Tu n'appartiens qu'à moi [Quête Solo][18+][Terminé]

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Norphis - Abund - II
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C'était ce que je pouvais appeler une journée normale, comme d'habitude. Les jours, depuis que j'avais quitté Basinshear, étaient assez long et se ressemblaient tous. Je continuais d'avancer sur les chemin déjà tracés tout en espérant ne pas avoir à me confronter à des ennuis assez sévère. Les nuits étaient ce qu'il y avait de plus compliqué, mais plus je me rapprochais des Souterrains interdits et plus j'avais de chance d'esquiver les ennuis auprès des Norphis. Reste les Ulfurbes et la faune local, mais là encore, j'avais eut assez de chance pour ne croiser aucun d'entre eux. J'avais enfin atteints les frontière du territoire vampirique et c'est un certain soulagement qui me marqua. Le paysage était toujours aussi monotone et la région était très peu peuplée, peu de personnes était assez folles pour croiser le chemin d'un Norphis en plein milieu de leur territoire et surtout en plein milieu de la nuit. J'avais même pris la peine de détacher les bandages de mon visage, comme je le faisais chaque nuit, pour échapper à la chaleur oppressante de ceci. Ça ne me plaisait pas plus que ça de devoir recouvrir mon corps en entier de bandages juste pour pouvoir supporter l'infâme boule de feu qui flotte dans le ciel, mais je ne pouvais supporter l'idée de devoir contenir mon envie de découverte juste pour cela et tous les moyens sont bons pour contrer les effets néfastes du soleil.

Il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que j'atteigne mon escale, si Fursanth m'avait dit qu'il pouvait se charger du rapport à Shamash, je voulais en personne le confronter, lui et Harmonie. Je ne suis pas et ne serais jamais un instrument servant leurs machinations morbides, et il peuvent aller se faire voir si ils pensent que je vais gentiment rentrer dans le rang. Mon avenir n'appartiens qu'à moi et ce n'est pas en m'envoyant faire une mission dont l’échec était presque certain que j'allais gentiment arrêter mon voyage alors qu'il avait à peine commencé, il va falloir beaucoup plus que ça pour m'arrêter. J'étais la plus jeune des Aisos et pourtant c'était moi que la famille souhaitait voir grimper dans l'échelle social le plus vite, la raison étant que j'étais la seule femme autre qu'Harmonie. Comme dans mon ancienne famille j'étais promise à un jeune homme d'une famille alliée pour que les liens amicaux se resserrent et que la montée sociale se fasse sentir et mon départ soudain à contrecarré les plans des Aisos.

Je me rapprochais de plus en plus de l'endroit où nous résidions, encore deux ou trois heures de marche et ça devrait être bon. Étrangement, je sentais un regard pesant sur moi, quelque chose ou quelqu'un m'observer mais je n'arrivais pas à voir qui ou quoi. J'étais aux aguets, l'endroit était assez découvert et en observant assez je pourrais prévoir l'arrivée d'à peu près n'importe quoi. Et pourtant toujours rien, malgré le fait que je sente toujours ce regard fixé sur moi, tel un sangsue sur sa proie. Je m'arrêtais de marcher soudainement, essayant de surprendre l'intrus. Ce ne fut qu'un léger mouvement à peine perceptible suivit du son caractéristique de branches qui craquent qui parvint jusqu'à moi depuis un buisson couvert de poussière non loin de moi. Je détachais ma rapière de la lanière de mon sac et commençais à la brandir en direction du fameux buisson. Un autre mouvement se fit sentir dans le buisson, comme si l'intrus en question avait remarqué que j'étais armé et prête à tuer. Je me rapprochais à petit pas, prenant le temps de replacer mes mèches de cheveux tout en pointant la lame vers l'endroit ou se trouvait l'intrus. J'étais maintenant à quelques mètres et déjà pouvais-je apercevoir des morceaux de vêtements dépasser de derrière les feuilles poussiéreuses. Me rapprochant encore un peu plus, ma lame s'apprêtait à transpercer l'intrus quand deux mains s'élevèrent de derrière le buisson, en signe de capitulation. C'était une jeune femme, elle devait avoir mon âge, même si son corps était plus développé que le mien. Son visage et le fait qu'elle était tremblante m'indiquait que je l'avais effrayé, mais ça n'expliquais en rien la raison pour laquelle elle m'observais. Un air sévère sur mon visage, je demandais alors, continuant de la menacer de ma rapière.

« Qui es-tu ? Que me veux-tu et pourquoi m'espionnais-tu ? »

Son visage eut une once d'étonnement quand je prononçais le mot "espionnais", manifestement elle n'avait pas vu la situation du même angle que moi. Elle se fit pensive pendant quelque seconde avant de dire, la peur se lisant toujours comme un livre ouvert sur son visage.

« J'ai... J'ai besoin d'aide ! Ma mère est terriblement malade et je cherche quelqu'un qui pourrait l'aider ! »

Pas de bol, j'avais aucune connaissance dans l'art de la médecine et la seule chose que j'allais pouvoir faire était de la délivrer de ses souffrances d'une manière un peu trop radical. Je soupirais longuement, elle n'avait pas l'air dangereuse, je pouvais sans doute la laisser partir. Néanmoins, pointant toujours ma rapière près de sa gorge, je formulais une réponse viable.

« Cela ne m'explique pas pourquoi tu m'espionnais, si tu avais besoin d'aide tu n'aurais pas eut besoin de te cacher. Si la situation est urgente, encore moins. »

Son visage traduisait encore plus la peur mais aussi une certaine surprise à l'antipathie que j'éprouvais à son égard.

« Eh bien... Vous devez connaître ces terres... Elles... Elles sont remplis de Norphis fourbe et d'Ulfurbes malveillant, je ne peux juste pas me présenter au premier venu comme ça, je risquerais de me faire tuer sans pouvoir aider ma mère ! Maintenant, je vous en supplie ! Aidez ma mère ! »


N'avait-elle pas vu que j'étais une Norphis ? Je ne doutais pas qu'elle ai pu voir mon unique œil ensanglanté mais elle devait bien avoir fait le rapprochement avec la race Vampirique, étais-ce le fait que je n'adopte pas une position agressive mais plutôt une position se voulant désintéressé qui la poussait à me faire confiance pour soigner sa mère. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas l'aider.

« Ce n'était pas non plus très prudent de s'adresser à quelqu'un sans voir que cette personne est une Norphis. Néanmoins, je ne souhaite pas vous faire de mal et je n'ai pas les capacités pour aider votre mère, désolée. »


« Vous.... Vous êtes une Norphis ?! »


« L’œil rouge sang, les canines, mes habits. C'était un assez gros indice non ? »

« Oui mais... Ma mère ? Que vais-je faire ? »

« Trouver quelqu'un d'autre, la seule chose que je peux lui faire c'est abréger ses souffrances. »

« Pourriez-vous m'aider à trouver quelqu'un pour aider ma mère au moins ? Je vous en supplie, il ne lui reste pas beaucoup de temps à vivre »

Je soupirais longuement. Je pouvais au moins l'emmener en toute sécurité jusqu'à un médecin. La plupart des médecins Norphis avait une certaine compréhension envers les Esderes et je supposais que celui que je connaissais le mieux serait d'accord pour aider la mère de cette pauvre femme.

« Je peux vous emmener voir un médecin, mais n'en espérez pas plus de moi. Une fois que nous serons à destination, nos chemins se sépareront. »


« Ce serait vraiment gentil de votre part, Mademoiselle. »


Je soupirais une nouvelle fois. Avec la chance que j'avais, nous allions nous faire agresser par la faune ou un groupe d'Ulfurbes sous peu et j'allais devoir mettre ma vie en danger pour sauver quelqu'un que je ne connaissais même pas. Je lui fit signe de me suivre en direction des Souterrains Interdits. Nous commencions alors notre marche dans un silence le plus total. Je n'avais pas grand chose à lui dire et je n'avais pas vraiment envie de lui dire quoi que ce soit. De mon point de vue,elle m'avait coupé dans mon élan et je n’appréciais pas du tout cela. Cela faisait à peine une demi-heure que nous étions entrain de marcher. La jeune femme traînait toujours la patte derrière moi tandis que j'avançais à bonne allure, je n'avais pas de temps à perdre pour cela.Mais, alors que je m'arrêtais à côté d'un arbre pour l'attendre, je remarquais qu'elle avait disparu. Déconcerté par le fait que celle-ci se soit enfuit, je soupirais longuement, essayant de voir si elle n'avait trébuché dans les environs et qu'elle n'arrivait pas à se relever.

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Dim 21 Mai - 5:17
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Norphis - Abund - II
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Reprenant le même chemin, mais dans le sens inverse, je commençais à l'appeler même si je ne connaissais pas son nom. Je m'apprêtais à abandonner et à la laisser à son sort quand une vive douleur vint me prendre au crâne. Je sombrais lentement dans l'inconscience suite au choc et dans une dernière once de conscience je prenais le temps de me retourner pour voir la jeune fille, une arme à la main et un sourire carnassier sur le visage, émettre un grand rire.

Tous ce qui m’accueillît à mon réveil fut un horrible mal de crâne et l'impossibilité de bouger. Le seul point positif était que j'étais sur quelque chose de moelleux et que c'était particulièrement agréable. Néanmoins, les derniers souvenirs que j'avais me ramenèrent bien vite à la réalité. Je pestais contre la jeune femme qui m'avais manifestement assommé avant d'enfin ouvrir les yeux complètement. Je me trouvais sur un lit confortable, recouverte d'une couverture qui dans une maison en bois assez coquette et dont l'air était embaumé par un parfum familier. J'essayais de me lever avant de remarquer que mes pieds et poings était fermement attaché au bois du lit par des sangles de cuirs. Ce fut d'abord la panique qui m'envahit, j'étais retenu contre mon gré dans un endroit que je ne connaissais pas et ne savais pas combien de temps avait passé. Assez rapidement je commençais à entendre des bruits de pas venant dans ma direction. Instinctivement je fermais mon œil, je ne voulais pas montrer à mon agresseur que j'étais réveillé. Néanmoins, je faisais en sorte d'entrouvrir ce dernier pour pouvoir observer ce qui se passait autour de moi. Une personne ouvrit la porte, entra dans la salle avant de rapidement fermer la porte tout en en profitant pour verrouiller celle-ci à double tour et de ranger la clé dans une de ses poches. Je n'arrivais pas à distinguer les traits du visage de la personne qui était entré dans la chambre mais manifestement c'était une femme d'un certain âge au vu de sa posture. La femme s'approcha de moi, et s'assit sur le bord du lit avant de passer sa main dans mes cheveux, démêlant les nœuds de ceux-ci. Je manquais de pousser un cri de surprise que je vis plus précisément les traits de la personne assise à mes cotés. C'était ma Mère, ma chère Mère, qui semblait prendre soin de moi. Néanmoins, cela me soulagea un peu de voir que je n'étais pas totalement seule. Je me permis même d'ouvrir soudainement l’œil et de dire, la voix joyeuse.

« Mère ! Cela faisait tellement longtemps ! Auriez-vous une idée de ce qui m'est arrivé ? Et pourquoi suis-je attaché ? »

Ma mère parut surprise pendant quelques instants, mais un sourire bienveillant s'afficha sur son visage alors qu'elle passa doucement sa main sur ma joue. Quelque chose semblait étrange dans sa voix mais je ne pris pas la peine de chercher quoi tandis qu'elle me répondait.

« Tu étais donc réveillé ma chérie. As-tu faim ? Je t'ai préparé ton plat favori ! Ou soif peut-être ? Il y a de l'eau à volonté ! Oh, ça fait tellement du bien de te retrouver ma chérie ! »

Un sourire s'afficha sur mon visage, mais une peur me cramponna au fin fond de mon être. Devais-je lui dire que j'étais une Norphis ? L'avait-elle vu ? Les rideaux de la chambre était fermés mais je pouvais voir les rayons du soleil filtrer à travers les quelques espaces de la fenêtre non-recouvert par le tissu. Étais-ce fait exprès ? Ou bien étais-ce un heureux hasard ? Dans tous les cas, je ne voulais pas décevoir Mère mais je ne voulais pas lui mentir non plus. Et aussi illogique soit pas décision, je décidais de jouer carte sur table. Néanmoins avant cela, je voulais être libre de mes mouvements.

« Pouvez-vous me détacher, Mère ? Le cuir me fait mal aux poignets et aux chevilles et c'est assez gênant . »

Mère se leva et fit quelques pas avant de saisir un couteau qui était posé sur une commode non loin du lit. Je remarquais enfin que la pièce était une reproduction exact de ma chambre datant de l'époque où je vivais encore dans l'auberge de mes parents et je me demandais pendant quelque seconde si je n'étais pas de retour dans la Terre des Rescapés. Je haussais aussi un sourcil quand au fait qu'un couteau se trouve ici, c'était assez inhabituel de ranger une arme dans une chambre d'enfant. Ma chère mère revint alors près du lit, un air sévère sur le visage, avant de demander d'un ton colérique.

« Tu ne compte pas t'en aller ma chérie ? Tu ne vas pas laisser ta mère seule encore une fois, n'est-ce-pas ?! Après tous ce que j'ai fait, tu veux encore t'enfuir ?! »


Je n'avais pas l'intention de m'enfuir mais son soudain changement de caractère m'effraya et, pendant qu'elle agitait le couteau dans tous les sens, je craignais le pire tout en pensant à une réponse correct.

« Je ne compte pas m'en aller Mère ! Je veux juste pouvoir bouger librement ! En plus j'ai faim, il me faut du sa... »

Je me taisais subitement, je voulais attendre avant de lui annoncer de moi-même que j'étais une Norphis, c'était rappé.

« Pardon ?! Répète ce que tu viens de dire, jeune fille. »


Son couteau frôla ma jambe, tandis que j'essayais vainement d'arracher les lanières de cuirs.

« Je... Il me faut du... Du sang, Mère... Je .... Je suis une Norphis. »


Un cri de stupéfaction émana de ma mère tandis que son air colérique se renforça encore plus. C'était comme si elle était à deux doigts de m'égorger. Elle serra les dents, avant de me répondre.

«  Ma fille est une Norphis alors ?! D'abord tu veux t'enfuir, et maintenant tu me dis que tu es une suceuse de sang ?! Tu ne devrais pas jouer avec les nerfs de ta Mère comme ça jeune fille, il faut te punir ! »

J'eut à peine le temps d'exprimer ma surprise et mon mécontentement que le couteau fila droit dans ma cuisse droite, me causant une inexorable douleur. Les larmes montèrent rapidement tandis que je voyais mon sang qui commençait à se déverser sur le tissu. Ma propre génitrice retira alors le couteau de ma cuisse avant de le lâcher sur le sol et de s'en aller en bouillonnante de rage. Je poussais un cri de douleur tandis que je sentais lentement mon fluide vitale se rependre sur le tissu et le sol de la chambre. Je remarquais aussi, en levant la tête, que j'étais vêtu d'habit dont je n'étais plus habitué. Une robe blanche, assez longue, recouvrait mon corps et je me demandais pendant quelques instants si ce n'était pas une robe de mariage. Néanmoins la douleur venant de ma cuisse me ramena bien vite à la situation présente et tandis que j'essayais désespérément d'arracher les lanières de cuir me retenant. Le comportement de ma mère m’étonna aussi, je ne l'avais jamais vu faire de mal à une mouche et elle venait à l'instant de planter un couteau dans la jambe de sa fille. La panique m'envahît aussi puisque le flot de sang ne voulait pas cesser et que la douleur ne faisait que s'amplifier.

Je restais dans cette situation précaire pendant au moins cinq bonne minute, quand la porte se rouvrit pour laisser réapparaître Mère. Mon expression se figea quand je vis ce qu'elle emmena avec elle. Je n'avais pas vraiment pu tout voir précisément mais j'aperçu un nombre assez inquiétant d'objet tranchants, mais aussi un marteau. Tentant de retrouver mon calme malgré ma blessure, j'essayais d'avoir une explication de ma chère Mère.

