Rencontre improbable

 :: Le Continent Sacrifié :: La Terre des Rescapés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
avatar
Invité
Invité
Il faisait déjà nuit lorsque je pénétrai l'enceinte de la Terre des Rescapés... Cette vile qui avait tant souffert, mais qui, grâce à la fabuleuse alliance de différents peuples, était finalement revenu, encore plus forte et plus majestueuse qu'avant... Bon, il est vrai qu'elle ne manquait pas de charme; ni de lumière d'ailleurs, les grandes rues pavées étaient dotées d'un grand nombre de chandelles et autres lampadaires. Malgré l'heure assez tardive, la place dans laquelle je me trouvais était encore noire de monde. La raison à tout cela était qu'un groupe de saltimbanques était en pleine représentation. Pour une raison que j'ignore, ces gens du voyage ne m'inspire que peu confiance, j'ai une grande réticence à m'approcher d'eux. C'est une sensation aussi psychologique que physique. Enfin bref, je n'étais pas là pour aller les observer de toute façon. Je comptais aller passer la nuit à l'auberge du bien surnommé "Le Nain" et elle ne se trouvait à présent toute proche. Sur mon épaule, Léon ne s'agitait pas, il se tenait d'une patte à mon col et tentait tant bien que mal d'attraper la bourse de cacahuète rangé dans mon gilet. D'un geste nonchalant, je la lui donnai, le singe me remercia d'un petit couinement qui eu pour effet de me donner un acouphène tant il avait émis ce son proche de mon oreille.

L'auberge était quant à elle plutôt calme, l'aubergiste s'attendant sûrement à recevoir une bonne partie du public présent sur la place quand la représentation sera terminée.  D'un rapide coup d’œil, je repérai une table libre près du mur. Au bout d'un moment, je me rendis compte que personne ne viendrait prendre ma commande, alors je laissais Léon pour me garder la place tandis que je me rendais au comptoir pour demander un hydromel, une bonne boisson pour débuter une soirée, même si celle-ci ne serait sûrement pas très intéressante. AU bout de la deuxième gorgée avalée de ce breuvage, un éclair illumine soudainement l'auberge, bientôt suivi du grondement assourdissant d'un orage. Et bientôt, la pluie s'abattit sur la ville. J'imagine que les saltimbanques durent rapidement plier bagage tandis que les badauds vinrent pour la plupart peupelr l'auberge, ce qui rendit son sourire à l'aubergiste qui paraissait auparavant assez morne. Ma chaise penchée en arrière, les pieds posés sur ma table, je buvais en observant les différentes personnes s'installant lentement. Léon avait lui aussi levé la tête, abandonnant ses cacahuètes pour quelques instants. Dans ce groupe informe se détachait quelques types à l'allure costaude. L'un d'eux commençait à me fixer d'un air mauvais. Je lui rendis son regard avec un haussement d'épaule, pour l'instant, je n'avais rien fait de mal, alors que me voulait-il ? Après une brève communication à base de coup de coudes, la bande  brute s'approcha de moi.

" Eh, je te reconnaît, c'est toi qui est passé voir mon père à la ferme ! "

Ah, il fallait bien sûr que ça se complique. Par contre, révéler ma nature de Démon serait vraiment une très mauvaise idée. J'allai devoir trouver une solution pour arrêter ces abrutis. Ils faisaient référence à la semaine dernière, où je m'étais rendu dans une ferme, j'avais vu en son propriétaire un humain parfait pour signer un nouveau contrat. Mais son fils, le gars ici présent, avait eu la présence d'esprit de me chasser.

" Oui, et c’est vous qui m'avez jeté dehors sans que je ne puisse m'expliquer !"

"Pas besoin de t'expliquer, Faquin, je sais très bien..."

Cette fois-ci, je sus qu'il savait qui j'étais, comment, je ne sais pas, mais il le savait. Alors, je basculai volontairement ma chaise pour tomber par terre, prenant des faux-airs apeurés. A présent, j'étais la victime et il était l'agresseur :

" Arrêtez, ce n’est pas ce que vous croyez, lui dis-je sur un ton bredouillant en agitant mes mains. "

Pour parfaire son statut d’agresseur, le type leva son pied dans le bus de me frapper au visage. C’est alors que je fis un signe discret à Léon, pour lui faire comprendre de rester où il était. Ce signe, qui consistait en un simple mouvement de main, était très clair pour lui. Maintenant, ma santé dépendait des clients qui observaient passivement cet affrontement...
Invité
Dim 2 Avr - 22:21
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Astre - Cometa - III
Parchemins : 917
Deux silhouettes se faufilaient dans les rues de la ville humaine. Elles marchaient d'un pas rapide, évitant du mieux qu'elles le pouvaient la populace qui fuyait maintenant la pluie qui se déversait sur leur tête. L'astre et l'humaine arrivaient tout juste en ville après leur retour de Basinshear où l'une d'entrent-elles avait appris un peu plus sur elle-même et son passé. Cependant, ce soir rien n'était à la révélation, mais plutôt au réconfort et au repos. Les deux femmes étaient épuisées de leur longue route et ne demandaient qu'un toit sur leur tête et un bon lit chaud. Tournant rapidement le coin d'une ruelle, elles arrivèrent droit devant l'auberge ‘' Le Nain ", un lieu où les chambres et la nourriture n'étaient pas désagréables et le prix abordable. Cependant, tout le monde semblait savoir donner le mot et quand elles pénétrèrent, le lieu était déjà bien rempli. Celaena donnait un coup sec sur sa cape sombre, chassant la pluie qui s'était accroché à la toile. Taralis rejetait immédiatement le capuchon de sa tête, dévoilant sa tignasse rousse. La jeune adolescente soupirait d'aise, appréciant déjà la chaleur du lieu où des troubadours commençaient à l'envahirent pour y apporter une ambiance festive.

L'Astre posait immédiatement une main sur la frêle épaule de l'apprentie-archère, la rapprochant d'elle pour lui faire éviter un groupe d'hommes qui pénétrait l'auberge. L'un d'eux bousculait par mégarde la rouquine qui couina de surprise et ce dernier posait son attention sur elles. Il offrait un large sourire qui en disait long sur sa pensée, mais le regard que lui offrit la blanche sembla le surprendre. Elle avait retiré son capuchon, dévoilant une longue chevelure blanchit, mais c'était surtout le regard bleu qui donnait l'impression de contempler le ciel étoilé même. Il y eut un faible silence ou l'homme était toujours déstabilisé que l'un de ses ‘' amis " vient le ramener à l'ordre. Sans plus attendre, l'homme se détournait d'elles, l'image encore gravée d'un ciel étoilé dans son esprit. D'un geste rapide, Celaena ramenait le capuchon sur sa tête, cachant sa chevelure argentée dans les ténèbres du chaperon. Malgré l'averse qui tombait à l'extérieur, l'Astre savait que la lune était haute dans le ciel, aussi absurde que cela puisse paraître, sa chevelure semblait suivre le cycle lunaire, elle n'en connaissait toujours pas la cause et avait été bien surprise de découvrir ce phénomène.

Une fois que les hommes s'éloignèrent d'elles, Celaena ramenait son attention de l'autre côté du comptoir, où l'aubergiste s'était rapproché d'elles. Il terminait de suivre du regard l'homme qui avait percuté la petite puis revient vers Celaena. ‘' Vous allez prendre quoi. ‘' Demandait-il d'une voix rauque tout en frottant son verre. ‘' Une chambre pour deux, un lit double ou deux lits simples ne changent rien à notre vie… ‘' ‘' Avec un bain chaud. ‘' Déclara Taralis avec un regain d'énergie. ‘' Vous savez que c'est un extra. ‘' Disait l'homme les yeux toujours rivé sur Celaena. ‘' Rajouter un bain… et un repas. ‘' Terminait-elle en soupirant. L'aubergiste hochait la tête, se détourna pour revenir quelques minutes plus tard avec une clé et une assiette de ragout fumante. Celaena sortie de l'argent et paya rapidement. Taralis prenait l'assiette et la clé, ce dirigeant rapidement vers l'escalier qui était devant eux. Celaena allait en faire de même quand une interaction entre le groupe d'hommes et un homme solitaire se répercuta dans la salle.

Un silence gêné s'abattit dans la salle, presque tous les regards s'étaient tournés vers eux, mais le ‘' chef ", l'homme qui l'avait percuté plutôt ne semblait pas s'en rendre compte. Celaena laissait échapper un soupir bruyant, puis observait l'aubergiste qui semblait tout autant gêné de la situation, mais qui ne semblait pas vouloir réagir. Elle posait ses yeux au fond d'étoile sur lui et déclara : ‘' Si je vous débarrasse d'eux, vous me rendez la moitié de ce que j'ai payé. ‘' L'homme l'observait un instant, la jugeant de la tête aux pieds avant de déclarer : ‘' Et si vous échouez, vous payez les dégâts qui vont venir ensuite… ‘' Il ne semblait pas énormément convaincu que la demoiselle s'en sortirait sans problème. L'Astre hochait la tête, avant de s'éloigner vers la table en question. La situation ne sembla pas si pire, aucun des hommes n'avait pas sorti leurs armes, ils ne prenaient donc pas la situation très sérieuse. Cependant, Celaena n'avait jamais été ‘' reconnue ‘' pour être une personne patience.

‘' Hey, gros lard ! Ta mère ne t'a jamais appris à ne par frapper un homme au sol. Il va falloir que tu me la présente pour que je lui montre moi-même les bonnes manières ! ‘' La voix, loin d'être masculine comme l'aurait pensé plusieurs venaient d'une demoiselle à l'apparence ordinaire. Toujours en capuchonner, on ne pouvait toujours pas voir son visage, mais au moins, elle avait eu l'attention de celui qu'elle voulait. ‘' Qu'est-ce que t'a dit ? ‘' Grognait l'homme en question. Il avait lentement commencé à faire une rotation vers elle, posant un regard meurtrier vers elle tout en s'avançant. Voilà exactement ce qu'elle voulait, son attention et qu'il s'approchait d'elle. Elle s'arrêtait à trois pas du groupe, elle voulait que ce soit lui qui vient à elle et non l'inverse. ‘' Que ta mère est la pire des éducatrices et qu'elle aurait bien besoin d'une leçon. ‘' Continua-t-elle avec la pire des voix arrogante… Comme elle si attendait, l'homme fou de rage s'avançait vers elle en tendant sa main pour l'attraper au niveau du collet. Voilà, plus il était colérique, plus il était stupide. Il la soulevait de terre, mais pourtant, elle ne paniquait pas, elle savait qu'elle aurait pu l'éviter, elle était rapide et lui lent, mais elle avait voulu qu'il l'attrape.

Immédiatement, elle l'attrapait à son tour au niveau du poignet, serrant avec ses doigts et ses ongles la chair nue de l'homme et elle activa l'un de ses pouvoirs. D'un coup sec, l'homme rejetait son capuchon, dévoilant le visage de la jeune femme. Il eut un moment de surprise, avant de reprendre confiance et d'éclater d'un grand rire, rapidement suivi de sa troupe d'ami. Il lui laissait plus de temps. Elle ne refusait pas ses quelques secondes supplémentaires pour lire tranquillement les pensées. Cependant, quand l'homme qui la ‘' menaçait " réalisait que la jeune femme était loin d'être apeurée, elle plutôt ennuyée. ‘' Je peux savoir ce que tu fais ? ‘' Elle levait ses yeux bleus sur lui et cette fois-ci un sourire carnassier s'étira sur ses lèvres. ‘' Bernard, Bernard, Bernard, que dirait ton pauvre père Alfred s'il y savait ce que tu faisais avec ta sœur. Et ta pauvre mère elle ? Maria ? Que penserait-elle de tout ceci ? Elle est déjà si malade… ‘' Murmura-t-elle juste assez fort pour que ce ne soit que lui qui entende. L'homme en question écarquillait les yeux, reculant en relâchant sa prise sur elle. Elle retombait sur ses pieds, époussetant d'un geste nonchalant sur-le-devant de son vêtement. Elle rejetait la cape derrière ses épaules, dévoilant l'armure de maille et le pommeau d'une épée.

L'un des hommes faisait un pas vers elle, menaçant. ‘' Je ne ferai pas ça à ta place, sinon Bernard ici présent pourrait très bien le regretter… Dis-moi Bernard et si toi et tes amis quittaient l'endroit pour laisser place à l'amusement et à la joie ? Et disons que notre secret tombera dans l'oubli avec moi.  Ah, en même temps, tu devrais t'excuser envers le monsieur de ta mauvaise conduite. ‘'


1258 mots



From chaos a star is born

I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



Lun 3 Avr - 3:34
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Langzyliah :: Le Continent Sacrifié :: La Terre des Rescapés-
Sauter vers: