Un protecteur un peu trop zélé [RP avec Nahria Serailin]

 :: Le Continent Sacrifié :: La Terre des Rescapés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 179
Cela faisait aujourd'hui un mois pile que Rubeus avait mis les pieds sur la Terre des Rescapés pour la première fois. Un mois qu'il y vivait, pratiquement. Bien sûr, il était retourné chez lui à de maintes reprises, durant ces semaines-là. Ses parents, s'ils se montraient inquiets de savoir leur fils si loin, étaient fiers de son dévouement envers les Humains. Et surtout, ils trouvaient que cette indépendance nouvelle avait fait du bien au caractère du jeune Ange et, il fallait bien l'avouer, aux relations familiales. Évidemment que Rubeus aimait les siens plus que bien d'autres choses au monde. Il admirait et respectait son père, adorait sa mère et se montrait un aussi bon grand-frère que possible. Mais la vie en promiscuité amenait parfois – souvent, en fait – des tensions et des conflits. Particulièrement entre deux générations différentes. L'éloignement de Rubeus avait effacé ces tensions. Ne restait plus que l'immense plaisir de se retrouver lorsqu'il revenait à tire-d'ailes au foyer Benevolens.

Durant son séjour sur le Continent Sacrifié, il avait déjà eu l'occasion d'aider bon nombre de personnes à la Terre des Rescapés. Son visage étaient connu et appréciés de certains. Il fallait dire que même s'il veillait à garder sa nature d'Ange aussi secrète que possible – par commodité et non par honte ou gêne – il fallait bien dire qu'il possédait un physique relativement atypique.
De par ses grands yeux d'un rouge intense, pour commencer. Ils étaient son plus grand signe distinctif et la raison de son prénom. Mais également par sa très longue chevelure noire qui lui descendaient jusqu'aux chevilles. La plupart du temps, comme aujourd'hui, il les tressait mais il aimait beaucoup les sentir ondoyer librement dans son dos !

Ce matin-là, Rubeus avait décidé d'aller se promener un peu autour de la ville. Il avait revêtu une chemise et un pantalon blanc, près du corps, et avait passé un veston noir sans manches. Une tenue sobre mais dont la coupe et la matière possédaient la richesse et le savoir faire des Anges. Comme susmentionné, ses longs cheveux noirs étaient attachés en une tresse dont seuls des mèches plus courtes au sommet de son crâne s'échappaient. Son sac sans fond en bandoulière et son arbalète dans le dos – une mesure dissuasive à destination des monstres et des bandits – il se promenait gaiement.

Son attention fut bientôt attirée par une jeune femme. La première chose qu'il remarqua d'elle fut sa tignasse brune qui faisait un amusant écho à sa peau qui semblait avoir pris le soleil plus souvent qu'à son tour. Il crut d'abord que si elle lui avait paru petite, c'était à cause de la distance. Mais il réalisa très vite que non, elle était effectivement bien plus petite que la moyenne. Cette fragilité apparente et ce qui lui apparaissait comme une situation désavantageuse pour elle le poussa aussitôt à lui venir en aide. En s'approchant il remarqua la couleur de ses yeux. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un avec des yeux couleur d'or. Ce détail le fit sourire.

-  Bien le bonjour, jeune fille, j'ai l'impression que vous avez besoin d'assistance. Permettez-moi de vous venir en aide.

Il lui décrocha alors un sourire moitié charmeur, moitié assuré. Avec l'immense confiance qu'il avait en lui et persuadé d'agir de l'unique manière imaginable, il ne se demanda à aucun moment si elle allait accepté. Non, il était certain qu'elle accepterait ! Qui pouvait donc refuser de l'aide lorsqu'un si gentil et agréable jeune homme le lui proposait ?

585 mots


Mer 12 Avr - 21:51
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Passus - I
Parchemins : 23
Aujourd'hui, comme tout les matins, je me suis levée de très bonne heure. Il était quoi, 4h30 du matin ? J'en ai alors profité pour partir à la cueillette des diverses plantes dont j'aurais peut-être besoin. Plantes autant médicinales qu'à usages divers, dont les plantes toxiques. C'est pourquoi je suis dehors aussi tôt, avec ma besace sans fond, mes chaussures de randonnées, ma petite boussole, la carte de la région et un sourire radieux aux lèvres. Comme il n'y a encore personne de levé, je peux me le permettre.

C'est en chantonnant légèrement un air doux que je pris la direction de la clairière aperçue la semaine dernière. Celle-ci m'avait tout de suite parut magnifique et les diverses plantes qui y étaient présentes m'avait rendue folle de joie. Malheureusement, cette journée-là, je ne pouvais pas du tout y rester pour cueillir les herbes dont j'avais besoin, à cause de soucis avec mon logement. Mais, comme maintenant c'est chose réglé, je vais m'empresser de m'y diriger. On va pas me reprendre à m'empêcher d'y aller. Non, surtout pas !

Pourtant, bien que joyeuse, mon humeur se fit beaucoup plus terne au fur et à mesure que je m'enfonçais dans les profondeurs de la forêt. Les animaux disparaissaient, de même que la lueur du soleil, pour me laisser dans une ambiance sombre et angoissante. Surprise, je jetai un œil autour de moi, me rendant compte avec effroi que j'avais dévié de ma trajectoire. Légèrement angoissée, j'avançais plus prudemment, voulant voir où ce sentier me mènerait. Mais je ne pu aller plus loin, car le chemin se coupa net d'un coup sec. C'est désarçonnée que je fi demi tour, me dirigeant alors vers mon domicile. Mais, sur le chemin du retour, je me fis une profonde entaille le long de la hanche, la faute aux diverses ronces jonchant le chemin. Grognant contre ma chance légendaire (ou plutôt malchance, entre nous), je me fis un bandage de fortune avec le bas de ma tunique, faute de mieux.

Alors que j'atteignais les abords de la ville, je vis un groupe de quatre individu se diriger vers moi, complètement éméché. Anxieuse, je continuai ma route, espérant qu'ils ne m'apercevrais pas, mais je devais trop espérer parce que c'est droit vers moi qu'ils se dirigeait. C'est pourquoi je prie mon visage le plus renfrogné possible et les toisai, du haut de mon mètre vingt... Situation ridicule, je vous l'accorde, mais bon, qui puis-je ?

C'est pourquoi je fus surprise lorsque j'entendis une voix grave me dire

- Bien le bonjour, jeune fille, j'ai l'impression que vous avez besoin d'assistance. Permettez-moi de vous venir en aide.

Un air dangereux sur le visage, je me retournai vers l'énergumène derrière moi et jurai, hors de moi

- Non mais franchement est-ce que j'ai l'air d'une gamine pour vous, pauvre fou ? Je suis peut-être blessée et, avouons-le, en situation précoce, mais j'allais très bien m'en sortir toute seule avant votre interruption. Alors merci, mais je n'ai pas besoin d'aide.

Et tout en grognant, je me retournai, en rage, vers le quatuor de débile

- Et vous, pas la peine de venir me voir bourrée, quoi que vous me proposiez, je ne suis pas intéressé !

Et c'est d'un pas lourd et pressé que je me dirigeais vers le centre de la ville. Non mais, avez-vous déjà vu plus grossier personnage ?



603 mots
Mer 12 Avr - 22:18
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 179
Rubeus était un être bon, généreux et altruiste. Il n'en allait pas ainsi chez tous les anges, mais cela restait un comportement suffisamment habituel pour qu'on puisse dire que de manière générale, les Anges étaient une race orientés vers les autres. Particulièrement vers les Humains.

Lorsqu'il était arrivé à la Terre des Rescapés, il savait d'avance que ce ne serait pas forcément le cas avec les humains qu'il rencontrerait. Malgré tout il avait découvert une société où se serrer les coudes était une coutume. Née de la nécessité de survivre et de devenir plus fort face aux autres races, certes, mais encore largement pratiquée de nos jours. Ce qui lui avait permis de s'intégrer au paysage d'autant plus facilement.

En un mois, il avait eu l'occasion de rencontrer diverses personnalités plus ou moins marquées et plus ou moins fortes. Il s'en était à chaque fois émerveillé. Oui, on pouvait dire que Rubeus était comme un grand enfant qui découvrait un monde dont il n'avait pu que rêver jusqu'à présent. Par miracle, ou peut-être parce que la gentillesse attirait la gentillesse (une croyance qu'il avait hérité de sa mère), il n'avait connu aucun ennui avec les Humains depuis son arrivée.

Et ce fut précisément pour cette raison que la réaction vive et pimentée de la petite brunette lui fit d'autant plus d'effet. Ça et le fait qu'il ne s'était pas attendu à un refus. Un refus sec et brutal, qui plus est.

-  « Pauvre fou » ? releva-t-il, totalement perplexe.

Est-ce qu'il était possible qu'on puisse traiter de fou quelqu'un qui venait nous aider ? Assurément que non. Désarçonné mais tenace, Rubeus emboîta le pas à la jeune fille tout en gardant un œil sur les quatre hommes. Mais comme ceux-ci semblaient juste saouls, il décida qu'ils ne représentaient pas une menace immédiate pour la demoiselle. Quoi que celle-ci semblait avoir des raisons de penser le contraire.

-  S'il vous plaît, mademoiselle ! Je suis désolé si je vous ai vexé. Mais je vous ai vue blessée et j'ai les moyens de vous soigner. Vous voulez bien me laisser faire ?

Il tendait déjà une main vers la blessure.

-  Mon nom est Rubeus Benevolens. Je vous assure que je ne vous veux que du bien !

Intérieurement, il rassemblait déjà sa magie pour pouvoir la soigner d'autant plus vite. La plaie ne semblait guère profonde. Une entaille, tout au plus. En sommes, il ne lui faudrait que quelques secondes pour refermer et cicatriser la plaie.

-  Ça ne prendra pas longtemps et vous aurez tout loisir de reprendre vos activités par la suite sans la moindre gêne !

Du coin de l’œil il remarqua que les quatre hommes avaient changé de trajectoire et s'étaient mis à les suivre. Rubeus ne les connaissait pas. Mais ils ne lui inspiraient pas confiance. Par sécurité, il rajusta l'arbalète dans son dos. Il n'avait aucune envie de s'en servir et espérait que cette dissuasion serait suffisante pour leur faire passer l'envie d'avancer encore. Puis il reporta son attention sur la jeune Humaine. Il espérait voir apparaître sur son visage ponctué de tâche de rousseurs, à peine discernables sur le satin noir de sa peau, un signe encourageant voire même un sourire.

530 mots


Mer 12 Avr - 22:44
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Passus - I
Parchemins : 23
Agressée par quatre ivrogne ... wait, what ?
Ma frustration devait être palpable à des kilomètres à la ronde alors que je me dirigeais d'un pas vif vers mon domicile. Cet imbécile m'avait mise hors de moi. Non mais, moi, une femme en détresse ? Et puis quoi encore ! Alors que je pensais m'être débarrassée de ce débile, la même voix que plutôt se fit entendre, me faisant raidir dans la seconde

- S'il vous plaît, mademoiselle ! Je suis désolé si je vous ai vexé. Mais je vous ai vue blessée et j'ai les moyens de vous soigner. Vous voulez bien me laisser faire ?

- Mon nom est Rubeus Benevolens. Je vous assure que je ne vous veux que du bien !

Un grognement de rage m'échappa. Non mais franchement, il pouvait pas me foutre la paix ? Mais je m'en foutais moi de cette putain de blessure. Ok elle me faisait mal, mais j'allais pas en mourir bordel. Un juron fleuri sortit de ma bouche et alors que je me retournais pour lui dire ma façon de penser, un mouvement au loin attira mon regard. Méfiante, je plissai les yeux, espérant voir ce que c'était. Soudain, un frisson glacé me parcourut le corps alors que les quatre ivrognes de plus tôt se dirigeaient dans ma direction, titubant, la démarche défaillante. C'est avec un soupir d'exaspération que je les vis venir vers moi. Ma main droite se dirigea automatiquement vers mes saïs mais j'arrêtai mon geste juste avant de les atteindre. Qui sait, peut-être allait-il seulement passer leur chemin sans venir m'embêter... oui bon j'avais de l'espoir, peut-être un peu trop, mais que pouvais-je y faire ? Je n'allais pas les attaquer sans la certitude qu'ils allaient m'attaquer, si ? Pourtant, mes doutes s'évanouir lorsqu'ils m'abordères avec un air, avouons-le franchement, totalement débile sur le visage.

- Eh mam'zelle, z'ètes mi'gnonnes, *hips*, vous zoulez pas v'nir vous b'lader 'vec nous ?

Pour être franche, j'ai paaas compris grand chose de leur dialecte. La période homme de cro-magnon était terminée depuis longtemps maintenant, non ? Alors pourquoi utilisaient-ils leur langage ? M'enfin, ma fois, pourquoi pas ?

- Euh, vous êtes gentils, mais allez voir ailleurs si j'y suis. Le langage cro-magnon, il est terminé depuis des lustres et tenir compagnie à des débiles profond qui font que picoler à longueur de journées, merci mais non merci hein ! Non mais vous délirez ou quoi ? Pauvres fous, débiles profond ! Jamais, vous m'entendez, jamais je ne suivrai des types dans votre genre. De un, vous n'êtes pas du tout mon type de mec et de deux, je ne sortirai jamais avec des mecs bourrés. Qui sait ce que vous pouvez me faire ? Maintenant, allez voir ailleurs si j'y suis !

Et c'est avec un magnifique mouvement de cheveux que je me détournai de cette bande d'énergumène. Non mais et puis quoi encore ! En plus avec tout ça j'en avais oublié l'autre décérébré du cerveau.

- Bon écouter, euh, Barbarus, vous êtes bien gentil, mais j'ai pas besoin d'aide merci. Je peux très bien me soigner toute seule en rentrant chez moi, ma blessure est superficielle alors tant que je ne me viderai pas de mon sang ou que je serai dans le comas, bah les pattes, je ne laisserai personne me toucher ! Et puis votre dernière phrase là, elle est un peu trop ambigüe pour moi. Ça fait un peu genre vieux pervers qui fait semblant de s'inquiéter pour me traîner dans un coin sombre pour mieux me violer ou me tuer et pour ensuite disperser mon corps aux quatre coins de Langzyliah. Voyez, j'aime trop mon corps pour me faire tuer par n'importe quel imbécile croiser deux fois.

Me reculant de celui-ci, j'allais me détourner lorsque sa dernière phrase me revint à l'esprit. Il est vrai que la blessure me faisait souffrir, même si je ne le montrais pas. Et puis me soigner chez moi et avoir encore mal trois ou quatre jour et être incapable de cueillir les ingrédients dont j'avais besoin en pleine forêt ou laisser Bernabus me soigner ? Après cette conclusion, ma décision fut prise.

- Bon, euh, Bartemeus, je veux bien de votre aide, mais comprenez que je le fais pour ma récolte et non pas parce que vous m'avez l'air gentil ou autre connerie du genre. J'suis pas le genre de fille qui se fait avoir par n'importe quel individu louche sur le bord de la route. J'ai un minimum de jugeote.

Alors que je me détournai tout en soulevant légèrement ma tunique pour laisser apparaître ma plaie, un des types de tout à l'heure, et sûrement le moins éméché de la gang, sortit une dague de sous ses vêtements et me fonça dessus. Ce débile avait mal prit ma remarque et décidait de m'attaquer pour laver l'affront que je leur avait fait.


- Mais c'est pas vrai, les hommes sont-ils tous aussi débiles ou quoi ? Mais lâchez-moi la grappe, par Odail.

Soufflant, je n'eu que le temps de me retourner que le mec en question m'esquintait la blessure faite plus tôt dans la journée, ne faisant que l'aggravée plus encore. Elle était désormais profonde et saignait abondamment. Un cri rauque de douleur m'échappa et de rage, je dégainai mes saïs, bien décidé de ne pas me laisser attaquer sans répliquer.

Esquive, attaque, esquive, feinte vers la gauche et attaque vers la droite.

Mes actions mirent à mal mon adversaire et, celui-ci déjà bien éméché ne tint pas longtemps. Une attaque à revers plus tard, mon opposant se trouvait au sol, sérieusement amoché, mais toujours vivant. Je n'avais pas pour habitude de tuer mes ennemis, bien que celui-ci m'avait fortement exaspéré. Rangeant mes armes, je me détournai du piètre homme et me dirigeai vers l'ange derrière moi. Pourtant, ce que je ne vis pas, ce fut l'homme au sol attraper sa dague et me la lancer, dans un dernier regain de rage, pour ensuite s'effondrer, évanoui.


