♪ RP MULTI ♪ - Fruïan, la fête des récoltes

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Aetrayel - Avium - II
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Depuis qu'il savait que la transformation de Lumeni ne durerait pas indéfiniment, Rubeus luttait avec une ardeur redoublée. La horde des Vampires était encore impressionnante malgré le nombre d'individus qui étaient déjà tombée. Rubeus sentait la fatigue gagner son corps. Il n'avait jamais eu à se battre autant ni contre autant d'ennemi. Bien sûr son arbalète était un atout précieux pour tuer ses ennemis à distance. Il ne put éviter constamment les combats au corps à corps. Pour protéger des humains, il avait même dû finir par déployer ses grandes et soyeuses ailes d'un blanc éclatant. Les Démons encore en vie surent donc aussitôt sa nature, de manières tout à fait prévisibles, cherchèrent à avoir sa peau avec encore plus de virulence qu'ils n'en avaient eu à détruire les Humains. Il s'y était attendu dés qu'il avait utilisé ses pouvoirs. Lumeni en cueillit un en lui lançant le chakram de Rubeus en travers de la gorge. Concentré sur l'Ange, il ne fut pas assez rapide pour contrer l'attaque. Le Vampire qui venait derrière attrapa le jeune Naga par le cou et l'expédia contre un mur avec une violence qui le laissa assommé pour le compte.

-  Lumeni !! s'écria Rubeus avant de rompre l'enchantement de ses ailes protectrices.

Il encouragea la jeune humaine à rejoindre les blessés évacués en chariot pour fuir le plus vite possible. Mais il n'eut pas le temps de se précipiter aux côté de son ami. Déjà le Vampire qui l'avait envoyé contre le mur se jetait sur lui. La créature de la nuit était aussi grande que lui. Il fut plaqué à terre avec rudesse. Un bras en travers du coup du Vampire, il résista de son mieux pour ne pas se laisser mordre. Il n'avait nul envie de se retrouvé vidé de son sang. Il glissa sa main libre dans son sac, non sans difficulté. Il fouilla jusqu'à tomber enfin sur l'un des flacons qu'il y gardait. Lorsqu'il ressortit sa main il tenait une fiole en céramique ocre. Il l'écrasa de toutes ses forces contre la tête du Vampire. La céramique tint bon – elle était conçue pour supporter des chocs plus violents que ça à cause de son contenu – mais le Vampire grogna. Rubeus en profita pour faire sauter le bouchon, profitant de ces quelques secondes de répit, et jeta une partie du contenu du flacon au visage du vampire. Le liquide cristallin jaillit et, à peine en contact avec la peau du Suceur de Sang, se mit à grésiller et crépiter, émettant un sifflement sordide. Le Vampire se rejeta en arrière en hurlant à pleins poumons. Le démon qui le suivit eu droit au même sort, mais au niveau des jambes. Plus bestiaux qu'humains, ses mugissements couvrirent aussitôt tout bruit alentours.

L'Ange, essoufflé, rampa hors de portée des deux monstres et se rendit auprès de son ami. Thorntarodedhel semblait inconscient mais au moins il respirait. Aucune plaie ni contusion sérieuse au niveau de la tête ne laissait craindre un choc trop important. C'était toujours ça ! Les rangs des Vampires semblaient s'esquiver. Mais ce n'était pas pour autant que le danger était passé ou diminuait. Avec effroi, il découvrit ce qui les attendait désormais. Jamais encore de sa vie il n'avait vu un monstre pareil. Il put cependant apercevoir la tentative de la guerrière blonde pour combattre ce monstre, et son échec, visiblement. Existait-il seulement une façon de vaincre cette titanesque machine à tuer que venait de leur expédier les Vampires ? Rubeus regarda où en état l'évacuation des citoyens et des blessés. Il en restait encore beaucoup ! Bien trop pour qu'ils puissent échapper à cette monstruosité si personne ne tentait quelque chose. Une jeune femme aux cheveux cendrés conseilla à ceux qu'elle croisa de fuir. Excellente idée, pour ceux qui ne pouvaient combattre. Mais si personne n'était là pour ralentir la bête ou, au moins, détourner son attention, aucun n'y parviendrait. Rubeus connaissait ses forces et ses faiblesses. Mais il n'avait pas le choix.

Il se releva, prit Lumeni dans ses bras, et s'envola jusqu'à un toit. Là il cala le corps encore inerte de son ami contre la paroi d'une cheminée, Rubeus sortit un deuxième flacon d'acide. Puis il fouilla dans son sac pour y prélever des carreaux spécialement forgés pour qu'il puisse y verser le liquide mortel qui se déverserait ensuite dans l'organisme touché par un trou minuscule dans la pointe qui ne s'actionnerait au moment du choc. Il saisit son arbalète, songea qu'il lui faudra récupérer son chakram dans la gorge du démon, puis chassa toute pensée de son esprit. Il s'envola et fonça vers la créature qui ravageait tout ce qui se trouvait devant elle. Stabilisant son vol, prenant en compte la distance et le vent, il visa. Sa cible étaient les yeux de la créature. Il savait la difficulté de son entreprise, mais ce serait encore le moyen le plus rapide de parvenir à gêner un tel mastodonte. Faisant de son mieux pour éviter les cornes lustrées qui revenait devant la face du monstre, il appuya alors sur la détente de son arme et le trait partit. Par le plus plus grand des coups de chances,  il toucha l’œil droit du monstre. Celui-ci poussa un rugissement assourdissant et braqua son imposante tête vers Rubeus. Immédiatement après la créature disparut. L'Ange hoqueta de surprise. Il ne s'était pas attendu à ça ! Ce qui le sauva de la suite ? Peut être un mouvement infime mouvement devant lui. Un imperceptible déplacement d'air qui frôla ses plumes. D'un grand battement d'ailes il se propulsa vers l'arrière. Mais pas assez vite. La gueule de la créature qui venait de réapparaître sur les toits à peine une fraction de seconde après sa disparition se referma sur son pied, brisant celui-ci avec la puissance de sa mâchoire. Le Mortemo se mit alors à violemment secouer la tête, imprimant des allers-retours infernaux et douloureux à l'Ange. Ses ailes, comme deux grands étendards immaculés subissaient la pression de ce déplacement non naturel, mettant les muscles dorsaux de Rubeus au supplice.

L'ange était pratiquement au bord de l'inconscience lorsqu'il sentit l'étau impitoyable se relâcher autour de sa cheville. Il sentait le déplacement rapide de l'air autour de lui, signe que son corps était propulsé dans une direction précise. C'était bien la première fois qu'il volait sans l'aide de ses ailes. Mais il doutait que l'atterrissage lui réussisse. Et il avait raison.
Après une courbe descendante – aucun bâtiment assez haut n'étant venu arrêter son parcours – il atterrit à plat dos sur un toit. L'une de ses ailes fut la première a amortir le poids de son corps. Deux des articulations qui permettait de la mouvoir se cassèrent sous le choc. Emporté par son élan, il glissa le long des tuiles qui lui arrachèrent plusieurs plumes au passage Après quelques roulés-boulés, il finit sa course sur un autre toit. La souffrance était telle qu'il était à peine conscient de ce qui l'entourait. Pas encore complètement évanoui, il songea que si le monstre l'avait suivi et que personne n'intervenait, il ne verrait jamais la fin de cette journée.

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Dim 7 Mai - 16:46
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Ashryn - Sylvar - IV
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Ce coin-là de la cité était silencieux. Enfin presque. La ville était immense mais Falka, en se concentrant, entendait bel et bien des cris de terreurs au loin. Mais elle fit en sorte de ne pas se concentrer, elle ne voulait plus les entendre. Et puis, elle avait un sens des priorités : celle qui se trouvait actuellement en haut de sa liste était avachie devant elle contre le mur d'une maison, dans une petite ruelle. Sans lui demander son avis, elle se pencha et écarta un peu le tissus avec soin pour regarder la blessure. La sale bestiole qui rôdait là-bas ne l'avait pas loupé. Elle gémit et se contorsionna de douleur lorsque Falka fit un léger mouvement avec ses doigts. Elle s'empressa donc de retirer ses mains.

« À chaque fois, tu dis que tu n'es pas une sauveuse, que tu te fous du sort des autres... Et tu te mets dans des situations terribles pour des gens que tu ne connais même pas. Sans savoir si tu as aidé le moindre péquin en fin de compte. »

Sora serrait les dents, hésitant entre compresser sa plaie pour tenter d'arrêter le saignement et la laisser en paix, la pression lui faisant autant mal qu'elle lui salissait les mains.

« Tu comptes m'engueuler longtemps Maman... alors que j... je me vide de mon sang ? »

Falka leva les yeux au ciel et s'approcha d'elle pour passer ses bras sous ses aisselles, mais elle arrêta immédiatement en entendant un nouveau cri de douleur de la jeune femme.

« Je ne peux pas te bouger, tu es trop faible, ta plaie est ouverte... Il faut que j'aille trouver quelqu'un. »

« Hors de question... Il va... Il va t'arriver... quelques chose... »

L'ombre s'emporta soudainement.

« Mais Sora bon sang ! Qui est en train de colorer les pavés de rouge à l'aide de son propre sang qui pisse à flots par une énorme blessure en travers de sa hanche ?! »

La concernée descendit de quelques centimètres le long du mur, incapable de se tenir droite. Elle se mit à tousser, et après avoir craché un peu de sang, lui répondit :

« J'ai besoin de toi pour veiller sur moi... Si tu t'en vas chercher de l'aide... Un vampire arrivera avant toi... Et il n'aura plus qu'à m'achever... »

Malgré la souffrance qui la tenaillait, la blonde parvint à sourire faiblement à l'ombre. Celle-ci le lui rendit, d'un air cependant plutôt navré.

« Il faut toujours que tu sois à l'article de la mort pour exposer tes faiblesses... »

La jeune femme ne répondit pas à cela, et se contenta de sourire un peu plus. Mais arrêta rapidement, la douleur reprenant le dessus. Elle avait désormais du mal à compresser la blessure, perdant la force qu'elle avait dans les mains, et laissa mollement retomber ses bras le long d'elle-même. À ce rythme, elle allait perdre connaissance et bientôt être incapable de bouger si elle ne faisait pas quelque chose.

« Falka... Pose mes mains s... sur la plaie... »

L'ombre fronça les sourcils – enfin façon de parler, puisqu'elle n'en avait pas vraiment mais passons – et s'exécuta malgré tout. Elle fut étonnée du fait que Sora lui présenta son plan avant de le mettre à exécution. Elle agissait d'habitude seule sans prévenir.

« Je vais refermer la plaie avec mon pouvoir de guérison. Mais je vais sûrement perdre connaissance directement après que ce soit fait. Tu vas devoir me sortir de ce merdier par tes propres moyens. »

Il n'y avait pas de questions, cela sonnait comme un ordre. Ce n'en était pas vraiment un non plus. Il y avait bien longtemps qu'il n'y avait plus de questions entre elles ni même d'ordres. Simplement des affirmations, reposant sur une confiance mutuelle totalement aveugle. L'ombre hocha la tête et tint les mains de Sora sur sa blessure. Cette dernière ferma les yeux. Une lumière se mit à jaillir de sous ses doigts et prit rapidement possession de la plaie, tandis que celle qui exerçait ce pouvoir faisait de plus en plus de grimaces de douleur. Elle finit par se détendre totalement, et ses bras retombèrent mollement le long de son anatomie. Elle s'était évanouie, mais la plaie était bel et bien refermée.

« Espèce d'idiote... » soupira l'ombre avec un sourire faussement joyeux.

Elle attrapa la jeune femme et la fit grimper sur son dos. Une fois qu'elle y fut, elle commença à se transformer. Elle devint une jument totalement noire. Dotée de la capacité de métamorphose en absolument n'importe quoi, Falka n'eut aucun mal à se faire pousser comme une sorte de sangle sur le dos pour bien maintenir Sora contre elle, qui ne pouvait pas s'agripper étant totalement inconsciente. Une fois qu'elle fût sûre de bien la tenir, elle se mit à galoper le plus vite possible. Elle sortit de la ville sans encombres, capable de passer par les airs comme par la terre et s'éloigna rapidement de la ville avec la blonde sur le dos.


840 mots & 8/8 messages :
 


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Dim 7 Mai - 18:57
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Norphis - Abund - II
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C'est étrange comme une simple présomption peut se révéler vraie en moins de temps que l'on pourrait le croire. Quand je me disais que la situation allait tourné au désastre je ne pensais pas à ce type de désastre. Je pouvais le voir depuis l'arrière du champ de bataille, ravageant tous sur son passage. Je vis une femme se prendre un gros coup au niveau de la jambe, je vis un ange se faire mordre au niveau de la jambe. A chaque minute qui s'écoulait, le nombre de pertes ne faisait qu'augmenter proportionnellement à la rage de la créature. Un mouvement de foule important se fit percevoir, composé de civils encore plus apeurés qu'ils ne l'étaient déjà et de fuyard, n'osant affronter le courroux bestial de la créature. Prenant mon courage à deux mains, j'essayais de braver la foule pour me rapprocher du combat. Néanmoins, le flot de fuyard me repoussa assez fort, et je finis par perdre l'équilibre pour m'écraser par terre. Je recevais plusieurs coup, surement involontaire, de personne n'ayant pas fait attention à ma présence tandis que j'essayais tant bien que mal de ramper jusqu'à la sécurité.

Après avoir réussi à me recroqueviller dans un coin, j'attendais que le flot de passants cesse un peu pour pouvoir me rapprocher enfin de la créature qui causait des ravage dans nos rang. Mais en même temps que je souhaitais régler son compte à la créature, une horrible sensation me commandait de ne pas m’approcher de la bête. Pire encore, mon cerveau me hurlait de rejoindre les rangs des vampires, tellement nous semblions mal parti. Je fermais les yeux, essayant de raisonner avec moi-même, essayant de faire en sorte de trouver une réponse à la situation. Devais-je me camper sur mes positions, protéger les humains en y risquant ma vie, au point de mourir pour une cause qui ne reconnaîtra pas mon sacrifice. Ou devais-je simplement abandonner mes principes dans le seul but d'assurer ma survie, y laissant derrière moi la dernière part de bonté de mon âme. Le choix se voulait difficile, et je n'arrivais vraiment pas à me décider. Des souvenirs vinrent me frapper alors que la panique se faisait sentir dans mon souffle mais aussi au fin fond de ma cage thoracique.

