[Quête d'Artefact - Solo] Chasse aux informations

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Edsere - Consciem - III
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La lumière du soleil baignait Eleshyë d'une douce lueur ambrée. Une légère brise tiède faisait bruire les branches des arbres autour des habitations. Les Elfes allaient et venaient dans la bonne humeur et une sérénité qui ne se trouvait qu'ici. Les hauts bâtiments élancés vous dominaient de toute leur beauté et leur grâce. Des marchands vendaient leurs produits sur des étals ou dans des boutiques, des groupes flânaient en discutant. Sur les différentes places de la ville l'on pouvait s'arrêter pour profiter du paysage, se détendre, lire ou encore jouer de la musique. Le temps lui-même semblait suspendre son cours pour profiter de la majesté des lieux et du calme de cette capitale à nulle autre pareille. Comme dans un cocon coupé du monde, il était facile d'oublier ses ennuis en se laissant haper par l'harmonie elfique qui sourdait de chaque mètre carré des pierres, des plantes ou même encore des habitants.

Lorsque Solyane était arrivée ici pour la première fois, elle s'était sentie laide et minuscule. Mais surtout lourde du poids de son passé et de toutes les épreuves qu'elle avait traversé dans sa vie. Car ici tout ne semblait devoir être fait que de pureté. La deuxième chose qu'elle avait découvert était qu'il était encore plus simple de se perdre ici que dans les multiples venelles de la Terre des Rescapés. Du moins si on ne connaissait pas l'endroit. Heureusement elle avait eu un bon guide.
Son agilité et l'habitude de faire attention au moindre de ses pas lors de ses courses sur les toits de la Terre des Rescapés s'étaient révélées extrêmement utiles avec tous les ponts de cordes.

Depuis, quelques semaines avaient passées. Elle avait été acceptée parmi les Elfes sans le moindre problème. Leurs races s'étaient toujours très bien entendue. Et elle veillait à scrupuleusement respectées les coutumes locales depuis son arrivée. Sa présence n'était donc pas un soucis. De fait, bien des races se croisaient dans l'immense cité. Une Humaine n'avait donc rien d'étonnant dans le paysage. Telariel, Aleryon, Danaë et Elluriane restaient malgré tout ses atouts les plus solides pour s'en sortir dans le dédale arboricole qu'était Eleshyë. Elle résidait actuellement chez le premier qui était à l'origine de sa venue chez les Elfes et qui avait, de toutes manières, toute la place nécessaire chez lui pour héberger une invitée sur le long terme.

Ce jour-là, cependant, c'était avec Elluriane qu'elle déambulait dans la cité. La jeune Elfe éprouvait une vive affection pour elle et Solyane trouvait sa compagnie très amusante. Alors qu'elle débouchaient sur une place installée sur une fourche impressionnante d'où partaient cinq titanesques branches, Elluriane fonça saluer des amis qu'elle reconnut. Solyane la suivit un peu en retrait. Elle remarqua alors que les amis d'Elluriane étaient assis en tailleurs, un arc court posés près de chacun d'eux, pour écouter les propos d'un Elfe aux cheveux blancs. Il ne semblait pas aussi âgé qu'Aleryon, mais le temps commençait à marquer son corps. Solyane s'approcha de plus près pour écouter ce qu'il avait à raconter.

-  Voyez-vous, pour les passionnés d'archerie, il y a un nom qui ressort. Une légende à connaître. Cette légende, c'est celle de Dame Arinaël. Peut-être que certains d'entre vous ont déjà entendu parler de cette Elfe qui vécut ici il y a plusieurs centaines d'années. Peut-être connaissez-vous encore Elfes vivants qui peuvent se vanter de l'avoir connue de son vivant. Mais rares sont encore ces chanceux. Cependant voici ce que l'histoire a retenu d'elle.

Il ménagea son suspens en laissant une pause destinée à maintenir son public en haleine. Signe que ce n'était pas un simple vieil elfe désireux de partager la mémoire de son peuple. C'était un véritable conteur. Un silence respectueux l'invita à poursuivre.

-  Il y a très longtemps vivait une elfe dont les talents pour l'Archerie n'avaient d'égal que sa beauté. Aucun autre elfe, jeune ou vieux, ne pouvait rivaliser avec elle. L'on dit qu'elle était capable d'épingler un insecte sur le tronc d'un arbre distant d'un kilomètre. Est-ce qu'il s'agit de la vérité ? Il serait dur de le prouver aujourd'hui. Cette Elfe si exceptionnelle portait le nom d'Arinaël. Ses parents, tous deux fabricants d'arc, lui auraient très tôt inculqué l'amour de leur métier mais, plus encore, l'amour de l'archerie ! Elle s'entraîna tant et tant qu'elle surpassa jusqu'aux meilleurs. Les années puis les décennies passant, elle fit mûrir son don jusqu'à friser la perfection. Ou peut-être même l'avait-elle atteinte. Mais était-ce assez pour elle ? Bien sûr que non. Elle sut alors comment faire mieux. Elle était tellement imprégnée de cette passion qu'elle ne voulait plus faire qu'un avec elle. Elle imagina alors un moyen pour ne plus porter un arc mais devenir un arc. Et de son imagination naquit alors une réalité. Il faut que vous sachiez qu'en plus d'être l'archère imbattable qu'elle était, Arinaël était également une magicienne accomplie. Elle possédait des connaissances et des possibilités qui feraient périr de jalousie bien des mages aujourd'hui. Pour parvenir à ses fins, elle se munit de sa meilleure paire de gants et d'un fil d'argent le plus pur. Pendant sept jours et septs nuits elle cousut des motifs sur les gants avec le fil d'argent. Chaque point, chaque petit centimètre de fil, lui servit à tisser en même temps le sort qui ferait de ces gants une arme puissante et unique au monde. Lorsqu'elle termina, elle s'empressa de montrer ses gants magiques à ses proches et de leur en faire la démonstrations. De ses gants jaillirent alors ce qu'on crut d'abord à des éclairs. Mais les plus observateurs comprirent : il s'agissait de projectiles fait d'énergie magique pure. Des projectiles parfaitement silencieux, indétectables. Arinaël avait réussi au-delà de ses espoirs. Non seulement elle était devenue « un arc », mais en plus elle était désormais capable d'une discrétion et d'une efficacité qu'aucun archer classique ne pourrait jamais atteindre. Bien entendu, cette histoire voyagea en même temps qu'elle lorsqu'elle traversait le Continent Diapré. Et un jour, ce qui devait arriver arriva. Un Humain entendit parler des gants d'Arinaël. Son avidité et ses rêves de grandeur le poussèrent à risquer la rage d'une Elfe aussi puissante qu'Arinaël. Mais il le fit par traîtrise, en proposant à l'Elfe de boire avec lui et en la droguant. Il savait qu'elle ne quittait jamais ses précieux gants. Aussi était-il sûr de les trouver avec elle. Lorsque l'Elfe se réveilla, elle réalisa immédiatement le forfait de l'Humain. Dés lors elle n'eut de cesse de le traquer et de vouloir le punir pour récupérer ses biens. Mais lorsqu'elle le retrouva enfin, après de longues semaines de recherche, le vaurien avait déjà caché les gants dans un endroit qu'il refusait de révéler. De rage, Arinaël le tua net. Elle passa alors des mois à chercher ses gants, sans avoir la moindre idée de l'endroit où commencer. On dit que la détresse d'avoir vu son travail lui être arraché de la sorte et ses recherches infructueuses la firent basculer dans la folie. Elle se serait ensuite donnée la mort sans avoir jamais osé revenir chez les siens.

Lorsqu'il se tut, un silence pesant salua ses paroles. Les Elfes qui se remirent le plus vite furent ceux qui devaient déjà avoir entendu l'histoire auparavant. Solyane, elle aussi, fut profondément marquée  par cette histoire. Si elle comprenait l'émoi qu'elle suscitait chez les Elfes par rapport au sort tragique de l'une des leurs, elle comprenait aussi l'intérêt que pouvait avoir ressenti l'Humain en entendant parler des gants. Elle fut presque tentée de demander si les gants avaient été retrouvés, depuis, mais se ravisa aussitôt. Si jamais c'était elle, une humaine, qui posait la question juste après un tel récit, elle craignait ce que les Elfes présents pourraient s'imaginer. Heureusement, elle n'eut pas à le faire car c'est un elfe, parmi les plus jeunes, qui le demanda.

-  En partie seulement. déclara alors le conteur. Si on doit en croire certains témoignages venus du Continent Sacrifié, l'un des gants aurait été retrouvé. Mais l'être qui le trouva ne vécut pas assez longtemps pour profiter bien longtemps de son trésor. Lors d'une traversée en mer, le navire sur lequel il voyageait, fut pris dans une violente tempête. Il n'y eut aucun survivant et le cadavre du porteur du gant sombra, emportant avec lui la moitié du trésor d'Arinaël au fin fond de l'océan Azuréen. Quant au second gant... Les légendes à son sujet son nombreuses à son sujet mais personne n'a jamais retrouver sa trace

Des murmures déçus parcoururent les rangs des Elfes. Etait-ce parce qu'ils estimaient que la perte de ce trésor était seulement un gâchis ou parce qu'ils avaient espéré pouvoir mettre la main dessus ?