1053 mots

Ven 14 Avr - 21:11
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 179
Décidément, de tous les humains qu'il avait pu croisé, cette jeune demoiselle semblait avoir un sacré caractère ! Elle lui arrivait à peine en-dessous de la poitrine, ne payait pas vraiment de mine, mais elle faisait preuve d'une détermination et d'un tempérament qui aurait pu remettre à leur place les plus imposants des guerriers ! Nul doute qu'on ne devait pas s'ennuyer avec elle. Pour peu qu'elle accepte de vous laisser respirer dans son entourage.
Il sourit malgré lui, plus amusé qu'énervé de l'entendre malmener son prénom. Pourtant il n'était pas si compliqué à retenir que cela, si ? Ce n'était pas comme Lumeni dont il n'avait jamais été capable de retenir toutes les syllabes. Etrangement, il était fasciné par le caractère bouillonnant de cette jeune femme. Comme un si petit corps pouvait contenir une telle âme volcanique ? C'était une chose qu'il avait du mal à comprendre. Et c'était peut être bien pour ça qu'elle l'intéressait tellement.  

Pourtant elle ne semblait pas complètement réticente à l'idée de le laisser la soigner. Volcanique mais consciente de ses limites. C'était une bonne chose. Mais au moment où il tendait les mains pour soigner sa hanche, il vit son expression se transformer. Il n'avait pas besoin de regarder pour savoir ce qui se passait car il n'avait pas lâché les quatre hommes du coin de l’œil. Il s'était gardé d'émettre le moindre jugement, mais plus ça allait, plus il était clair que les quatre individus n'avaient aucune intention de laisser tomber. S'il y avait une chose que Rubeus savait et qui était communs à pratiquement toutes les races, c'était que l'alcool pouvait nuire non seulement à la santé mais surtout à l'intelligence.
Ce à quoi il ne s'était pas attendu, en revanche, c'était que l'un des homme décide de faire preuve d'une violence particulièrement mal venue.

« Par toutes les Divinités ! Comment est-ce qu'on peut se comporter comme ça ? »

Lorsque l'homme passa à l'attaque, il eut à peine le temps de réagir avant que le coup ne soit porté. Faute à sa bonté naturelle pour ne pas avoir voulu croire que ces quatre hommes pouvaient penser vraiment à mal. La brunette, en revanche, réagit immédiatement. Et de manière impressionnante, encore.
Elle s'en sortit incroyablement bien, malgré la blessure aggravée qui martyrisait sa hanche. L'homme fut envoyé au sol et l'affrontement ne dura pas longtemps. Mais sa blessure nécessitait désormais un soin plus que nécessaire.

Comme elle tournait le dos à l'homme, elle ne pouvait pas voir l'homme qu'elle venait d'étaler si rapidement brandir son arme. Rubeus, lui, eut cet avantage. Et cette fois, il n'eut aucune hésitation. Si à la première attaque de l'homme, il avait tardé à réagir, cette fois, les réflexes que lui avaient inculqué ses oncles prirent le dessus. Il se précipita tandis que la lame cinglait l'air.
L'homme avait perdu connaissance, avec peut-être l'idée en tête qu'il aurait sa vengeance contre celle qui l'avait énervé. Mais ça c'était sans compter les pouvoirs de Rubeus.

Mettant de côté sa volonté de paraître aussi humain que possible, il déploya ses immenses ailes et plaqua la petite brune contre lui et les enveloppa tous deux sous l'abri de ses ailes qu'il rendit aussi dur que de l'acier. Un « klong » retentit brièvement lorsque le poignard rebondit contre ce bouclier impénétrable.
Il relâcha sa concentration et les plumes d'acier redevinrent plumes douces et soyeuses. Il ramena ses ailes dans son dos sans chercher à les dissimuler pour le moment. Il s'en occuperait un peu plus tard, lorsqu'il devrait revenir à l'intérieur de la cité. Cette fois, sans laisser le temps de la jeune femme réagir, il posa une main sur la hanche de celle-ci et, au bout de quelques minutes, sa blessure fut refermée.

-  Elle restera encore douloureuse quelques minutes, le temps que votre corps se remette de cette guérison accélérée. Ça risque de démanger aussi. Mais vous ne risquez plus rien.

Il s'était exprimé avec douceur mais fermeté. Puis, se souvenant des propos de la jeune femme, il s'éloigna en instaurant entre eux une distance respectueuse.

681 mots


Ven 14 Avr - 23:29
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Passus - I
Parchemins : 23
Une découverte... inattendue !
Je ne compris pas ce qu'il m'arriva. La seconde d'avant j'avançais vers Roberto dans la ferme intention qu'il me soigne et la seconde d'après quelqu'un me prenait dans ses bras et je me retrouvais soudain plongée dans le noir. Un léger vent de panique s'engouffra en moi avant que je ne comprenne qu'on ne m'attaquait pas mais, qu'au contraire, l'être me protégeait. Lorsqu'enfin je pu apercevoir la personne qui m'avait enveloppé, je crois que surprise n'est pas assez gros pour décrire comment je me sentie. La personne que je voyais devant moi n'avait plus rien d'humaine. Il y avait comme un aura de douceur et de bonté autour de son corps et d'immenses ailes blanches déployée dans son dos. J'avais devant moi non plus un humain, mais un ange. Je regardai autour de moi, perplexe, pour apercevoir mon adversaire au loin évanoui et baissant la tête je vis qu'il y avait une dague à mes pieds. Relevant la tête, j'interrogeai l'homme du regard et me rendit enfin compte qu'il m'avait protégé. Jamais personne n'avait fait cela pour moi. Puis l'information atteignit enfin mon cerveau. Un ange, un vrai de vrai, juste là, devant moi, à porté de main.

Un sentiment d'excitation parcourut tout mon être, me faisant trembler d'impatience. Des questions au bout des lèvres, je regardai l'homme devant moi, fébrile. Puis, n'y tenant plus, j'explosai

- Oh mon dieu j'y crois pas, un ange, un vrai de vrai, juste là, devant moi ! Pas un humain, pas un être vil et malveillant. Non, un ange, une personne douce, sage et bienveillante. Oh putain je suis trop contente ! Merci de m'avoir sauvée de ce couteau et merci de m'avoir soignée. Oh putain j'arrive pas à y croire, je suis vraiment désolée de mon comportement odieux envers vous. Hiiiiii c'est un rêve devenu réalité, un vrai de vrai, réel cette fois, pas un humain se faisant passer pour un de ces êtres pur.

Tremblante d'excitation, je sautillai presque sur place devant ma découverte. Tout comportement froid oublié au compte de ce côté qui me filerait la honte plus tard. Mon côté gamin était de sortit et il allait le rester tant que l'ange ne rentrerait pas ses ailes. Je regardai les ailes immaculées présentes devant mes yeux, curieuse. Était-elle douce ? Rêche ? Était-ce des plumes ? Des vrai plumes, je veux dire ? Non mais vous vous rendez compte, un ange ! Je rencontrais enfin un des êtres qui avait sauvés la vie de ma petite maman et de ma jumelle. Deux des êtres les plus importants de ma vie qui avait été sauvagement attaqué par des humains parce qu'elles étaient différentes. J'avais enfin devant moi un des êtres qui avait réussis à rendre ma famille heureuse.

Je me précipitai en avant et levai la tête afin de pouvoir le regarder dans les yeux. Rouge, ils étaient rouge. Perplexe, je demande, interrogatrice

- Est-ce que tout les anges ont les yeux rouge ou c'est une chose rare cette couleur ? Non mais j'aimerais savoir parce que la personne qui a sauvée la vie à ma mère et ma jumelle avait les yeux rouge aussi et elle avait de long cheveux blanc. Pas blanc comme une vieille personne, mais blanc naturel, c'était super jolie en plus. Puis ils étaient super long, ils atteignaient genre le derrière de ses genoux et elle était super jolie. On aurait dit une princesse. Puis vous savez vous lui ressemblez un peu je trouve. Est-ce que tout les anges se ressembles ? Je veux dire nous, les humains, on ne se ressemble pas tant que ça. Enfin si, mais seulement dans notre patrimoine génétique. Pourtant je suis certaine de moi lorsque j'affirme que vous ressemblez à celle qui a sauvé les deux personnes les plus importantes dans ma vie.

En me rendant compte que je lui faisait passer un véritable interrogatoire et que je babillais sans arrêter de parler, le rouge me monta aux joues et je fus contente d'être sombre de peau. Au moins eussé-je la chance qu'il ne remarque peut-être pas que la couleur de mon visage atteignit des niveaux de rouge jamais exploité jusqu'alors.


740 mots

Sam 15 Avr - 0:04
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Aetrayel - Avium - II
Parchemins : 179
Il s'était attendu à ce qu'elle continue de s'en prendre à lui, à ce qu'elle lui renvoie dans les dents des phrases bien senties du style « De quel droit vous me sautez dessus ? » ou encore « Qu'est-ce que je disais, vous n'êtes qu'un gros pervers !! ». Bref, il avait bien compris qu'elle était d'un naturel tempétueux et volcanique. Maintenant qu'elle était soignée, il pouvait la laisser partir la conscience tranquille.

Seulement, la jeune femme qui réagit à cet instant était pratiquement à l'opposée totale de celle contre laquelle il avait « bataillée » quelques minutes avant. Il sursauta tant qu'il eut peur de paraître malpoli.
Il se retrouva alors face à un véritable déluge de remarques et de questions. Il lui fallut quelques secondes pour se remettre. Un peu dépassé, il décida cependant de profiter de ce revirement des plus intéressants. Pour une fois qu'il voyait de manière si marquée toute la complexité de l'être humain.

-  Eh bien, je... Euh... Je suis flatté. Effectivement, je suis bel et bien un Ange. Et c'est oublié. Pour les propos que vous m'avez tenu, je veux dire.

Il passa une main dans sa chevelure noire, dégageant ses yeux qu'elle observait. Certes, il était surpris par le soudain intérêt de la jeune femme, mais pas par celui qu'elle montrait à son physique.

-  Eh bien, c'est une couleur surprenante mais je ne suis certainement pas le seul, bien sûr ! Disons que je fais simplement partie des chanceux qui ont un physique dont on se souvient.

Il eut un sourire qui se voulait amusé et charmeur. Mais pour éviter de raviver la flamme de désapprobation de son interlocutrice, il évita de trop le marquer.

-  Je n'ai pas la chance de connaître l'Ange dont vous parlez mais je suis certain que je l'apprécierais sans nulle doute si tel était le cas. Et je serais heureux de la rencontrer. D'ailleurs c'est à mes yeux que je dois mon nom. Rubeus est un vieux mots voulant dire « rouge ». Et je suis ravi d'avoir pu vous être venu en aide.

Retrouvant son sérieux, il jeta un coup d’œil appitoyé vers l'homme étendu à terre. Les trois autres avaient hésité pendant cet échange mais ils semblaient s'être repris. Rubeus posa une main sur l'épaule de la jeune femme et lança aux trois ivrognes.

-  Messieurs, cette femme vous a fait une démonstration plus qu'éloquente de son talent pour envoyer chacun d'entre-vous renifler directement l'herbe foulée par vos pieds. Quant à moi...

Il laissa sa phrase en suspens mais étendit ses ailes et dévoila l'arbalète qu'il avait encore dans le dos jusque là.

-  J'ai décidé de m'assurer de la protection de cette charmante personne (il désigna la brunette) et je n'ai pas l'intention de voir encore l'un de vous attentez à sa sécurité. Ou même à sa dignité. Passez votre chemin, rentrez chez vous et décuvez. Il en va de votre intégrité physique !

Il s'entre-regardèrent. La vision de leur compagnon étalé au sol et de l'envergure des deux grandes ailes blanches ajoutées à l'arbalète dans la main de l'ange les ramena à des sentiments plus raisonnables : ils décampèrent sans demander leurs restes. Rubeus lâcha son arme – qui n'avait d'ailleurs aucun carreau d'enclenché – satisfait de ne pas avoir dû faire usage d'une violence qui le débectait mais qu'il savait parfois inévitable. Finalement il se retourna vers la demoiselle, retrouva presque instantanément le sourire et vint lui prendre la main qu'il approcha très délicatement de ses lèvres.

-  Je me rends seulement compte que je n'ai pas eu l'amabilité de vous demander votre prénom !

