La raison dépasse les apparences ( Quête solo -La Bestialité est un Mythe )

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Edsere - Praesium - II
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La journée commençait et j’étais encore sur le bord des iles azurées, hésitant à m’aventurer dans un territoire que je n’avais jamais eu la chance et l’audace d’explorer à ma guise. En effet, il était assez rare que des humains, surtout avec un passé aussi sombre et sanglant que le mien, pouvait traverser les fameuses portes de ce qu’on pourrait qualifier du paradis. D’un autre côté, j’espérais de tout cœur, et je croyais personnellement, que mes valeurs ainsi que mes actions envers les plus faibles aidaient mon cas ainsi que ma réputation au sein de tout le monde. De plus, j’avais entendu certaines rumeurs parlant d’une gardienne pouvant lire dans les pensées et dans l’âme de ceux désirant s’approcher de la porte. Selon moi, c’était un moyen efficace et indétournable de trouver la nuisance et les menteurs désirant s’aventurer au sein du paradis et créer le mal. Malgré tout, même si la cité des anges était soi-disant paradisiaque, j’étais enclin à penser qu’il y avait aussi un quota de problème. Le mal était dans chacun de nous, même si nous n’avions pas la perception de notre côté obscure.

Ainsi, je me levai tranquillement et je m’habillai de mon armure avant d’insérer mon arme dans son fourreau ainsi que de placer solidement mon targe sur mon bras gauche. Après avoir épousseter mes vêtements et avoir ramasser mon petit camp de base, qui se résumait à pas grand-chose, je me dirigeai en direction de la porte. Pour l’instant, je n’avais aucun plan, aucune stratégie pour franchir la porte et je décidai simplement de laisser le cours de mes actions décider à ma place. Après tout, je ne pouvais rien faire d’avantage que laisser cette gardienne fouiller dans mon âme ainsi que ma pensé. Le mensonge était certainement la pire chose, et l’absolution me paraissais la meilleure stratégie. Au fur et à mesure que j’avançais, je rencontrai plusieurs personnes. Certaines se contentait de m’aborder d’un sourire rayonnant alors que d’autres rentraient, probablement bredouille, suite à leur refus d’entrer. Dans tous les cas, je pouvais désormais apercevoir la porte au loin qui semblait gigantesque. Les remparts à ses côtés était tout autant merveilleux et une certaine bonté ainsi qu’une certaine sécurité semblait peser dans l’air. Il y avait des anges, des humains, des hybrides, ici et là. Dans mon cas, j’avais une certaine fascination pour les anges. Ils étaient une classe personne au-dessus des communs des mortels et ils avaient en générale des valeurs prônant la sécurité, la protection et la paix. Ces mêmes valeurs me rejoignaient beaucoup, à la seule différence que je n’hésitais pas à prendre les armes pour défendre mes points de vue. De plus, j’avais une dette envers un ange que j’avais croiser autrefois, sauvant Lumen d’une mort presque certaine. J’espérais retrouver cet ange dans l’espoir de lui faire un don, ou de lui rendre un service, à lui-même ou à sa communauté. Au fur et à mesure que j’avançais, j’étais contempler par le début de ce monde que je visitais pour la première fois. Ma stupéfaction me mena rapidement dans une fille d’attente pour entrer au paradis, ce qui me fis légèrement rire. En effet, je me demandais si les morts passaient par le même chemin que moi et l’idée d’en apercevoir un, peut-être que j’avais moi-même décapiter, tenant sa tête pour rejoindre la cité des anges, me procurais un grand sourire.

Ca faisait une bonne quinzaine de minutes que j’attendais dans la fille, qui avançait tranquillement mais sûrement à un rythme régulier. Je n’avais toujours pas croisé l’homme à la tête décapité, mais certaines personnes bavardes n’hésitaient pas à commencer une discussion. Rapidement, je compris, avec les propos des personnes autours, que contrairement à eux, je n’avais pas accompli tant d’acte de bonté. Certains avaient sauver des centaines voire des milliers de vie. Certes, je ne doutais pas de mes valeurs profonde et de mon désir de protection, mais il manquait clairement des actes de bonté à rajouter dans mon âme. Cette question me tourmenta pendant quelques, et elle se plaça discrètement dans le fond de mon esprit qui attendait de trouver une solution à cela. Décidément, j’allais devoir redoubler d’effort et devenir plus fort dans le but de sauver plus d’innocent et de défendre les faibles. Désormais, l’Idée de rentrer dans la cité des anges m’apparaissais pas tant utile. En effet, si je souhaitais faire davantage de bien, aller dans une cité ou la corruption n’existait presque pas n’était pas la meilleure idée. Là où la misère était le plus présente, c’était probablement dans le royaume démoniaque ou encore dans la cité des rescapés. Les humains avaient beaucoup de problème et beaucoup de chemin à faire. Je me grattai la barbe, en pleine réflexion, lorsque que soudainement un vieillard accourra en notre direction.

- La bête à encore frapper ! Elle a attrapé ma petite fille. Hooo, ma douce petite Melisandre…

Ainsi, la foule commençait à s’agiter de plus en plus et diverses informations commencèrent à surgir à mes oreilles. En effet, la bête avait la description forte d’un dragon et celui-ci semblait s’attaquer à monsieur et madame tout le monde. Il ne semblait pas avoir de préférence, autre que les personnes semblant d’avantage graisseuse ou massive. Certains racontaient une aventure folle ou ils avaient vu une ombre planer avant de piquer, tel un aigle, en direction de leur victime, qui criait, ou pas, dépendant s’ils étaient morts sur le choc, en s’éloignant dans les cieux avec le dragon. Dans mon cas, j’écoutais chaque personne raconter leur petite histoire en tentant d’enregistrer un maximum d’information. Peu à peu, une idée me surgit rapidement nt à l’esprit. Cette idée me semblait une idée de génie, mais en même temps, cette idée me semblait un plan totalement dingue et fou. Peut-être que le fait d’être trop proche d’une cité paradisiaque m’avait rendu dingue, mais je doutais fortement de cette possibilité. Je me contentai de rouler des épaules et de me diriger vers l’homme qui avait amorcer cette discussion, ayant visiblement perdu un être cher. Celui-ci ne me regardait pas, il était encore beaucoup trop sur le choc et les émotions, mais je me baissai à son niveau dans le but de le regarder dans les yeux et je lui dis :

- Là où les autres sont impuissant, un chevalier se doit d’aider les gens dans le besoin. Je trouverai une solution et j’essaierai de trouver un souvenir de votre fille. Je ne garantis pas de la sauver, mais elle pourra être enterrer selon les normes et être en paix, en espérant qu’elle ne soit pas déjà dans les sels de la bête.

Je retenu mon petit rire, suite à ma blague de la fin, avant de tapoter l’épaule du vielle homme en signe d’encouragement. Dans mon cas, j’avais de nouveau une quête et un devoir à accomplir. Peu à peu, sentant visiblement l’agitation prendre vie aux portes de leur ville, plusieurs anges arrivèrent en volant dans le but de calmer et de réconforter les incertains. Dans mon cas, un ange plutôt petit au regard bleu vif et éclatant s’approcha de moi dans le but de s’informer. Je lui racontai rapidement mon plan et son regard changea subitement. C’est à ce moment-là que je compris que mon plan n’était probablement pas ingénieux, mais probablement plus fou qu’autre chose. L’ange tenta de me raisonner mais sans succès. J’avais désormais une quête et j’avais fait une promesse à un homme qui était dans le besoin. Rien ne pourrais d’avantage m’arrêter.

C’est ainsi qui retourna sur mes pas en me dirigea vers la zone ou la fille semblait savoir fait kidnapper. L’ile que l’homme avait parler semblait un peu plus éloigner de la plupart des autres. Dans un sens, elle m’apparut comme étant un terrain de chasse parfait pour un prédateur de cette grandeur. Les anges ne semblaient pas défendre ce point, et même si j’en croisai quelques un, ceux-ci ne semblaient pas faire attention au dragon qui rodait dans les parages.

''À croire qu’ils le savent mais qu’ils ne font rien… Peut-être que c’est un échange ou une alliance. Après tout, même pour une troupe d’ange dangereusement armées, combattre un dragon adulte serait beaucoup plus difficile que quelqu’un pourrait l’imaginer. ''

Je sentis le poids réconfortant de ma lame contre mon dos. D’une certaine façon, je ne pouvais pas tuer le dragon en combat régulier. La meilleure façon de faire affaire avec cette bête, c’était probablement de l’avoir par la ruse, ou même par l’avoir par surprise. Je pouvais aussi me faire manger dans le but d’accéder plus rapidement à son cœur de l’intérieur, et non par ses écailles, mais l’idée de me faire manger et peut-être cuir via son acide gastrique ne me réconfortait pas vraiment. Ma technique était beaucoup plus sécuritaire, et elle consistait tout simplement à attendre une opportunité ou à discuter avec le dragon. En effet, ses créatures étaient souvent réputées pour vivre une longue vie. Ils étaient souvent seul, et ils avaient tout le loisir de réfléchir et méditer sur des sujets que les humains ne pouvaient comprendre. Dans un sens, ils étaient des créatures légendaires et mythiques dotés de la raison et de la connaissance. Ils étaient à leur sens assez respectable. Mais leur appétit et leurs meurtres étaient probablement les seules choses pouvant les trainés dans une catégorie plus bestiale que légendaire. De plus, le fait qu’ils soient si forts et crains n’aidaient certainement pas leur cause envers les mortels et les morts.


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Jeu 18 Mai - 18:41
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Edsere - Praesium - II
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Après quelques minutes de marche, à penser à ma stratégie ainsi que la manière dont j’allais procéder, j’arrivai finalement à ce qui me semblait être le pont pour atteindre l’île éloignée. S’il y avait une chose que je détestais, c’était ce type de pont suspendu plus ou moins sécuritaire qui pouvait vous faire tomber et mourir suite à la chute. Je me contentai de déglutir en m’avançant sur le pont. Je tenais fermement les cordes dans mes mains en me disant que si le pont tombait, j’aurais de quoi pour m’accrocher et peut-être ne pas tomber directement en chute libre. Malgré ceci, et cette crainte, la traversée se montra totalement normale sans aucun problème. Le, se balançant malgré tout, n’avait pas craquer ou ne semblait pas sur le point de céder à mon plus grand soulagement. Je soupirai de soulagement. Décidément, la hauteur était quelques choses que je détestais plus que tout. Je ne doutais pas de mon courage et de ma foi pour rencontrer un dragon, mais je doutais fortement de mon potentiel à atterrir sans blessure d’une chute normalement dix fois mortels pour le commun des mortels. Je m’autorise une petite pause pour reprendre le contrôle de mes émotions et je m’assis sur le coin de l’île, à une distance assez sécuritaire du vide. Je sentais mon cœur battre à la chamaille. Je ressentais le même sentiment qu’avant une bataille importante où j’avais encore toute ma tête. J’allais affronter quelque chose à laquelle je n’avais jamais fait face. De plus, l’idée de combattre un dragon m’apparaissait de plus en plus suicidaire. Je baissai la tête en regardant ma main, celle-ci commençait à trembler légèrement. J’avais peur. Mais cette peur, transformer, était une sorte d’énergie, une sensation extraordinaire me procurant de l’énergie. Cette réflexion me fit légèrement rigoler. Après tout, le rire vaut mieux que la peur et la crainte dans ce genre de situation, qui nous fait généralement perdre la tête ce qui nous mène tôt ou tard à se faire décapiter. J’arrachai une petite partie d’herbe et je la soufflai en direction du vide non loin de moi. Je le regardai s’éloigner dans les airs, se faisant transporter par le courant de l’air. Je souris de nouveau, sans raison cette fois, probablement parce que la folie me guettera tôt ou tard.

Je me relevai tranquillement en me grattant le sommet du crâne et je craquai mes jointures en roulant mes épaules. Le temps de la pause était terminé et je devais me rendre sur place. Ainsi, je me dirigeai en direction du centre de l’île, ou il y avait un rocher en hauteur. Celui-ci me permettrait d’avoir un meilleur champ de vision sur la bête qui serait possiblement dans le ciel. L’idée d’être sous les arbres me paraissait un peu stupide. En effet, ils m’empêcheraient de voir la direction de la bête, qui elle, avec sa vision d’aigle, pourrait me voir et me surprendre avec toute facilité. L’île semblait déserte. Un silence lourde planait sur les lieux. Malgré cette ambiance plutôt sombre et sournoise, je me contentai de garder mon sang-froid en gardant la tête haute tout en m’imaginant la scène qui se produirait. J’escaladai ensuite le rocher en sortant ma lame de son fourreau. Je la regardai un instant en me disant que l’entièreté de mon plan reposait sur le tranchant de la larme et à sa capacité à se glisser sous une écaille du dragon. Je levai ensuite ma lame en direction du ciel en l’agitant légèrement. Le reflet du soleil se reflétait sur la lame d’argent. J’essayais de produire un certain signale facile à distinguer des hauteurs. Avec un peu de chance, ce serait ma clé pour attirer l’attention du dragon.

Je restai ainsi pendant une bonne heure. J’alternais mes deux mains pointant l’épée vers le ciel toujours dans la même tentative. Pour l’instant, je n’avais pas aperçu le dragon. Celui-ci n’Était probablement pas dans ce secteur. Malgré ceci, je pensais à l’homme ayant perdu sa fille. Je lui avais fait une promesse et je devais la tenir. Sinon, mon honneur en serait souillé. C’était le travail d’un chevalier, promettre et ainsi risquer sa vie. Et même la mort ne pouvait ne pouvait souiller mon honneur, ma ferveur et mes valeurs. Ainsi, je restai encore une trentaine de minutes ainsi, l’épée toujours en l’air dans l’attente d’un évènement. Le soleil commençait à baiser à l’horizon et dans quelques heures la nuit serait tombée. À mon plus grand étonnement, se traduisant par un sursaut ainsi qu’un grand frisson dans l’ensemble de mon corps, une ombre inquiétante commençait à se détacher du ciel. Celle-ci descendait rapidement tout en abordant une certaine grâce avant de planer quelques secondes dans le ciel. Elle fit le tour de l’île à plusieurs reprises avant de se diriger en ma direction, toujours en descendant de plus en plus en termes d’altitude. Je déglutis avec difficulté. Dans son cas, le dragon se contenta de descendre plus en plus. À mon plus grand étonnement, alors que j’étais sur les talons en attendant d’esquiver sa charge, le dragon ralentit au-dessus d’une zone étendue face à moi. Celui-ci resta ainsi quelques secondes avant d’atterrir sur le sol en créant un mini tremblement de terre qui secoua au point de perdre presque l’équilibre. Le dragon se pencha davantage en se rapprochant et je croisai son regard de rubis ressemblant à la pupille d’une bête.

- Tu ne cours pas ? Tu ne t’enfuis pas misérable humain ? Pourtant, tu sais l’inévitable sors que je te réserve…

Je déglutis de nouveau avec difficulté et je serai mon arme dans son fourreau. Un frisson me parcourut de nouveau l’échine et je me contentai de sourire légèrement, en tentant d’aborder un maximum de confiance. Pour l’instant, la situation aurait pu être plus catastrophique. Le dragon n’avait pas encore essayé de me manger, même si je ne doutais pas de l’envie qui flambait la couleur de ses yeux rouges. Je me redressai de toute ma hauteur et je croisai légèrement les bras, tout en restant sur le qui-vive en cas d’une soudaine attaque.

- Je me nomme Akwa Dala. Je suis un honorable chevalier venu prouvé mon courage et ma détermination en aidant un citoyen dans le besoin. Douce bête légendaire remplit de sagesse, je suis venu ici dans le but de te défier. Use ta rationalité et non de ta faim, présente toi et accepte mon défi.

Le dragon ouvrit sournoisement la bouche en se rapprochantt un peu plus près du sommet de la roche où j’étais posté. Un nouvel éclat passa dans son regard. Cet éclat pouvait être comparé à celui que ressentent les joueurs de cartes dans un casino. En effet, les dragons étaient souvent des joueurs malgré ce qu’offrait leur apparence parfois trompeuse. Je sentis le souffle chaud ainsi que la voix roque de dragon résonné.

- Ton espèce et ta race sont rempli de surprise, Edsere. Je suis Paarthurax, dragon céleste du vent des marées du Nord. Propose-moi ton marché, mortel, mais ne te montre pas odieux, car tu périras dans mon estomac.

- Je dois ramener les os d’une femme que tu as kidnappé plus-tôt, nommée Melisandre, de plus, je suis venu dans le but de créer un accord commun. Bien évidemment, tu accepteras mes demandes si je suis en mesure de rester accrocher à toi lors du vol, qui sera agiter à ta conviction, si tu as le courage d’accepter bien évidemment.

Je fixai le dragon dans les yeux en attendant sa réponse. Je plissai légèrement les sourcils, d’un air déterminé, en attendant patiemment. L’énorme dragon semblait hésité. En effet, sa nature plutôt joueuse et narcissique se battait intérieurement contre l’envie brutale et sanglante de m’avaler comme un vulgaire bœuf. Malgré tout, le dragon finit par monter les dents en ma direction en rigolant légèrement. Il ajouta qu’il était bien rare qu’un humain osa défier un dragon, et qu’il était impossible que je sois en mesure de m’accrocher pendant un vol, aussi court, soit-il, à ses écailles impénétrables et forger par le temps. Il finit par accepter, ce qui me poussa à soupirer de satisfaction. La phase de négociation était désormais terminée, mais je devais tout de même réussir ce défi, au risque de tomber de haut et de briser tous les os de mon corps lors de la chute. Le dragon s’élançant dans les airs en commençant à faire des cercles loin au-dessus de ma tête, tel un avertissement d’un prédateur s’apprêtant à foudroyer sa cible. Je déglutis difficilement et je sortis ma lame de son fourreau dans un bruit d’acier. Je frappai ensuite ma lame contre mon targe ce qui annonça que j’étais prêt à la charge du dragon. Je regardai le dragon faire quelques cercles avant de piquer en ma direction. Je déglutis une fois de plus, en sentant une sueur descendre le long de ma tempe alors que je sortais une petite ficelle de mon manteau. J’avais eu cette corde magique et résistante lors d’une célébration ( pâque ) et elle se montrait parfois très utile dans ce genre de situation. Je l’attachai brièvement, mais fermement avec plusieurs nœuds à la base de mon épée. Je reculai de plusieurs mètres avant de regarder le dragon s’approchant d’avantage et de plus en plus rapidement du haut pic rocheux. Je serai mon épée plus fermement en tout en commençant à courir en direction d’une chute certainement mortelle.


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Jeu 18 Mai - 23:01
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Edsere - Praesium - II
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Mes jambes commencèrent alors à s’élancer en direction du vide absolu. Je pris beaucoup de vitesse en m’assurant de bien saisir mon épée de ma main. Dans le pire des cas, je lâcherais l’épée, mais la corde reliant mon poignet à sa base me retiendrait. Je regardai le vide s’approcher de plus en plus ainsi que le dragon grandissant à mesure qu’il s’approchant de l’énorme corniche. À la pointe de celle-ci, je sautai le plus loin possible en tenant mon épée des deux mains en direction du sol. Le dragon arriva soudainement en un éclair au-dessus des rochers sur lequel j’allais m’écraser. L’épée, guider par mon poids amplifié par la longue chute ainsi que la gravité accroissant le poids et la force, réussis à se glisser solidement entre deux écailles avant de s’enfoncer dans la chair du dragon au point d’être presque totalement enfoui dans celle-ci. Le dragon rugit et commença son redressage en direction des cieux. Dans mon cas, je tirai solidement sur la corde dans le but de vérifier sa solidité et je m’accrochai solidement à mon point d’ancrage sur le dragon. Au départ, la montée nécessitait de s’accrocher solidement, sans pour être dangereux au point où j’allais lâcher prise sur le manche de mon épée, mais le dragon commença alors à faire des manœuvres beaucoup plus sournoises et dangereuses pour ma prise. Il donnait des coups d’aile à gauche et à droite, tentant de me déséquilibrer en m’agitant dans tous les sens sur son dos. À plusieurs reprises, la force centrifuge était puissante à un point que mon corps frappa le dos solide du dragon. Je serais alors les dents en serrant plus fort ma poigne sur mon épée. À plusieurs reprises, la colère s’empara de moi, raffermissant ma détermination ainsi que ma force pour survivre à cette épreuve. Après une quinzaine de minutes ainsi, le dragon opta pour un vol plus calme, visiblement fatigué de toute ses manœuvres. Mes mains, alors, cessèrent de serrer la poignée de toutes mes forces pour reposer mes muscles.

Le restant du vol se montra rapide, une quinzaine de minutes encore maximum. Être le passager d’un dragon n’était pas si difficile quand celui-ci était accommodant. L’atterrissage, quant à lui, se montra le plus spectaculaire possible. Le choc, contrairement à celui que le dragon avait créé lors de son premier atterrissage sur l’île, c’était montrer beaucoup plus doux et habituel. Je jetai un rapide coup d’œil autour de moi pour remarquer que nous étions dans une sorte de nid gigantesque ou des trésors et des ossements trimballaient dans de la paille, ici et là. Le vent semblait s’agiter, mais le nid était principal protéger par une façade de roche se terminant dans un pic. Je descendis du dos de dragon sur son nid de paille, aux côtés de plusieurs ossements humain et animaux, en tentant de reprendre tant bien que mal mon souffle. En effet, étrangement, j’avais beaucoup de difficulté à respirer. L’air se faisait beaucoup plus rare en cette altitude assez incroyable. Le dragon me laissa quelques secondes de repos en restant bien droit, tout en me fixant d’un regard me semblant sévère et grave.

- Tu es bien résistant pour un insecte. Je devrais te manger et savourer ta chaire, mais la parole d’un dragon est importante. Je dois admettre que ce vol m’a fait rappeler ma jeunesse. Je me fais vieux, si tu étais venu un millénaire plus-tôt, tu n’aurais pas survécu au décollage. Alors, quel est ce marché que tu prétendais avoir ?

Je ne pus m’empêcher de sourire de toutes mes dents en riant légèrement face à sa remarque de vieillesse. À cette hauteur, je pouvais apercevoir le soleil planer sur ses traits. Il semblait alors beaucoup plus d’étendue et user par le temps. De plus, son regard enflammé me semblait plus doux et plus sage. Voyant que je le contemplais et que je cherchais encore mes mots, le dragon se mit dans une étrange de position, probablement à son aise. J’en fis exactement de même et je m’assieds dans son nid.

- Toutes ses personnes que tu manges, parfois, ce sont de bonnes âmes qui méritent de vivre. Je ne connais pas personnellement tes victimes, mais en tant que chevalier et serviteur du bien, je te supplie de cesser de manger ces pauvres-gens. Par contre, ceux qui se voient refuser l’entrée à la cité des Aetrayels et qui rebroussent chemin… Il s’agit de vilain, dans ce cas-ci, ne te gêne pas ouvertement des mangers. Je suis conscient que le bien comme le mal habite chacun de nous, mais en éliminant les corrompus par le mal et en sauvant le bien dans chacun, nous laissons un monde de paix et sans guerre en héritage.

Je serai le poing en disant ses mots et je regardai ensuite le dragon, en attente d’une éventuelle réponse. Celui-ci se contenta de me pousser ce qui semblait une énorme et vielle écaille ainsi que quelques ossements, comprenant un crâne en ma direction avec une de ses griffes. Il soupira et son regard se perdit au loin, probablement dans des souvenirs remontant à des décennies.

- Chevalier Dala, ton courage et ta foi sont remarquables. Tu finiras par comprendre, avec le temps et l’expérience, que les conflits politiques, le sang et la guerre forgent le monde. Tu ne peux extirper le mal, là où la lumière apporte sa bonté, car un homme finira tôt ou tard par se dresser devant toi et à profiter de cette lumière pour étendre son ombre. La victoire implique la défaite et la défaite implique un éternel cercle sans fin. La mort est au sein même de la vie. Tu deviendras un héros lorsque tu l’auras compris.

Je regardai le dragon en tentant de comprendre ses paroles remplient de sagesse et d’expérience. Elle avait toute mon admiration. Cette créature légendaire avait certainement bien plus de savoir que tous les vivants ou morts de Langzyliah. Son regard revint au présent et il me regarda. Il lâcha un petit rictus avant de me souffler un vent étrange en ma direction. Celui-ci me fit tourner la tête avant de me faire tomber à la renverse. Je me sentis littéralement partir vers le monde de l’inconscience en me répétant les dernières paroles que le dragon m’avait confiées. Mon esprit commença alors à tomber en chute libre vers le sommeil et l’inconscience.


(…)


Je me réveillai dans une clairière bien sombre éclairée par le clair de lune. Mon esprit tournait et j’avais de la difficulté à bouger la tête pour percevoir ou je me situais. Après quelques minutes, j’ouvris finalement les yeux en regardant autour de moi, dans la recherche d’informations qui pourraient m’être utile. Je me situais dans un trou de terre avec la forme d’une patte de dragon. À mes côtés trainaient quelques ossements ainsi qu’une écaille de dragons resplendissant sous la lueur de la lune. En m’approchant de plus près d’elle, je remarquai qu’elle cachait mon épée ensanglantée et légèrement tordue. De plus, l’écaille semblait être légèrement ensanglantée, comme si elle avait été arracher de son propriétaire. Je plissai les yeux en regardant le ciel dans la quête d’un signe ou d’une réponse. Mon esprit était encore embrouillé et j’avais l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important, mais certain termes me remontèrent à l’esprit, sans réelle signification.

- Mort, héros, la guerre, la lumière et un cercle…

Je me grattai légèrement le crâne à la recherche de réponse. J’avais définitivement cette expression agaçante d’avoir le mot sur le bout de la langue, caché au fond de l’esprit ne désirant pas se dévoiler. Je regardai ensuite l’écaille légèrement ensanglantée avant d’essuyer mon arme. Je la rangeai ensuite dans son fourreau avant de mettre les ossements dans les diverses poches de mon manteau. Je pris par la suite l’énorme écaille de mes deux mains et je me dirigeai vers ce qui me semblait le chemin d’origine pour retourner vers l’iles azurée principale. A mesure que mes pas me guidaient, car ma pensé fouillait encore le voile de mystère s’ayant formé dans mon esprit, plusieurs évènements me revirent en mémoire, comme la rencontre du vielle homme ainsi que ma quête la recherche du dragon. Certains passages de notre rencontre me revirent à l’esprit et me firent inévitablement sourire. Mes bras commencèrent à trembler, non parce que l’écaille était lourde et que mes muscles étaient fatigués, mais bien parce que j’avais eu le courage ou la folie de m’adresser à un dragon et essayer de le défier. Même si le résultat semblait encore vague dans mon esprit et que je ne me rappelais pas vraiment de l’affrontement ainsi que la suite, car après tout je semblais définitivement m’en avoir sorti en un morceau, j’étais heureux d’avoir affronté cette épreuve. Après une dizaine de minutes à marcher ainsi en direction de l’île principale, je croisai finalement le pont qui lui, dans mes souvenirs, m’avait fait vivre un sale moment désagréable. Cette fois-ci, grâce à ma fatigue, je traversai le pont sans trop être sur mes gardes. Après tout celui-ci avait déjà réussi à me transporter une fois. Le fait que je sois plus lourd avec l’écaille et les ossements n’étaient pas suffisants pour le faire tomber. Alors que je traversais le pont, je remarquai une petite silhouette s’agitant avec une torche à la fin de celui-ci.

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Ven 19 Mai - 20:28
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Edsere - Praesium - II
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En m’approchant davantage, je reconnus ce qui me semblait un homme plutôt bien armé. Celui-ci semblait être assez surpris de me croiser. De plus, une certaine lumière allumait son regard. J’en jugeai que c’était de la convoitise envers le trésor que j’avais rapporté. J’arrêtai à ses côtés, le regardant de haut d’un air sévère et je levai un sursaut en attendant une réponse de sa part. Celui-ci me révéla qu’il était un ami du vielle homme qui m’avait confié ma quête originelle et qu’il avait comme devoir de m’attendre jusqu’au crépuscule pour me mener au chef, accompagner ou non de sa fille. Si je n’étais pas revenu en vie, celui-ci en aurait conclu que j’aurais terminé dans le ventre de la bête comme tous les autres. Alors que nous arpentions le chemin en direction de la demeure du vielle homme, l’ami de celui-ci me demanda quelques détails sur ma rencontre et ma bataille contre le dragon. Je regardai devant moi l’obscurité se faisant chasser par la torche et je lui répondis d’une voix sans émotion :

- Parfois, la vérité vaut la peine d’être cachée des yeux des indiscrets. De plus, je dois t’avouer que c’est encore très vague dans mon esprit, probablement parce que la journée a été longue et que l’évènement en question fut rapide…

Je regardai mon guide dans les yeux en tentant de comprendre ou de savoir à quoi il pensait. Ses yeux semblaient avoir une certaine stupéfaction à mon égard. Cette sensation me réchauffa le cœur. Il était rare que je recevais de la reconnaissance ou de l’admiration d’autrui. Mes gestes pouvaient parfois dépasser m'a pensé et ma colère me menait souvent à devenir une bête. Cette partie de moi restait plus graver dans l’esprit de mes connaissances, qui oubliaient la cause et les bonnes raisons de mon combat personnel contre l’obscure. Le restant de la marche se déroulera dans le silence et l’obscurité de la nuit tentant d’étouffer la torche de mon bon samaritain. Dans mon cas, j’étais plongé dans mes pensées, en tentant de me rappeler les récents évènements qui surgissaient dans mon esprit au fur et à mesure que je tentais de les remémorer. Le processus était long et demandait beaucoup d’énergie, au point où j’avais parfois des maux de tête assez puissants, mais la clé en valait la chandelle. La marche fut longue et mes pieds commençaient à me faire un mal de chien avec la longue journée que j’avais eu a confronté ainsi que le poids conséquent de l’écaille presque géante et les os cachés dans mon manteau. Maintenant que j’y pensais, l’idée d’avoir le restant d’un cadavre me dégoûta un peu, au point que mon pas s’accéléra.

Un sourire s’afficha alors que je vis des lumières au loin. L’homme m’accompagnant hocha la tête, comprenant mon empressement d’arriver à destination. Quelques minutes suffirent pour se rendre à la destination tant attendue. Aussitôt rentré, je déposai mon fardeau sur ce qui me semblait être la table principale. Je ne me gênai aucunement pour m’asseoir sur la chaise me semblant le plus confortable et j’attendis l’arrivée de mon hôte qui ne tarda que très peu. L’homme se présenta en robe de nuit, avec une surprise inimaginable sur son visage. Après quelques secondes, voyant le trésor que j’avais rapporté, celui-ci prit un air sérieux et se plaça sur la chaise en face de moi. Son visage passait de la tristesse à la surprise sans arrêt. Celui-ci finit tout de même par s’arrêter sur la tristesse. J’attendis avec patience qu’il me pose la question qu’il avait sur les lèvres depuis que sa fille s’était fait kidnapper.

- Vous êtes seul… j’en conviens que vous n’avez pas retrouvé ma fille ou qu’elle n’est plus de ce monde… ?

Je fixai le regard du vielle homme en cherchant les mots convenables. Il était toujours difficile d’annoncer le mot à une personne, même si celle-ci savait inévitablement la vérité sans vouloir l’admettre. Je pris une grande respiration que je relâchai dans un long souffle. Je pouvais sentir un certain poids sur mes épaules. Une femme rentra alors dans la pièce et s’assoya à côté du vielle homme. Je la saluai d’un signe de tête en comprenant que c’était probablement la mère de la fille. Pour ce qui est de l’homme m’ayant guidé à travers l’obscurité, celui-ci avait cru bon, et exacte, de s’éclipser de la maison et de fermer la porte. J’ouvris alors la bouche quelque seconde avant de prononcer le verdict.

- Pardon Monsieur et Madame, j’ai la tristesse de vous annoncer que votre fille n’a pas survécu au dragon. Comme promis, je vous ai rapporté sa dépouille, mais je n’ai pas su faire davantage pour elle. J’ose espérer qu’elle aura des funérailles convenables et je suis certain qu’elle s’est battue avec courage. Je vous ai apporté une écaille du dragon, comme preuve de mes dires.

Accompagnant ma parole, je lui montrai de ma main l’écaille évidente et encore sanglante sur la table. De plus, j’attendis quelques secondes avant de sortir les ossements de la jeune demoiselle de mon veston. Je les plaçai sur la table en direction du vieux couple qui me regardait faire les yeux remplis de tristesse et d’incompréhension. La femme de vielle homme tomba alors en sanglot sans retenu. L’homme, dans son cas, avait le regard perdu en regardant les os de ce qui restait de sa fille. Des larmes coulèrent le long de ses yeux, mais celui-ci abordait une expression sans émotion. Le silence s’abattit alors dans la pièce, à l’exception de la mère criant et pleurant la totalité de son être. À présent, un énorme poids pesait sur ma conscience ainsi que mon cœur. D’une certaine façon, je ressentais la tristesse de ses parents ayant perdu leur enfant unique, tout comme j’avais perdu ma mère, ma seule famille connue à ce jour. Je regardai la mère de la fille pleurer et je sentis mes yeux se remplirent d’eau à mon tour. Ne désirant pas faiblir et montrer mes émotions me replongeant dans le passé, je clignai des yeux rapidement pour chasser mes démons intérieurs. Quelques sombres minutes passèrent ainsi, j’avais l’étrange impression que le temps était figé sur place. L’homme finit par avoir la force de croiser mon regard de nouveau avec le peu d’énergie et de volonté qu’il lui restait.

- Nous n’oublierons jamais notre petite Melisandre. Elle avait tout pour réussir et devenir une grande femme. Le destin l’a conduit dans une fin tragique, mais elle restera dans nos cœurs et protégera nos terres suite à un enterrement convenable. Je suis heureux que vous ayez réussi l’exploit de tuer la bête.


J’ouvris les yeux de stupéfaction et je haussai les sourcils suite à ses propos. L’homme, et visiblement la femme l’appuyant, croyaient que j’avais abattu la bête. Je ne me gênai aucunement pour tousser en choisissant encore soigneusement mes paroles.

- La bête était en fait un dragon de l’air nommé Paarthurax. Je ne l’ai pas tué, ni même presque blessé. Il était gigantesque et j’ai réussi à récupérer les ossements de votre fille par la ruse. Son nid est accessible par aucun mortel et même un ange ne saurait s’y aventurer. J’ai dû m’accrocher et chevaucher la bête pour m’y rendre. À l’avenir, j’espère que les bons citoyens seront sauvés, et que les mauvais périront dans son estomac.


Je regardai le visage de vielle homme ainsi que sa femme, ébahis et stupéfait par le récit que j’avais raconté. Aucun d’eux n’avait les mots pour s’exprimer ou rajouter quelque chose davantage. Ainsi, je me levai et je me dirigeai en direction de la porte. Visiblement surpris, l’homme se leva subitement et m’adressa la parole :

- Attendez ! Votre récompense ! Votre or ! Vous avez aussi oublié votre trophée, nous pourrions négocier et vous laissez repartir demain ?

Je m’arrêtai dans le cadre de la porte que j’avais entre ouvert et je me détournai légèrement pour regarder le monsieur dans les yeux avec toute la compassion qu’il m’était possible d’offrir.

- Un vrai chevalier risque sa vie pour le bien, et non pour l’or. Je ne suis pas un mercenaire. Je n’ai pas pu vous rapporter votre fille vivante et pour cela, je ne mérite aucune récompense. Je sais comment la mort d’un être cher peut se montrer difficile. La seule chose qu’il m’est possible de vous laisser, c’est le deuil en paix de votre fille ainsi que mon trophée. Faite en bon usage et n’oubliez jamais que nous nous battons pour le bien.

L’homme laissa couler de nouvelles quelques larmes en me saluant d’un signe de tête reconnaissant. Je n’en demandai pas davantage et je sortis de la maison en sortant ma torche de mon sac sans fonds. Je l’allumai en un éclair en saluant mon guide qui gardait la porte et je m’aventurai dans l’ombre à la recherche d’une nouvelle quête, dans mon éternelle quête du bien contre le mal. Rapidement, je sombrai dans mes pensées en me rappelant mot à mot les paroles du sage dragon. La guerre forge le monde, je suis devenu celui que je suis dans l’entrailles même de la guerre. Mon combat est un combat parmi tant d’autres, mais j’étais déterminé à ce qu’il change la vie de milliers d’innocents pour vivre dans un monde de paix.


1547 mots. Totaux de la quête : 6249 mots/4 posts.


Sam 20 Mai - 5:02
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