« Mè...Mère ?! Pour...Pourquoi ?! »

Le regard de ma mère se tourna lentement vers moi, tandis que j'observais avec stupeur un sourire carnassier. Elle s'approcha de moi, un marteau à la main tandis que la peur se faisait de plus en plus grande à l'intérieur de mon être. Son visage était maintenant à quelques centimètre du mien quand elle prononça la phrase suivante, tout en essayant de couvrir mes cris alors que sa main droite appuyais légèrement sur ma blessure à la hanche

« Tu as été une méchante fille ! Il est bien normal que je punisse ! Trouves-tu normal qu'une jeune fille fasse de tel chose ! Il va falloir réapprendre le respect ! »

Je ne comprenais toujours pas pourquoi.

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Dim 21 Mai - 5:20
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Norphis - Abund - II
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Cela ne faisait aucun sens, elle n'avait même pas eut une once d'hésitation à me faire du mal, moi sa propre fille. Même si j'étais une Norphis, je ne lui avais rien dit à propos du meurtre de Père et d'Angus et je doutais qu'elle ait pu l'apprendre. La mère aimante que je connaissais se serais contenté d'une discussion calme et posée, dans laquelle j'aurais pu lui dire tous ce qui s'était passé, et non pas de violence gratuite contre sa propre fille. Je serrais les dents, essayant de me retenir de crier de douleur tandis que ma propre mère prenait un plaisir sadique à appuyer de plus en plus forts sur la blessure sur ma jambe. J'essayais aussi de me débattre, de me libérer des mes liens alors que je craignais de plus en plus fort pour ma vie en voyant l'arsenal de torture qu'avait amené Mère. Celle-ci, dérangé par mes cris, me donna une gifle tout en sommant de me taire, d'une façon plus qu’agressive.

« Ferme la ! J'essaye de t'inculquer le respect, jeune fille ! »

Le respect qu'elle m'inculqua me fit hurler de plus belle. Elle venait de donner un coup de marteau contre le tibia de ma jambe déjà blessé et la douleur qui s'ensuivit fut presque assez forte pour me faire tomber des les pommes. Néanmoins, je tenais encore bon tandis que le plaisir sadique et malsain de ma mère commençais à me faire douter sur son identité. Cela pouvait paraître idiot, c'était presque impossible que quelqu'un ressemble à une autre personne autant. Ce qui me paraissait encore plus impossible est le fait que quelqu'un ai réussi à reproduire parfaitement ma chambre d'enfant. Et pourtant je ne pouvais pas me retirer de l'esprit que tous cela était l'oeuvre de quelqu'un d'autre, que la personne qui me torturait en ce moment précis ne pouvais pas être ma mère. Néanmoins, en dehors des hurlements de douleur, aucun mot ne sortit de ma bouche, je ne voulais pas provoquer une autre "punition". Ma mère s'en alla alors de la pièce, tout en me rappelant clairement qu'elle ne prendrait pas longtemps pour revenir s'occuper de mon cas. Je tentais alors d'observer mes alentours pour pouvoir trouver un moyen de me libérer de mes liens. Il y avait bien sur le couteau qui m'avait causé ma plaie à la cuisse qui étais sur le sol, juste à coté du lit. Mais je ne pouvais qu'à peine bouger mes mains et mes jambes non plus. Bien sur il y avait l'arsenal d'objet tranchant que ma mère avait gracieusement apporté dans la chambre, pour mon plus grand malheur. Mais encore une fois j'étais beaucoup trop loin pour les récupérer. Je n'avais pas énormément de solution, la seule restante était le fait que je pouvais assumer un contrôle quasi totale sur mon sang, et je savais que je pouvais le solidifier en un objet tranchant pour me libérer. Le seul problème était que je ne savais même pas comment utiliser mes ensorcellements correctement et que le hasard jouait souvent contre moi. Je me concentrais autant que je le pouvais pour essayer de produire une réaction auprès de mon sang mais malgré tous mes efforts, rien ne semblait fonctionner. La plupart du temps j'arrivais à faire fonctionner mes ensorcellements à volonté dans une situation périlleuse, il semblait malencontreusement que cette fois-ci mon corps ne se sente pas en danger, malgré le fait que mon fluide vitale ne se repende sur le sol.

J'entendis une nouvelle fois des bruits de pas venir dans ma direction, alors que je fermais mon œil complètement. Peut-être que si je faisais semblait de m'être évanouit à cause d'une anémie provenant de ma blessure à la cuisse, Mère me laisserait tranquille. Le son de la porte s'ouvrant en grand me parvint aux oreilles tandis que je tentais de m'immobiliser complètement, malgré la douleur, pour éviter que ma sadique génitrice ne remarque quoi que ce soit. Je l'entendis faire plusieurs aller et retour, et sur le dernier aller, elle sembla traîner quelque chose de lourds. Je ne savais pas ni ne voulais savoir ce que c'était mais j'entendis la porte se refermer une nouvelle fois tandis qu'elle s'approcha de moi. Elle sembla me regarder pendant un long moment avant de repartir vers l'endroit où elle avait déposer tous ce qu'elle avait emmené. Le silence pris place dans la salle pendant quelques secondes alors que la panique m'envahît de nouveau quand au sort qu'elle me réservait.

Soudainement, je l'entendis faire des pas rapides vers ma direction avant qu'une grande douleur vienne ne me prendre au pied droit, me faisant ouvrir l’œil de par ma surprise. Ma mère eut un sourire satisfait quand elle vit mon "réveil" et c'est aussitôt qu'elle recommença l'opération avec le pied gauche. Elle venait tout jute d'écraser mes deux pieds avec deux coups de marteaux. A mon grand bonheur, je pouvais encore bouger librement mes pieds sans trop de douleur même si la douleur sur le coup m'arracha un juron. Le visage de ma mère passa de la satisfaction à la colère en m'entendant et c'est sur un ton hystérique qu'elle prononça les paroles suivantes.

« Ma fille se met à jurer contre sa propre mère ?! Ton cas est plus grave que je ne le pensais ! Tu te permets même de faire semblant de dormir pour échapper à ta punition ! »

J'essayais de tirer sur les lanières de cuirs pour qu'elles cèdent mais c'était ni fait ni à faire. J'essayais alors de convaincre ma mère d'arrêter sa torture.

« C'est faux ! C'est la douleur qui m'a fait me réveiller ! Je vous en pris Mère, arrêtez ! »

Elle leva le marteau, tandis que j'anticipais la douleur à venir en fermant mon œil, tout en s’exaspérant.

« On ne répond pas à sa mère ! Surtout pour lui mentir ! »

J'attendais l'horrible douleur à venir, mais tous ce que j'entendis fut le bruit du marteau tombant sur le plancher en cassant une latte de celui-ci. Je rouvrais mon œil pour voir ma mère fouiller dans les nombreux instruments qui se trouvait non loin et je pus enfin voir la chose qu'elle avait traîné jusque dans la chambre. C'était un homme aux multiples blessures, que je voyais entrain de ramper sur le sol tout en essayant de limiter le bruit qu'il faisait. Il m'adressa un regard désolé et recommença à ramper vers la sortie. Pour couvrir sa fuite, je commençais à grogner de douleur un peu plus fort, ce qui attira l'attention de ma chère bourrelle. Mais au moment où l'homme allait en profiter pour s'enfuir le plus rapidement possible, un réflexe inhumain de ma mère lui fit lancer une couteau dans la direction du fuyard avant que celui ne s'écroule, touché dans la nuque. Son sang se répandu rapidement au sol et ma mère s'affaira sur le cadavre pendant une bonne dizaine, sans que je ne puisse voir ce qu'elle faisait. Néanmoins, les bruits de chair se déchirant et de liquide se répandant assez rapidement me mis sur la voie. Cet homme n'allait pas s'en sortir et je ne pouvais rien faire pour le sauver, à mon grand malheur. Mère finit alors son spectacle macabre et s'en alla de mon champ de vision tandis que j'observais l'horreur des atrocités commises sur le cadavre de l'homme. Des traits de couteaux parcourait son corps tout entier, de la tête au pied des traits sanglants continuaient de répandre le liquide vitale du pauvre homme. En y regardant plus précisément, c'était toutes les veines, capillaires et artères de l'homme qui étaient ouvertes et qui répandaient dans un flot morbide le précieux liquide sur le sol. Je vis Mère revenir, un seau de métal à la main, et de ce que je pu en voir, elle était entrain de vider entièrement l'homme dans le fameux seau. Pendant près de dix minutes ma cruelle génitrice fit plusieurs allée et retour pour aller chercher de nouveaux seaux dans lesquelles vider l'intégralité du sang de l'homme. A quelques occasion j'eut même l'occasion de voir la répugnante vision des organes vitaux de l'homme tomber dans les seaux. Si l'odeur et la vision du sang ne me faisait ni chaud ni froid, c'était bien cette vision d'horreur qui manqua de me faire régurgiter mon repas. Alors que je détournais le regard du sanglant spectacle, Mère finît par laisser le cadavre vidé de l'homme sur le côté.