Dans son mouvement, ses ailes vinrent effleurer le bras libre de ce petit bout de femme volcanique. Il ne releva pas le fait que la voir rougir était absolument charmant. Il sentait qu'un tel commentaire aurait été malvenu avec cette personne-ci. Il garda donc ce petit plaisir pour lui et fit mine de n'avoir rien vu.

-  Puis-je me permettre de corriger cette erreur, Mademoiselle ?

666 mots


Sam 15 Avr - 2:03
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Edsere - Passus - I
Parchemins : 23
Colère ou pas colère, telle est la question !
Lorsqu'il me répondit qu'il ne connaissait pas l'ange que je décrivais, une sensation de tristesse m'envahie. Alors il ne savait pas qui c'était, quelle déception. Pourtant, je ne pu concevoir lui en vouloir. Comment aurais-je pu, alors qu'il n'avait pas prit ombrage de mon avalanche de question ? En entendant la fin de la phrase, un fin sourire vint jouer sur mes lèves.

- Vous portez très bien votre prénom Rubeus, vous devriez le chérir.

J'étais vraiment toute excitée alors qu'il me répondait. Il n'en avait pas du tout été rebuté. Pire, il y avait répondu de bon coeur -enfin je crois-. Alors que je regardais Rubeus, limite admirative, je vie celui-ci jeté un regard aux trois hommes. J'étais indécise. Devais-je les regarder ou continuer de regarder Rubeus ? Décision prise, je me retournai en leur direction, une expression de nouveau froide sur le visage. Manquerait plus que l'on me prenne pour une groupie... oui bon j'en avais l'air, mais l'air seulement je tiens à le préciser ! Je ne sais pas ce qui me retenait d'aller leur casser la figure. Sûrement l'être à mes côtés. Je n'étais pas d'une nature violente -enfin, pas trop-, mais ceux-là, ils m'avaient pousser à bout. J'étais vraiment enragée contre eux.

En entendant qu'il se déclarait mon protecteur, deux sentiments se sont débattus en moi. En premier, la joie, limite l'extase. J'allais côtoyer un ange tous les jours, j'étais au paradis. Mais il y avait également l'autre côté, celui qui me disait que je n'avais besoin de personne d'autre pour me protéger, que j'étais capable de le faire toute seule. Pourtant, devais-je repousser la personne qui avait été si gentille avec moi alors que je l'avais traité si méchamment ?

Soupirant, je le regardai, ne sachant que dire. Puis, il dit une phrase qui me mortifia littéralement. Comment avais-je pu être aussi débile ? Je ne m'étais même pas présentée et je lui avais dégobillée une série de question comme un obèse s'empiffre de gâteaux aux chocolats. Rouge de honte, je répondis d'une petite voix -ce qui est inhabituel chez moi, je vous l'accorde-

Alors que j'allais répondre, je sentis un truc super doux me chatouiller le bras. Curieuse, je tournai la tête et j'en restai coite. Les ailes de Rubeus venait de m'effleurer. Comme hypnotisé, je vis ma main se lever toute seule pour aller les touchers, pourtant j'arrêtai juste avant de les atteindre. Peut-être mon geste allait-il paraître dérangeant, limite malsain ? Non mais on ne se connaissait même pas et limite je lui caressais les ailes. C'est genre, comme si un étranger venait me caresser les seins. Totalement inconcevable, quoi ! Baissant la tête, je répondis, rouge, desles larmes de honte aux yeux.

- Nahria. Je m'appelle Nahria Serailin.

Me recroquevillant, je m'entourai de mes bras, frissonnant d'angoisse. J'espérais une seule chose, qu'il n'allait pas m'en vouloir à mort. Les colères des anges pouvaient être redoutable. Je ne savais plus quoi faire. Devais-je m'en aller ? Pourtant je savais très bien que les anges pouvaient être rapide à cause de leurs ailes. Alors, devais-je rester sur place, au risque de subir le courroux d'un être angélique ? Ne pouvant plus me retenir, quelques perles salées dévalèrent mes joues.

- Tient, il pleut.

Bah oui, j'allais tout de même pas avouer que je pleurais hein ! J'ai quand même un peu de fierté... juste un peu.


620 mots

Jeu 20 Avr - 2:35
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Langzyliah :: Le Continent Sacrifié :: La Terre des Rescapés-
Sauter vers: