Quand y faut y aller...

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Aetrayel - Avium - II
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Alors qu’Yanos fut désorienté par ces scènes, ce n’était pas le cas de Solyan qui fonça vers ces gens gant magique prêt à l’emploi. L’ailé était certes impressionnant par sa carrure et une force physique certaine, mais il n’était pas un combattant. Tenir une arme, lancer des projectiles magiques, non ce n’était pas lui, du moins pour le moment. Mais il avait la témérité et la volonté d’aller de l’avant et de faire son possible pour essayer de faire en sorte que ce genre de spectacles ne se reproduise pas et que les auteurs soi jugé et pourquoi pas repentit. Il courut alors derrière l’edsere et vit évidement la flèche sortir de l’artefact de Solyan allant perforer un pyromane. Décidément la magie l’impressionnait beaucoup. Mais il ne lui en faisait pas part, préférant rester concentrer sur la situation actuelle, laissant sa nouvelle amie instaurer une sommation. Devant lui, se tenait un homme au sol, et six hommes dont trois avec des flambeaux. Les ouvertures de la maison furent condamné et la porte principal par des chaines. Les gens à l’intérieur criaient, ainsi que cette femme qui suppliait de ne pas mettre le feu à la bâtisse.

Solyan avait beaucoup de cran, sa prestance dominait facilement une assemblé. Mais voilà, ils étaient que deux et ils étaient donc sept devant eux dont un au sol. Voir un des leurs blessé ne les réguisait pas du tout et encore moins le ton dont elle employait pour leur parler. Bien sûr, son gant magique était craint, bien sûr qu’ils restaient tous sur les gardes.

« Y a rien à expliquer poupée, il fait un peu frisquet ici alors on se chauffe comme un peu, et ces gens-là…refusant de nous dire ou sont leur objets de valeurs, ils resteront dans la maison et ton gant…vient de les condamner… »

Au dernier mot, les deux hors-la-loi en retrait mirent le feu à la maison sans aucune retenue. Celui qui venait de parler recula rapidement laissant les quatre autres se charger des nouveaux venus. Mais Yanos cria lorsqu’il vit le feu prendre le bâtiment, il donna un grand coup d’aile pour bondir au-dessus du groupe et fonça tête baissé vers l’entrée. Il voulait les sauver à tout prix, même au risque de se faire blesser ou pire. Mais les deux incendiaire l’intercepta et foncèrent sur lui pour le repousser. Son chagrin, sa peine, sa fibre protectrice fut d’autant plus forte au fur et à mesure qu’il entendit les victimes crier à l’aide à l’intérieur de la maison, amena en lui une forte dose d’adrénaline. Les deux qui lui faisait obstacle ne put le retenir une seul seconde, un fut simplement pousser et vola contre un mur du la maison et l’autre fut saisit par le col et jeter sur le côté comme une marionnette. Devant la porte enchainée, il saisit des deux mains les liens d’acier et tira de toutes ses forces, mais elles ne voulaient pas céder. Alors que le leader et deux autres restait pour Solyan deux autres avancèrent vers Yanos pour faire mieux que les deux précédents. Mais ils s’arrêtèrent également lorsque l’Aetrayel cria et tira de toutes ses forces sur les chaines. Ses muscles jusque-là naturellement dessinaient se mirent à luire et emmètre une faible aura lumineuse. Au final, la porte fut totalement arracher et jeté en arrière. Sans se retourner il entra dans la maison afin de sauver ses occupants.

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Dim 21 Mai - 18:27
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Edsere - Consciem - III
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S'il y avait bien une chose qui ne se soignait pas c'était bien la bêtise de certains Edseres. Cela, Solyane le savait mieux que personne. Elle se demandait ce qu'elle avait bien pu chercher à faire en essayant de discuter avec eux. Elle aurait gagné du temps à s'en prendre directement à eux. Peut-être bien que ses aventures l'avaient rendue plus sensible. Mais au final, voilà ce qu'on obtenait à vouloir parlementer avec des idiots. Bien, puisqu'il était temps d'en revenir à des méthodes plus radicales, elle n'allait pas se gêner.

Néanmoins, le temps qu'elle réagisse, elle était déjà encerclée par trois hommes, dont celui qui l'avait surnommée « poupée ». Tant mieux, elle allait se faire un plaisir de lui apprendre qu'elle était tout sauf une jolie marionnette entre les mains des hommes. Il serait sa dernière victime. Du coin de l’œil, elle vit le pétillant et joyeux Yanos se transformer en un défenseur si farouche qu'il expédia en un rien de temps deux hommes à terre avant de venir littéralement arracher la porte de son encadrement. Bien sûr, Solyane entrevit-là une action avantagée par la magie. Mais ce n'était pas plus mal si cela pouvait permettre à cette pauvre famille de se sortir vivante du brasier.

Revenant à sa situation actuelle en une seconde, elle esquiva sans le moindre mal les attaques des lourdaux. Souple et vive, elle semblait presque danser entre les dents de leurs fourches. Bien sûr, elle était loin d'être véritablement parfaite dans ce genre d'acrobaties, mais elle était suffisamment douée pour se couler entre les armes et les bras qui les tenaient pour blesser de sa dague l'un des trois hommes. Celui-ci regarda sans comprendre la blessure qu'elle venait de lui faire au ventre. Accroupie pour esquiver un coup transversal, elle pivota sur l'un de ses pieds en glissant deux doigts à l'intérieur d'une de ses bottes. Elle en sortit un éventail en métal qu'elle déploya dans sa main directrice, utilisant sa dague de l'autre. Dans le mouvement qu'elle fit pour se relever, elle se projeta en avant droit vers l'homme étant restée silencieux. Elle passa sous son bras et son baton, bras en avant. Il n'eut pas le temps de réagir avant de se retrouver avec la dague en travers de la gorge.

Dans le même élan, comme si tout cet enchaînement n'était qu'un seul et même geste, Solyane fit deux pas pour contourner sa victime, se servant ainsi de lui comme bouclier le temps de laisser passer le coup de couteau – sorti par celui qu'elle s'était réservé en dernier – qui aurait dû se planter dans son dos. Puis elle laissa tomber le mort et plaqua le tranchant de son éventail contre la gorge de son dernière adversaire. Son regard clair était dur et impitoyable, porteur d'une sentence de mort qu'aucune supplication ne pourrait attendrir.

Elle leva alors un bras et d'un grand mouvement circulaire, laissa un traînée sur la joue de l'homme.

- Un premier coup parce que je ne supporte pas qu'on m'appelle « poupée » et te faire payer le mal que tu as fait à ces gens !

Le revers vint marqué le torse et une épaule de la victime. Solyane avait véritablement fait en sorte d'aguiser les lames le plus finement possible.

- Un deuxième, pour le principe ! Et un troisième, parce que « jamais deux sans trois ! »

Et cette fois, elle visa l'endroit qu'elle avait sciemment épargnée jusque là : Sa gorge. Les gémissements pitoyables de peur et de douleurs se transformèrent en un gargouillis écoeurant tandis que le sang giclait de sa blessures.

Solyane releva alors la tête et s'avança pour prêter assistance à Yanos si cela devait s'avérer nécessaire. Elle ne voyait personne alentours, les autres avaient dû fuir ou bien se barricadaient derrière leurs portes et fenêtres.

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Mar 30 Mai - 17:58
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Aetrayel - Avium - II
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Les flammes prenaient rapidement les murs les plus fins. L’ailé fouilla chaque pièce une par une afin de ne rater aucun occupant. Il sauva d’abord une fillette dans ce qui semblait être une cuisine. Il prit d’ailleurs la table pour la lancer sur les flammes les plus agressives afin d’établir un pont de fortune pour la petite. Ce fut au moment où il lui tendit la main avec un sourire signé Yanos qu’elle se précipita vers l’extérieur selon les instructions de son sauveur. Evidemment, il avait pensé que les otages pourraient tomber nez à nez devant un de ces pyromanes. Mais il avait confiance en Solyan, elle avait dû les mettre tous hors d’état de nuire rapidement. D’après ses récits de tout à l’heure, il ne pensait pas qu’elle était du genre à rester là les bras croisés, bien au contraire. D’ailleurs, il ne tarda pas à trouver un homme plutôt frêle accroupit se tenant le visage voyant des flammes s’approcher de lui dans un séjour. Yanos ne pouvait pas souffler, mais il savait battre des ailes assez fortes. Il devait bien mesurer sa force afin de ne pas raviver encore plus le feu. Mais la chance était avec lui, il put sortir la deuxième victime sans mal. Et encore un qui quitta la maison.

Le rez-de –chaussé semblait désert, l’ailé demanda en criant si il y avait quelqu’un. Il n’entendit rien du tout, mais il devait avoir le cœur net. Il se précipita dans les étages en esquivant le brasier, se couvrant le visage avec son bandeau. Il toussa de temps en temps mais cela ne semblait pas l’arrêter pour autant. Il arriva enfin dans une chambre, et son intuition fut la bonne, il y avait une femme allongé au sol, les yeux fermés. Arrivait-il trop tard ? Cette simple pensée le fit frissonner. Il perdit alors son attention et se retrouva au sol avec une poutre en bois sur lui. Il se débâtit comme il pouvait, il ne devait pas rester là ! Ses yeux ronds se posèrent à nouveau sur la jeune femme et la fumée, mélangé à sa nouvelle blessures et à ses souvenirs, lui fit voir une scène de déjà vu…il savait alors que ce n’était pas la première fois qui se précipita ainsi au milieu des flammes…Sa volonté de la sauver lui conféra à nouveau une force accru, la poutre fut rapidement mise sur le côté. Il eut juste le temps de sauter sur le corps de la victime avant que le sol commençait à s’effondrer. Son flanc saigné, mais il ne l’avait pas encore remarqué. Il se releva avec la jeune femme dans les bras. Il donna un grand coup de pieds dans un mur enflammé pour le faire voler en éclat. Ce fut ses ailes qui lui permirent de redescendre sur la terre ferme en planant. Il vit Solyan un peu plus loin.

« Tu les as eu ! Je le savais ! »


Mais il revint vite à l’état de la jeune femme qui ne voulait pas se réveiller. Aussitôt, il l’allongea au sol. Il chercha d’abord un pouls. Il se fit une frayeur tout seul si jamais il n’en trouvait pas, mais ce ne fut qu’une pensée, car il l’avait trouvé. Il lui pratiqua sans attendre un massage cardiaque suivit d’un soufflement dans la bouche. Il n’avait même pas remarqué que son corps avait continué à luire d’une aura lumineuse. Son flanc en sang semblait s’arrêter de couler, mais l’aura qui toucha la jeune femme la réveilla dans une toux saccadée. Heureux de cette fin, il se laissa tomber en arrière sur les fesses s’asseyant un peu. L’aura disparu alors.

« Ouf, heureusement qu’il me restait quelques notion de secourisme… »

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Mar 6 Juin - 19:25
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Edsere - Consciem - III
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Les flammes grandissaient, s'élevant de plus en plus haut. La fumée devenait de plus en plus épaisses. Yanos ne ressortait toujours pas. Au moment où Solyane voulut intervenir, elle vit sortir une fillette qui toussait, les yeux larmoyants. L'Edsere recueillit la petite et la guida loin des flammes. Elle prit ensuite sa gourde et fit boire l'enfant.

- Tu vas bien ?

Tremblante et encore sous le choc, la gamine hocha malgré tout la tête. Son visage et ses bras étaient noirs de suie. Elle aurait bien eu besoin d'un bain mais Solyane avait encore des questions pour elle.

- Est-ce que tu as vu l'homme qui est entré ? Celui avec les grandes ailes. C'est lui qui t'a sauvée ?
- Oui.


Maintenant qu'elle avait la confirmation que Yanos était toujours à l'intérieur, Solyane fit asseoir la petite dans un coin. Elle aurait bien voulu la confier à quelqu'un le temps qu'elle aille voir ce qui se passait dans le moulin enflammé mais il n'y avait toujours personne pour se porter au secours des autres.

« Vive la solidarité.... » grogna intérieurement la jeune femme.

Si les gens avaient été comme ça lors de l'attaque de Fruïan, les morts auraient été bien plus nombreux et la reconstruction impossible ! Certes, il faudrait encore du temps pour que la cité retrouve la fière allure que le quartier détruit avait eu, mais c'était ensemble que les Edseres œuvraient. C'était ainsi que cette race faible et asservie avait pu s'extraire du bourbier dans lequel elle était enlisée depuis si longtemps. Et aujourd'hui, il n'y avait pas âme qui vive pour porter secours à d'autres.

Soudain, une idée glaçante lui traversa l'esprit : Et si la famille coincée dans le moulin en flammes était la dernière à occuper les lieux ? Cela expliquerait pourquoi ils semblaient être les seuls habitants du hameau. C'est en songeant à cela qu'elle vit sortir un homme du moulin. A cet instant la fillette bondit sur ses pieds pour se précipiter vers lui. Au vu de ce qu'elle hurla, soulagée, il s'agissait de son père. Rassurée, Solyane laissa le père et la fille à leurs retrouvailles pour s'approcher du moulin.

- Elle est où, Maman ? entendit-elle.

Elle comprit alors que la famille n'était pas encore réunie. Elle était prête à parier que Yanos était actuellement en train de risquer sa vie pour sauver la mère de la petite. Aucun Aetrayel n'aurait pu laisser la moindre victime derrière lui. Et elle avait sentit chez Yanos une générosité et une volonté inébranlable. Elle espérait qu'il n'y avait plus que la mère à sauver. Chaque seconde qui passait augmentait le danger que couraient tous ceux qui se trouvaient encore dans le moulin. Et elle ne voulait pas perdre l'Aetrayel. Ces être-là étaient trop bons pour disparaître prématurément. Le monde avait trop besoin d'eux.

Elle entendit alors un fracas impressionnant et l'un des murs s'éjecta du reste de la demeure. Elle fut d'abord surprise puis soulagée lorsqu'elle vit la forme ailée de Yanos redescendre. Il semblait sain et sauf mais entre ses bras, une femme demeurait inconsciente. La scène qui suivit fit écho à d'autres qu'elle avait pu voir après l'attaque de Fruïan. Un Aetrayel sauvant un Edsere grâce à sa magie. Ce qui l'étonna, en revanche, fut que Yanos ne sembla même pas s'en rendre compte. Lorsque la femme reprit conscience et se redressa péniblement, l'enfant se précipita vers elle en pleurant.

- Margaret ? Oh ma chérie, tu n'as rien !
- On est sauvés, maman ! On est sauvés !


Silencieux, le père vint étreindre sa famille. Solyane, elle, se porta aux côtés de l'Aetrayel. Elle sortit un mouchoir en coton de sa besace, l'imbiba de l'eau de sa gourde et passa doucement le tissu sur le visage sali de Yanos.

- Tu as été admirable ! lui dit-elle.

Elle lui tendit l'outre d'eau afin qu'il puisse se désaltérer. Elle n'avait guère besoin d'imagination pour savoir que sa gorge devait être fortement irritée par la chaleur et la fumée. Le père de famille s'avança humblement vers Solyane et Yanos. Mais c'est à ce dernier qu'il s'adressa.

- Vous nous avez sauvé la vie ! Si ma femme, ma fille et moi sommes encore de ce monde aujourd'hui c'est uniquement grâce à vous. Je n'ai pas le moindre sou en poche et mes seules possessions sont en train de p artir en fumée. Je n'ai que ma plus profonde gratitude à vous offrir en récompense. Merci mille fois, puisse le Destin vous favoriser et vous gardez en forme !

Des larmes de soulagement striaient les joues de la femme et la petite restait blottie contre le corps de sa mère. Ils ne semblaient pas encore avoir enregistré la présence des cadavres autour de leur moulin. Ils étaient encore trop concentré sur leur propre survie. Au moins, justice avait été rendue pour ces pauvres gens. Consciente que cela ne les aiderait pas à survivre durant les prochaines semaines, Solyane sortit quelques pièces d'or et d'argent de sa bourse. Elle n'avait pas grand chose sur elle en regard de ce qu'elle possédait réellement, caché dans ses « nids » de la Terre des rescapés, mais elle savait que cela soulagerait cette famille totalement ruinée.

Elle vint prendre la main du père de famille et lui posa les pièces dans la main. Il commença à se récrier, mais la jeune femme ne lui en laissa pas le temps.

- Vous venez d'avouer que tout ce que vous possédiez est désormais irrécupérable. Vous pourrez sûrement retrouvé un autre travail ou peut être un autre moulin à vous occupez mais cela prendra du temps. Et votre famille et vous allez avoir besoin de manger, de boire et de vous vêtir. Vous ne pouvez pas vous permettre de refuser ces pièces.

L'homme bafouilla quelques mots, ému et gêné. Il quêta le regard de l'Aetrayel comme pour confirmer qu'il avait bien le droit d'accepter cet or et cet argent !

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Ven 9 Juin - 12:46
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Aetrayel - Avium - II
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Yanos se tenait là à boire un peu d’eau de la gourde que lui avait passé Solyan. Il écoutait ce qui se passait pour cette famille et la générosité de sa coéquipière. Après avoir chassé quelques suit et poussières de ses vêtements, il se perdit dans ses pensées. On les considérait comme des héros, même si l’ailé était plus visé que la jeune femme, ce n’était pas le prestige qui l’attirait, mais la fréquence de ce genre d’action. Car Yanos avait aussi remarqué que personne n’était venu pour les aider. Peut-être par peur des pyromanes, ou alors ce village était vraiment désert depuis leur venu. Avaient-ils eu le temps de s’échapper ? Ou cette famille aurait les dernières victimes ? Quoi qu’il en soit, les sauvetages semblaient rares, alors qu’il pensait les Edseres souder. Yanos mesurait donc l’importance de sa présence, ses actions à venir en aide aux autres. Il était capable de faire beaucoup pour les gens et il ne devait pas s’en priver, pour le bien de tous.

Il revint à lui, lorsqu’il entendit le cliquetis des pièces offert à l’homme de famille. Il semblait regarder l’ailé en attendant d’une réponse. L’Aetrayel était d’accord avec Solyan, même qu’il pouvait faire plus que ça encore. On vit Yanos fouiller sa poche à la recherche de quelques choses de bien précis. Il en sortit un objet carré de la taille d’une pièce recouvert de cuir avec un petit espace sur la tranche, il semblerait qu’on pouvait le déplier. L’ailé s’appliqua rapidement et bientôt, au fur et à mesure de se déplier, un sac en forme de besace se tenait dans les mains d’Yanos. Il s’agissait de son sac sans fond qu’il avait replié sur lui-même afin de gagner de la place. Il l’ouvrit sans trop faire attention aux regards des spectateurs. La première chose à sortir était un sac en lin remplit de baie qu’Yanos avait trouvé lors de sa voyage pour venir en ces lieux. Il y avait une gourde également.

« Voilà, gardez les pièces pour reconstruire le bien matériel. Je tacherai de repasser vous voir bientôt afin de vous aider dans la construction. Prenez ces vivres, elles vous permettront de vous rassasiez un peu en évitant de dépenser vos pièces tout de suite. Prenez soin de vous et de votre famille. »

Après d’énorme et d’infini remerciement, le couple se retrouva à nouveau seul au milieu de ce village. Yanos s’était retourné vers Solyan et lui tapota l’épaule avec un de ces grands sourires.

« On est des bons ! Redonner espoir aux gens est essentiel je trouve. Bon, on continue ? On n’en a pas fini, je vais voir ce que ces pyromanes ont sur eux, un indice ou quelques choses… »

Un petit clin d’œil ponctua la petite conversation. Yanos partit non loin de la sur un des cadavres. Il grimaça en tâtant ce corps, mais il voulait voir si quelques choses pouvaient les amener à leur chef et donc le trainer devant la justice. Bien que ceux-là devait être de simple sous-fifres, leurs morts ne devaient pas trop compter, la vie du meneur était peut être bien plus intéressant. Sur le premier il ne trouva rien de très intéressant. Une dague, quelques piécettes. Yanos n’avait pas rangé son sac sans fond, disons qu’il pouvait collecter des choses qui pourrait être utile par la suite. Peut-être que l’edsere serait plus chanceuse de son côté.

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Sam 10 Juin - 10:34
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Edsere - Consciem - III
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Solyane eut un sourire en regardant Yanos ajouter encore à sa proposition. Elle ne s'étonna pas de son intervention. Il s'agissait d'un Aetrayel, après tout. Elle leva la main pour presser celle avec laquelle il lui avait tapoté l'épaule. Peu coutumière des gestes d'affection, elle se sentait néanmoins suffisamment à son aise avec Yanos pour se le permettre. Ses yeux violets, d'ordinaire si froids et durs envers les hommes, pétillaient aujourd'hui de reconnaissance.

- Merci, Yanos.

Passé cet instant à savourer le plaisir d'avoir sauvé et aider une famille qui en avait grand besoin, Solyane se concentra sur la raison initiale de tout ce grabuge. Et son sourire se fana. Les morts s'étalaient autour d'eux. Elle remarqua que le couple et leur fille avait enfin remarqué la scène macabre. Ils s'étaient rapidement éloignés. Cela valait mieux ainsi. Sauf pour un détail.

- Attendez ! s'écria Solyane en les rattrapant. Je voulais vous demandez quelque chose. Où sont les autres villageois ?
- Partis. Cela fait des semaines que nous sommes ennuyés par des rodeurs comme ceux que vous avez... Comme ceux dont vous nous avez sauvé.
expliqua le père. Je n'ai pas voulu partir en même temps que les autres à cause de mon moulin. J'ai eu tord. Mais je ne suis pas le seul à avoir voulu rester. Il y a le vieux Fernand, dans sa forge.

Solyane se fit indiquer le chemin de la forge. Elle remarqua le manège de Yanos et décida de le laisser faire. S'il y avait un indice sur les cadavres, elle lui faisait confiance pour en trouver. En ce qui la concernait, elle préférait se concentrer sur ceux qui restaient. Elle prévint Yanos de sa destination et se rendit jusqu'à la forge. A côté de certaines qu'elle avait déjà eu l'occasion de voir, elle était minuscule. Elle ne devait servir qu'à fabriquer les essieux des chariots utilisés par les villageois et les outils des champs. Solyane appela l'homme dont le meunier lui avait parlé.

Il lui fallut entrer dans l'atelier pour découvrir la silhouette d'un homme étalée au sol. Elle s'approcha. Malgré le nombre d'années qui avait blanchi sa chevelure, l'homme semblait encore suffisamment solide pour continuer à exercer son métier. Solyane s'agenouilla près de lui et posa ses doigts sur son cou. Des pulsations légères lui confirmèrent qu'il était encore vivant. Elle s'apprêtait à se relever lorsqu'elle sentit un poids s'abattre violemment sur elle et l'écraser au sol. En roulant au sol, elle sentit la morsure brûlante d'une lame enflammer son bras. Une lame, à n'en point douter. Comprenant alors qu'elle était en danger, Solyane chercha à se dégager mais une main ferme agrippa ses cheveux, tira sa tête vers l'arrière et l'acier glacial de ce qui devait être un poignard se plaqua contre sa gorge.

- Crie et je t'égorge comme la truie que tu es ! Maintenant tu vas me dire qui tu es et qui est ton copain le volatile. Si tu es sage, tu seras la seule à mourir pour ce que tu as fais à mes amis. Si tu tentes quoi que ce soit, ton copain te rejoindras dans la tombe.

Bien, Solyane n'avait donc plus besoin de lui demander qui il était. Il ne lui restait plus qu'à se libérer de là. L'homme qui la tenait était costaud et suffisamment malin pour guetter chacun de ses mouvements. Si elle tentait de sortir une arme, il s'en apercevrait et s'en serait fini d'elle. En revanche, elle possédait un atout considérable dont il ne soupçonnait nullement l'existence. A condition qu'il veuille bien marcher. Elle plaça sa main gantée, paume tournée vers la direction où elle estimait se trouver le ventre de son adversaire – le but étant de le blesser sans le tuer si elle voulait des réponses à ses questions.

Elle se concentra et sentit la magie du Gant entrer en action. Sachant que ça ne voulait pas dire que la partie était gagnée, elle maintint ses efforts. Soudain une déflagration partit dans son dos, la poussant vers l'avant et expédiant son adversaire à un bon mètre vers l'arrière. Heureusement, de surprise, l'homme avait lâché son poignard. Le cou de Solyane était entaillé mais la blessure n'était ni grave ni mortelle. Le temps qu'elle se relève, l'homme en avait fait autant. Il faisait bien deux têtes de plus qu'elle et ses bras avaient le diamètre des cuisses de la jeune femme. Elle aurait volontiers parier une pièce d'or sur le fait qu'il devait être le chef de la bande. Solyane nota qu'il ne semblait nullement être blessé. Ainsi le Gant n'avait fonctionné qu'à moitié. Ce qui était déjà tout de même mieux que rien.

- Sale chienne ! Quand j'en aurais fini avec toi, on pourra mettre ce qui restera de ton corps dans une toute petite boîte !!
- Toute petite c'est en référence à ton cerveau ou ce que tu as entre les cuisses ?


Avec un rugissement guttural, il se rua sur elle. Solyane n'eut aucun effort à faire pour esquiver sa charge de buffle aveuglé par la rage. D'une pirouette, elle se déporta sur le côté et en un bond, elle était déjà hors de la forge. L'autre la suivit en continuant de l'injurier, promettant mille enfers à elle et Yanos.

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Sam 17 Juin - 16:04
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Aetrayel - Avium - II
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L’Aetrayel se releva bredouilles. Pas d’indices, pas traces d’un éventuelles chef sur le corps de ces gens-là. Il souffla un coup, comme pour ponctuer ce travail peu recommandable. Il avait aperçu du coin d’œil sa complice s’éloigner de lui vers ce qui semblait être une forge, mais maintenant qu’il avait fini, il se retrouvait vraiment seul. Il croisa un instant les bras arquant un sourcil, comme pour l’attendre et savoir si oui ou non elle avait trouvait quelques choses, peu importe ça serait toujours mieux que lui. Mais L’edsere semblait longue, peut-être un peu trop. Alors qu’il se mit en marche pour aller voir ce qu’il se passait. Ses pieds furent littéralement ficeler par ce qui semblait être des bolas l’envoyant directement au sol, la chute amorti par ses bras.

« Qu’es ce que… »

Il pivota sur le côté afin de se retourner, il vit une femme assez agile sortir d’un des battements en ruine, une lame prête à l’emploi. Il voulut d’abord se libérer des liens, mais le temps qu’il y parvient, son assaillante fonça sur lui avant qu’il se relevé et lui donna un violant coup de genou en dessous du montant l’envoyant au sol en arrière. Celle-ci effectua plusieurs pirouette afin de se placer à une bonne distance de l’ailé, se déplaçant sur le côté, tel un félin préparant sa prochaines offensive. Yanos se redressa, du sang sortant un peu de sa bouche qu’il essuya d’un revers de main. Une fois debout, il voulut la stopper avec ses mains en face de lui afin de lui expliquer qu’il ne cherchait pas la bagarres et encore moins de frapper il la fit face mais encore une fois, l’attaque fut trop rapide. Il avait juste eu le temps de voir un coup de poing arriver en plein dans sa mâchoire. Un coup de genou dans l’estomac, et un croche-pied tournoyant pour l’envoyer à nouveau au sol. Yanos n’était pas du tout un combattant, appart agiter ses mains devants lui, ou imiter des bagarreurs de rues…c’était vraiment un néophyte. Il fallait qu’il soit plus malin à défaut d’être plus rapide ou plus vicieux. Le visage contre le sol, il confia sa vie à ses oreilles. Il arrivait donc à entendre les pas de la femme se déplacer bien qu’elle semblait légère dans ses déplacements. Au moment, où il entendit les pas s’accélérer vers lui. Il bâtit un grand coup ses ailes envoyant Yanos à deux mètres du sol, laissant passer l’attaque et se relâchant sur elle. Il la tenait enfin, elle semblait surprise, mais elle gigota malgré tout. Elle sut même se retourner malgré l’emprise de l’ailé, tel un serpent. Il lui tenant les bas, mais dans une souplesse incroyable, Yanos vit le pied de la femme partir à la vertical le tapant à nouveau dans la mâchoire. Mais cette fois, il ne l’avait pas lâché.

« J’en ai plein le cul de ton Kung Fu ! »

Il envoya son front s’écraser sur le visage de la belle, l’envoyant au sol se couvrant le visage de ses mains.

« J’y suis peut être allé un peu fort… »

Il afficha un sourire crispant, alors qu’il voulut la récupérer au sol, lui parler ou la neutraliser. Il vit Solyan sortir de l’atelier, un colosse la chargeant dans une furie exemplaire. Yanos avait remarqué que son amie avait un peu de mal et semblait déjà un peu marqué par le combat. Il était hors de question qu’il n’intervienne pas. Il regarda rapidement autour de lui, cherchant quelques chose à balancer sur le chef afin de lui couper l’élan, mais il trouva rien…quoique…

« Excusez-moi et merci de votre sollicitude. »

Elle devait faire dans les quarante kilos. Il était costaud sinon plus que ça. Elle était légère et peu encombrante. Il choppa les pieds de son attaquante, et commença à la tirer et tournoya sur lui-même afin d’augmenter l’élan. Le tourbillon s’illumina lorsque les muscles d’Yanos se gonflèrent. Ses yeux se fixèrent sur le chef, un pas sur le côté, un jolie pivot et le chef des bandits trébucha sur sa sous-fifre, finissant son vol plané, mangeant la terre et ainsi, mettre pour le coup la femme hors d’état de nuire. Yanos tomba sur les fesses à cause du tournille et ses muscles commencèrent à lui faire mal, comme des crampes qui venaient et repartait petit à petit.

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Dim 18 Juin - 17:36
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Edsere - Consciem - III
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Solyane était sortie de la forge dans le but d'avoir plus d'espace autour d'elle pour évoluer. Et parce qu'elle ne voulait pas détruire la forge. Une fois réveillé, le forgeron apprécierait sûrement de retrouver son atelier tel qu'il était. Elle n'avait pas eu en tête de réclamer l'aide de Yanos, se sachant tout à fait apte à régler son compte à son ennemi. Cependant, elle devait bien admettre que l'Aetrayel avait des manières des plus originales pour mettre un terme à un combat. La jeune femme fut surprise dans le choix de son arme assommante mais sut tout de suite que la femme avec qui Yanos venait de faire un magnifique lancer de poids ne devait pas être complètement innocente dans l'affaire. Elle avait sûrement dû s'en prendre à l'Aetrayel pendant que son énorme copain s'occupait de Solyane.

La main pressée contre son bras blessé, l'Edsere s'approcha des deux complices que Yanos venait de neutraliser en un coup. Tous deux respiraient et l'homme était encore conscient. Il cherchait à se relever mais Solyane lui décocha un magistral coup de pied en travers du visage. Assommé pour le compte, nul doute qu'il aurait quelques dents à cracher à son réveil. Ce qui ne l'empêcherait pas de répondre à leurs questions.

Solyane se tourna vers Yanos et l'examina. Il portait sur lui les signes d'un homme qu'on avait pas ménagé. Sûrement à cause de sa rencontre inopinée avec la vilaine allongée devant Solyane. Le combat avait dû être rude. Malheureusement Solyane ne pouvait rien faire pour lui. Elle attrapa un pan de la large tunique du criminel et s'y découpa une longue bande à l'aide de sa dague. Elle noua ensuite celle-ci autour de son bras en un pansement grossier. Elle n'avait rien de mieux mais ça ferait l'affaire pour le moment. Lorsque les choses seraient résolues, elle aurait tout le temps de demander à Yanos de bien vouloir la soigner.

Elle s'approcha de l'Aetrayel qui semblait étourdi. Elle chercha du regard d'éventuelles blessures. En dehors d'une lèvres fendue et suitante de sang et d'un bleu qui commençait à fleurir sur son front, elle ne remarqua rien de particulier. Posant une main sur l'épaule de Yanos, elle se pencha vers lui.

- Merci pour le coup de main ! C'était un beau lancer. Pas vraiment réglementaire, mais je ne vais pas m'en plaindre. Tout va bien, de ton côté ? Tu as l'air de sortir de l’œil d'une tornade !

Elle savait qu'elle ne devait pas avoir bien meilleure mine. Elle n'avait aucun miroir, mais entre sa gorge éraflée, son bras tailladé, ses vêtements salis et ses cheveux emmêlés, elle portait elle aussi les traces de son combat. La seule chose dont l'état semblait inaltérable était le Gant qu'elle portait à la main droite. A peine sali, les fils d'argents de l'artefact scintillaient doucement à la lumière des flammes qui dévoraient allègrement le moulin.

Solyane se redressa et regarda les deux corps l'un sur l'autre qui reposaient à environ quatre mètres d'eux.

- Il n'y a plus qu'à espérer que ces deux-là nous apportent des réponses. Et s'ils sont responsables des troubles survenus dans les environs depuis quelques temps, alors nous n'aurons plus qu'à les traîner chez mon commanditaire ! Ça lui fera au moins deux survivants de tout ce cirques !

Solyane passa sous silence les autres malfrats qu'elle avait fait passé de vie à trépas. Elle n'aimait pas voler des vies comme ça. Mais elle n'avait aucun scrupules à défendre sa vie au prix fort s'il le fallait.

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Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Lun 19 Juin - 16:49
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