Quand y faut y aller...

 :: Le Continent Sacrifié :: Le Berceau des Merveilles Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 48
Le cheval, nommé Ambre sombre, semblait bien social, du moins avec lui. Du coup, l’ailé profita pour lui caresser le côté de la tête. Une nouvelle amitié était né semblait-il. Il écouta en même temps la monteuse en virant la tête vers elle. Elle accepta son aide. Même si il avait l’habitude d’aider son prochain, il éprouvait un réel plaisir. Curieux de voir ou ses choix l’emmèneraient, et quelles leçons pourrait-il en découler. Et comme d’habitude, il se redressa de joie, affichant son légendaire sourire. Sauf que la belle semblait interrompre son élan…elle voulut s’habiller avant, oui, évidement, bien sûr. Sur le coup, l’ange se sentit un peu bête.

« Fais donc, promis je ne regarde pas ! »

Elle l’invita même à patienter avec sa monture et pourquoi pas avaler un fruit. Oui, l’invitation était alléchante et très sympathique. Après tout, il venait de la rencontrer et de surcroit en lui flanquant une petite trouille. Mais, il du décliner, momentanément, l’avance. Après tout, il n’était pas très habiller lui non plus, bien qu’il sera loin d’être gêné par sa tenue, il pensa qu’il était plus judicieux de s’habiller en compagnie de la dame surtout s’ils ne revenaient pas ici. Sauf que ses affaires, et ben, ils étaient sur son rocher et que l’eau l’en séparait. Solyan n’avait pas vraiment interrompu ses exercices, après tout, il avait fini dans l’eau à faire la planche. Cela dit, Bien qu’il aimait blaguer et paraitre maladroit, il apprenait vite de ses erreurs. Et il était temps de voir si la leçon de ce jour-là avait porté ses fruits.

Il recula sans rien dire faisant un clin d’œil à Ambre sombre. Il se mit alors à courir vers l’eau, sautant au dernier moment et en déployant ses ailes. Quelques battements d’ailes maladroites engagèrent son parcours, mais il se stabilisa rapidement. Il était presque en rase-motte. Ses bras le long du corps, les yeux sur ce qui l’entouraient. Le rocher arrivait rapidement. Bien que le milieu du chemin était un magique, l’atterrissage laissa un peu à désirer. Il se laissa simplement tomber se rattrapant maladroitement au bord du caillou. Il avait à moitié gagner, il pouvait maintenant se rhabiller. Il jeta un œil vers la plage où il vit les deux silhouettes, il détourna son regard dans l’instant rougissant un peu. Il jura que ses yeux voyaient un peu plus loin malgré lui. Ça devait être ça, son grattage de crâne tout à l’heure en regardant le rocher qui lui semblait plus loin qu’il avait pensé. En tout cas, il savait que ce n’était pas encore le moment de revenir. Si ses yeux avait été améliorés, il ne voulait pas en profiter, il tourna systématiquement le dos sifflotant un air innocent et puis, il avait promis.

« Mon cher Yanos, va falloir te rencarder un petit peu… »

Il tourna légèrement les yeux pour voir s’il pouvait revenir. D’une petite impulsion de ses jambes, il s’envola à la verticale et revint vers la plage. Tout se passa très bien, sauf encore une fois l’atterrissage ou il voulut faire un petit dérapage sur sable, sauf qu’il tituba avec la vitesse et manqua de trébucher. Il se redressa balayant le sable venu sur lui. Il se tourna vers solyan qu’il savait habiller et ouvrit les bras et les ailes en grands.

« Me voilà ! Je suis prêt ! Dis-moi tout ! »

Son front couronné ses cheveux d’un bandeau rouge. Une veste verte ouverte sur son torse l’habilla pour descendre sur un pantalon brun finalisé par des bottes noir. Une ceinture vint fermer le tout. Cette fois il était prêt et impatient d’entrer dans le jeu de la belle miss.

614 mots


Mar 9 Mai - 21:32
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Consciem - III
Parchemins : 1104
Solyane ne vérifia pas s'il la regardait ou pas. Elle lui faisait instinctivement confiance. C'était la première fois que ça lui arrivait et elle devait bien admettre que c'était quelque chose d'étrange. Mais elle ne cherchait pas à comprendre, mettant ça sur le fait de cette étrange relation que sa race semblait avoir avec les Anges.
Finalement elle attrapa la couverture de selle d'Ambre Sombre et s'en servit pour éponger l'eau restante sur son corps. Puis elle finit par se rhabiller. Sur sa chemise blanche encore humide, elle passa le corset noir échancré qui se fermait à la taille par deux grosses sangle de cuir dont les boucles d'argent rutilaient sous le soleil. Les épaulettes rigides frangées d'une douce fourrure blanche épousaient la forme de ses épaules sans gêner ses mouvements. Son pantalon brun, près du corps, glissa sans encombre sur ses jambes puis à l'intérieur de ses bottes en cuir noir.

Tandis qu'elle passait ses vêtements, elle n'avait pu s'empêcher de regarder le décollage de Yanos du coin de l’œil. Le soleil dorait la couleur chaude de ses ailes. On aurait pu les croire d'airain, si ce n'était qu'elles n'étaient clairement pas faites de métal. Elle profita du temps qu'il mit à passer ses affaire en haut de son rocher pour sceller le hongre. La couverture de selle était maintenant humide par endroits mais cela ne gêna pas l'animal. S'y connaissant peu, Solyane reproduisit minitieusement les geste qui lui avaient été montrés. Cette fois Ambre Sombre renacla un peu. Il ne semblait pas être très heureux de quitter la plage. Solyane lui gratouilla le museau.

- La pause est finie, mon grand. Il faut bien repartir. Ton maître ne t'as pas laisser prendre l'air avec moi pour qu'on aille batifoler dans l'eau !

Elle le fit revenir. Le vol se fit avec beaucoup plus de grâce qu'au dernier essai que Solyane lui avait vu faire en descente. Du moins jusqu'à ce qu'il touche le sol. Après avoir titubé jusqu'à elle, il se rattrapa et fit mine que tout était sous contrôle. Solyane ne put s'empêcher de sourire, amusée. Elle avait croisé la route d'un véritable phénomène. Au moins elle ne s'ennuierait pas avec lui. Elle se permit seulement brièvement de détailler la mise de son nouveau compagnon de route. Il avait un petit air de bandit ou de pirate qui lui allait plutôt bien.

- Vous avez beaucoup de style.

Elle prit le temps de jeter les fontes en travers de la coupe d'Ambre Sombre puis elle se tourna vers l'Ange.

- Vous voyez ce manoir en pierre que l'on aperçoit d'ici ? fit-elle en tendant le doigts vers le Nord.

En fait, on ne voyait plus qu'un bout de l'étage supérieur et les toiles d'ardoises grises. Mais ce serait suffisant pour l'instant.

- Le fils du propriétaire de cette bâtisse a demandé mon aide pour découvrir l'origine de troubles survenus dans quelques hameaux dans les parages. Les habitants ne sont pas très nombreux, dans le coin, aussi dés qu'un problème survient, ils ont vite tendance à accuser le voisin de tous les maux. C'est qu'ils y tiennent à leur tranquillité. Des tas de versions différentes sont arrivés aux oreilles du noble qui a fait appel à mes services. Alors je dois démêler le vrai du faux et trouver les responsables du désordre.

Elle marqua une pause et, un rictus amusé sur les lèvres, elle poursuivit :

- Ah, et il m'a expressément ordonné de ne pas rendre justice moi-même. Les fauteurs de troubles doivent lui arriver... sans morceaux manquants, a-t-il dit.

Elle ne s'attendait pas à ce que l'Ange comprenne la plaisanterie. Mais pour Albéric, les choses avaient été claires : Elle trouvait les bandits et elle avertissait les gardes les plus proches. Ou, au pire, elle avait le droit de les assommer. Mais rien de plus.

Elle s'apprêtait à remonter sur le dos de son cheval quand un détail la marqua. Elle était la seule à disposer d'une monture. Bien sûr, l'Ange avec ses ailes mais au vu de la maîtrise qu'il en avait, ce ne serait peut être pas très juste pour lui. Elle n'avait pas imaginer avoir de la compagnie pour cette mission en quittant le domaine des de La Lande. Finalement elle haussa les épaules. Marcher ne lui avait jamais poser de problèmes.

- Allons-y ! lança-t-elle en prenant Ambre Sombre par les rennes.

Puis elle se mit à avancer.

739 mots





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Sam 13 Mai - 13:46
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 48
Yanos se tenait devant elle aussi motivé que d’habitude. Il se gratta l’arrière du crâne lorsqu’elle le complimenta sur son allure. Il l’avait remercié d’un grand sourire sous poudré de gêne. Après tout, il n’avait pas spécialement fait attention à son allure lorsqu’il était vêtu. Ces vêtements-là n’entravé pas ses mouvement et par-dessus tout ne tenait pas trop chaud, car l’ailé n’était pas du tout un frileux, bien au contraire. Il s’était demandé si c’était lié à sa corpulence. Comme il est plus lourd, son corps nécessité un peu plus d’énergie pour le mouvoir et l’énergie dépensé provoqué de la chaleur. Pas autant pour échapper à une pneumonie, mais assez pour savourer les vents plus frais. Il n’avait jamais vraiment développé un désir de plaire. Du moment qu’il n’était pas considéré comme repoussant tout allé bien pour lui. Surtout que dans ce moment-là, il avait d’autres objectifs à atteindre.
Il suivit fidèlement l’index de la belle montrant une demeure un peu plus loin. Ainsi, elle devait capturer quelques individus qui avaient succombé à quelques bassesses. Oui, il pouvait très bien l’aider à faire ça. Il n’arrivait pas encore à le voir dans une situation d’affrontement ou d’interpellation. Etait-il un guerrier avant ? Un saint ? Un fuyard ? Il n’avait aucune idée. Alors il se voyait protéger Solyan, telle serait son objectif absolu. Oui, ça il pouvait le faire !

« C’est partie ! Je te protègerai ! Où tu me protégeras, va savoir ! »

Il leva le poing avec un sourire. Mais lorsqu’elle se mit en route à côté d’Ambre sombre, ses lèvres perdirent un peu de son éclat légendaire. Ses yeux se perdirent dans un paysage spirituel. Il semblait ailleurs. Lorsque la dame lui avait parlé de ne pas démembrer les affreux, il eut un sentiment de déjà-vu. Il se rappela d’avoir vu beaucoup de sang et le prénom « Jill », lui tourbillonnait dans sa tête. Il n’arrivait pas à faire le point sur cette impression, mais quelques choses de terrible s’étaient produis dans son existence. La peine et un début de rage étouffées lui donné un gout amer en bouche qu’il n’appréciait pas du tout. Qui avait il perdu ? Dans quelle circonstance ? Le bruit de sabot du cheval de Solyan le ramena à nouveau à la réalité. Il secoua la tête comme pour chasser ces images floues et angoissantes. Son sourire revint de plus bel et s’empressa de rejoindre le duo, leur offrant à nouveau son aura joyeuse. Il se mit même a étouffer un rire lorsqu’il pensa à une bêtise en voyant le cheval. La tentation fut trop grande.

« Tu sais pourquoi on met une selle sur un cheval ? …Parce qu’en dessous ça serait moins pratique… »

Il étouffa un nouveau rire en mettant sa main devant la bouche. Disons qu’il apprécier qu’elle marche avec lui plutôt sur Ambre sombre. En même temps, Yanos était assez grand pour discuter avec elle si elle avait choisi de monter en fin de compte. Puis, il posa des questions histoires de faire conversation et puis surtout pour en apprendre d’avantage sur l’humaine. D’un autre côté encore, ça lui permettrai de savoir à quel point devait-elle être protégée ? Savait-elle se battre ? Et comment s’y prenait-elle ? Car une aide qui ne doit pas avoir lieu deviendrai un fardeau de plus à porter et Yanos ne voudrai pas devenir un poids pour elle.

« ca fais longtemps que tu fais ça ? Courir après des gens qui doivent être jugé ? Ou c’est juste historie de rendre service ? »

597 mots


Dim 14 Mai - 18:46
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Consciem - III
Parchemins : 1104
Solyane n'avait pas remarqué le changement d'humeur chez ce nouveau compagnon du fait qu'elle lui tournait le dos. Sans compter qu'elle était elle-même relativement plongée dans ses pensées. Pourtant elle sentit, à un moment qu'il n'était plus à côté d'elle. Mais le temps qu'elle se retourne, il était déjà en train de les rejoindre. Elle se demanda alors ce qui avait pu le retenir. Elle avait cru le voir secouer la tête mais il souriait de toutes ses dents. Pendant un instant, la pensée qu'il aurait pu s'arrêter pour la regarder marcher de dos lui vint mais elle la chassa. Yanos ne lui avait pas semblé être ce genre de pervers. En revanche, il s'illustra brillamment dans le registre des blagues les moins drôles possibles dés qu'il l'eut rejointe. Solyane salua la tentative d'un sourire un peu désolée mais elle ne trouvait vraiment pas là matière à rire. Au moins s'amusa-t-il lui-même de son humour.

- Rendre service n'est pas vraiment mon genre, non. En revanche, pour cette mission, la récompense est plutôt coquette. Assez pour que je daigne faire le déplacement depuis la Terre des Rescapés et consacrer de mon temps à quelques trublions.

Elle lui sourit, cette fois de manière plus sincère.

- Mon truc à moi, c'est plutôt de m'occuper de rendre la justice à ceux qui en ont besoin. Principalement ceux qui s'en prennent à des victimes qui n'ont ni la force ni les moyens de se défendre. Qu'il s'agisse de vol, d'agression armée, de meurtre ou, le pire de tous, de viol !

A ces mots, la rage crispa ses poingts et ses mâchoires. Bien sûr, dans l'opinion générale, rien ne pouvait être pire qu'un meurtre. Mais pas pour Solyane. Car le viol n'était rien d'autre qu'un mélange des trois autre crimes cités : le vol du bonheur, l'agression du corps par une lame de chair et le meurtre de la dignité. Et, lorsque ce genre d'abomination arrivait à un âge encore tendre, il s'agissait ni plus ni moins que de la destruction totale de l'innocence et de la pureté ! Elle se reprit en se souvenant qu'elle était en présence d'un Ange.

- Bien sûr, il y a des milices qui patrouillent dans la cité... Mais trop souvent les gens les moins fortunés sont écoutés puis rapidement oubliés. Ces personnes-là doivent savoir qu'il y a quelqu'un pour prendre leurs griefs en compte ! Et j'ai décidé que cette personne ce serait moi.

Elle se dit un instant que, amenée ainsi, sa déclaration pouvait passer pour celle d'une sainte. Ce qu'elle n'était en aucun cas. Car elle savait qu'elle avait du sang sur la conscience. Du sang et de la souffrance. Mais jamais elle ne s'en était prise à d'innocents. Même si ça avait bien failli arriver une fois, elle veillait depuis à bien s'assurer qu'elle chassait toujours le véritable coupable et qu'il ne s'agissait pas d'un canular.

- Et vous, Yanos ? Quelles sont vos passions, vos motivations ? En dehors d'apprendre à voler sans écraser les gens qui se baignent non loin de vos perchoirs, je veux dire.

Ses propos n'étaient pas destinés à se moquer de l'Ange, malgré l'amusement évident qu'elle y avait fait poindre. Non, le taquiner était sa façon à elle de lui dire qu'elle ne lui tenait pas rigueur de cette rencontre turbulente et qu'elle était heureuse de l'avoir à ses côtés.

565 mots





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Jeu 18 Mai - 15:44
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 48
L’ailé marchait tranquillement à côté de la charmante femme les mains dans les dos écoutant attentivement ses paroles. Il Sourit, il arqua quelques sourcils, ses mimiques réagissait directement lorsqu’elle parlait de ses motivations, de ce qu’elle détestait dans les mauvaises manigances. Yanos était un excellent spectateur, il ne paraissait jamais las d’écouter les autres. Lorsqu’il était edsere, il était souvent au courant des problèmes de Chaqu’un, de leur espoir et parfois même de leur secret. Il n’avait encore jamais trahit qui que ce soit jusque-là et semblait être un excellent porteur d’espoir. Yanos n’avait aucune idée de comment fonctionnait le système chez les différentes races, leurs croyances, leurs coutumes, les exigences, les hauts et les bas. Lui-même ne se sentait pas Aetrayel. Il avait conscience de ses ailes, mais es ce que ça ferai de lui un être de lumière ? Il ignorait tout de ses pouvoirs se croyant aussi banal que monsieur tout-le-monde.

« J’aime ton sens de ce qui est juste. Et si jamais tu te poses la question pourquoi toi et pas un autre, dit toi que c’est ça qui fait ce que tu es. »

Il lui sourit gentiment en plissant les yeux. Oui, il se représentait bien dedans, dans cette façon de rendre justice, bien que l’or ne l’intéresse pas plus que ça. S’il pouvait avoir un bon repas comme récompense-t-il serait l’être le plus heureux de ce monde. Mais il avait encore tant à apprendre qu’i les sentit tout petit à côté de Solyan. La côtoyer un peu plus, maintenant ou à une prochaine fois ne pouvait qu’être bénéfique pour lui, il en était certain ! D’ailleurs, il apprécia fortement son sens de l’humour parfumé un peu de taquineries. Il en éclata de rire en se grattant l’arrière du crâne en repensant à son entrée maladroite. Ce n’était pas une passion d’être maladroit ou peu concentré dans des moments banals, mais nom d’une plume, qu’es ce que ça lui collait à la peau ! Son cinéma s’acheva lorsqu’il se frotta le front en cherchant ses passions. Oui, il lui semblait bien avoir quelques plaisirs. Sa seule exigence c’est de n’être jamais seul. Le bonheur de l’instant se partage, alors autant en faire profiter ceux qui en ont un doute sur le leur.

« Eh bien, je suis un éternel épicurien. J’éprouve un réel plaisir à côtoyer des gens qui ont vécu un tas d’aventures. Je pense aimer les jeux, se détendre…pour l’instant j’en sais pas plus que ça. Tu sais, je me suis réveillé y a pas longtemps, alors pour tout remettre en place la dedans. A croire qu’on m’ait secoué la tête et maintenant je trouve plus la porte. »

Il haussa les épaules en poussant un petit ricanement modeste. En marchant dans ses chemins, Solyan finira peut être par comprendre que ces quelques mots pouvaient se découler à l’infini dans la bonté et la joie. D’ailleurs, un petit détail lui vint d’un coup. L’Edsere faisait que le vouvoyer depuis le début, ou plutôt, c’était lui, qui lui faisait preuve d’une sympathie peut être trop intime d’un coup. Yanos est loin d’avoir eu une éducation stricte. On lui enseignait les grandes lignes et après il en faisait ce qu’il voulait. Pour lui, le tutoiement était une forme de sympathie, destiné à baisser les premières barrières à son égard. Et bien qu’il n’avait pas plus percuté que ça jusqu’à maintenant, le vouvoyer le mettait un peu mal à l’aise, lui donnant l’impression d’être plus important que l’interlocuteur.

« Tu sais, tu peux m’appeler Yanos, tout simplement, pas besoin de prendre des gants avec moi, je suis qu’un homme avec des plumes. »


Il lui sourit de tous ses dents. Il en profita même pour frotter le flanc du cheval, lui faisant comprendre qu’il n’était pas oublié dans l’histoire. Avait-il eu des animaux de compagnie ? En voilà une question intéressante ? L’attendait-on, quelques parts ? Peut-être la haut dans ce manoir qui se rapprochait tout doucement se disait il .

666 mots


Ven 19 Mai - 21:01
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Consciem - III
Parchemins : 1104
L'Edsere et l'Aetrayel avançaient paisiblement le long du sentier qui devait les mener jusqu'au premier hameau. Un peu plus loin, le manoir des De La Lande se détachait sur le ciel dégagé. Solyane songea qu'elle devrait demander à Albérick un petit supplément pour Yanos s'il l'aidait dans la quête. Ou bien prélèverait-elle directement une partie de la somme qui lui avait été promise. Elle l'écouta lui parler de lui. Elle se rappela alors qu'il avait déjà mentionné cette amnésie partielle dont il semblait souffrir. La jeune femme se demanda alors si sa jovialité n'était pas une façade pour cacher un quelconque mal-être. Ce ne serait pas la première fois qu'elle croiserait des gens comme ça.

- A plume et à poil, deux saisons de la chasse à toi tout seul ! plaisanta-t-elle.

Elle ignorait ce qui la mettait d'aussi bonne humeur avec lui. Le lien avec les Aetrayels devait peut être y être pour quelque chose mais cela n'expliquait pas tout. Etait-ce vrai, alors, ce que l'on disait ? La bonne humeur pouvait-elle vraiment être contagieuse ? Dans ce cas Yanos agissait sur elle comme un vrai baume chaleureux. C'était étrange. Vraiment très étrange. Bien entendu, pas un seul instant, elle n'imagina que cela pouvait tout simplement être elle qui avait changé et qui acceptait plus facilement de s'ouvrir au monde.

Dans le même temps elle se rendit compte que le tutoiement lui était venu très facilement et qu'elle s'était presque forcée à le vouvoyer jusqu'alors. Décidément, cet Aetrayel avait le don de la mettre particulièrement à son aise. Du moment qu'il ne cherchait pas à profiter de cet avantage, tout irait pour le mieux.

- « Des tas d'aventures »... Je ne sais pas si je peux me vanter d'en avoir vécu, mais si tu y tiens, j'ai effectivement quelques histoires que je pourrais te raconter. L'une d'elle est particulièrement intéressante ! »

Elle s'arrêta et vint fouiller dans l'un des sacs pour en sortir un gant de cuir noir brodé d'argent. Elle l'enfila à la main droite et le montra à Yanos. D'abord le dos de la main, où la broderie des deux arcs stylisés étincela légèrement et sur la paume où cette fois était représentée une flèche.

- Je te présente le Gant d'Arinaël. Un objet magique de plusieurs centaines d'années fabriqué par la Lië'ja à qui il doit son nom ! J'aimerais pouvoir t'en montrer le fonctionnement, mais je ne le maîtrise pas encore au mieux. C'est comme s'il possédait une conscience propre et qu'il refusait de m'obéir.

Elle eut un bref haussement d'épaule et garda le gant. Elle se sentait bien avec, protégée. Même si elle ne réussissait à l'utiliser que difficilement, elle savait qu'elle l'avait obtenu de manière légitime. Quoi que puissent en penser les lië'jas ! Et le premier qui s'aviserait de lui dire quoi que ce soit, elle l'enverrait s'expliquer avec les Hydris du Berceau des Merveilles.

Ils arrivèrent finalement en vue du premier des hameaux concernés par les perturbations subies. Solyane remarqua alors que plusieurs fermettes avaient été incendiées. La gorge nouée, des souvenirs douloureux commencèrent à affleurer aux abords de de sa mémoire, Solyane carra les épaules et serra les poings. Il aurait suffi qu'Albéric mentionne les pillages et les incendies pour qu'elle accepte la mission même sans récompense. Mais non !! Retranché dans ses richesse et sa vie confortable, pour lui ce n'était que « quelques petits incidents ». Nul doute que si les villageois n'avaient pas été nombreux à venir réclamer justice, personne ne s'en serait soucier en dehors des victimes. C'était partout pareil ! Pendant un instant, Solyane maudit Albéric et tous les nobles dans son genre qui se tenait sciemment à l'écart des problèmes de ceux dont ils avaient la responsabilité. Puis elle se rappela qu'Albéric n'était pas complètement crétin non plus. Preuve en était qu'il avait tenu compte des plaintes des villageois alors qu'il lui aurait été tout à fait possible de les chasser sans daigner prêter attention à ces histoires.

Toujours était-il que cette mission venait de devenir une affaire personnelle. La bonne nouvelle : Albéric n'aurait pas forcément à dépenser son or. Mauvaise nouvelle : elle n'était pas tout à fait sûre de lui livrer les responsables intacts.

707 mots





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Sam 20 Mai - 16:36
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 48
Yanos continua à écouter Solyan. Elle lui prouvait ses quelques succès de ses aventures en lui montrant un artefact tout à fait original. Ce gant semblait avoir une volonté propre. Bien qu’il arqua un sourcil, il se disait pourquoi pas. Après tout, il s’était réveillé dans un monde tout à fait étrange ou l’impossible pouvait être envisagé. Il pensait évidement à l’ instant où lui aussi brandirait un souvenir de quêtes, une babiole qui donnerai foi en lui vis-à-vis des autres. Parfois une preuve était nécessaire pour certaines personnes pour qu’ils fassent confiance. Solyan avait une longueur d’avance sur lui, et il était impatiente d’entendre cette fameuse histoire qui d’après elle, semblait très intéressante. Mais alors que l’intérêt était là, le sourire de l’ailé s’effaça doucement lorsque ses yeux plongèrent vers l’avant devant un spectacle flamboyant. Il jeta un œil sur la miss, qui semblait changer de ton. Lui-même, qui n’avait pas habitude, ne semblait pas apprécier ce spectacle. Il avança prudemment avec une boule naissante à l’estomac. La traque le gênait, mais sa fibre angélique le tira vers ce lieu désolé. Il s’arrêta un instant vers la première maison en cendre. Ses yeux semblaient chercher des indices, des réponses, un signe, quelques choses. Mais il s’accroupi et mis la main sur la moitié d’une poupée de chiffon. De son autre main, il lui essuya délicatement le visage.

Comment des êtres aussi ignobles pouvaient exister et laisser en liberté ? Les créateurs de l’univers avaient un drôle de sens de l’humour ou de l’équilibre, peu importe, c’était tellement ignoble. Et encore une fois à l’instar de Solyan, des souvenirs venaient le frapper. Il y vit des images de flammes, d’enfants, un être maléfique, quelqu’un était venu dans son passé lui apporter un grand malheur à l’aide des flammes et le sang. Il n’eut aucun mots, aucuns nom, seulement un ricanement venant des années antérieurs …Même s’il ne comprenait pas, il eut un haut le cœur et lâcha la poupée comme si elle lui avait brulé les doigts. Il se releva aussi vite sans quitter cette poupée des yeux.

« Continuons… »

Cette voix semblait sortir de nulle part, comme si elle n’avait jamais exister. Encore une fois, il secoua la tête en se tenant le front, ces images le torturaient. Il ne comprenait pas le message caché, la raison pour laquelle ses souvenirs ne li expliquait pas clairement les choses. Il se remit comme il pouvait, mais son sourire ne revint pas. Ces bâtisses incendiées ne le laissaient pas tranquille et malgré tout, il voulait aller au bout de l’aventure, ce n’était plus une question de curiosité ou pour voir Solyan à l’œuvre, mais pour rencontrer ces gens qui nuisaient à la liberté d’autrui. Et il n’eut pas à attendre longtemps. L’edsere semblait l’avoir aperçu aussi. Vers le centre du prochain hameau, des silhouettes avaient encerclé un bâtiment central. Ces gens étaient armés, certains avec des flambeaux. Mais les yeux luisant d’Yanos restaient sur les mouvements qu’il aperçut par la fenêtre, il y avait des gens à l’intérieur de la maison…

511 mots


Sam 20 Mai - 22:10
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Consciem - III
Parchemins : 1104
Solyane observa la réaction de Yanos. Disparue, la jovialité. Elle voyait enfin les émotions brutes et sombres que cette bonne humeur cachait. Lorsqu'il s'agenouilla pour saisir délicatement la poupée, Solyane ne put s'empêcher d'être émue. Elle s'approcha lentement de lui et voulut lui mettre une main sur l'épaule mais il eut alors un mouvement de recul. Comme si quelque chose l'avait effrayé ou choqué. Solyane regarda autour d'eux mais ne vit rien.

Suivant son injonction, ils traversèrent le hameau jusqu'au suivant et découvrirent ceux qui étaient sûrement responsable de l'incendie de l'autre. Solyane ne chercha pas à se poser des questions sur les raisons qui motivaient ces hommes et ses femmes – car il y en avait aussi dans le lot. Ils étaient Car elle aussi venait de voir que la maison qu'ils visaient tous était encore occupés.

- A l'aide !! cria une femme à l'intérieur.

Solyane attrapa le bras de Yanos.

- Allons-y !

Bien sûr, cette remarque n'était guère utile. Elle savait que les Aetrayels étaient, par nature, enclins à aider les autres. Mais puisque celui-ci était amnésique et un peu différent, elle avait tout de même voulu amorcer le mouvement. Suite à cela, elle se précipita vers la maison, laissant Ambre Sombre sur place. Le cheval ne ferait que la gêner. Elle tendit la main droite droit devant elle et se concentra. Fut-ce pas sa colère, son désir de rendre justice ? Elle n'en savait rien mais cette fois elle parvint à se servir du Gant sans le moindre problème.

Une lueur d'un blanc bleuté entoura la main de la jeune Edsere, se concentrant au niveau de sa paume et, l'instant suivant, un carreau jaillit. Mais il ne s'agissait pas d'un simple carreau comme en tiraient les arbalètes, non. Celui-ci était fait de pure énergie magique. Dans un silence parfait, sans le moindre déplacement d'air, il fila à une vitesse folle pour se transpercer l'épaule d'un des paysans armé. Aptes à percer de solides armures, le carreau magique traversa l'épaule comme s'il ne s'était agi que d'un simple tissu. Fière et heureuse de cette réussite, Solyane tenta à nouveau le même exploit. Lorsqu'elle vit la lueur autour du Gant, elle eut un sourire de victoire. Il semblerait qu'elle commençait vraiment à maîtriser le gant. Sauf que cette fois, si le carreau se matérialisa, il refusa de partir et tomba misérablement au sol.

Avec un soupir, Solyane sortir les deux armes qu'elle possédait et décida que, puisque la magie l'abandonnait, elle allait revenir à des méthodes un peu plus traditionnelles. Rapide et agile, elle se faufila sans mal entre les rangs des énervés et la maison. Ses cheveux noirs ondulaient autour de son visage, étendard de jai autour de son visage pâle. Son corps, moulé de cuir sombre, semblait inarrêtable. Lorsqu'elle se pencha, le haut de sa chemise laissa brièvement entrevoir la naissance de sa poitrine généreuse mais elle ne s'en soucia pas pour l'instant. Son regard violet se planta dans celui de l'homme le plus proche.

Elle se redressa de toute sa hauteur – même si elle n'était pas bien grande – et lança :

- Le premier qui arrive à m'expliquer sans hurler et sans injure la raison de ce cirque pourra espérer rentrer chez lui sans bobos !

547 mots





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Dim 21 Mai - 13:25
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Langzyliah :: Le Continent Sacrifié :: Le Berceau des Merveilles-
Sauter vers: