avait pas été en train de faire autre chose, elle se serait probablement plus concentrée sur ce phénomène. Malheureusement elle avait une tâche à accomplir et elle dut se focaliser dessus... Au point que lorsqu'une chose petite mais terriblement compacte la percuta en plein dans les jambes, elle fut prise par surprise...

Elle parvint à retenir son cri de douleur, ainsi que le langage fleuri traditionnellement affilié à la rencontre énergique d'un orteil et d'un élément du mobilier, mais pas son équilibre. Seuls ses réflexes lui permirent de contrôler partiellement sa chute évitant ainsi quelques bleus malvenus, que ce soit sur son dos que sa dignité... Le temps que la jeune femme reprenne ses esprits et comprenne ce qu'il venait de se passer, Kochka semblait avoir décidé qu'il devait héroïquement protéger sa maîtresse de ce péril géologique.

Sous les éclats de rire d'un public conquit par ce soudain spectacle improvisé, Anya réalisa qu'elle ne pouvait pas se lever. Le félin s'était à moitié installé sur son torse alors que la chose non identifiée qui l'avait fait tomber était toujours sur l'une de ses jambes. Elle produisait d'ailleurs de drôles de petits bruits qui semblaient étrangement joyeux étant donnés la situation et le simédia d'une taille raisonnable qui lui soufflait dessus...


-Kochka, calme toi s'il te plaît...

L'intéressé souffla une dernière fois avant de libérer Anya juste au moment où le propriétaire de son joyeux agresseur faisait son apparition. Sa voix était jeune et assez agréable, masculine sans être trop grave... Rassurée de sentir que sa capuche couvrait encore en grande partie son visage, elle n'avait pas envie de provoquer de réactions de panique maintenant, elle tendit la main devant elle de façon tentative... Au son de la voix de Cyrian, il lui semblait bien que ce dernier c'était en partie penché vers elle lorsqu'il lui avait parlé. La logique voudrait qu'il ait donc cherché à l'aider à se relever. Elle n'eut pas à chercher longtemps avant que sa main n'entre doucement en contact avec la sienne avant qu'elle ne le laisse l'aider à se relever...

-Un golem de pierre ? Je me demandais de quoi il s'agissait...

La jeune femme lui offrit un sourire, prenant son agression inopinée relativement bien étant données les circonstances. La petite troupe de badauds qui s'était agglutinée autour d'eux pour assouvir leur curiosité commença à se disperser, visiblement déçue que la ménestrel ne transforme pas cela en un échantillon de ce qu'ils pourraient voir dans les arènes.

-Enchantée Cyrian, moi c'est Anya.

Il y eut un soudain coup dans les jambes du nanthun alors que le petit Ganat essayait de repousser vaillamment un Kochka oscillant entre curiosité et sur-protection... Comprenant rapidement la situation, l'animal n'avait rien de discret aux oreilles habituées de la jeune femme, cette dernière eut un mouvement de la tête pour désigner le trublion.

-Et voici Kochka...

Spoiler:
 



By Naya !!
Dim 28 Mai - 7:43
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Nanthun - Domum - II
Parchemins : 129
Étrangement, la jeune fille ne prit pas directement ma main et sembla la chercher. Peut-être qu’à cause de son capuchon, elle ne voyait pas bien. Dans tous les cas, elle finit par l’attraper et le contact de sa peau contre la mienne me fit un drôle d’effet. Sa main était d’une douceur que je n’avais jamais rencontrée. Tandis que je l’aidais à se relever, elle m’interrogea sur le Golem de pierre :

Ne vous inquiétez pas, il ne vous fera pas de mal même si c’est lui qui vous a fait tomber mais il ne l’a pas fait exprès. Ganat peut se montrer très maladroit.

La ménestrel se présenta à son tour et dit s’appeler Anya. C’était un prénom qui lui allait parfaitement à mon goût. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, je sentis quelque chose se cogner contre mes jambes. Quand je baissai la tête, je remarquai que Ganat tentais tant bien que mal de repousser Kochka, le Simédia d’Anya. Ce dernier semblait vouloir s’en prendre au Golem pour protéger sa maîtresse.

Ganat, vient dans ma poche. Tout de suite.

