[Terminé] Une épidémie pas naturelle [Solo/Quête]

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Nanthun - Domum - II
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Enfin rentré chez moi ! Enfin arrivé à la Terre des Rescapés ! Cela faisait maintenant près d’une demi-année que j’étais parti et que je n’avais pas revu ma famille. Quand je dis famille, comprenez bien mes parents et ma jeune sœur. Leur maison se trouvait à proximité d’une des grandes places de la ville, ce qui est plutôt pratique quand on est boulanger. Le bâtiment, sans être très grand, possède une belle taille et est divisé en deux parties, celle d’habitation et celle de la boulangerie. Quant à ma sœur, lle apprend auprès de notre paternel pour reprendre le magasin car elle a toujours été intéressée par ce métier, tandis que moi… Depuis tout petit, je n’ai qu’une seule idée en tête voyager. C’est pour ça que je m’étais fait engagé comme protecteur sur un bateau jusqu’à ce que tout foire. De toute façon, vous connaissez la suite.
Il ne me fallut pas plus d’une dizaine de minute avant d’arriver sur le seuil de leur maison. Je frappai donc à leur porte et après quelques instants, elle s’ouvrit pour laisser place à ma mère qui, après assimilé qui j’étais, se jeta dans mes bras :

Tu m’as tellement manqué, j’ai cru qu’on ne te reverrait jamais,
dit-elle dans un sanglot. Où étais-tu pendant tout ce temps, tu avais dit que tu en avais pour deux mois au maximum.

Je t’expliquerai plus tard mais avant où sont papa et Éméry ?
lui demandai-je.

Ils sont à la boutique et tu vas voir, ta sœur a fort changé depuis la dernière fois…


Je me dirigeai alors vers une porte de la maison qui donnait directement sur la boulangerie, car les deux étaient accolées. Et quand je vis ma sœur, je ne la reconnus pas tout de suite. Elle qui avait les cheveux longs, les avait maintenant couper très court. Mais le plus surprenant était sa taille car elle avait encore grandi et me rattrapait presque. Quand remarqua que j’étais là, elle lâcha un petit cri, qui alarma notre père qui ne m’avait pas encore vu, et sauta littéralement dans mes bras. Je faillis même tomber à la renverse mais je repris vite mon équilibre. Nous restâmes dans cette position pendant de longues minutes avant que mon père n’intervienne :

Tu comptes le garder pour toi encore longtemps ou je peux le serrer aussi dans mes bras ?

Oh, pardon papa,
s’excusa Éméry, il est tout à toi.

Mon garçon, te revoilà enfin,
s’exclama-t-il en me serrant dans ses bras, j’ai cru ne jamais te revoire.

Toi aussi tu m’as manqué, papa.


Comme il était déjà tard, mon père décida de fermer la boulangerie pour que je puisse leur raconter ce qui m’était arrivé. Ce que je fis à un détail près. Je ne leur avouai pas que j’étais devenu une Hybride, mi-homme mi-animal. Cela aurait été un trop gros choc pour eux. Bien sûr, je leur présentai Ganat qui s’était caché dans ma poche à mon arrivée. Il fit alors le tour s’arrêtant devant chaque personne quelque instants pour au final émettre un piaillement joyeux. Tout le monde fut alors pris d’un fou rire incontrôlable tandis que le golem tentait de comprendre ce qui se passait. La soirée se passa tout aussi bien.

Comme à son habitude, mon père se leva de bonne heure le matin pour préparer sa marchandise et il n’aurait été rejoint par ma sœur qu’une heure plus tard. Quant à moi, le Soleil sera levé depuis un moment quand je me réveillerai. Quand je descendis pour manger, toute ma famille était regroupée autour de la table et semblait inquiète.

Cyrian, vient un peu, me demanda mon père. Ta sœur s’est réveillée ce matin avec ces boutons sur les mains et elle dit que ça la fait souffrir. Tu sais ce que c’est ?

Intrigué, je me rapprochai pour mieux voir…

Non, pas du tout. Je n’ai jamais vu ça de ma vie mais si vous voulez, je peux aller chez l’apothicaire.

Fais donc ça mon fils, dit mon père, et pendant ce temps-là ta mère s’occupera de notre apprentie boulangère. Moi, j’ai un magasin à tenir.

Je sortis alors de la maison, suivi par Ganat, et me dirgeai vers la place du marché. Celle-ci ne se trouvait qu’à quelques rues de chez moi et on y trouvait les meilleurs artisans. Que ce soit en menuiserie, en ferronnerie, en n’importe quel autre métier ce qu’on pouvait acheter était de très bonne qualité. Mais surtout, il y avait un apothicaire très réputé et il saurait sûrement quoi faire pour l’aider. Cependant, tout ne se passa pas comme prévu…

Une fois arrivé devant l’échoppe, force était de constaté qu’elle était fermée car selon la pancarte accrochée à l’entrée, le vendeur était également malade. Cela ne m’arrangeait pas mais je décidai tout de même d’aller voir ailleurs. Sur le chemin, je croisai plusieurs petits camps de fortune où des malades et des médecins étaient rassemblés et je m’y arrêtai quelques instants.

Excusez-moi mais est-ce que je pourrais savoir ce qu’on toutes ces personnes, demandai-je sèchement, et surtout est-ce que vous avez un remède ?

Le médecin leva à peine la tête pour voir à qui il parlait qu’il replongea dans son activité.

Ces personnes sont atteintes d’une maladie que l’on ne connait pas : ils attrapent des boutons puis ils meurent. On a même retrouvé du mucus dans leur sang, me répondit-il sur le même ton. Et pour votre information, nous n’avons toujours pas trouvé de remède.

Sans un mot de plus, je m’éloignai du petit campement, quand une discussion attira mon attention. Juste derrière moi deux personnes discutaient et d’après ce que je compris, celles si semblaient heureuse de la situation ce qui était étrange puisque tout le monde pouvait être infecté par la mystérieuse maladie. Je repris ma route à la recherche d’un autre apothicaire qui, lui, saurait peut-être comme guérir ma sœur car si j’avais bien compris le médecin elle n’en aurait plus pour très longtemps. Sur le chemin, je croisai d’autre personnes tout aussi étranges que celles qui discutaient près de moi. Toutes semblaient heureuses de ce qui arrivait et en plus aucun d’entre eux ne semblaient malade. Ce qui était très étrange. Aussi je décidai de suivre un de ces étranges personnes, peut-être qu’ils avaient un remède que je pourrais voler…

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Ven 12 Mai - 11:28
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Nanthun - Domum - II
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Les suivre ne fut peut-être pas la meilleure des idées mais au moins cela porta ses fruits puisque je découvris leur cachette. La personne que je suivais, qui se trouvait être une femme, entra dans une petite maison. Je préférai attendre quelques instants, au cas où elle ressortirait, puis je regardai discrètement par la fenêtre. Étonnement, il n’y avait personne même pas la mystérieuse femme que j’avais vu rentrer, ce que je fis à mon tour. À l’intérieur je trouvai d’immenses bibliothèques qui recouvraient trois des quatre murs du coup, je me posai une question : où est-ce que la femme avait bien pu aller.

Ne sachant pas quoi faire, je commençai à regarder s’il n’y avait pas un passage secret. Ce n’est qu’après dix bonnes minutes de recherche que la chance me sourit enfin car un livre, plus gros que les autres attira mon attention. En plus, sur son dos, il était marqué : « Magie et Anciennes Maladies ». Et quand je voulu le prendre, quelque chose d’étrange se produisit : la bibliothèque recula pour laisser place à un escalier qui s’enfonce dans le sol. Malgré le fait que je n’avais pas très envie de m’enfoncer dans les ténèbres, je descendis tout de même les escaliers curieux de voir ce qu’il y avait en bas. Plus je descendais, plus il faisait sombre jusqu’à ce que je n’y voie plus rien. Je commençai alors à m’inquiéter mais très vite, je vis une faible lueur qui grandissaient au fur et à mesure que je me rapprochais du but. Quand j’arrivai enfin tout en bas, ce fut un soulagement mais cela ne fut que de courte durée car je me rendis compte que je ne savais pas où aller à présent. Il y aura peut-être des réponses à mes questions plus loin dans ces tunnels.

Étrangement, je ne croisai personne dans le premier couloir que j’empruntai et qui me mena dans une salle circulaire beaucoup plus grande où quelques personnes discutaient.

Eh toi, viens un peu ici,
m’interpella une voix féminine, comment tu t’appelles ?

Cyrian,
répondis-je tandis que je m’approchais d’elle.

Je ne t’ai jamais vu ici, n’est-ce pas ?

Non, je… euh… suis nouveau.

Très bien, je suppose que c’est la première fois que tu viens ici. Alors suis-moi. 
Nous n’avions pas fait dix pas dans un nouveau couloir qu’elle reprit la parole. Au fait, tu es quoi ?

Je suis quoi ?

Vampire, Démon, Hybride ou Elfe peut-être. À moins que tu ne sois un Ashryne.

Ben… Je suis Humain, comme vous.

Arrête de me mentir, je déteste ça. En plus si tu étais Humain, tu serais recouvert de bouton et serais presque mort parce que la maladie n’affecte que ces êtres faibles. Et puis moi je suis une Vampire. Donc je répète ma question, qu’est-ce que tu es ?


Un Hybride, répondis-je comme je n’avais pas trop le choix, un Hybride-Requin.

Et pas mal en plus… Bref, comme tu es nouveau je vais te faire visiter un peu notre merveilleux QG.


Pendant l’heure qui suivit, elle me montra les cuisines, la salle de réunion (à laquelle je n’aurai pas accès pour l’instant), les dortoirs et le plus intéressant la bibliothèque. Peut-être que j’allais pouvoir y découvrir quelque chose à propos de la maladie. Une fois que nous ayons terminer le tour, elle déclara que j’avais quartier libre jusqu’au souper et que je devrai me rendre dans la Salle Commune à 19h30.

Aussitôt qu’elle eut disparue au détour d’un couloir, je me rendis à la bibliothèque. Cette dernière était très impressionnante et était remplie de livre, du sol au plafond. Heureusement pour moi, il y avait des panneaux qui indiquaient les différentes catégories, dont les maladies en tous genres sauf qu’il y avait une centaine de livres. Je commençai alors à chercher le livre qui pourrait m’aider jusqu’à ce que je repense au livre qui avait activé le passage secret. Et s’il y avait le même dans cette bibliothèque… Je me mis à la recherche de ce livre-là en particulier. J’étais à la mi-hauteur de la bibliothèque quand quelqu’un m’interpella :

Je peux vous aider ?

Je faillis lâcher le barreau au quel je me tenais à cause de la surprise mais je me rattrapai assez vite.

Et bien je pense que oui. Est-ce que vous savez où se trouve le livre « Magie et Anciennes Maladies »
? demandai-je en redescendant de l’échelle.

Oui, mais c’est le maître qui l’a et donc vous ne pourrez pas l’avoir avant plusieurs jours. Mais pourquoi le voulez-vous ?

Eh bien… pour en apprendre plus sur la maladie qui a été lâchée. Ça m’intéresse beaucoup mais merci. Et au revoir, dis-je avant qu’il ne puisse réagir.

Un nouveau problème se posait à moi, comment allais-je récupérer le livre ? Pour cela, il fallait que j’aille le voler dans le bureau du maître de la Secte. Heureusement que la Vampire m’avait montré où il se trouve mais je ne savais toujours pas comment y entrer, prendre le livre et repartir sans qu’on ne me voie. À moins que… Ganat était rester tout le temps dans ma poche et il pourrait facilement s’y glisser sans qu’on ne le repère. Cependant, il faudra attendre qu’il n’y ait plus personne dans le bureau et c’est pourquoi je décidai d’attendre l’heure du repas pour agir car tout le monde sera regroupé dans la même pièce. Je donnai alors mes instructions au petit golem pour qu’il puisse reconnaitre le livre et notre lieu de rendez-vous : la pièce dans laquelle nous étions arrivés après avoir descendu les marches.

Un peu plus d’une heure plus tard, le moment de manger était arrivé. Quand tout le monde fut installé, je libérai Ganat pour qu’il puisse accomplir sa mission. Quant à moi, je devais attendre un quart d’heure avant de m’éclipser. En attendant, j’observai mes deux voisins et ceux-ci devaient être des Démons au vue de leurs cornes. Celui à ma droite était aussi gros que celui à ma gauche était musclé et de ce que je savais des Démons, ils étaient toujours liés à un péché. Je supposai que le péché de celui de droit était la gourmandise mais je n’avais aucune idée de ce que pouvait être celui de gauche. De toute façon, cela n’avait aucune importance. Heureusement pour moi, le quart d’heure s’écoula rapidement et je ne dus plus supporter les goinfreries du Démon. Je me levai alors discrètement de la table et sorti calmement, comme si de rien n’était. Ce qui sembla fonctionner puisque personne ne m’interpela.

Une fois hors de la salle, je me dirigeai d’un pas plus presser vers mon point de rendez-vous et comme je l’avais prévu, il n’y avait personne dans les couloirs. Il me fallut tout de même une bonne dizaine de minutes de marche pour retrouver la pièce par où j’étais arrivé. Encore une fois, tout avait parfaitement fonctionné car mon compagnon de pierre m’y attendait avec un gros livre dans les bras.

Tu as été génial, Ganat ! Grâce à toi, on va pouvoir sauver Éméry. Et les autres aussi… ajoutai-je avec un peu moins d’enthousiasme.

Le petit golem piaffa de bonheur, me remit le livre et m’emboita le pas dans les escaliers. Une fois arrivé en haut je cherchai à tâtons quelque chose capable d’ouvrir le passage secret. Je finis par trouver une dalle qui pouvait s’enfoncer et qui ouvrit la porte. J’étais de retour à l’air libre et cela m’avait manqué. Je me dépêchai alors de rentrer chez mes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle. Je couru alors aussi vite que je pus dans les ruelles, esquivant passants et échoppes. Et je fus rapidement rentré.

Maman ? Papa ? Je suis rentré et j’ai de quoi soigner Éméry !

Cyrian ?
répondit une voix grave, où étais-tu passé ? On s’est inquiété toute la journée et en plus ta mère est aussi tombée malade. Mais ne parle pas si fort, elles dorment toutes les deux.


Cela n’a pas d’importance mais j’ai trouvé ça, dis-je en montrant le livre, et dedans il y a le remède.

Je commençai alors à le feuilleté, à la recherche de la maladie en question. Je commençais à désespérer quand, quelques pages avant la fin, je tombai sur ce que je cherchais. Une maladie avec des boutons, du mucus dans le sang et la mort, c’était la Peste Blanche

J’ai trouvé, m’exclamai-je, c’est la Peste Blanche. Pour la soigner, il nous faut de l’eau du Berceau des Merveilles, de la sève et du sang du malade. Euh… Il doit me rester de l’eau dans une gourde.

Et j’ai de la sève à la boulangerie, déclara mon père en partant en direction de la cuisine.

De mon côté, je pris deux récipients et séparai l’eau que j’avais en parts égales. Ensuite, je piquai le bout de leur doigt pour récolter quelques gouttes de leur sang que je fis tomber dans les récipients. C’est à ce moment-là que mon père arriva et me remit la sève que je versai dans les solutions. J’obtins alors deux sirops que maman et Éméry durent après que je les ai réveillées.

Cela prendra sûrement quelques heures pour agir mais elles iront mieux.

En effet, après un peu plus de deux heures elles se réveillèrent en pleine forme. J’en profitai pour aller donner le remède à un des camps de fortune pour qu’ils puissent soigner un maximum de personnes mais une question subsistait pourquoi mon père n’avait pas été contaminé alors qu’il avait été tout le temps en contact avec ma sœur et ma mère…

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Mer 17 Mai - 15:19
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