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Dim 21 Mai - 5:23
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Norphis - Abund - II
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Elle déposa les seaux, un par un, devant le lit ou j'étais attaché et saisit un objet tranchant que je reconnaissais facilement comme étant un scalpel rouillé. Mon œil unique croisa son regard que la folie avait déformé tandis que mon cœur se mit à battre la chamade. Qu'allait-elle faire ? Allais-je mourir ? Comment allais-je bien pouvoir m'en sortir ? Avais-je seulement une chance de m'en sortir ? Tant de question dont je ne pouvais même pas imaginer la réponse. Mais avant que je ne puisse y passer plus de temps, je sentis la main de ma Mère se poser délicatement sur ma joue, la caressant délicatement. Sa main commença à délicatement à descendre, survolant alors ma poitrine tout en aplatissant chacun des plis de la robe blanche taché de rouge que je portais. Elle s'arrêta sur mon ventre et, tandis que j'essayais de ne pas même broncher à cause de la douleur immense que mes jambes me causaient de peur de la rendre encore plus colérique, elle arracha d'un coup sec le tissu de la robe, dévoilant la peau pâle de mon ventre. Je me retenais une nouvelle fois d'hurler de peur, même si ma respiration frénétique fit sourire carnassièrement ma chère génitrice. Nos regard se croisèrent tandis qu'elle pointa vers mon œil unique le scalpel rouillé.

« Présente-moi tes excuses jeune fille. »

Mes excuses ? Mes excuses pour quoi. Tous ce que j'avais fait c'était de faire confiance à une parfaite inconnu. Certes ce n'était pas la plus intelligente des décisions mais étais-ce la une raison suffisante pour blesser sa propre fille ? Mais je n'étais pas en position de discuter et de protester, il fallait que je trouve une solution pour m'échapper et en attendant je devais me plier à ses exigences.

« Je... Je suis vraiment désolée. Je ne voulais pas vous vexer, encore moins vous faire croire que je voulais partir. Les seules choses qui me dérange sont les lanières de cuirs qui me font mal au poignet. Mais si vous refusez de les enlever par peur que je m'en aille je le comprends entièrement. Encore une fois je suis vraiment désolée Mère. »


Je détachais mon regard de celui de ma mère. Je ne voulais pas voir son visage empli de folie me sourire avant de me faire mal une nouvelle fois. Néanmoins, malgré mes efforts pour l'ignorer, celle-ci me saisît la tête et le tourna vers elle. Malgré une tentative vaine de résister, je fus contrainte de la regarder, tandis qu'elle prononçait des mots qui me firent entrer dans un état de panique totale.

« Tu ne t'es même pas excusée pour le fait de m'avoir menti, jeune fille. On dirait presque que tu crois à tes propres mensonges, il va falloir remédier à ça. Avec une autre punition. »

J'essayais d'arracher une nouvelle fois les lanières de cuirs qui me retenait, j'essayais de faire tous ce que je pouvais pour échapper à mon funeste destin tandis que je voyais la lame rouillé se rapprocher de plus en plus de mon ventre nu. Et tandis que des pleurs commençaient à rouler sur mon visage et que je m'arrêtais de bouger en observant la fatalité de la situation, un grand coup de scalpel vint me faire hurler de douleur. La lame était planté assez profondément et je pouvais déjà observer le sang suinter à travers la plaie. Ma respiration se fit encore plus forte, j'étais incapable de retrouver mon calme, pour le plus grand plaisir de ma tortionnaire. La douleur était forte, très forte, tellement que je n'arrivais presque plus à penser rationnellement. Les pleurs sur mon visage continuait à s'écouler alors que ma chère Mère s'approcha de moi et saisît le scalpel, toujours planté dans la plaie. Elle commença alors à lentement élargir la plaie, tandis que mes cris ne faisaient que s'amplifier. N'y avait-il personne dans les environs qui pouvait m'entendre ? N'étions-nous pas dans la Terre des Rescapés ? Dans l'auberge de mon enfance ? La douleur était telle, que j'eut l'impression de vouloir rendre mes tripes à tout moment mais, au lieu de cela, ce fut une courte mais violente gerbe de sang que je crachais sur les draps blancs devant le visage horrifié de ma mère. Elle ouvrit la bouche pour me hurler des mots au visage, mais mon état paniqué m’empêchait de comprendre quoi que ce soit. La douleur, que ce soit mon ventre ou mes jambes, m’empêchait de faire quoi que ce soit tandis que je me laissais lentement partir vers une lente agonie. Je replaçais ma tête sur l'oreiller, attendant que mon heure sonne et que tout ceci cesse enfin. J'avais arrêté de crier, j'avais arrêté de pleurer, maintenant tous ce que je souhaitais c'était de pouvoir enfin dormir. Je vis ma chère Mère me donner une ou deux gifle avant qu'un air surpris ne s'empare d'elle et qu'elle saisisse un des seaux remplis de sang. Elle me pinça la nez, me forçant à ouvrir la bouche et commença lentement à verser le contenu du seau directement dans ma gorge. Bien que tiède, le sang avait toujours ce délicieux goût qui ravivait mes papilles gustatives à chaque fois. Je reprenais doucement conscience, tandis que la douleur semblait s'estomper. Puis soudainement, une autre douleur s'empara de moi, beaucoup plus violente que toutes les autres blessures que j'avais subît jusque la. L'horrible impression qu'on essayait de recoudre une plaie toute en l’agrandissant. La douleur fut tel, que mon corps rendit encore une fois son repas et que le sang que je venais d'avaler, mélangé à de la bile, s'étale sur tout le drap blanc du lit et de mes vêtements. Je relevais la tête pour savoir d'où venait cette horrible douleur qui me m'avait réveillé de ma mortelle léthargie. La vérité m'horrifia encore plus que la douleur, la capacité innée des Norphis à se régénérer une fois du sang absorbé était entrain de constamment renfermer la plaie de mon ventre, alors que le scalpel planté dans mon ventre ne faisait que rouvrir la plaie. La seule bonne nouvelle était que je n'avais plus mal aux jambes mais la douleur d'une plaie se retrouvant dans l'impossibilité de se refermer était plus intense que n'importe qu'elle autre douleur.

Je ne savais pas pendant combien de temps ce manège dura. Mère me forçait à boire constamment du sang sans pour autant enlever le scalpel de la plaie. Pendant au moins une bonne heure, je souffrais le martyr, sans pour autant pouvoir mourir ni même m'évanouir. Mon corps régénérait constamment les dégâts subit tandis que mon esprit essayait tant bien que mal de faire abstraction de la douleur. L'espace d'un moment je cru même devenir folle, alors que lentement ma vision semblait affiché un tout autre endroit, avec un tout autre tortionnaire. J'étais toujours attaché mais je pouvais voir la femme qui m'avait assommé veiller sur moi avec un sourire et un regard protecteur et empli d'amour et de tendresse, comme aurait dû être le caractère de ma mère. Néanmoins, avant que je n'ai le temps de penser plus profondément sur la signification de ces visions, Mère sembla finir à court de sang. L'intensité de la douleur s'estompa sans pour autant cesser, j'avais toujours un scalpel dans le ventre après tout. Mon esprit à moitié brisé se réveilla tout aussi soudainement, et un soulagement certain m'envahit. Non contente de me voir apaisé, Mère arracha soudainement le scalpel de la plaie avant de le jeter et de sortir de la chambre. J'étais soulagé que ce mortel supplice soit enfin terminé, mais plus encore, c'est un vrai sentiment de liberté qui s'empara de moi en voyant le scalpel atterrir à quelques centimètres de ma ma main droite. Je vérifiais rapidement que ma chère tortionnaire ne soit pas de retour, et attrapait la fine lame avant de commencer à découper la lanière de cuir retenant ma main droite, puis ma main gauche, avant de détacher mes jambes. J'étais toujours blessé mais au moins j'étais libre. Je fis quelque pas pour m'assurer que je pouvais marcher sans me vider de mes entrailles et commença lentement à sortir de la chambre. Regardant les alentours, je me trouvais bien dans l'auberge de mon enfance, en sortir en serait d'autant plus facile. Je connaissais les moindres recoins de la bâtisse, même si mes souvenirs en était un peu poussiéreux. Il fallait que je travers le couloir regroupant toutes les chambres des clients ainsi que la chambre de mon défunt frère, ensuite il me suffirait de descendre les escaliers et de m'enfuir le plus vite possible à travers les tables des clients.

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Dim 21 Mai - 5:25
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Le problème était que je pouvais voir le soleil rayonner de toute sa puissance à travers les rideaux et que rien que le fait de l'observer mais faisait me sentir mal. Il faudrait que je retrouve mes affaires, où au moins des vêtements assez grands pour me protéger du soleil. En allant dans la chambre des mes parents, je devrais être capable d'y trouver ce que je souhaitais. C'était risqué mais je n'avais plus le choix, maintenant que je m'étais libéré je devais m'enfuir où les répercussions serait horriblement douloureuse. Je m'approchais lentement de l'escalier, la main droite sur ma plaie ensanglanté, veillant à ce que je ne me vide pas entièrement de mon sang. Je continuais mon chemin, m'inquiétant de l'étrange silence qui régnait dans l'auberge en plein milieu de la journée. L'auberge avait-elle fait faillite suite à la mort d'Angus et de Père ? Quoi qu'il en soit, le silence omniprésent était assez oppressant pour me faire hésiter à chacun de mes pas. J'avais peur qu'une latte du plancher craque sous l'un de mes pas, j'avais peur que Mère apparaisse soudainement derrière moi. Encore pire j'avais peur des répercussions qu'auraient mes actes si elle venait à m'attraper. J'avançais à petit pas, et je vis enfin apparaître la cage d'escalier. Néanmoins, à mon grand malheur, il semblait que le rez-de-chaussée soit plongé dans une lumière intense, émanant du soleil. Il m'allait être impossible de passer sans finir brûlé vive. Je commençais à reculer, tandis qu'une toux sanglante me fit cracher sur le sol une gerbe de sang. Il fallait que je soigne cette plaie, mais ce n'était pas ma priorité. Une peur se raviva en moi quand j'entendis une porte s'ouvrir au rez-de-chaussé, Mère m'avait-elle entendu tousser ? Je n'avais pas le temps d'y penser non plus. Je me ruais vers le chambre de client la plus proche, avant d'ouvrir la porte. J'entendais déjà le bruit de pas de ma mère montant en trombe les escaliers dans l'espoir de m'y attraper. J'arrivais tout juste à refermer la porte avant de courir vers l'armoire de la chambre. J'y ouvrais les portes avant de me m'y réfugier et d'attendre. L'armoire était vide me donnant aucun autre moyen de me cacher plus que cela. Il aurait fallu que je prenne les draps sur le lit pour me servir de cachette une fois dans l'armoire mais je n'avais plus le temps pour cela. Ma mère finit de gravir la dernière marche de l'escalier et j'entendis ses pas courir vers la chambre où j'étais censé me trouver avant de l'entendre pousser un hurlement. Elle commença à ouvrir violemment toute les portes des chambres alentours, mais ne prit pas le temps de regarder à l'intérieur des armoires, à mon plus grand bonheur. Une fois toute les portes ouvertes, elle hurla de plus belle avant de se mettre à crier les mots suivants à répétitions pour être sur que je l'entende.

« SORS DE TA CACHETTE, JEUNE FILLE ! TU N'AS AUCUN MOYEN DE T'ECHAPPER ! JE TE PROMETS DE NE PAS TROP TE FAIRE DE MAL SI TU TE RENDS DANS LES CINQ MINUTES. »


Je n'étais pas assez idiote pour tomber dans un piège aussi claire. Néanmoins, je ne pouvais sortir de l'armoire sans me faire repérer et je continuais de me vider de mon sang. De plus la soif de sang viendrait me frapper un moment ou un autre, me forçant à sortir pour aller me nourrir. Mes derniers espoirs était de confronter mère, mais il me fallait un plan pour la contrer. J'imaginais toute sorte de scénario mais à chaque fois les risques étaient trop élevé pour que je m'y risque. Il allait falloir que je prenne un décision au plus vite mais je me rendais compte, après cinq bonne minute à attendre, qu'il n'y avait plus un bruit. Je ne percevais même plus la respiration frénétique de ma mère ou même un bruit de pas. Rien, la seule chose chose que je pouvais entendre, c'était ma propre respiration ou les gouttes de sang tombant sur le bois de l'armoire. Peut-être était-elle redescendu en bas des escaliers ? Ou bien avait-elle tout simplement abandonné ? La première solution me semblait la plus probable et je décidais alors qu'il fallait que je profite de ce moment pour saisir les draps, m'enrouler dedans avant de sortir dehors. J'ouvrais lentement la porte de l'armoire et je regardais aux alentours pour vérifier que ma mère ne m'attendais pas. Je commençais à saisir les draps avant de sentir quelque chose de chaud dans mon dos. Je tournais lentement la tête avant qu'une expression horrifié ne se fige sur mon visage. Elle était la, ma mère était la. Un air entre la satisfaction et la cruauté apparu sur son visage tandis que je commençais à hurler. Je voulu m'en aller mais ma mère fut plus rapide et me plaqua au sol. Je vis alors dans ses mains le marteau de tout à l'heure, pire encore je vis quatre clous dans son autre main. Mais tandis que j'essayais désespérément de me libérer de son emprise je me demandais comme elle avait bien pu se retrouver à cette endroit. J'avais vérifié tous les recoins de la chambre avant de sortir complètement de ma cachette, elle n'aurait dû avoir encore moyen d'arriver si rapidement jusqu'à moi. Je me demandais même si elle n'avait pas développer une sorte de magie lui permettant de se téléporter. Mais je n'avais, encore une fois, pas le temps de penser aux illogicités de la situation, encore plus quand la force écrasante de ma chère mère me bloqua au sol sans pouvoir me défendre tandis que ma bourrelle se préparait lentement à m'asséner une nouvelle torture. J'essayais tant bien que mal de bouger mes mains pour me libérer de son emprise mais une force bien trop grande pour une Edsere lambda m’empêchais de faire toute action. Je fermais les yeux tandis que je laissais ma tortionnaire faire ce qu'elle avait à faire. Je relâchais tout effort alors que je sentis la pointe d'un des clous sur mon poignet gauche. Un grand coup de marteau me fit hurler, un second coup de marteau me fit pleurer, un troisième coup de marteau finit d'enfoncer le clou dans le plancher de la chambre. Mes pleurs envahissaient tous mon visage tandis que la douleur m’empêchait d'articuler un mot tant elle était forte. Je relâchais tout effort, mon corps, qui jusque la essayait tant bien que mal de se débattre, s'affaissa sur le sol accompagné des pleurs d'une petite fille. Je n'étais plus une voyageuse, je n'étais plus une aventurière, je n'étais plus qu'une petite fille qui pleurait toutes les larmes de son corps, cherchant quelque chose auquel s'accrocher tandis que sa propre mère était entrain de lui ravager le corps et l'esprit. Je n'étais rien de plus qu'une loque qui se vidait de ses larmes et qui cherchait sa maman, sa vraie maman, pas celle qui était entrain de la clouer contre le plancher de la chambre. Mère saisit ma seconde main et fit de même, mes pleurs retentissant de plus belle. Je n'étais même plus capable de penser logiquement. Je souhaitais juste dormir, dormir pour que tout cesse. Je ne voulais plus avoir à affronter cette situation, j'avais maintenant juste l'espoir que tout s'arrête, que je sorte d'ici et que je reprenne ma route pour découvrir le monde. Je ne voulais plus croire au fait que ma génitrice, celle qui m'avait élevé avec amour et bonté, était maintenant entrain de tuer sa fille à petit feu. Ma tortionnaire recommença avec la jambe gauche puis la jambe droite ne faisant, encore une fois, que faire redoubler mes pleurs. Mère marmonna quelque mot à propos du fait que je n'allais plus pouvoir m'enfuir maintenant et quitta la chambre en claquant la porte. Je l'entendis descendre les escaliers une nouvelle fois, me laissant à agoniser sur le sol de la chambre. J'essayais tant bien que mal de retrouver mon calme mais plus j'essayais plus je pensais à la mort certaine qui m'attendait. J'allais mourir ici, sous les coups de ma génitrice, après avoir accepté d'aider une jeune femme pour ensuite me faire trahir. Ça m'apprendra à faire confiance à des inconnus trop rapidement. J'essayais de tirer un peu sur les clous me bloquant à la fois les chevilles et les poignets avant de rapidement me raviser suite à l'immense douleur que cela me causa.