À peine lui en avais-je donné l’ordre qu’il me regarda, arrêta de résister et sauta dans ma poche. Surpris par le manque de résistance, Kochka parti en avant et failli perdre l’équilibre. La petite scène qu’il y eut entre nos deux compagnons était assez comique et plusieurs passants qui avaient assisté à toute la scène rigolèrent avant de s’écarter en voyant qu’il n’y avait plus rien à voir.

Anya, permettez-moi de vous offrir à boire pour m’excuser de vous avoir fait tomber, lui proposai-je.

Avant qu’elle ne me réponde, je la pris par la main et l’attirai vers le stand auquel j’avais bu quelques instants auparavant. Laissant mon invitée près d’un des tonneaux servant de table, j’allai directement m’adresser au marchand.

Deux bières, s’il-vous-plait, demandai-je d’un ton sec.

Je revins ensuite auprès de la jeune femme et lui tendis une des bières. Alors que je me plaçais en
face d’elle, je remarquai quelque chose d’étrange : elle n’avait toujours pas relevé sa capuche et le haute de son visage était toujours caché. Elle avait peut-être ses raisons mais je trouvais ça étrange, surtout qu’elle ne devait pas voir grand-chose comme ça. Je continuai alors de l’observer en silence. Ses longs cheveux roux lui tombaient en cascade sur ses épaules et encadraient un magnifique visage, enfin de ce que j’en voyais. Après quelques minutes de silence, je repris la parole :

Je peux vous poser une question ? Que faites-vous ici ? Je veux dire une cité Ashryne n’est clairement pas faite pour une jeune femme comme vous. Et je suppose que vous êtes là pour assister aux combats. Je me tus quelques instants avant de reprendre, moi par contre je vais participer aux combats, il parait qu’il y a pas mal d’argent à se faire. Et au fait, j’ai adoré votre petite prestation de tout à l’heure.

Alors que je pensais que tout allait bien, mon regard fut attiré par quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. C’était le Capitaine Dreyan et il venait vers le même stand que nous. Sauf que je n’avais pas envie de la croiser maintenant, pas en compagnie d’une demoiselle. Je m’adressai donc à cette dernière :

Cela vous dérangerait si on bougeait un peu ?
lui demandai-je innocemment.

554 mots

Post 2:
 


Dim 28 Mai - 11:26
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Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 83
Ce jour là, Kaëlyra se sentait bien.  Elle marchait sur le chemin qui la conduirait à Synkaalia, là où aurait lieu le tournoi entre les guerriers. Elle se sentait de bonne humeur, légère, riante, et inspirée. Tout en marchant elle pensait à un vieil ange de sa connaissance, dont les paroles sages et pures avaient toujours été un soutient pour elle. Certains mots, certaines personnes, se gravent dans votre mémoire et deviennent comme vos anges, ceux qui vous portent et vous inspirent.

Ainsi, elle pensait à celle qui était comme son arrière grand mère, de par son ancienneté et sa sagesse, cet aetrayel plus élevé qu'elle, qui avait vécu si longtemps auparavant en étant Edsere, et qui était devenue Aetrayel bien longtemps avant que Kaëlyra ne naisse.  Kaëlyra conservait précieusement les mots de cette personne en son cœur, car elle vivait et respirait à travers la lumière du soleil et à travers la lumière des mots.

Ce jour là, elle se sentait si légère intérieurement, qu'elle en avait le sentiment d'être transparente. Cela lui rappela d'autres mots, d'un autre ange :

«Lisse et transparente comme du verre,
Je crois qu'on peut voir à travers moi
Pourtant, on se heurte à ma paroi.
»

Les mots flottaient et dansaient dans son esprit comme des lucioles.

Princesse, c'est ainsi qu'elle aurait pu surnommer cet aetrayel là. Princesse et Oma (c'était le nom de son arrière grand mère) vivaient donc dans ses pensées ce jour là, comme deux de ses reflets. Tout en marchant, son regard survolait le paysage et s'arrêta un instant sur la haie qui bordait le chemin. Il y avait de l'aubépine, une plante pourvue de piquants et de fleurs blanches, qui convenablement préparées, étaient apaisantes et offraient un sommeil profond. Elle s'arrêta pour en cueillir. Ce faisant, ses pensées se tournèrent du côté de Barthelémy. « Je te rejoindrais peut-être plus tard » avait il dit. Elle était donc seule pour le moment. Oma et Mickaël, un autre aetrayel cher à son cœur, lui avaient conseillé d'aller voir ce tournoi. « Tu ne pourras qu'apprendre de ce que tu verras. »

En effet, aller au tournoi et voir différents combattants, Edseres, Aetrayels, Lië'jas ou autres, s'affronter et mettre en oeuvre tous leurs talents et leur art, lui apprendrais sans doute beaucoup.

Ayant fait sa provision d'aubépine, elle se remit en marche. Enfin, elle arrivait à son but; trouvant un ruban coloré accroché dans la végétation, elle le saisit un instant pour le regarder. Quelques pas plus loin, elle en trouva un second, jaune d'or cette fois; sans doute cela indiquait la direction à suivre pour rejoindre Synkaalia et le lieu du tournoi. Bientôt, elle aperçut l'immense montagne, le Mont des Souvenirs, et elle progressa jusqu'à se retrouver à son pied. D'autres rubans colorés étaient suspendus sur le flanc de la montagne, à l'entrée d'une grotte. Ainsi, c'était là... Kaëlyra n'aimait guère s'enfoncer sous la terre, mais elle s'engagea tout de même par le passage. Il faisait sombre et frais là dedans, et un escalier de pierre dans un coin semblait mener à sa destination. Elle se mit à descendre les degrés avec quelque appréhension, appréciant peu le fait de se retrouver loin de l'air et du ciel.

L'escalier tournant, puis des couloirs sous la roche, éclairés par des torches; il y avait de petits lacs souterrains par endroits. Enfin, elle atteignit un lieu où le plafond de pierre était très haut : devant elle s'élevait la ville de Synkaalia. Un immense pont au dessus du vide y menait. Enfin, elle était arrivée aux portes de la ville...


597 Mots, P1

Résumé:
 


Dim 28 Mai - 15:41
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Ulfurbe - Celus - III
Parchemins : 103
Après avoir fixé longtemps sa bouteille, pensive, Naya regardait en face d'elle. De l'autre côté de l'arène, elle cru apercevoir au loin Anya avec un jeune homme mais elle n'était pas sûre. Elles étaient venues pour la même raison mais leurs chemins s'étaient séparés avant d'entrer dans la cité. Elle resta alors encore dans ses pensées...Elle divagua à cause de l'alcool en pensant à un jeune homme, elle aussi elle aurait aimé être accompagnée de la sorte. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas rencontré de mâle attentionné et courtois. Cependant elle réalisa que ce n'était pas aujourd'hui qu'elle en trouverait un, ici le combat, la force et la puissance sont les maîtres mots. Croiser le chemin d'une âme délicate s'avérait alors être un véritable casse-tête. Bah ! Après tout, l'Ulfurbe n'était pas là pour embellir son palmarès sexuel mais bien pour participer à ce casse-gueule collectif.

Mais alors qu'elle divergeait encore dans sa tête, une rapide silhouette tomba du ciel juste à côté de Naya. Une fille aux cheveux d'un blond vénitien vint interrompre les troubles réflexions de la jeune femme. Elle voulait de l'alcool ? Ah une compagnon de boisson ! Ce personnage intéressa tout de suite Naya. Cependant elle ne semblait pas tenir en place et parlait vite, ce qui n'était pas du rythme du cerveau de son interlocutrice, embrumé et lent par la liqueur. Elle lui paraissait être une gamine, ou plutôt une adolescente qui se prépare à l'âge adulte. C'est pour cela que Naya eut une première réaction de refus. Boire à un tel âge était mauvais et la femme était loin d'être un exemple à suivre concernant l'alcoolisme. Puis elle lâcha désespérément : -Au point ou j'en suis de toute façon...mais ne bois pas tout...lui fit elle en lui tendant la bouteille.

Elle lui rappelait Poki...Avec son air gai et cet entrain naturel qui anime chacun de ses mouvements. Elle semblait néanmoins beaucoup plus narquoise. Aussi contrairement à elle, l'hybride papillon avait cette espèce d'aura de mort qui pesait sur elle, comme une sorte de date limite qui la hantait chaque jour et qui se voyait sur son visage et la moindre de ses expressions. Non, celle là n'en avait pas. Naya fut tout de même assez intriguée par cette hurluberlue.

-Tu es venue pour mâter ? Son ton semblait incertain, ponctué par une vague intonation de curiosité et fragilisé par l'alcool. Ah ! Non ! Tu as l'air avide d'action ! Elle lui souriait, puis, prise d'un soudain pic de malice -nul doute lié à son état- elle reprit, sur une voix charmeuse. En tout cas, enchantée, appelles moi la Reine de la Désinvolture ! Après avoir sortit cela, elle ria aux éclats et l'on pouvait aisément entendre, d'après ses cordes vocales, que la demoiselle n'était pas toute fraîche. A vrai dire, elle ne savait définitivement pas ce qu'elle disait ! Ah..Elle avait su garder son calme auparavant, mais l'alcool avait décidé de refaire surface à la présence de la jeune fille ! L'Ulfurbe n'avait même pas remarquer les deux oreilles de renard sur le crâne de cette dernière, indiquant la fourberie et l'espièglerie de la créature. Naya n'était aucunement dans l'état de percevoir une quelconque attaque ou duperie envers sa personne...

534 mots
POST II :
 


Dim 28 Mai - 18:22
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Lië'ja - Zorel - II
Parchemins : 53
L’air était frais. Estë pensait-elle plus tôt que le confinement l’étoufferait, que l’obscurité l’assoupirait ? S’il fallait aussi bien des murs qu’un toit tout de roche faits pour vivre sous un mont si imposant, cela n’empêcha en rien à Synkaalia de s’offrir comme vaste, majestueuse. Des cristaux libéraient une lumière étrange, des cavités laissaient pénétrer quelques rayons frappant la cité, et autour de celle-ci il n’était aucun sol : un pont s’étendait au-dessus du vide, reliant ville et couloirs menant à la surface. Finalement, ce fut cette absence de sol qui l’effraya plus que ce qu’elle put espérer. Un pas, un autre, regarder droit devant soi, suivre les autres voyageurs, participants, commerçants. La Lië’ja n’avait certainement pas le vertige, ayant vécu au sein des créations propres au fameux architecte Zerol ; la surprise que pouvait provoquer une tel vide, du moins sous terre, l’eut cependant déstabilisée un tant soit peu. Mais la chose fut vite passée. Il ne restait maintenant qu’à trouver l’arène, arpenter la cité en suivant simplement les mouvements de foule et en se laissant perdre dans ses pensées. Ce qu’Estë fit.

Elle avait encore quelques difficultés à comprendre pourquoi elle viendrait admirer un tel évènement, outre pour son travail ; ce dernier mot étant la raison pour laquelle elle avait fait tout ce chemin, de toute évidence. Des lames qui s’entrelacent, et si ce ne sont des poings ou des crocs, il en sera alors d’ensorcellements éparses. Quel intérêt ? Quel intérêt s’ils ne sont des retournements intéressants, quelques artifices ? Si les ensorcellements étaient une arme au goût d’Estë, les enchantements l’étaient sans doute encore plus. Là fut la raison seconde de sa venue, un espoir léger : celui de pouvoir admirer quelque enchantement inconnu à l’œuvre, ou encore de se laisser absorber par l’usage de l’un de ceux qu’elle connaissait déjà. La troisième raison était la vue d’ensorcellement en eux-mêmes, et la quatrième, bien que moins importante… De voir des joutes intrigantes, des aventuriers doués, qui sait. La jeune Lië’ja avait finalement moult raisons de venir se perdre sur les gradins d’une arène, bien qu’elle ne veuille se les avouer… Peut-être voulait-elle simplement se montrer dépourvue de détermination auprès de son frère qui l’envoyait en dehors d’Eleshyë, ou peut-être ne voulait-elle en rien dévoiler un appétit quelconque aux combats de spectacle, ce pour offrir d’elle-même une image plus approprié du "sage". Bien sûr, nier tout cela ne lui apportait rien outre une légère sensation de victoire.

Le temps passant, l’enchanteresse fut arrivée au sein de l’arène sous les chants d'une ménestrel, puis sans tarder se fut installée sur l'un des gradins quelque peu éloigné du centre. Sa queue de cheval arrangée, elle ne s’offrit ni l’opportunité de flâner, ni de s’abreuver des alcools et mets servis de toutes parts comme distraction : son estomac empli de l’en-cas qu’elle eut goulument mangé à son arrivé ne risquait pas de crier famine avant un bon moment. Puis elle n’était pas non plus venue pour sociabiliser, du moins, pas avec les spectateurs eux-mêmes. Si elle comptait observer attentivement certains combats, Estë n’avait pour nul autre but que de remarquer les combattants pouvant devenir de potentiels clients…

Ainsi assise, son sac posé contre sa hanche, la Lië’ja se perdit à admirer la structure de l’arène et l'activité des gradins alentours ; inconsciemment, elle triturait son pendentif dans une certaine impatience.



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Dim 28 Mai - 19:31
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Nanthun - Domum - II
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-Chouette !

Fyn s’empara de la bouteille tendue et avala une, puis deux longues gorgées. Excitée comme elle l’était, elle déglutit de travers. Une partie de l’alcool glissa dans sa trachée, ce qui entraina chez elle une violente crise de toux pour chasser le liquide de ses poumons. Les larmes aux yeux, elle remercia la jeune femme d’un hochement de tête. Une douce sensation de chaleur se répandait déjà dans son ventre, suivie de légers picotements sur le bout des doigts, quand elle répondit.

-Exactement ! Quand j’ai entendu parler d’un tournoi j’ai tout de suite voulu y faire un tour pour m’amuser un peu. Mais je me dis que venir regarder ce qui se passe du côté des combats ce serait marrant aussi !

Quand la femme éclata de rire après s’être présentée, Fyn renchérit aussi en rigolant.

-La Reine de la Désinvolture ? On dirait un nom de scène !

Les lèvres pincées, elle chercha à son tour comment se nommer convenablement. Rapidement, elle tomba sur une valeur sûre, celle de son alias de saltimbanque.

-Dans ce cas moi je suis Patteleste ! Ravie !

Elle rit de nouveau en siffla une discrète gorgée de la bouteille avant de la rendre à sa propriétaire. Visiblement, elle avait trouvé quelqu’un avec qui elle pourrait passer du bon temps sans risquer de se faire alpaguer parce qu’elle était trop bruyante.

-En tout cas t’es super jolie, je tiens à te le dire ! Tu…

Emportée par une masse qu’elle n’avait pas vue, elle atterrit sur le rang juste devant, pile dans les bras d’un gros bonhomme richement vêtu. Derrière, un badaud lui aussi atteint par l’alcool s’excusa vaguement dans un rot avant de reprendre sa route. Le bourgeois ne perdit pas un instant pour glapir sur Fyn

-Vous ne pouvez pas faire attention, dites ?
-Pardon ! J’ai… On m’a poussée !
-Bien sûr, bien sûr. C’est toujours pareil avec la populace. Aucun sens des convenances.

Fyn se releva et mira un temps sa tenue. Du tissu mauve richement brodé, une perruque qui passait pour être vaguement convaincante et une collection impressionnante de bagues et de bracelets. Avec toute cette quincaillerie, c’était à se demander comment il pouvait encore lever les bras sans se luxer l’épaule. Il sentait aussi fortement le santal. Fyn posa son pied pour repartir sur le gradin juste au-dessus mais sa ballerine glissa sur le bord lissé par les fesses de tous les précédents touristes et elle termina sa chute avachie sur le gros bonhomme.

-Mais ce n’est pas possible de voir ça ! Vous le faites exprès ?
-Je suis désolée ! J’ai…
-Oui, oui, j’ai compris ! Poussez-vous de là maintenant !

Il se tortilla comme un asticot et la repoussa sans ménagement. Une fois debout, il feignit de se recoiffer, le front relevé.

-Impossible d’avoir la paix. Je vous en ficherai, moi, des tournois…

Tout en maugréant dans son double menton, il s’éloignait pour chercher une place plus digne de lui. Fyn pouffa en voyant ses mains se balader sur sa bedaine.

-Ça risque de gratter un petit moment…

Elle chassa le reste des petits fruits rouges qu’elle avait dans la main et retourna vers la jeune femme.

-Tu veux qu’on aille faire un tour pour voir si on peut pas s’acheter quelque chose, madame la Reine de la Désinvolture ?

Et avec un grand sourire enjôleur, elle leva entre le pouce et l’index une bague d’argent sertie d’une petite pierre bleue sentant légèrement le santal.

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Lun 29 Mai - 19:52
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