Comment ça, "poète ratée" ?! - Deylhan Lohinys (Finito pépito)

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Astre - Stella - I
Parchemins : 8

   
Deylhan
Lohinys
Identité
  • Surnom : Dey, ou la Glauque
  • Âge : 24 ans
  • Sexe : Féminin
  • Race : Astre
  • Occupation : Rédiger des poèmes (de mauvaise qualité), boire de la cervoise, étudier les différentes races et répertorier ses observations sur des parchemins.
  • Lieu d'habitation : Terre des Rescapés
Statistiques

  • Force

  •    ■ Force physique : 3
       ■ Endurance : 3

       
  • Dextérité

  •    ■ Vivacité : 3
       ■ Habileté : 5

       
  • Intelligence

  •    ■ Fermeté psychique : 3
       ■ Adaptation : 2

       
  • Prestige

  •    ■ Apparence : 2
       ■ Contact social : 2

       
  • Ensorcellement

  •    ■ Affinité magique : 4
       ■ Puissance/Résistance : 3

    Biens
    Ensorcellements

    - Devin Astral
    - Collision de la Destinée
    - Grande Vitesse
    - Clonage
    - Télékinésie
       

    Inventaire

    - Monnaie -

       - Pièces de bronze : 117
       - Pièces d'argent : 30
       - Pièces d'or : 30

       - Objets achetés avec l'argent reçu au début de l'aventure:

    ■ Dague (2PA)
    ■ Rapière (45PA)
    ■ Faux de Guerre (65PA)
    ■ Casque (30PA)
    ■ Gantelets (20PA)
    ■ Épaulières (20PA)
    ■ Robe de bonne facture (20PA)
    ■ Armure de cuir (4PA) (Ici, utilisée sous la robe pour augmenter la protection)
    ■ Carte de Langzyliah (10PA)
    ■ Sac sans fond (1PO)

       Veuillez lister vos achats et déduire l'argent

       - Pièces de bronze : 117
       - Pièces d'argent : 14
       - Pièces d'or : 27

    Gains

    ■ Un bracelet vous permettant de comprendre le langage des animaux

    Physique

    La soirée se déroulait bon train dans la taverne. Les habitués riaient, chantaient, discutaient, se disputaient, pendant que deux musiciens donnaient le rythme à l'aide d'un luth et d'une flûte de pan. Le tavernier, derrière son comptoir, profitait aussi de l'ambiance chaleureuse de son établissement, malgré qu'il fut en plein travail. Il pensait avec envie à sa couche douillette qui l'attendait après son service, lorsque la porte s'ouvrit pour laisser entrer une silhouette peu attrayante.

    Une femme d'environ 1m70 se tenait dans l'embrasure de la porte, tout de noir vêtue, svelte, presque gracile, avec, en guise de couvre-chef, un casque des plus étranges en acier et orné d'argent ciselé, semblait-il. Sa robe était clairement de bonne qualité, malgré la boue qui tachait le bas du tissu et les déchirures qui la parsemaient. Au niveau du col, elle portait une sorte de morceau de cuir, avec des décorations en argent qui paraissaient du même style que son casque... Peu importait sa tenue et son état, à vrai dire. Les yeux s'arrêtaient pour la plupart sur la grande faux à la lame courbe et luisante qu'elle portait dans son dos, et la rapière qu'elle avait attachée à sa ceinture. Tout, entre sa tenue, sa posture, l'éclairage de la taverne et la pénombre du dehors, donnait à cette femme un air des plus sinistres. L'ambiance ne retomba pas complètement, mais l'étrangère avait clairement quelque peu refroidi l'ardeur avec laquelle les clients s'amusaient.