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Dim 21 Mai - 5:27
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Je n'avais plus qu'une solution pour m'en sortir et cela passait par le fait de me causer milles et une douleurs sans être ensuite certaine de pouvoir marcher ni me servir de mes mains correctement. Sans même être certaine que me libérer de mes entraves ne se solderait pas par un cuisant échec qui allait me faire subir encore plus de cruauté. J'entendis une nouvelle fois ma mère monter les escaliers avant d'ouvrir violemment la porte de la chambre. Elle s'approcha de moi, le visage sévère, avant de lever la jambe droite et d'appuyer fermement sur le clou dans ma main droite. La douleur se raviva de plus belle tandis que le je sent tais lentement le clou s'enfoncer de plus en plus dans mon poignet et dans le bois. Des larges quantités de sang s'écoulaient de mes multiples blessures et je me demandais comment je pouvais bien faire pour ne pas avoir fait une anémie mortelle depuis que ce cauchemars avait commencé. Ma mère répéta l'opération sur ma seconde main, ainsi que sur chacune de mes chevilles, avant de se placer au dessus de moi. Elle me regarda souffrir pendant quelques secondes avant de me mettre un soudain coup de poing en plein dans la plaie se situant sur mon ventre, me faisant vomir une gerbe de sang une nouvelle fois. Je sentis ensuite ses doigts forcer leur passage à l'intérieur de la plaie. L'horrible mal que cela me procura est indescriptible. Plus elle forçait son passage vers mes entrailles, plus j'essayais de me débattre et plus je me blessais à cause des clous me bloquant les chevilles et les poignets. Elle enleva soudainement sa main avant de me cracher au visage. Elle pris une choppe contenant un liquide rouge que j'assimilais rapidement à du sang avant de me le présenter. Elle allait refaire la même chose que tout à l'heure ? Me forcer à avaler du sang en continu pour que je souffre ? Je refusais d'abords le verre mais la simple vue du sang me donna l'impression d'avoir une gorge plus sèche que la partie la plus chaude du désert. J'ouvrais la bouche en grand tandis que Mère versa lentement le contenu de celui-ci dans ma gorge. J'allais souffrir mais au moins j'allais pouvoir échapper à la folie qu'allait suivre si je ne me nourrissais pas. Un air sévère s'afficha sur le visage de ma chère mère quand elle s'aperçut que j'étais plus satisfaite qu'horrifié au fait de recevoir du sang. Elle sera le poing avant de soudainement me décocher un coup de pied en plein dans les cotes, pour calmer sa colère. Suite à la choppe de sang que je venais d'avaler, je sentis la blessure de mon ventre se refermer petit à petit soulageant la douleur de ce côté la. Mais la douleur au niveau de mes mains et de mes chevilles s'amplifia puisque la blessure essayait de se refermer mais que les clous encore présent l'empêchaient de le faire. Je crispais les dents tout en essayant de ne pas penser à la douleur alors que de la satisfaction s'afficha une nouvelle fois sur le visage de ma tortionnaire. Mère s'en alla une nouvelle fois, tandis que l'effet du sang s'estompa. La douleur se calma sans pour autant cesser, après tout j'avais des clous plantés dans les poignets et les chevilles, la douleur n'allait pas disparaître par elle-même. J'essayais tout de même de me libérer en forçant mais j'abandonnais bien vite cette idée en voyant la blessure s'élargir tandis que la douleur s'amplifiait. J'étais incapable de supporter une tel douleur et même si je le faisais, je ne ferais que me mutiler les bras et les jambes, me laissant dans l'incapacité de me déplacer. Quoi que je fasse j'étais échec et math, à la merci de ma cruelle mère et j’espérais sincèrement que tout ceci cesse dans les plus brefs délai, mon esprit étant déjà bien assez brisé par tous ce que j'avais dû subir. La porte s'ouvrit une nouvelle fois, alors qu'un air grave s'afficha sur le visage de ma génitrice. Je me demandais pendant quelques instants quelle était la signification de cet air d’enterrement mais je n'eut à peine cinq secondes de réflexion que Mère s'adressa à moi.

« Eh bien, jeune fille... Malheureusement je crains que toute les punitions que je puisse t'infliger soit inefficace. Ta nature nouvelle nature de Norphis a souillé la magnifique petite fille que tu étais, et je n'ai pas d'autres choix que d'achever ta souffrance. Après tout, je ne peux pas laisser ma petite fille être une des pires créatures que ce monde ait pu connaître ! »

Mon visage empli de souffrance se figea instantanément quand j'entendis les paroles de ma génitrice. J'avais, depuis le début de ce cauchemars, envisagé que la mort serait la seule issue à tous ceci mais ce n'était que des paroles en l'air. Maintenant que j'étais confronté à cette mort imminente,  mon cœur commença à s'emballer. Je sentis une soudaine urge d’adrénaline parcourir l’intégralité de mon corps tandis que dans un dernier geste désespéré j'essayais une nouvelle fois de forcer de toute mes forces sur mes membres pour déloger les clous du plancher, au point de me faire verser une larme et d'aggraver encore une fois mes blessures. J'abandonnais très rapidement en voyant Mère se rapprocher une nouvelle fois de moi, une lame ensanglanté dans la main. Elle mis celle-ci sur le haut de mon front tandis qu'elle prononçait ce qui devait être les derniers mots que j'étais censé entendre.

« Adieu, ma fille ! Je te libère par cette acte sacré de la malédiction qui a souillé ton corps et que nous Edseres appelons Norphis ! Adieu Akantha, puisse-tu retrouver ton père et ton frère dans l'après-vie ! »

J'écarquillais lentement les yeux tandis que toute trace de douleur disparaissais. Même les clous enfoncé dans mes poignets et mes chevilles ne me causaient plus aucune souffrance. Mon corps se sentait léger tandis que ma vision semblait se brouiller avant de revenir à la normal. Mère recula avec horreur, tandis qu'elle remarquait que les clous avaient disparu, que mes plaies s'étaient évaporées. Je ne réalisais même pas ce qui se passais tandis que d'une voix faible je posais une question à ma tortionnaire.

« Comment... Comment m'avez-vous appelé ? »

L'air horrifié de ma mère se prolongea et s'accentua tandis que son visage commençait à devenir livide.

« Ak...Akantha ?! C'est ton nom ! »

J'éclatais de rire soudainement tout en me relevant. Je verifiais rapidement que je pouvais bouger normalement tandis que le sang versé semblait à son tour disparaître sans laisser de trace. Je m'approchais de ma prétendu mère, tout en me voulant menaçante.

« Je ne sais pas qui vous êtes, ni même comment vous avez fait pour vous renseignez sur moi. Mais vous avez oublié un cruel détail. Il n'y a aucun moyen pour que ma vraie mère puisse une seule seconde m'appeler Akantha. Vous avez fait cette erreur et mainteant cela se retourne contre vous et je jure que vous allez en payer les conséquences. Maintenant, dîtes-moi comment briser le sort ! »

Le visage de la chose qui avait pris l'apparence de ma mère se décomposa au moment où je lui expliquais la cruelle erreur qu'elle avait fait, me signalant que j'avais vu juste. Le doppelgänger de ma mère voulu saisir une arme non loin de là pour m'asséner un coup mais à peine eus-je le temps de penser à l'arme qu'elle disparu soudainement. Un sentiment de toute puissance émergea de mon être tandis que j'avais la sensation d'être dans un rêve lucide mais dans la vie réel. L'impression de pouvoir tout contrôler à volonté et d'être un être de lumière omnipotent et omniscient. En une pensée, des lanières de cuirs vinrent liés pieds et poings liés mon ex-agresseur tandis que je saisissais la lame qui était censé mettre fin à mon existence. J'aurais pu me venger et lui faire subir toutes les atrocités du monde, mais je n'allais pas me comparer à quelqu'un d'aussi horrible que ça. Il me suffisait juste de trouver la sortie à ce rêve ou à cette illusion et je pourrais enfin mettre fin à cette supercherie et reprendre ma route. Rien qu'en pensant à une sortie, la porte de la chambre d'illumina d'une lumière purificatrice et, tandis que j'entendais le cri désespéré de celle qui m'avait agressé pour me retenir, une douce chaleur m'enveloppa pendant que je franchissais le pas de la porte.

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Dim 21 Mai - 5:30
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Je me réveillais soudainement, comme à bout de souffle et encore une fois j'étais dans un lit. Néanmoins, et cela me rassura, je n'étais pas attaché. On m'avait laissé mes habits et je voyais même mon sac sans fond sur une étagère, ma rapière posé à côté. Non loin de moi, un autre lit avec une jeune femme allongé sur celui-ci. La bâtisse dans laquelle je me trouvais était faites d'un bois décrépît et qui manquait de s'écrouler à chaque instant. Les événements s'étant déroulé dans l'illusion résonnaient encore dans mon esprit tandis que tous les muscles de mon corps me faisait mal comme une courbature le ferait. Étrangement, je n'avais plus aucun souvenir des événements qui m'avait emmené à me retrouver sur ce lit, la seule chose que je puisse me souvenir étant que j'avais étais volontaire pour aider la mère d'une jeune fille en l'emmenant chercher un des médecins des Souterrains Interdits. Ma tête me faisait mal mais ce mal de tête disparu presque instantanément. J'entendis alors le bruit d'une porte qui s'ouvre et je vis apparaître la même jeune fille transportant un seau d'eau semblant extrêmement lourd pour elle d'une main et du tissu de l'autre main. Elle ne s'aperçut pas tout de suite que j'étais réveillé puisqu'elle se dirigea vers la jeune fille sur l'autre lit. Elle commença à tremper du tissu dans l'eau avant de dépose ce dernier sur le front de la jeune fille, comme pour calmer une forte fièvre. Je voulu l'interrompre pour lui demander ce que je pouvais bien faire ici mais un autre mal de tête plus violent encore vint m’empêcher de formuler ne serait-ce qu'un mot. Pendant que je me tenais la tête de douleur, les souvenirs vinrent un par un me rafraîchir la mémoire. Et plus particulièrement le souvenir du sourire carnassier de la jeune fille venant tout juste de m’assommer avec son arme. Je pris peur soudainement et, dans mon sursaut, ma main frappa le bois du lit et la jeune fille se retourna vivement, visiblement surprise par le fait que je sois réveillé. Elle hésita quelques secondes tandis que nous nous regardions dans le blanc des yeux. Lentement elle s'approcha de moi, un sourire joyeux et un air rassuré se dessinant sur son visage.

« Vous êtes réveillé ! J'avais tellement peur après que vous vous soyez effondré ! Je vous ai ramené chez moi jusqu'à ce que vous rétablissiez, j'espère que ça ne vous dérange pas trop... »

Je marmonnais un "Non" timide tandis qu'elle s'asseyait sur le bord du lit, me saisissant la main. J'hésitais quelque seconde avant de demander, un air surpris et interrogateur se mélangeant sur mon visage.

« Hum... Excuse-moi mais... Que s'est-il passé ? Mes derniers souvenirs sont confus et je n'ai aucune idée de ce qui m'est arrivé... »

Elle eut un petite rire discret, puis se reprit rapidement avant de me répondre, sa main se serrant sur la mienne.

« Je n'ai aucune idée ce qui s'est passé non plus, nous étions entrain de marcher et soudainement vous vous êtes écroulé sur le sol et vous êtes resté inerte. J'ai du vous traîner jusqu'à la maison de ma Mère et cela doit bien faire huit heure que vous êtes là. J'ai pris vos affaires aussi, elles sont sur l'étagère. Je n'ai touché à rien, si ce n'est que j'ai rattaché votre arme à la lanière de votre sac. Avez-vous faim ? Je ne sais pas vraiment ce que les Norphis mange à part du sang. »


Sa version était différente de la mienne mais je n'étais pas sur de ce qui s'était passé réellement non plus. Tous ce que j'avais vu c'était cette femme avec une arme à la main, m'adresser un sourire carnassier tandis que je tombais dans les pommes. Je ne pouvais pas être sûr et certaine que ce soit elle même si tout l'accusait. Je tentais de dégager ma main de son étau mais celle-ci referma sa main plus fort sur la mienne, me surprenant. Mes joues rosir alors que je lui répondais timidement.

« Non, ça va aller. Je vais me remettre de mes esprits et je vais partir, j'ai des affaires urgentes à régler, votre mère a encore besoin d'un médecin ? Je peux encore vous emmener en voir un. »

J'arrivais enfin à libérer ma main de la sienne tandis que son visage afficha un air déçu. Elle sembla marmonner quelque chose tandis qu'elle changea d'expression du tout au tout pour m'annoncer les phrases suivantes. C'était maintenant un sourire empli de joie et de bonheur qu'elle me montra.

« Vous devriez vous reposer, vous n'êtes pas obligé de partir tout de suite. Mère n'à plus vraiment besoin de soin, son état semble stable. Vous pourriez au moins passer la nuit ici ! »


Je suppose que ça ne me ferait pas de mal, le lit semblait assez confortable et ça me laisserait du temps pour savoir où j'étais et ce qu'il s'était réellement passé avant de m'évanouir. Je répondais au sourire de la jeune fille par un autre sourire tandis que je lui répondais.

« Pourquoi pas, je vais juste devoir aller chasser. Je doute que vous ayez du sang de disponible et ce n'est pas agréable du tout de se faire sucer le sang, parole de Norphis. »

Son visage se décomposa une nouvelle fois quand elle m'entendit dire que je devais aller chasser. Elle attrapa ma main de plus belle et s'approche dangereusement de moi alors que, de par ma surprise, mes joues rosir un peu plus encore.

« Je peux vous donner de mon sang ! Même si c'est douloureux il n'y a pas de problème ! Vous devez vous reposer, ce n'est pas sain de se mettre à courir partout juste après être tombé dans les pommes ! »

Ma surprise se raviva, avant qu'un petit fou rire ne brise la tension qui s'était installé entre nous deux. Je me dégageais une nouvelle fois de sa main et la repoussais de ma paume. Une fois calmé, j'essayais de me reprendre avant de lui dire.

« C'est bien la première fois que quelqu'un est assez idiot pour être volontaire. Vous ne voulez vraiment pas vivre ça, vous allez avoir l'impression que l'essence même de votre être est entrain de disparaître et cela est tout sauf plaisant. »

« Ce n'est vraiment pas un problème ! Je veux vraiment pouvoir vous aider, j'ai l'impression d'être coupable du malheur qui vous arrive ! Et puis... J'aimerais bien devenir l'un des vôtres. »


Je riais aux éclats, tellement que je finît par avoir mal au ventre. Cela sembla vexer mon interlocutrice qui fit la moue tandis que j'essayais de reprendre mes esprits.

« Jamais de la vie. Si vous voulez devenir une Norphis, trouvez quelqu'un d'autre. Je ne suis pas assez reconnu chez les Norphis pour faire cela de toute façon. »

Elle éclata soudain en pleurs, tandis que je soupirais. Je n'avais entendu que très rarement des histoires sur des Esderes étant volontaire pour donner leur sang à des Norphis et c'était bien la première fois que j'entendais parler d'une Esdere souhaitant devenir une Norphis de sa propre volonté. Mon interlocutrice se mis alors à genou devant le lit où j'étais toujours et commença à me répondre.

« Mais... C'est de votre sulfureuse morsure dont j'ai envie... Je veux que notre destin soit lié... Je veux que vous soyez mienne ! »

Mon fou rire se calma directement et fut remplacé par une peur soudaine. J'avais déjà été la cible d'un Ulfurbe de la Luxure à Basinshear et je n'étais pas très doué pour gérer tous ce qui étais sentiment. Néanmoins j'essayais de garder la tête froide, tout en essayant de formuler une réponse correct.

« Hum... Comment vous le dire... Je ne vous aime pas... Nous nous sommes connus pour à peine 3 heures, grand maximum et vous me demandez des sentiments que je n'éprouve pas. Si vous souhaitez devenir une Norphis c'est votre problème, mais je ne serais pas celle qui vous transformera, ni celle qui partagera votre vie. Et puis regardez moi bien ! Je suis une enfant ! Il faut vraiment ne pas être clair pour déclarer sa flamme à une enfant. »

Je n'aimais particulièrement pas que qui que ce soit me rabaisse à l'état de simple enfant, même si cette personne était moi. Mais il fallait avouer que c'était un argument de taille dans certaine situation.

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Dim 21 Mai - 5:35
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Norphis - Abund - II
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Comme il pouvait très bien se retourner contre moi.

« L'amour n'a pas de frontière ! Nous pourrions être heureuse toutes les deux, pensez-y un peu ! »

J'étais à deux doigts de vouloir l’assommer pour pouvoir sortir de cette foutu maison. Néanmoins je lui laissais encore une chance de me laisser partir avant que je ne commence à être agressive.

« Ecoutez, je n'ai pas le temps pour des niaiseries pareilles. Je ne vous aimes pas du tout ! Vous êtes plus effrayantes qu'autre chose ! Maintenant, lâchez l'affaire et laissez moi partir. »

Ce fut un réflexe exceptionnellement rapide qui me permis de survivre à la situation suivante. L'espace d'un instant je vis la lame argenté du poignard de la jeune fille briller à la lumière de la lune tandis qu'un cri de rage émanait de celle-ci. Mais pile au moment où la lame aurait dut me transpercer, son geste s'arrêta. Sans que je le veuille, ma magie s'était activé et avait pris le contrôle des pensées de la jeune fille, l'arrêtant dans son mouvement. Ne sachant ni comment j'avais fait ni même comment le maintenir, je me dépêchais de ramasser mes affaires avant de quitter cette maison au plus vite, laissant la jeune fille dans cette état hypnotique. J’espérais juste être assez loin au moment où l'ensorcellement se briserait. Après m'être éloigné d'au moins cinquante mètres j'entendis un hurlement de désespoir tout en apercevant la jeune femme sortir en courant, son poignard en main, me courant après. Je redoublais l'allure, j'avais tous sauf envie que cette folle à lier ne me rattrape où je sens que j'allais passer un sale quart d'heure. Cela m'apprendre à ne pas porter plus d'attention que ça à des inconnus. J'avais fait confiance à quelqu'un trop rapidement et en retour j'avais eut le droit à une journée entière de torture. Ces images restaient d'ailleurs bien ancrés dans ma tête, et c'est une peur soudaine qui s'empara de moi. Étais-ce possible que ma propre mère se retourne contre moi ? Je ne pouvais pas y accorder un semblant de sérieux mais la question resta fixé bien au fond de mon cœur. Il était probable que ma mère prenne mal le fait que je sois devenu une Norphis mais allait-elle suffisamment mal le prendre au point de vouloir me tuer ? Allait-elle vouloir m’agresser au moment où je lui annoncerai que j'avais tué de mes propres mains Père et Angus ? Trop de questions trottaient dans ma tête et je n'avais pas vraiment le temps d'y penser. La jeune fille s'arrêta enfin de me poursuivre tandis qu'elle essaya dans une tentative vaine et désespéré de me lancer le couteau dessus. Un nouveau hurlement de tristesse se fit entendre tandis que je continuais ma course. Je devais quitté le continent Sibyllin au plus vite, je n'avais pas le temps de retourner voir Shamash. De toute façon si je lui racontais mes mésaventures il m'interdirait de partir, par peur de me voir mourir. Je continuais ma course pendant au moins dix bonnes minutes avant de me remettre à marcher à une allure normale. Je repensais aux événements récents, que ce soit avec cette folle ou bien avec l'Ulfurbe de la Luxure à Basinshear. Mon apparence enfantine semblait attirer les plus gros pervers et malades mentaux des environs, et je ne pouvais pas y faire grand chose. J'allais rester bloqué dans ce corps d'enfant pendant encore de longues années avant même de pouvoir ressentir un changement. Il y avait bien un moyen de vieillir plus rapidement mais c'était tabou chez les Norphis et surtout extrêmement dangereux pour la communauté et pour celui qui prenait le risque. Se laisser affamé faisait apparaître chez les Norphis les signes de la vieillesse beaucoup plus rapidement mais au prix de sa propre sanité. J'oubliais tout ceci très vite. Je n'avais pas du tout envie de devenir une loque sans autre passion de dévorer tous ce qui existe dans ce monde. La seule chose qui guidait mes pas était la musique. Rien d'autre dans l'univers de possibilité qui s'offrait à moi ne me faisait autant plaisir que de pouvoir jouer tranquillement de mon Luth tout en continuant à découvrir les différents paysage de cette terre. J'avais vu pour l'instant que les paysages sombres et sans saveur du continent Sibyllin mais j'étais sûre que par delà les mers se trouvaient des terres à la beauté somptueuse. Mais, encore une fois, pour l'instant je devais faire attention aux multiples danger qui se dresseront sur mon chemin. J'allais écourtais le temps que j'allais passer sur le continent Sibyllin en ne passant pas voir Shamash mais ce n'était pas pour autant que celui-ci allait être court, bien au contraire. Il y avait encore énormément de chemin jusqu'à l'Océan Azuréen et au vu des multiples problèmes qui me sont tombés dessus alors que je n'avais pas parcouru une trop grande distance, je me doutais que ça n'allait pas aller comme sur des roulettes. La seule chose que j’espérais c'était que les prochains problème qui me tombe dessus ne soit pas un énième pervers s’intéressant à moi de trop près. Mais il fallait mieux ne pas penser aux futurs et plutôt se concentrer sur le présent. Et la maintenant il y avait un truc en particulier qui me posait un assez gros problème. J'avais soif de sang et j’espérais franchement qu'une âme égaré se présente à moi dans les heures à venir, dans mon état, ne pas se nourrir était un supplice assez important. Je continuais donc mon chemin en quête d'une proie à laquelle je pourrais ponctionner assez de sang pour pouvoir survivre encore un autre jour.

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Dim 21 Mai - 5:47
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