-  Bien sûr, bien des nôtres, des Humains, des Hybrides et d'autres créatures se sont lancées à la recherche du gant restant. Il semblerait même que des Nagas aient tenté leur chance avec le gant coulé dans l'Océan Azuréen. Sans succès aucun, d'un côté comme de l'autre. Le voleur a apparemment fait en sorte de masquer la localisation de son butin !

Solyane réfléchit à ce qui venait d'être dit. Elle n'était pas étonnée d'apprendre que le voleur avait compliqué la recherche de son trésor. C'était quelque chose de courant. Il devait y avoir tout un jeu de piste à suivre, probablement des pièges. Piquée par la curiosité et l'envie d'être celle qui mettrait enfin la main sur le gant magique restant, elle décida de mettre à profit les trucs de voleurs dont elle était au courant. Mais pour le moment il lui fallait en savoir plus.
Quelques minutes plus tard, alors que le groupe se dispersait, Solyane demanda à Elluriane de l'attendre un peu et se dirigea vers le conteur qui profitait de cette pause pour boire.

-  Excusez-moi. J'ai écouté votre histoire et j'aurais quelques questions supplémentaires à vous poser si vous n'y voyez aucun inconvénient ?

Le conteur reboucha sa flasque et posa un regard intense sur la jeune femme. Elle eut alors l'impression qu'il était capable de lire jusqu'au fond de son âme. Ce qui la mit particulièrement mal à l'aise. Mais elle ne se démonta pas pour autant. Sa décision était prise.

-  Vous avez décidé de partir à la recherche de ce gants, c'est bien ça ?
-  J'aimerais, effectivement, les retrouver.
-  Mais pas pour le rendre à son peuple, n'est-ce pas ?


Solyane ne chercha pas à nier ou réfuter l'accusation sous-jacente. Cet Elfe était suffisamment malin pour savoir si elle lui mentait ou non. Seulement, elle sut se montrer suffisamment respectueuse pour ne pas l'affirmer haut et fort. Ce que comprit et apprécia l'Elfe.

-  Vous ne m'avez pas l'air d'une mauvaise personne.
-  Je n'en suis pas une bonne pour autant non plus. Je fais seulement partie de ceux qui pense que toute personne a le droit de garder ce qu'il s'est donné la peine de chercher. Pour peu qu'il le trouve.


L'elfe haussa les épaules. Solyane décida de se lancer. Il ne lui avait pas reprocher de vouloir s'intéresser au gant pour son propre compte et il était le seul ici à connaître l'histoire d'Arinaël. En tous cas le seul à sa connaissance.

-  Vous avez dit que les rumeurs concernant l'utilisation d'un des deux gants venaient du Continent Sacrifié. Est-ce que vous pensez que c'est là qu'il était caché ?
-  Je ne pense rien, jeune fille, je ne suis que le vecteur de ces histoires. Il est tout autant possible qu'il était caché sur votre Continent qu'ailleurs avant d'être utilisé là-bas. Et bien entendu, ça ne veut pas dire que l'autre gant se trouve forcément sur le Continent Sacrifié.
-  J'en suis consciente mais étant donné que le voleur était un Humain, il serait logique de penser que l'endroit où il se serait sentit le plus à l'aise ce serait son Continent d'origine.
-  Une logique qui a été explorée à de nombreuses reprises sans jamais donné le moindre résultat en plusieurs siècles.


Sur ces propos il se leva, ne pouvant apporter plus de précisions sur le sujet. Comme il le lui répéta, son rôle n'était pas de trouver des réponses à des questions mais d'entretenir l'histoire d'Arinaël. Finalement Elluriane rejoignit Solyane.

-  Tu veux vraiment prendre le gant pour toi ? lui demanda-t-elle.
-  Pourquoi pas ? Je pourrais en faire un aussi bon usage que Dame Arinaël elle-même, quand bien même je ne suis pas une Elfe.
-  Mais ces gants appartiennent aux Elfes !


Solyane chercha la meilleure méthode pour lui faire comprendre sa vision de la propriété. Elluriane était jeune et elle n'avait jamais eu à défendre quelque chose qui était sien. Dans la société des elfes, et avec l'amour dont l'avait gavée sa famille, quelque chose de perdu vous était forcément rendu. Pour Solyane, il fallait renoncer à l'idée de retrouver ce qu'on avait perdu ou être prêt à se battre férocement pour le récupérer.

-  Est-ce qu'il y a un objet auquel tu tiens particulièrement ? demanda-t-elle alors à la jeune Elfe. Quelque chose que tu aimes tellement que tu veux garder pour toujours ?
-  Oui !
-  Dans ce cas, imagine est-ce que tu dirais que cet objet t'appartient à toi, ou qu'il appartient à tous les Elfes ?


La question prit la jeune fille de court. Puis elle y réfléchit.

-  C'est à moi ! C'est mon objet. déclara-t-elle finalement.
-  Eh bien c'est pareil pour les gants. Ils appartenaient seulement à Dame Arinaël et non à tous les elfes. L'Humain qui lui a volé s'est très mal comporté envers elle. Mais aujourd'hui les gants sont perdus et Arinaël n'est plus là pour qu'on les lui rende. Ils n'appartiennent donc plus à personne.

Elluriane ne sembla pas convaincue néanmoins elle n'arrivait pas à trouver d'arguments pour contrer la logique de Solyane. Oh, il y en avait certainement mais pas à la portée de son jeune esprit malléable !

Quelques jours plus tard, Solyane annonça finalement à Telariel qu'il était temps pour elle de rentrer chez elle. Elle se montra aussi sincère avec lui qu'elle l'avait été envers le conteur et Elluriane et lui expliqua ce qu'elle avait en tête. S'il ne pouvait approuver de gaieté de cœur le fait qu'un artefact elle passe entre les mains d'une Humaine, il trouva que son raisonnement tenait debout et alla même jusqu'à admettre qu'il préférait encore que le Gant lui revienne à elle plutôt qu'à n'importe quel autre Humain.
Ses au-revoir avec la famille d'Elluriane furent émouvante. La jeune Elfe lui fit promettre de revenir aussi vite que possible.

C'est ainsi qu'elle partit, raccompagnée jusqu'au village portuaire par Telariel. Il lui souhaita bonne chance pour ses recherches. Et elle allait en avoir besoin car on ne pouvait pas dire qu'elle avait beaucoup d'indices pour commencer. Puisque l'Humain était un voleur suffisamment doué pour que son butin ne soit jamais découvert en plusieurs siècles, elle avait décidé de commencer par chercher des histoires sur lui à la Terre des Rescapés. Si toutefois il en existait encore après tout ce temps. La durée de vie des Elfes étant bien supérieure à celle des Humains, il n'était pas étonnant qu'il existe encore des gens pour se souvenir d'une histoire si vieille. En revanche, chez son peuple, elle ne pourrait compter que sur Dame Chance pour donner naissance à un miracle ! Heureusement qu'elle connaissait quelques personnes qui avaient cultivé la prise de renseignement comme une véritable seconde nature.

-  Tu ne peux pas être plus précise ? Questionna Charles. Des légendes sur des voleurs talentueux et dont le butin a disparu avec lui, il en existe des masses.
-  Tu vas me faire croire que tu n'as jamais entendu parler du Gant d'Arinaël ? Un gant capable de lancer des projectiles magiques volé à une Elfe et qui a été l'objet de multiples recherches.  
-  Pour qui me prends-tu ? Évidemment que j'en ai entendu parler. Seulement, des légendes sur ce gant, il en existe plein. D'ailleurs, il y en a deux, des gants et...
-  Et l'un a sombré au milieu de l'océan Azuréen, je sais déjà.
s'impatienta Solyane.

Elle n'était pas venue discuter avec le vieil homme pour entendre parler de choses qu'elle connaissait déjà. Il était l'une des personnes capables de vous réciter l'arbre généalogique de toutes personnes un tant soit peu digne de son intérêt. Et sa mémoire phénoménale était de véritables archives à histoires et légendes diverses.

-  Allons, s'il te plaît ! Fais un effort. Je sais que tu es le meilleur pour te souvenir de tout ce qui a pu se dire sur des objets aussi mythiques. Ce que je cherche à savoir exactement c'est si ce Voleur a refait parler de lui sur le Continent Sacrifié après avoir trompé l'Elfe et lui avoir volé ses gants. Je sais qu'avant de finir au fond de l'Océan Azuréen, le gant a été vu être utilisé sur ce continent. Il n'est pas impossible que l'autre y soit caché aussi puisque c'est ici qu'est né et a dû grandir le voleur.

Charles fit mine de réfléchir. Puis son regard se fit calculateur.

-  Mettons que je sache effectivement quelque chose. Quelque chose que personne d'autre ne sait puisqu'aucun de ceux ayant cherché le gant avant toi n'est venu me voir. Et mettons que je sois prêt à parlementer... Qu'offres-tu contre cette information ?

Solyane aurait dû s'en douter. Rien en ce bas monde n'était gratuit. Surtout pas chez les voleurs. Si l'un d'eux avait pu trouver le moyen de faire payer l'air respiré par chacun, nul doute qu'ils ne s'en priveraient pas pour le faire. Heureusement, Charles bénéficiait d'une mémoire épatante, mais il existait de multiples moyens de le prendre par les sentiments. C'était ainsi avec les bons vivants.

-  Je sais que Locke a récemment vidé la cave d'un marchand de vin et j'ai cru voir de bons millésimes dans le tas.
-  Mais ce n'est pas Locke qui demande des informations, ma belle !
-  Ce n'est pas Locke qui t'apporteras deux de ces précieuses bouteilles.


Nouvelle pause volontaire pour qu'il pèse la valeur de la proposition.

-  Trois bouteilles.
-  Deux bouteilles et du jambon fumé !


Une lueur d'envie fit luire les yeux de Charles. S'il y avait bien une chose au monde à laquelle il ne pouvait résister c'était bien l'appât de la charcuterie. Et de tous les mets possibles, le jambon fumé restait son plus grand pêché mignon.

-  Apporte-moi ça demain, une heure après midi et je te donnerai ce que j'ai. Foi de Charles !

Solyane acquiesçait. Les voleurs avaient rarement d'honneur. Charles faisait partie de ceux à qui on pouvait se fier si on ne lui avait jamais fait le coup de le prendre en traître. Et ceux qui s'y risquaient restaient rarement assez longtemps en vie pour s'en vanter. C'est pour cela que le lendemain, Solyane se présentait devant lui à l'heure dite avec les deux bouteilles prises à Locke et le meilleur jambon fumé qu'elle avait pu escamoter. Lorsqu'il vit ces trésors, Charles en frétilla d'impatience. Mais Solyane était bien décidée à se montrer intraitable. Il n'aurait ses biens que lorsqu'elle aurait ce qu'elle lui avait demandé. Impatient de passer à table, Charles fit glisser une carte vers elle.

-  Comme tu dois le savoir, le voleur qui a dérobé les gants de l'Elfe savait qu'elle finirait par lui remettre la main dessus. Avant que ça n'arrive, il a décidé de cacher les gants pour que d'autres puissent en profiter. Mais surtout pas les Elfes. Il semblerait qu'il était un peu raciste. Il a laissé derrière lui une série de codes. Je sais pas trop de quelle manière l'un des gants a pu être trouvé sans ça. Un sacré coup de bol, si tu veux mon avis ! Bref, toujours est-il que je suis entré en possession de ces codes. J'espérais pouvoir les revendre à ceux qui chercherait le Gant. Mais personne n'a songé à venir me voir. Du moins jusqu'à aujourd'hui.

Solyane prit les cartes, laissant dans le même temps le sac contenant les précieuses victuailles sur le comptoir. Charles se jeta dessus et huma avec gourmandise le jambon.

-  Par tous les Anges des Îles Azurées ! Quel fumet !! Attends, puisque tu es quelqu'un qui m'est agréable, je vais rajouter une petite information. Par curiosité, j'ai essayé de décoder ce que le voleur a laissé sur ces parchemins. Ce n'est pas évident, mais je peux te dire que si tu te lances à la recherches du deuxième gant, ça ne va pas être une partie de plaisir. La seule chose que j'ai compris c'est qu'il a passé un pacte avec des créatures pour garder l'entrée de sa cachette. Et elles ne laisseront passer que ceux qu'elles jugent dignes. Alors fais attention à toi, d'accord ? Et si jamais tu réussis malgré tout, j'aimerais beaucoup pouvoir jeter un œil à cette petite merveille !

Solyane hocha la tête tout en se disant que si elle revenait vraiment avec le Gant d'Arinaël et qu'elle venait le lui montrer, il faudrait faire attention. Car elle savait d'avance que Charles ne pourrait s'empêcher de vouloir le lui acheter.

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Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Lun 15 Mai - 22:30
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