    Elle referma la porte et entra, d'un pas lent mais relativement léger, malgré ses grosses bottes de cuir noir, ainsi que l'aura imposante que lui donnait son armement. À mesure qu'elle s'approchait du comptoir, elle ôta ses gants en cuir noir renforcé de petites plaques de métal au dos des mains, puis fit de même pour son étrange casque ciselé d'argent en arrivant au tabouret auquel elle s'assit, laissant une cascade de cheveux blonds un peu sales dégringoler jusqu'à ses épaules. Le tenancier, déjà subjugué par cette apparition lugubre, avala sa salive en découvrant le visage de ladite demoiselle. Elle avait les traits fins, jeunes, quasiment doux, le nez légèrement retroussé et les yeux en amande, d'un vert très clair, si clair qu'ils semblaient être une forêt en pleine renaissance à la venue du Printemps. Ce minois plutôt sympathique était rehaussé par des lèvres couleur pêche, qui semblaient délicates et succulentes... Son visage entier était agréable à regarder, à un détail près: ses cicatrices. Elle portait pas moins de 3 balafres d'un à deux pouces de longueur sur le visage: une au coin droit de ses lèvres, une allant de la base de sa narine droite jusqu'à son oreille, et la dernière striant sa paupière gauche de part et d'autre de son œil. Une observation rapide permit au bonhomme de deviner que son corps était sûrement recouvert du même genre de traces de tortures, en raison d'une quatrième cicatrice qui démarrait dans son cou et descendait jusqu'à être cachée par le col de sa robe. Qui qu'elle soit, son être entier laissait penser que son passé cachait des recoins aussi sombre que le tissu de ses vêtements.

    Psychologie

    Finalement, le tenancier reprit ses esprits, et demanda à la nouvelle venue:

    "Qu'est-ce que j'peux faire pour vous, ma p'tite dame?"

    Elle haussa un sourcil.

    "Ma p'tite dame?"

    Apparemment, il l'avait froissée. Un poil susceptible, en plus d'avoir l'air peu abordable? Il se dit qu'elle ne devait sûrement pas être très aimable, aussi il essaya de relancer la conversation plus en douceur:

    "Oh j'voulais pas vous vexer, pardonnez pardonnez..."

    Mais la demoiselle l'arrêta dans son élan avec un sourire plus chaleureux qu'il n'aurait cru.

    "Tu ne m'as pas vexée tavernier, je ne m'attendais simplement pas à être appelée de la sorte après que tu aies vu l'état de mon visage."

    Donc la maligne savait parfaitement que son physique repoussait quelque peu et n'en faisait pourtant aucun reproche aux gens. Au contraire elle assumait sa gueule ravagée. Son attitude et sa façon de parler contrastaient avec sa tenue, tant elle respirait la douceur. Cependant, il devinait que ce comportement pouvait virer tout à coup de bord pour reproduire à merveille l'impression que donnait son habillage. Était-elle déséquilibrée, lunatique? Il n'était pas sûr, mais il savait d'office, sans trop comprendre comment, qu'éveiller sa colère pouvait la rendre aussi cruelle et méchante qu'un démon.

    "Oh, vous savez... J'en ai vu des laiderons, mais vous, z'en faites pas partie!"

    Elle sourit de plus belle, ses yeux attendris par le compliment. Sensible à la flatterie. Peut-être un égo surdimensionné? Ou une simple demoiselle en mal de reconnaissance, de quelque type que ce soit? Il coupa court à ses divagations sur la personnalité de cette étrangère pour lui redemander:

    "Bon et donc, qu'est-ce que j'peux faire pour vous?"

    Elle laissa échapper une exclamation de surprise, comme si elle avait oublié qu'elle était venue pour une raison précise dans cette taverne. Quelle tête en l'air.

    "Oh! Oui! Une cervoise, s'il te plait tavernier. Et un peu de pain et de fromage, il fait faim après un voyage si long..."

    Il commença alors à lui préparer sa commande, tout en continuant à papoter pour en savoir plus sur elle.

    "Long voyage? D'où t'c'est que vous v'nez, si j'peux m'permettre de d'mander?" demanda-t-il en lui donnant sa cervoise, son pain et son fromage.

    "De Diapré, le continent au Nord-Ouest. Ça fait bien 3 mois que je voyage sans discontinuer maintenant. Je n'suis pas très douée pour me diriger, voyez..." avoua-t-elle, les joues un peu rougies.

    Le tavernier commençait à la cerner. Un brin timide, aventurière mais incapable de bien s'orienter, et... Alcoolique?! Elle venait de descendre la pinte de cervoise qu'il lui avait servi d'une traite, en poussant un soupir de soulagement une fois fini.

    "Une autre, mon gars!"

    Il s'éxecuta, légèrement dubitatif. Qu'est-ce que c'était que cette hurluberlue? Jamais il n'avait vu une dame descendre une pinte si vite. La douceur? Envolée! À présent il faisait face à une gloutonne qui ne se privait pas pour roter, renifler, rire aux éclats en entendant les blagues des autres clients. C'était comme s'il découvrait l'envers d'un tableau et que celui-ci prenait alors un tout autre sens. C'était à n'y rien comprendre. Alors à quoi il avait affaire? Une guerrière rageuse, colérique et sanguinaire? Une demoiselle timide, plus douce que la soie et calme comme une matinée d'hiver? Un bonhomme dans un corps de femme, excessive comme pas deux et plus proche du goret que de l'humain? Il n'en savait foutrement rien.

    "Bon d'là, z'êtes un sacré numéro vous!"

    "Pour sûr tavernier! J'ose espérer que tu croise pour la première fois de ta vie le chemin d'une femme guerrière mais à la force tranquille, plus virile que toi et pourtant à l'âme de poète!"

    L'égo surdimensionné. Clairement, bien plus que la demoiselle en manque de reconnaissance. Et pourtant sa voix et son ton dénotaient une certaine fragilité, comme si elle essayait de cacher derrière toute son exubérance qu'elle était faite de cristal, pleine de fêlure comme sa trogne balafrée, et prête à se briser.

    "Poète? J'aimerais ben entendre ça, dites!"

    Elle s'arrêta alors de se goinfrer, finit sa bouche puis s'éclaircit la gorge, tandis qu'autour le brouhaha se faisait moins fort, pour pouvoir entendre les mots divins de cette demoiselle poète. Elle ferma les yeux, et se mit à gesticuler des mains pour ponctuer sa poésie:

    "Les sanglots longs
    Des ennemis
    Que je tranche
    Du ventre au menton
    Me remplissent, l'ami,
    D'une joie franche...
    Et... la suite est encore en cours de rédaction."

    Un silence consterné s'était abattu sur la salle. Personne n'osait rire, ou la huer, mais tous le souhaitaient fortement. Seul le tenancier prit la parole.

    "Ben ma foi, c'est une poésie sacrément étrange... Sûrement qu'elle plairait mieux à des soldats, dame!"

    La demoiselle haussa les épaules. Elle semblait n'avoir rien à faire de son avis. Jemenfoutiste, en plus de toutes ses tares? Sacré personnage...

    "Tu sais tavernier, après avoir vu le monde comme je l'ai vu, et pourtant j'en ai vu bien peu, on n'a pas l'envie de faire de la poésie mignonette. La vie est brutale et sanglante, je pense qu'en tant qu'être humain tu peux le confirmer, non?"

    À ces mots le bougre fronça ses sourcils.

    "Comment ça, en tant qu'humain? Vous l'êtes, ma p'tite dame?"

    "Si bien sûr. Je disais juste que nous autres avons souffert suffisamment à travers les âges, et que ça ne m'inspire en rien des mots chargés de fleurs et de parfums doucereux. Non, mon gars, moi je n'aime pas le monde. Je n'aime pas grand chose en dehors d'un bon repas, d'une bagarre et de poésie. Alors pourquoi parlerais-je de foutus Elfes, Démons, Hybrides et compagnie, alors que je peux parler beuverie et violence? Pour sûr tavernier qu'avec une trogne abîmée de la même manière que la mienne, on a les idées noires comme la nuit."

    Elle se tut, puis reprit son festin, alors qu'autour d'elle l'ambiance s'était relancée durant ce petit dialogue. Elle releva finalement la tête, une fois qu'elle eut fini, et demanda:

    "Dis tavernier, j'ai besoin d'une chambre, est-ce que t'en aurais une à me louer pour ce soir?"

    Il l'observa d'un oeil un peu méfiant, puis répondit:

    "Oui da, ma p'tite dame. Mais j'aime bien en savoir un peu sur les gens à qui qu'je loue une de mes piaules, voyez. Mesure de sécurité, hein. Parlez m'en donc de c'te voyage et de c'te vie qui sont les vôtres. On verra ensuite si la confiance m'inspire."

    Histoire

    Elle lui offrit un sourire timide mais sincère:

    "Bien sûr, je comprends tout à fait tavernier. Je vais te conter mon histoire, que tu en saches plus sur moi."

    Elle s'arrêta un instant, le temps de boire le restant de sa pinte, puis s'éclaircit la gorge pour commencer son histoire:

    "Je suis la fille d'humains qui travaillaient comme marchands, sur le continent Diapré. Ils n'étaient pas bien riches, mais ils étaient bons envers moi et fabriquaient eux-mêmes ce qu'ils vendaient, que ce soit des habits, des armes, ou autres. Tiens, tu vois, tout ce que je porte a été fait par eux. La majeure partie de mon enfance consista à observer mes parents et apprendre d'eux, ainsi que des autres races que j'ai pu côtoyé là-bas. Je marchais dans leurs pas pour pouvoir reprendre leur petite entreprise une fois qu'ils seraient trop vieux pour continuer le travail.

    Mais, à dire vrai... Ce ne fût pas la vieillesse qui leur fit stopper leur activité. Ce furent des démons, alors que nous étions sur la côte Est du continent. J'avais 22 ans. Nous avions beau forger des armes dans les villes que nous visitions, nous n'étions pas aptes à les manier correctement. Aussi, lorsqu'ils nous attaquèrent, la nuit était noire et profonde, et ce paramètre ajouté à notre incapacité à combattre leur donna clairement l'avantage, bien qu'ils n'étaient que 3. Mon père fut tué sans ménagement dans l'assaut, égorgé puis éventré. Ma mère, elle, fut la victime d'actes innommables, tandis que j'étais forcée de regarder. Elle subit leurs sévices durant près d'une heure avant de rendre l'âme.

    Puis vint mon tour. Ils me torturèrent, pour s'amuser, m'infligeant au visage et sur le reste du corps toutes sortes de coups, qui me valent aujourd'hui ces cicatrices que vous pouvez admirer. Ils ne me violèrent pas, ceci dit. Leur soif lubrique avait, semble-t-il, été étanchée avec le corps de ma mère. Ils me battirent violemment et me laissèrent pour morte. Ce ne fût que le surlendemain que quelqu'un nous trouva. Un Elfe qui me recueilli chez lui et me prit pour servante. Il avait prit avec lui ce qui pouvait être sauvé de la marchandise de mes parents, et me dit que c'était un mince paiement en échange de ma vie sauve et d'un travail. Chaque jour, durant 1 an, je dus astiquer la maison, et notamment ces armes, avec lesquelles je m’entraînai en secret. Je découvris bien vite que ces deux-là étaient mes favorites.

    Cependant la vie de servante ne me plaisait guère. Cet Elfe, bien que bon dans le fond, était très exigeant et le travail m'épuisait. Je finis par décider de fuir. Un soir, après qu'il fut couché, je me levai et collectai armes, accessoires, provisions et habits afin de voyager. Je pus m'échapper sans trop d'encombres.

    Mon objectif était clairement la cité des humains, dont j'avais entendu plusieurs fois parler, et qui était d'après les dires le dernier bastion, l'ultime bastion de ma race. Là-bas, il était possible que je commence une nouvelle vie, mais je voulais surtout y aller pour m'enrôler dans l'armée et participer à la survie des miens. Ainsi commença ce long voyage qui aboutit à aujourd'hui. Je n'ai pas eu beaucoup de grandes aventures durant mon périple, juste quelques bandits que je réussis à mater. Et me voilà finalement, dans ta taverne! Tu sais tout, l'ami," dit-elle en écartant les bras et en souriant largement.

    Bien évidemment, là n'était pas toute la vérité. Elle ne souhaitait pas dire la véritable version de son histoire, et surtout n'en était probablement pas capable. En réalité, elle n'avait aucune idée de comment elle était née, ni de qui étaient ses parents. Elle ne savait même pas si elle avait des parents. Elle savait qu'elle s'était éveillée, un beau jour, nue, en pleine forêt, en Diapré. C'est tout ce qu'elle savait de ce qu'elle supposait être sa venue au monde.

    Après cette naissance, elle avait vagabondé dans la forêt, cherchant à manger et à boire, suivant une étrange voix intérieure qui lui semblait pourtant venir des étoiles. Et c'est durant cette recherche qu'elle avait aperçu, au-delà de la lisière du bois, une charrette avec à son bord deux humains, un homme et une femme, qu'elle avait décidé par la suite de considérer comme ses parents. Intriguée, elle avait alors entrepris de les suivre en se cachant, afin de les étudier, d'en apprendre sur eux, leur langue et leur mode de vie. Ce petit manège avait duré 1 semaine, à l'issue de laquelle des démons avaient bel et bien attaqué les humains, de la manière qu'elle avait décrite au tavernier.

    Elle, pendant ce temps, était restée cachée dans un buisson, trop choquée pour réagir. Sa voix intérieure lui avait dit de fuir, mais ses jambes n'en avaient pas été capables. Finalement, un sanglot mal étouffé ne l'avait trahie. Les démons avaient alors fondu sur elle, pour, comme elle l'avait dit, la torturer toute la nuit durant. Une fois le jour venu, ils s'en étaient allés, riant grassement de leurs jeux nocturnes, tellement qu'elle s'en souvenait encore avec terreur à ce jour, et que le simple souvenir de ce son lui faisait frissonner l'échine.

    Laissée pour morte, elle s'était traînée jusqu'à la charrette renversée pour y chercher éventuellement de quoi panser ses blessures. Coup de chance, quelques onguents étaient encore intacts. Elle les avait alors utilisés du mieux qu'elle pouvait sur les plaies qui lui semblaient les plus graves. Bien que ce soit un soulagement, ce n'était pas assez. Elle restait faible et incapable de se déplacer. Gravement blessée, découragée par la cruauté dont elle avait été victime, elle s'était décidée à se laisser mourir là, comme une pauvre loque qui n'avait pas le droit d'exister. Mais quelque force supérieure n'en avait pas décidé ainsi.

    En effet, le lendemain, un Elfe était passé par là. Bien qu'il l'effrayait un peu, cet être dont elle ne savait rien avait eut le privilège de se voir accorder une confiance quasi-aveugle afin de la soigner, après l'avoir ramenée jusqu'à sa demeure, dans une ville. Là, contrairement à ses dires, elle n'avait pas été réduite à l'état de servante. À vrai dire, elle avait même été extrêmement bien traitée, et avait eu la possibilité de faire ce qu'elle souhaitait: se balader dans la ville, lire des livres, étudier le mode de vie des différentes races, s'entraîner comme elle l'entendait avec diverses armes que son sauveur avait mises à sa disposition. C'était une vie simple et intéressante qui dura près d'un mois.

    La vérité se distinguait de sa version en un autre point: sa fuite de la cité. Un soir, en visitant la maison, elle avait découvert dans une remise que l'Elfe avait volé des armes, habits et autres dans la charrette de ceux qu'elle considérait comme ses parents. Elle le savait car elle s'était trouvée dans cette charrette renversée, et que ces objets étaient les images qu'elle avait cru être ses dernières visions du monde. Elle les aurait reconnus entre mille.

    Bien qu'elle savait que ces objets n'étaient plus d'aucune utilité à leurs précédents propriétaires, elle n'avait pu tolérer un tel affront. Pour elle, c'était comme s'il avait profané un tombeau sacré. Elle lui avait demandé des comptes, et lui, qui ne comprenait pas sa rage, avait fini par se faire poignarder à 17 reprises par celle qu'il avait sauvé d'une mort certaine. Elle avait sauvagement assassiné cet Elfe au grand cœur, pour quelques babioles qui n'auraient fait que pourrir sur le bord de la route, jusqu'à ce que quelqu'un d'autre ne se serve.

    Quelques minutes après cette horrible action de la part de la demoiselle, elle s'était retrouvée en train de courir dans les rues de la ville, vêtue des habits qu'elle portait alors dans cette taverne, avec un sac en bandoulière et deux armes prises parmi celles que l'Elfe avait volé aux deux humains: une grande faux de guerre, et une rapière.

    Grâce à ce qu'elle avait appris dans cette ville, elle savait qu'une cité fortifiée humaine existait, et que là-bas, elle aurait une chance d'enfin étancher sa soif de connaissances sur ce monde. Après tout, depuis qu'elle était venue à la raison, dans cette forêt, elle n'avait fait qu'apprendre: des langues, des cultures, des coutumes, des méthodes de confections, des techniques de combat... Ainsi que l'attachement, la colère, la résignation, la souffrance... Elle avait eu l'étrange impression que seul le peuple humain pouvait lui apprendre tout ce qu'elle avait à apprendre, eux qui, dès la première « rencontre » (si on peut appeler ça une rencontre), lui avaient semblé si bienveillants.

    C'est donc ainsi qu'elle s'était mise en route pour cette fameuse cité humaine, avec une carte des continents dans son sac, et quelques connaissances rudimentaires en orientation. Et, quelques mois plus tard, après avoir effectivement tué quelques bandits, et semé diverses bêtes dans les bois, la voilà qui poussait la porte de la taverne dans laquelle elle était assise.

    C'était ça, la vérité sur son histoire, qu'elle avait décidé de cacher à ces gens, aussi bien pour être sûre d'avoir une chambre dans cette taverne que pour éviter les ennuis: une femme qui avait tué une personne pour un motif si futile et qui en plus affirmait ignorer tout de sa naissance n'avait rien à faire en liberté, et elle le savait. Cependant, malgré ses mensonges éhontés, elle ne se départit pas de son sourire envers le tavernier, qui lui répondit par une espèce de moue suspicieuse, avant de sourire en coin.

    "Mouais... J'dois ben dire que vous m'semblez sacrément bizarre de passer de servante à guerrière. Bien plus tranquille de servir quelqu'un que d'servir un pays, ma foi. Mais eh! Faut d'tout pour faire un monde, qu'elle disait ma bonne mère. C'est d'accord, ma p'tite dame, z'aurez la piaule, avec un lit bien douillet, un poêle pour vous t'nir chaud, un bain pour vous décrotter, pis un bon r'pas d'main matin à vot' réveil. Marché conclu?"

    Elle tapa joyeusement du poing sur le comptoir:

    "Marché conclu, tavernier!"



       
    Autre
    • Pseudo courant : Hepta, ou El Daberiño
    • Comment avez-vous découvert le forum : Par un petit top-site, après moult recherches!
    • Fréquence de présence : Je passe sur le forum généralement chaque jour, par contre pour la fréquence de RP ça dépendra de mon inspiration. Généralement, je réponds assez facilement dans la semaine qui suit la réponse, voire parfois dans les 3 jours.
    • Des remarques ou un petit mot à dire : Fa-ji-ta.
    • Code règlement Scylla veille sur les membres avec son sixième sens avec Elih qui sirote du champagne lunaire. (Très le swag tout ceci)

    Sam 29 Avr - 0:10
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    Ashryn - Laethlion - III
    Parchemins : 1464
    Bienvenue petite fajitas ! 8D

    N'hesite pas si tu as la moindre question (et oui on est très le swag ici)



    © Scylla
    So, what if I'm addicted ?:
     
    Raptor Jéselih:
     
    Sam 29 Avr - 0:12
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    Ashryn - Sylvar - IV
    Parchemins : 1132
    Bienvenue encore une fois ! Et vive les fajitas \o/


    WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

    Sam 29 Avr - 0:22
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    Naga - Fulmine - II
    Parchemins : 137
    Bienvenue !


    Sam 29 Avr - 0:38
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    Astre - Cometa - III
    Parchemins : 926
    Bienvenue à toi petite Astre !



    From chaos a star is born

    I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
    Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



    Sam 29 Avr - 1:46
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    Nanthun - Domum - II
    Parchemins : 129
    Bienvenue sur le forum !


    Sam 29 Avr - 10:49
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    Ashryn - Laethlion - III
    Parchemins : 1464



    Félicitations
    Tu es validé(e)

    Astre


    Note personnelle sur la fiche :

    J'aime beaucoup ce contraste douceur - violence que tu as donné à ton personnage, j'ai hâte de le voir en action

    Bienvenue encore une fois à toi. Ta fiche de présentation a été acceptée par le Staff et tu peux donc à présent RP avec les autres membres. Nous te conseillons de copier le lien de ta FICHE dans l'encadré de ton profil ainsi que de remplir les champs PC (points de caractéristiques) et MONNAIE. Préciser ta PRESENCE ainsi que déclarer ton AVATAR est également fortement recommandé.

    N'hésite pas à nous rejoindre sur DISCORD ou dans le FLOOD et à voter sur les TOPSITES pour que d'autres rôlistes viennent nous rejoindre.

    Nous espérons que ta plume s'évadera longtemps sur les terres de Langzyliah et que tu trouveras ton bonheur parmi nous





    © Scylla
    So, what if I'm addicted ?:
     
    Raptor Jéselih:
     
    Ven 5 Mai - 14:18
    Revenir en haut Aller en bas
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