Un magnifique oiseau en danger dans la cité eflique [PV : Estë Falhya]

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Ulfurbe - Malum - I
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Après une longue marche tumultueuse et pas mal d'embuche, Shinoe était enfin arrivé à Eleshyë. Il pleuvait au début un petit peu lorsqu'elle arrivait en face du pont. Puis de plus en plus. A peine elle était arrivé de l'autre côté qu'il pleuvait déjà des trombes, Shinoe était assez maladroite puisqu'elle avait toujours la tête ailleurs. Elle glissa au moins trois fois juste en traversant le petit pont qui mène à la cité. Elle finissait donc de traversait le pont en pressant le pas. Heureusement pour elle, la pluie l'avait distraite et elle ne pensait plus trop à ce qu'elle allez trouver ou non comme réponse ici.

Une fois qu'elle était arrivé de l'autre côté du pont, les deux gardes qui se trouvait la l'arrêtèrent.

"Vous là, je ne vous ai jamais vu auparavant ? Qu'es que vous venez faire dans une tenue pareil ici. Et pourquoi êtes vous armé ?"

Shinoe ne savait pas trop comment justifié le port de ses armes, ainsi que sa venus ici qui n'était pas vraiment justifié de base. Elle hésitait à répondre et réfléchissait à un plan de secours au cas où ça se passerais mal. Elle baissa la tête dans son col tout en rougissant. Après quelque secondes elle se décidait à répondre.

"Je.. Je suis ici sans but.. Je vient juste explorer.. Et mes armes c'est pour ma défense personnelle .. "

Le garde n'eu pas le temps de répondre qu'elle était déjà partie. Dans une bourrasque de vent Shinoe était devenus invisible et avait forcé le passage. Bien évidemment elle ne comptait pas faire de vague et se faire discrète. Elle voulait des réponses et si on remarquait sa présence ça n'aurait plus aucun intérêt. Finalement, après avoir passer les gardes elle décidait de se dirigeait dans une petite ruelle le temps d'enlever son invisibilité. Si elle réapparaissait au milieu de la rue ça n'aurait fait que d'attirer l'attention sur elle.

Shinoe se dirigeait finalement vers une petite taverne qui se trouvait un peu plus loin dans la ville. Elle savait que s'en était une à cause du petit panneau en bois accrocher au dessus d'une porte. Avant d'y entrer elle décidait de ranger ses armes dans son sac, c'était l'avantage d'avoir des armes très peu volumineuse, elle rentre dans un sac et permette de ne pas trop attirer l'attention. Elle entrait donc et à sa grande surprise elle remarqua que c'était une auberge et non une taverne. Visiblement elle s'était tromper, c'était difficile de lire sous une trombe de pluie qui obstruait la vue. Dans l'auberge une magnifique jeune femme se tenait au comptoir, elle regardait Shinoe depuis qu'elle était rentrée.

Shinoe s'approchait doucement du comptoir, le pas hésitant elle prit son courage à deux mains et ouvrit la bouche. Cependant elle n'était vraiment pas rassuré, elle détestait les contacts humain. Elle en avait peur pour être précis, la jeune femme ne semblait pas avoir de problème à ce niveau.

"Bonsoir.. J'aimerais avoir une chambre s'il vous plait.. Pour une nuit.."

Shinoe rougissait de plus en plus, plus elle avançait dans sa phrase et dans le contact social plus elle était mal à l'aise. C'était assez handicapant dans ce genre de situation, puisqu'elle dépendait de quelqu'un d'autre et ce n'était pas une bonne chose selon elle. La jeune femme lui donna les clés en lui disant qu'il faudrait payer le lendemain en les rendant. Shinoe hochait la tête en signe d’acquiescement, elle montait ensuite en direction de la chambre en cherchant le numéro qui était inscrit sur la clé. C'était au deuxième étage la dernière porte sur la gauche. Elle se précipitait d'entrer et d'aller se couché. Seulement avant pour être sur de n'avoir aucun problème elle plaçait une chaise derrière la porte en plus de la fermer à clé en guise de sécurité. Pour la fenêtre elle avait fermé les volets et place une table devant.

Après avoir fait tout ça elle était plus rassurée pour allez dormir et ne se fit pas prier. Elle enlevait tout ses vêtements complétement trempé et les plaças au bout du lit, c'était aussi l'endroit qu'elle avait choisis pour poser son sac. Elle se glissait ensuite sous les couettes du lits moelleux qui l'attendait. Après un combat aussi épuisant contre deux bête sanguinaire elle devait se reposer visiblement. Son bras la faisait toujours souffrir mais elle arrivait quand même à s'endormir mal grès la douleur.

Le lendemain matin elle constata que la chaise et la table était toujours là, personne n'avait essayait d'entrer pendant la nuit. Elle était rassurée et remis tout en place. Elle sortait ensuite une trousse de premier secours de son sac pour soigné son bras. Elle ne pouvait pas combattre dans cette état alors il fallait vraiment qu'elle se soigne au plus vite. Ensuite elle se rhabilla et enfila son vêtement qui avait sécher pendant la nuit. Son sac sur le dos la clé et quelque pièce d'argent en main elle descendait les escalier en invisible. Elle ne voulait pas avoir à faire à nouveau à quelqu'un. Une fois arrivait en bas elle décidait de déposer la clé avec 25 pièce d'argent sur le comptoir quand l'aubergiste tournait le dos. Elle se précipitait ensuite vers la sortie.

Une fois dehors elle décidait de se dirigeait vers un coin tranquille de la ville, un coin ensoleillé et calme pour se sentir un peu seule. Elle n'avait pas mis longtemps à trouver, la ville était regorgé de ce genre d'endroit et la météo s'y prêtait bien. Elle posait son sac derrière sa tête et s'allongeait dans l'herbe pour admirer le ciel bleu, seulement quelque nuage était présent. Pas grand chose n'obstruait la vue ce jour la et c'était pour le plus grand bonheur de Shinoe.


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Dim 7 Mai - 16:05
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Lië'ja - Zorel - II
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Des quelques livres qui trainaient sur le comptoir, Cirth se fut laissé prendre à l’envie d’en lire un. En une matinée si peu mouvementé, qu’aurait-il pu mener d’autre ? Dans les jours qui suivirent l’ouverture de leur boutique, la poussière fut faite, ceci et cela se trouva disposé à la place convenue, et l’évidence attendue s’affirma : les clients n’afflueraient pas de sitôt. Si le Lië'ja se montrait serein comme à son habitude, sa sœur n’avait pas si grande patience ; tenir en place dans une si petite échoppe sans travail quelconque à accomplir, voilà qui lui était compliqué. Pour autant, elle ne s’en fut pas encore plainte.

N’ai-je pas quelque tâche à mener ? Pensait-elle souvent. Peut-être dois-je m’entraîner davantage à la gravure, à moins qu’il ne nous manque un outil… Dois-je aller acheter quelque chose, si ce n’est à manger ? Qu’avons-nous pour ce soir ? Non, il y a tout, je crois… Je pourrais lire pour passer le temps, comme Cith. Mais il y a certainement à faire… Hm…

« Estë ? » L’appela calmement son frère. « Sors donc un peu. »

Arrachée à ses pensées, l’interpelée redressa le menton ; elle pensa ne pas avoir compris ses mots. « Pardon ? » « Il y a une demi-heure tu allais d’un bout à l’autre de la pièce » Il s’était tournée vers elle dans un sourire, quittant sa lecture. « Et te voilà assise sans dire mot depuis. Sors, ça te fera le plus grand bien. »

Si elle répondit à ses dires en soulevant abruptement ses épaules, la jeune Lië'ja entreprit tout de même d’arranger sa coiffure à l’aide de sa broche discrète. Alors, elle se laissa tomber sur la plante de ses pieds couverts de tissus. « Sans doute… » s’exprima-t-elle sans dévoiler une moue plus agréable. Une fois arrivée au seuil de la porte principale, ses bottes enfilées, elle quitta la boutique sans la moindre autre parole. La porte grinça, puis claqua doucement.

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Il fait beau. Mes iris noisette se portent vers le ciel et se perdent dans les feuillages, ma queue de cheval pâtit du vent matinal. Je n’ai pas même encore fait quelques pas, et pourtant… Une bonne partie de ce que mon regard croise me semble nouveau. Est-ce ainsi que je dois penser pour espérer me détendre… ? Elle soupira, puis en profita pour inspirer une bouffée d’air frais qu’elle expira de plus belle. Tiens ? Je n’ai pas mis ma cape… Elle hésita à rentrer la récupérer, mais là serait un acte qui la découragerait à s’en retourner dehors. Peu importe. Ses pas se mirent alors à résonner avec ceux d’autres passants perdus dans ce petit coin de rue, connu de ses nombreux commerces indépendants érigés ici et là. Cela étant, plutôt que de s’imposer l’exploration de ceux-ci, Estë décida de partir en quête d’une balade plus tranquille.

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Ses pas la menèrent vers un lieu dégagé aux bordures de la ville : une vaste clairière, tracée d’un sentier discret menant aux habitations desquelles la jeune femme venait. Au loin, les yeux avisés pouvaient admirer le mont des souvenirs ; la vue offrait là un paysage propre à Eleshyë. Une ambiance calme, reposante, respectée de tout Lië'ja s’y submergeant. S’il ne fut pas rare pour Estë de croiser en ces lieux quelques aventuriers, herboristes ou autres cueilleurs de son peuple, elle se rappelait toujours avoir pu les confondre aux arbres et fougères tant ils furent en paix. Cela outre pour les plus jeunes Esderes, bien sûr… Toujours aussi bruyants.  

Par moments intriguée par un spectacle quelconque qu’offrait Dame Nature, qu’il soit inerte ou non, la Lië'ja s’arrêtait et prenait son temps comme elle aimait à le faire dans ses balades esseulée. Cependant, son oreille fut cette fois attirée par une fanfare toute autre. Une fois retournée, elle ne put apercevoir grand-chose, seulement entendre les pas bruyants d’un groupe dont l’un des membres cria ce qui sembla être une directive. Qu’est-ce que… ? La chose se voulant déjà peu rassurante, une ombre furtive recouvrit une portion de la clairière. Plus qu’une ombre, une créature majestueuse.

Une créature recouverte de plumes aux innombrables couleurs, là fut le spectacle que put percevoir Estë en levant le regard. Que devait-elle en penser ? Une telle vue l’eut subjuguée ; en cela elle ne fut pas la seule. Le plus grand des hommes du groupe, le regard vers le ciel levé, eut certainement tort de garder les yeux fixés sur l’animal qu’il convoitait. Il eût devancé les autres, se trouvant ainsi plus enfoncé dans la clairière au sein de laquelle la petite horde commençait à affluer.

« Artho ! » Appela l’un des hommes encore en retrait. Trop tard cependant, car le susnommé se heurta violemment à Estë qui eut à peine le temps de se retourner, manquant de la faire tomber.

« Toutes mes excuses madame ! » s’exclama-t-il en la rattrapant dans la confusion. « Vous allez bien ? »

En d’autres circonstance, l’individu aurait reçu de la Lië'ja un regard noir couplé à un dégagement violent de sa poigne, mais le temps qu’il fallut à l’importunée pour reprendre ses esprits l’en sauva. Un temps qui, bien que court, offrit l’opportunité à l’animal de s’éloigner et au groupuscule de se rapprocher ; mais aussi à toute autre âme de venir s’inquiéter d’un tel mouvement.

Mots : 889


Dim 7 Mai - 23:14
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Ulfurbe - Malum - I
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Shinoe était tranquillement allonger dans l'herbe en admirant le ciel, mais un grand brouhaha venait déranger sa tranquillité. Elle sentait le sol trembler sous son corps, une grande troupe de ce qui semblais être des mercenaires courrais dans sa direction. Au début elle pensait avoir était démasquer, elle commençait donc à rassembler toute ses affaires prête à foutre le camp lorsqu'un énorme oiseau passas juste au dessus d'elle. Il était tout simplement magnifique, son corps était vétu de plume de toute sorte de couleur ! On aurait dit un oiseau arc-en-ciel. Shinoe avait déjà entendu parler de ce genre d'oiseau mais elle ne pensait pas en croiser ici ce n'était pourtant pas leurs habitat naturel ! Il avait du se perdre et ces mercenaires voulait surement le tuer.

Shinoe examinait donc rapidement la situation, un homme plus grand que les autres bien en avance et un troupeau derrière. Un des hommes avait même bousculer une jeune femme dans sa grande hâte. Shinoe n'avait même pas besoin de réfléchir. Si un seul des hommes se montrait hostile envers l'animal s'en était finis de lui et de tout le troupeau. Shinoe décida de s'asseoir dans l'herbe et d'admirer l'oiseau en attendant qu'il parte se réfugier plus loin. Visiblement tout le monde n'était pas du même avis. Elle avait du mal à comprendre comment on pouvait faire du mal à un animal pour seulement quelque pièce. C'était totalement insensé. Elle était contre ça et ne changerait pas d'avis. Personne ne toucherait à cette oiseau sans lui passer sur le corps.

L'homme le plus grand du groupe appela tout les hommes pour leurs donner des directives

" CETTE OISEAU, C'EST NOTRE PROIE. ON VA LE TUER ET LE DÉPECER POUR CHACUN AVOIR NOTRE PART DU BUTIN ! "

Shinoe n'eu pas besoin d'en entendre plus. Elle se dirigeait vers le plus grand homme du tas et lui chuchotas

" Si un seul d'entre vous touche à cette oiseau. Il ne vivra plus assez longtemps pour le tuer. "

L'homme lui ria au nez ne la prenant pas au sérieux. Shinoe n'appréciait pas du tout la moquerie. Elle sortis en moins d'une seconde une des dagues de son sac et tranchas l'oreille gauche du grand homme sans qu'il n’eut le temps de réagir. D'un coup il se mit à hurler de douleur et toute la troupe à pousser des cris de rage. Tous se préparer à foncer sur Shinoe dans le but de venger ce qui semblait être leurs chef. Avant que qui que ce soit n'eut le temps d'arriver jusqu'à elle elle était déjà invisible. Juste le temps de ranger toute ses armes et de garder seulement une dague sur elle. Une fois tout ça fait, elle redevint visible.

" Vous l'aurez chercher. Maintenant vous allez payer. "

D'un coup vif de dague sur sa main gauche Shinoe se mit à saigner. Tout les mercenaires commencer à rire en pensant que Shinoe n'était qu'une pauvre timbrée qui ne savait plus ce qu'elle faisait. Quand suffisamment de sang avait Shinoe sortit sa deuxième dague. En utilisant son pouvoir de contrôle de son sang, elle couvrait ses lames de sang. Toute la troupe était complétement abasourdis quand ils virent le sang voler. Mais ce n'était que le début. Elle fit un bond sur le chef et lui donna un coup de dague sur l'avant bras. Sa peau commençais à bruler comme si elle était exposer à un petit feu, il était littéralement entrain d'hurler de douleur. Un des hommes fonçait juste après ça en solitaire sur elle. Shinoe stoppas net son coup d'épée avec une de ses dagues. L'homme tombas net au sol ensuite sans qu'aucun de ses compagnons ne comprenne. Shinoe avait juste fait voler un peu de sang qui coulait toujours de sa main sur la gorge de l'homme. Après ça elle l'avait instantanément transformer en flèche, l'homme avais du coup la gorge trancher sans trop comprendre pourquoi. Bien évidemment Shinoe repris après avoir trancher la gorge de l'homme le sang qu'elle avait utilisé pour le faire et le déposas sur ses lames une fois de plus.

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Lun 8 Mai - 19:03
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Lië'ja - Zorel - II
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« C’est bon, lâchez moi. » rétorqua-t-elle au bout d’un temps, se dégageant de l’emprise du chasseur. Elle l’examina avec plus grande attention : un homme d’une quarantaine d’années, aussi grand qu’imposant. Il paraissait bon bougre malgré ses manières rustres, mais Estë se permis de retenir n'en que le négatif par pure rancune. « Dîtes moi plutôt ce que vous menez. » demanda-t-elle, se remémorant soudain ce qu’elle vit plus tôt. « Vous coursez cette créature ? »

« Ah, pour sûr ma p’tite dame ! Un Azel, ici, c’est inespéré ! » fut sa réponse emplie d’entrain. A celle-ci, il ajouta un violent cri de ralliement destiné à ceux qui se trouvaient maintenant à quelques mètres à peine. La Lië'ja regarda de nouveau le ciel ; ses tympans vrillaient encore du cri d’Artho qui, lui, avait rejoint sa troupe. C’est donc leur proie… Un Azel ? Je n’en avais jamais vu. Vouloir s’attaquer à une telle merveille, il en va bien là de rustres… Mais peut-être ses plumes possèdent-elles une essence particulière ? Il ne me semble pas avoir lu quelconque mention de cela… Enfin, pas la peine de leur chercher une raison ; il doit toujours y avoir quelqu’un pour priser un tel trophée, de toute manière. Aussi, elle n’avait plus le temps d’y penser. Si la troupe (dont certains des membres l’eurent salué dans de brèves excuses, habitués au comportement d'Artho) se trouvait maintenant quelques mètres devant Estë, les pas cessèrent soudain. Elle put entendre un rire à gorge déployée, celui d’Artho. L’instant suivant, un cri de douleur, le sien. Toute la horde se mit alors à hurler.

Face à ce nouveau spectacle bien différent du précédent, elle ne sut comment réagir. Elle resta tétanisée un instant, les sourcils froncés et les poings crispés. L’on cria des jurons. Artho finit par se démarquer des autres, s’étant retranché vers l’arrière de la troupe. De la petite dizaine de chasseurs qui se trouvaient là, l’un d’eux supporta le géant pour le faire s’assoir avant de s’en retourner dans les rangs. Que se passe-t-il… ? Pourquoi tient-il… Il saigne ! L’adrénaline prit le dessus sur peurs et curiosité. Estë rejoignit le blessé tandis que les chasseurs se mirent à rire de nouveau. Le temps n’était pas à penser si la folie les prenait ; ils n’étaient de toute manière pas tournés vers elle.

Impuissante, la Lië'ja s’accroupit aux côtés d’Artho. Elle chercha à observer sa blessure, mais l’homme la pressait de sa paume ensanglantée si bien qu’il la recouvrait entièrement. « Artho ?! » S’exclama-t-elle paniquée, « Que s’est-i-- » « UNE FOLLE !! » La coupa-t-il. « La peste, je vais… » Et sans finir sa phrase, grimaçant sous la douleur, il entreprit de se lever. Il ne conclut pas son geste, et si peu qu’il en eut la force, Estë lui indiqua de rester à terre en appuyant sur son épaule. Elle ne sut parler : A la vue du sang qui recouvrit sa main pâle, elle ne put qu’en être plus déstabilisée. Artho se contenta de grommeler, serrer la mâchoire. De nouveaux cris, et ces bruits…

Entre les corps des mercenaires droits face à un obstacle inconnu d'Estë, elle put percevoir l’un des hommes s’écraser au sol, inerte. « La garde… » Elle s’était redressée, serrant son pendentif de sa main encore immaculée de sang. « Non… » Puis sans crier gare, elle s’élança vers le groupuscule.

Artho m’interpelle, étonné, il me demande quelle folie me prend soudain, mais je ne l’écoute point. Qu’en sais-je moi-même ? L’un d’entre eux vient de s’effondrer, l'autre a l'oreille coupée, les cris fusent de toute part, et pourtant, je me dirige vers eux. Ne suis-je pas venue ici en quête d’un temps de repos… ? Je devrais fuir, et pourtant… Elle arriva à la droite des mercenaires qui formaient un arc de cercle brouillon, entourant partiellement leur nouvelle cible. Si seul le chasseur le plus proche l’eut vraiment remarquée et repoussée, Estë pâlit à la vue du corps qu’elle espérait avoir imaginé. Elle serrait la mâchoire, se sentant perdue, écrasée par une telle vision. Ce n’était nullement le premier cadavre qu’elle eut vu de ses nombreuses années ; les conditions, elles, rendaient la chose effrayante.

Entre les hurlements, ce sang qui eut pris forme pour de nouveau s’envoler, se déposer sur les dagues de cette jeune inconnue à la pâleur bafouée de rouge, tout lui semblait inventé. Certains des chasseurs trouvèrent leur esprit combattif tout autant mitigé, hésitants à frapper. Norphis, ulfubre ? Le doute s’éveilla certainement en leur esprit. Le calme les envahit alors, et le plus intrépide fût arrêté par ses pairs lorsqu’il tenta à son tour de s’élancer sur la meurtrière. Il ne fut plus aucun cri, si ce n’étaient les grognements du chef de la troupe et d’Artho : tous conservaient leur garde.

« Que nous veux-tu, monstre ?! » Hurla l’un de ceux qui eût maintenu l’intrépide. Artho ne put répondre, trop en retrait et handicapé par sa blessure pour s’assurer de ce qui fut prononcé. Il s’était tout de même relevé, intrigué.

Face à cette scène si impromptue, si changeante et violente, Estë se tenait silencieuse : elle ne pouvait se résoudre à prononcer quoi que ce soit. Le chasseur à ses côtés maintenait son bras armé d'une épée courte devant elle, ce pour s’assurer qu’elle reste en arrière.

Mots : 901


Dim 14 Mai - 16:16
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