Des souvenirs de jours où la notion de vie et de mort n'était même pas présente dans mon esprit. Cela devait être aux alentours de mes onze ans. C'était l'époque où mon defunt père se fit plus violent, où ma chère mère n'était plus que l'ombre de la jeune femme joyeuse qu'elle était et où d'étranges paroles sifflaient entre les murs chaque soir. Mon père avait développé une étrange lubie pour un personnage qu'il appelait le Créateur ou le Père. Une figue omnipotente qu'il semblait prier de toute ses forces pour que les affaires décollent. Si je n'avais jamais vraiment entendu parler de cet être, c'était plus à travers une comptine que j'avais appris à le connaître. J'arrivais difficilement à me remémorer les paroles de cette dernière, voir pas du tout. Cela me dérangeais étrangement, je n'étais pas particulièrement proche de mon père mais cette comptine en particulier était quelque chose qui me tenait à cour. Aussi décidais-je de demander les paroles de la comptine à ma mère lors de notre sanglante retrouvaille.

Ce fut aussi une détermination morbide qui s'empara de moi. L'auberge de mes parents se trouvant en bordure de la terre des rescapés, ce serait l'une des premières choses à être détruite si l'assaut Vampirique était un succès. Il me fallait donc protéger cette endroit pour pouvoir ensuite faire ce que j'avais à y faire. Me relevant, je saisissais ma rapière et commençait à me déplacer vers l'avant du champ de bataille. Il fallait que je reste à une assez bonne distance de la bête, si elle venait à me prendre pour cible je ne tiendrais pas longtemps. Les Vampires avait réussi à passer la ligne défensive grâce à l'intervention de la créature et commençais à causer des ravages parmi ceux qui traînaient la patte dans leur fuite. J'arrivais finalement à passer le flot de civils et de fuyards pour arriver en plein champ de bataille. Je n'allais pas pouvoir avoir un grands impact, mais au moment même où tous les civils vivants seront en sécurité, nous pourrons décamper et l'assaut vampirique se solderait pas un échec.

Je regardais les alentours, avant d'y remarquer une enfant “cachée” sous une couverture, et plus particulièrement je remarquais le Vampire se trouvant non loin de là. M'élançant, j'attirais l'attention du Vampire. Contrairement à d'autres il était lourdement armé. Une épée longue dans le dos, et une armure de plaques recouvrant son corps. Au moins j'allais avoir la vitesse de mon côté. Je m'élançais dans sa direction, et celui-ci ne remarqua que trop tard que j'étais une ennemie. Néanmoins, la rapière ne fit que s'écraser contre la solide armure du Vampire et je reculais vivement pour éviter le coup d'épée longue. Nous nous regardâmes dans les yeux pendant un assez long laps de temps, avant de nous relancer dans l'assaut. Il porta un second coup d'épée longue que j'esquivais encore, même si il me manqua de peu, avant que je lui donne un coup de pied dans le flanc gauche. J'aurais forcé un tout petit peu plus il aurait basculé vers l'avant mais à mon grand désarroi il ne fit que mettre un genou à terre, entraîné par le poids de son armure. Un sourire éclaira son visage soudainement, tandis qu'il semblait fixé quelque chose derrière moi. Me retournant vivement, j'eut à peine le temps de voir ce qui m'attaquait qu'un pur réflexe me sauva la mise. Un autre vampire, des dagues dans les mains, avait essayé de m'empaler sur le champ. Mais avant que j'ai eut le temps de me replacer, ce fut un coup d'épaule du premier qui m'envoya au sol.

Je me relevais bien rapidement avant de faire face à mes adversaires, cela allait être compliqué...

1057 mots, 5/??:
 



Lun 8 Mai - 9:46
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Aetrayel - Avium - II
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Kaëlyra se faufile à travers la foule de ceux qui s'enfuient. Tout est si bruyant et confus, elle n'a pas le temps de voir ceux qu'elle croise. Elle esquive la plupart des gens, mais reçoit tout de même un grand coup en pleine face, qui manque de la faire tomber en arrière, et elle sent du sang chaud qui dégouline le long de son visage. Son visage est tout engourdi, elle ressent une douleur au niveau du front et dans son nez. Elle grimace, et avale un peu de son propre sang.

Quelqu'un  tombe à terre au milieu des autres. Elle étend ses ailles, qui viennent frapper les personnes les plus proches et les écartes du milieu. Presque aussitôt, elle reçoit une flèche. C'est une douleur fulgurante dans son épaule droite. Ça vient de quelqu'un qui visait un démon probablement. Par réflexe elle pose sa main au niveau de la flèche, là où le trait l'a transpercée. Avec un petit effort elle devrait pouvoir l'arracher. Peut-être.

Concentrée, ses ailles battant avec nervosité et dégageant le passage autours d'elle, l'ange soigne la personne à terre.  Une femme arrive vers elle et s'arrête essouflée à son niveau, en hésitant, probablement parce que les ailles de l'ange la gênent. Kaëlyra se tourne vers elle.

- « S'il vous plait, »demande Kaëlyra. «Pouvez-vous m'enlever ça ? » elle désigne la flèche.

La femme fait de grands yeux. Ses cheveux bouclés, blonds cendrés, fins, encadrent son visage tout couvert de poussière. Qu'a t-il pu lui arriver ? Son cœur bat probablement à toute vitesse dans sa poitrine.  Sous l'effet de la surprise, elle semble hésiter, ralentie dans sa fuite.

- « S'il vous plait.» Répète l'ange. Et écartant ses ailles du milieu, elle libère le passage.

- « Je vais le faire. » Dit alors une voix masculine dans le dos de Kaël. Et avant qu'elle ait pu se retourner, elle ressent une nouvelle fois une douleur déchirante tandis qu'on lui arrache la flèche de la chair. Elle se sent soulagée mais le sang se met à couler d'autant plus vivement.  

- «Merci.»

Toute sa concentration revient sur l'inconnu qu'elle doit soigner.  L'homme n'a rien de grave, il se relève d'un bond sans chercher à comprendre ce qui lui est arrivé et part en courant. La rue s'est presque vidée à cet endroit. Kaëlyra l'imite, elle se relève et se met à courir aussi, dans le sens inverse. Elle sent son sang qui coule le long de son visage, ainsi que le long de son bras, jusqu'à sa main, tandis qu'elle court.

Bousculant une ou deux personnes - démons, vampires, humains ? Elle retrouve enfin Barthelémy. Il dégage son épée du cadavre d'un démon et se retourne vers elle.

- « Te voilà. » Dit Bart'. «Tu te sens mieux ?» Il la dévisage, à travers le sang qui la barbouille.

- « Oui. » Kaëlyra a rassemblé toute sa volonté en ce mot, elle l'a prononcé avec défi.

Elle franchis les quelques pas qui la séparent de Barthelémy.  A ce moment là ils entendent un fracas sur un toit proche. Leurs regards se tournent dans cette direction. C'est un monstre qui se trouve là haut, et plus loin, un peu plus bas, se trouve un ange qui semble blessé et immobile.  L'ange semble vraiment mal en point, peut-être évanoui. Quelques mèches de ses longs cheveux noirs ont glissé sur son visage par ailleurs paisible, mais tourmenté de souffrance à ce moment. L'un de ses pieds est en sang.

Il faut aller le chercher, s'il ne peut se relever. Kaëlyra et Barthelémy prennent la même décision en même temps.

- « Attend moi ici » dit Bart'.

Il s'élance vers le toit. L'ange doit être lourd à porter, mais pour un gabarit comme Bart' ça ne sera pas difficile... Il glisse ses mains sous le corps chaud de l'ange, avec précaution, et une fois qu'il le tiens,les ramènes vers lui; la tête délicate de l'inconnu se heurte doucement contre son torse. Bart' se redresse; cet ange est léger malgré sa taille; ses longs cheveux pendent dans le vide, du sang goutte de son pied. Bart' remarque la paix des traits de l'inconnu, mais aussi sa pâleur.

Il s'envole, un peu alourdi, avec son compagnon dans les bras...



760 Mots, Post 4


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Mar 9 Mai - 19:09
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Astre - Cometa - III
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Celeana devait avouer qu'elle était rassurée de voir quelqu'un se joindre à elle. Pendant un instant, elle avait hésité en voyant que tout le monde avait préféré aller contre le Mortemo plutôt que le groupe de vampires. Il était vrai, qu'elle devait être complètement folle pour aller se jeter dans un tas de vampire… Elle jette un regard à Taralis qui tremble presque comme une feuille, mais qui pourtant continue d'avancer sur ses talons. Pour la toute première fois, Celaena ressentait de la fierté envers quelqu'un. C'était un sentiment bien étrange, mais pourtant bien réelle. Quand son regard croise celui de l'humaine, elle offre un hochement de tête reconnaissant, au moins elle ne serait pas la seule à sauter dans un groupe de vampires et dans le pire des cas, elles pouvaient toujours prendre la fuite dans la sylve aux soupirs. Elle n'était pas sûre si c'était une meilleure option au vu des créatures qui y rôdaient, mais en même temps, elles n'avaient pas dix choix différents, si elles voulaient survivre, elles devaient agir.

‘'Taralis, reste proche de moi, nous allons attaquer par surprise le groupe, dès la première attaque, les choses bougeront très rapidement, alors il faut frapper fort et rapidement les premiers vus qu'ils sont en transe… Ensuite, prend garde, si notre action dérange vraiment les vampires, le Mortemo deviendra encore plus chaotique vu qu'il ne sera plus sous le contrôle de qui que ce soit. ‘' La petite hoche la tête sans prononcer un mot, posant les yeux sur sa mère. Elle puisse de la force dans le regard déterminé de la grande blonde et la prise sur son arc devient un peu plus ferme. ‘' Ça va être dangereux, hein ? '' Celaena l'observe un instant, hésitant avant de décider de lui dire la vérité. ‘' Oui, plus que jamais, mais nous ferons tout pour survivre, maintenant silence et suivons Elih. ‘' La rouquine hoche simplement la tête, elle n'était pas spécialement rassurée, mais elle avait confiance envers l'astre.

Le plus silencieusement qu'elles le pouvaient, elles prirent place autour du groupe de mages vampires. Ils semblaient tous très bien occupés avec leur transe de possession. Celaena remercia les ‘'dieux " ou toute autre entité pour cette belle opportunité. L'absence de garde n'avait pas passé inaperçu aux yeux de la blonde, mais en même temps, ils ne s'attendaient surement pas à ce que des cinglés viennent les taquiner pendant qu'un Mortemo s'amusait à décimer les humaines. À son tour, elle prenait position derrière un arbre, tout proche de l'un des vampires en transe. Elih se trouvait en face d'elle, également prête à frapper et elle avait placé Aeronelle à sa gauche, une flèche déjà placée sur sa corde. Elle visait une femme tous proche d'elle. Il y eut un moment de silence, ou Celaena observe Elih, attendant le signal. Quand elle voit la femme à lever son arme, en fait de même, donnant le signal à Taralis et dans un assaut presque simultané, elle vient frapper au niveau de la nuque de son vampire. Aeronelle relâche également la corde de son arc, envoyant la flèche se planter au niveau du torse de la femme qu'elle visait. Elle espérait sincèrement qu'il n'y aurait pas trop de dommage et que l'attaque surprise fonctionnerait et libérerait le monstre de l'emprise des vampires.



552 mots - Post 9/?:
 



From chaos a star is born

I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



Mer 10 Mai - 13:05
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Norphis - Abund - II
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Je regardais mes adversaires dans le rouge de leurs yeux tandis qu'ils m'adressaient tous les deux de grands sourir. J'aurais pu tout simplement m'enfuir mais la vie de la petite fille caché non loin m'importais trop pour que je la laisse se faire tuer par des barbares. Il fallait que je les emmène assez loin de cette dernière pour qu'elle ait le temps de s'enfuir. Néanmoins, je devais aussi faire en sorte de ne pas mourir de l'opération. Il fallait agir parfaitement et j'étais loin de faire le travail à moi seul. Je glissais un coup d’œil rapide vers la gamine, qui me regardais avec des yeux apeurés. Tout en pointant ma rapière vers les vampires, je reculais lentement vers la petite avant de lui adresser la parole.

« Cours, vers le fond de la rue. MAINTENANT.»

Elle s’exécuta très vite, et commença à courir de ses petites jambes jusqu'au chariot au fin fond de la rue. Le vampire en armure lourde ne bougea pas d'un poil mais le second voulu se mettre à la poursuite de la petite fille, rapidement dissuadé par mon intervention. J'en avais d'ailleurs profité pour le prendre de court et un joli trait sanglant apparu sur la totalité de son torse. Il fit un pas en arrière tandis que je pointais ma rapière droit vers sa gorge. J'avais maintenant l'avantage, je me pensais capable de battre le vampire devant moi en assez peu de temps pour que le vampire en armure lourde n'ait le temps d'arriver. Il me faudrait néanmoins être assez rapide pour cela. Dans le pire des cas, je pourrais toujours me repositionner.

Je fis une fente vers mon adversaire, qu'il esquiva difficilement, et celui-ci riposta en essayant de m'embrocher de ses deux lames. Je vis le vampire en armure commencer à s'avancer, commençant alors le comte à rebours durant lequel j'allais avoir l'occasion de tuer le vampire devant moi. J'allais avoir une bonne dizaine de seconde tout au plus et il fallait que j'agisse maintenant. Je profitais du fait que le Vampire avec l'armement le plus léger se soit ré-avancer pour tracer un nouveau trait sanglant sur son torse. Ce dernier m'effleura le visage me causant une blessure minime et arrachant un morceau de bandage avec suite à sa contre-attaque.

Il ne me restait que quelques secondes, et j'avais tous les éléments sous la main pour maîtriser la situation. Mon adversaire fit un pas en avant, encouragé par la blessure qu'il m'avait causé. Ma lame siffla dans l'air avant de transpercer son abdomen. Il s'écroula lentement au sol, suivi du cri enragé du Vampire. Il semblait se connaître et le visage enragé du titan se tourna vers moi tandis qu'une micro-panique m'envahît. Essayant de me sortir du combat je lui dit alors, haut et fort.

« Si tu tiens à ton amis, il est encore temps. Je ne crois pas avoir touché ni son cœur ni ses poumons mais il ne tiendra pas longtemps comme ça. Va-t-en ! Vous avez déjà perdu ! Ne nous oblige pas à te tuer aussi ! »

Il me regarda quelque seconde, pris le vampire blessé dans ses bras, et commença à lentement reculer tout en m'adressant un regard sévère. Il vérifia à plusieurs reprise que je n'allais pas essayer de le prendre à revers et il s'en alla ensuite à courir en dehors du champ de bataille. Je concentrais alors mes efforts sur la créature, tout en cherchant un moyen de la ralentir ou encore mieux, de la tuer.

622 mots 6/??:
 



Dim 14 Mai - 3:31
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Nanthun - Domum - II
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Ses muscles tremblent, pétris par la fatigue. Les gouttes de sueur amoncelées sur sa fourrure commencent à s’échapper dans l’air. Avec elles, la chaleur. Ou le courage. Elle enfonce plus profondément son museau contre son corps. Le désordre ambiant qui tambourine dans les rues fait écho à celui de sa tête. Elle tente de fermer ses oreilles, en vain. Son souffle se ralentit peu à peu mais pas son cœur. Il continue de chercher une échappatoire quand les pattes en sont incapables. A force, elle n’entend plus que lui. Une pompe au rythme anarchique. Le calme semble l’apaiser mais moindre bruit accélère sa cadence. Il livre sa propre bataille contre la peur qu’il charrie dans son corps à elle. Elle lape dans une flaque à proximité et savoure la fraicheur le long de sa gorge.

L’accalmie qui l’entoure se brise brusquement. Quelqu’un se retrouve écrasé tout près d’elle. Une voix grinçante lui parvient, chargée d’une intention devenue trop coutumière. Propulsée à nouveau sur ses pattes, elle observe. Un autre monstre qui pointe un doigt droit comme une flèche dans sa direction. Non. Vers l’humaine à moitié consciente à ses côtés. Elle renifle. A travers la sueur, le sang et la boue elle capte une note familière. Le souvenir associé lui échappe mais pas l’ambiance y afférant. La fête et la joie. Rien de menaçant. Alors elle décide de se noyer à nouveau dans son instinct. Elle tourne la tête vers le monstre et retrousse ses babines. Il ne l’a pas vue, trop occuper à déverser sa haine.

Elle sort de sa cachette en boitant, langue pendante, museau vers le bas. Il remarque sa présence, invective quelque chose mais ne la considère pas plus. Elle s’approche lentement en longeant le mur. Quand il s’apprête à charger l’humaine, elle le devance. En un bond elle comble ce qu’il reste de distance entre eux et cherche directement de ses griffes à aggraver sa blessure. Le monstre met du temps à comprendre. Temps qu’elle met à profit pour fouailler son ventre avec rage. Il porte une main pour la saisir mais elle se dérobe en relâchant sa prise pour attaquer son entrejambe. Entre ses mâchoires elle sent éclater quelque chose. Le monstre mugit et tombe à genoux. Elle est déjà plus loin. Le goût atroce qui s’est déversé dans sa bouche la fait vomir. Et puis un autre cri, beaucoup plus massif, transperce sa constance. La terre tremble, les hurlements redoublent, le bois craque.

Un courant cingle sa colonne vertébrale. Le cœur est reparti dans un staccato chaotique. Au lieu de la paralyser comme les autres fois il fouette ses pattes avec de puissantes impulsions. Son corps puise dans ses dernières réserves et pourtant elle se sent renaître à nouveau. Elle se rue sur l’humaine, attrape un pan de son vêtement et tire dessus. Elle parvient à peine à la déplacer de quelques centimètres. Un autre hurlement dans la ville. Comme un écho, elle jappe d’impuissance. Le monstre derrière laisse échapper un rire gras. Il se roule par terre et tente de se trainer jusqu’à elle. Elle se retourne et montre les crocs. Un rien manquerait de la faire déguerpir.

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Dim 14 Mai - 23:50
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Edsere - Praesium - II
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Le temps n’était pas toujours à l’amusement. Dans les deux camps, le nombre de vampires et d’humain baissait considérablement au fur et à mesure que la mort tombait à coup d’épée et de giclure de sang. À travers cet habitacle qui semblait si paisible auparavant, je me promenais ici et là pour aider des gens dans le besoin et dans le combat. L’avantage de la mobilité sur le champ de bataille était simplement l’effet de surprise. Ainsi, la plupart des combats étaient des duels et arriver sournoisement dans le dos d’un ennemi pour l’éventrer par-derrière était un moyen bien plus efficace que de risquer de prendre tous les vampires en duel. Je jetai un rapide coup d’œil autour de moi pour remarquer le Mortemo qui faisait toujours autant de ravage au loin, s’approchant tranquillement, mais meurtrièrement vers la zone plus sécuritaire que nous avions mise en place dans le but de soigner et d'évacuer les blessés. Ce Mortemo était une bête gigantesque, et même de loin, son appétit pour la chair ainsi que ses cornes imposantes vous glaçaient le dos. Alors que je me promenais dans le champ de bataille, je remarquai au loin la commandante Lumen qui était immobile face à une adversaire plutôt mystérieuse. En à peine un clignement d’œil, Lumen se retrouva à être transpercé au niveau du thorax par une lame fine et bien aiguiser. Sans demander son reste, sa meurtrière disparue, laissant la commandante probablement morte chuter en direction du sol. Je regardai la scène les yeux grands ouverts alors qu’un frisson me traversait corps et âme. Je ne voulais pas y croire. Ce raisonnement me semblait tout simplement impossible. Je tendis ma main dans sa direction, en espérant désespérément la retenir de sa chute qui semblait pour moi la fin de sa vie. Un guerrier ne tombait jamais, un chevalier ne pliait le genou que face à son roi et seule la mort pouvait obliger un combattant à s’abaisser au niveau du sol. Celle-ci finit par terminer sa chute sur le sol, qui m’apparut comme étant une éternité.

-NONNN !


Je courus en sa direction l’arme à la main sans me soucier davantage de mes autres préoccupations. À mesure que je m’approchais, je voyais le corps semblant petit de loin grossir en même temps que la flaque de son sang se rependant sur le sol. J’accélérai mes pas au même rythme que la panique qui s’emparait peu à peu de moi. J’arrivai enfin aux côtés de Lumen qui ne semblait avoir aucune réaction malgré le fait qu’elle venait de se faire transpercer. Je laissai tomber mon épée sur le sol ensanglanté en m’agenouillant aux côtés de Lumen. Je tentai de croiser son regard se perdant peu à peu en essayant désespérément de tâter son pouls au niveau du cou. Après plusieurs tentatives ratées, je m’approchai la tête de sa poitrine pour entendre son cœur qui battait faiblement, au même rythme qu’une triste musique de cérémonie. Soudain pris d’un élan d’espoir, je plaçai mon épée dans son fourreau dans mon dos et je pris soigneusement Lumen dans mes bras pour ne pas aggraver sa blessure. Je devais trouver un médecin, un soigneur, un ange, un miracle, ou n’importe quoi dans l’espoir de sauver notre commandement. Je rebroussai chemin avec ce qui me semblait le corps plutôt léger de Lumen en sentant à l’occasion celle-ci avoir des tremblements. Son regard regardait toujours le même point. Ce même regard semblait détenir une vérité qui se perdait à mesure que son sang s’écoulait. Je regardai de nouveau autour de moi avant de déposer le cadavre dans une zone qui me semblait plus éloigner et sécuritaire. Quelques personnes me regardèrent, mais aucune ne sembla décider à m’attaquer. Ainsi, pour l’instant, j’étais encore en sécurité. Je sortis ma trousse de premier secours et je commençai à soigner aux meilleurs de mes connaissances la profonde blessure de Lumen. En appliquant un peu de pression et en bandant sa blessure, le sang ne sortait plus de sa plaie, ce qui était un excellent début. Au moins, je me disais que cette opération lui donnerait plus de temps. Je levai la tête et je criai de toutes mes forces :

- Lumen à terre ! Un soigneur de toute urgence !


Je regardai Lumen sur le sol en paniquant de plus en plus. J’avais fait tout ce qui était dans mon champ de connaissance pour la soigner, en espérant que ce serait nécessaire. Désespérément, je frappai le sol à plusieurs reprises en ressentant le même sentiment qu’auparavant. Je ne pouvais rien faire de plus pour sauver Lumen, tout comme Fyn auparavant. Je me levai tout en reprenant mon épée. Je criai désespérément de l’aide en frappant ma lame contre un bouclier de fer sur le sol en signe d’alarme dans l’espoir d’attirer quelqu’un. Après quelques minutes, un ange se posa non loin de moi et je le pris par les épaules, tout en l’agitant légèrement, en le regardant dans les yeux pour lui faire comprendre l’ampleur de la situation.

- Tu dois sauver Lumen. Tu dois la soigner à tout prix. Sauve la et je te serai reconnaissant, je ne peux rien faire de plus pour elle. Je suis impuissant.

Je lâchai les épaules de l’ange en regardant sur le sol. Cette impuissance, cette inutilité était le pire des sentiments que je pouvais ressentir. Je tremblais littéralement sur place en serrant les poings de toutes mes forces. Lumen était tomber, les ordres avaient changé. Je me détournai de l’ange en marchant dans la direction du Mortemo à la recherche d’une idée. Je sentais peu à peu la colère monter en moi en repensant à mon incapacité à aider mes alliés blessés. Je n’avais pas été en mesure de soigner Fyn et je n’avais que soigner maladroitement Lumen. Serte, elle était entre les bonnes-mains d’un ange, mais désormais tout dépendait de lui et je ne pouvais absolument rien y faire. Je bottai le bras d’un vampire mort sur le sol qui vola à quelques mètres de son propriétaire avant de m’agenouiller à ses côtés et de frapper le cadavre à plusieurs reprises, décapitant sa tête à mesure que le sang éclaboussait. Je finis par lever la tête pour apercevoir le Mortemo au loin, causant toujours plus de victimes. Je me levai d’un bond et je dégainai mon épée en chargeant en sa direction. J’aperçus Akantha du coin de l’œil ainsi que plusieurs guerriers attaquant le Mortemo, semblant visiblement aveugle d’un œil.

- Tous avec moi ! Tuons cette bête, si elle saigne, elle peut crever ! Il n’y aura aucune pitié pour les créatures de l’obscurité !


Je continuais de charger la bête de plus en plus rapidement. Celle-ci, à moitié aveugle et distraite, se rendis compte de ma présence seulement alors que ma vitesse de croisière et ma force tranchèrent le tendon de sa patte avant gauche. Dans un cri de douleur, celui-ci se pencha vers l’avant en comprenant qu’il avait perdu l’utilité d’une patte. Je reculai face au visage démoniaque du monstre en brandissant mon targe devant moi. Celui-ci encaissa le coup de corne de la bête qui me propulsa quelques mètres plus loin sur le sol. Je roulai par-derrière en adoptant une position défensive. Voyant que la bête avait désormais des déplacements limités et lents, je levai mon arme ensanglantée vers le ciel en haletant.

- Je vengerai notre chef. Pour le Roi, le peuple et la liberté !


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Mar 16 Mai - 22:11
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