♪ RP MULTI ♪ - Fruïan, la fête des récoltes

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Edsere - Praesium - II
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Je passai un rapide coup d’œil autour de nous pour m’assurer que la situation ne serait pas en train de dégénérer. Par ici et là, plusieurs personnes étaient toujours en train de se battre. Pour l’instant, notre coin était-ce qu’on pourrait qualifier de sécuriser. Au loin, malgré le sang et la rapidité des combats, j’avais l’impression d’avoir croisé plusieurs combattants et je ne pu m’empêcher d’avoir un peu de colère et de dégoût en remarquant que certain des cadavres étaient des personnes avec qui j’avais eu la chance de danser auparavant. J’étais dégouté. Peu à peu, la raison me revenait et toute cette chair ainsi que ses tripes sur le sol commençaient à me mettre mal à l’aise. J’entendis un léger mouvement sur ma droite et je remarquai Fyn se couchant près de notre petit groupe, visiblement exténuée. En la regardant plus près se licher, je remarquai une énorme entaille sur son flanc d’où du sang perlait. Elle s’était battue avec force, volonté et courage, tout ce qui était nécessaire pour être une excellente partenaire sur le champ de bataille. Elle me regarda directement dans les yeux. Je connaissais cette lueur, celle d’une certaine excitation bestiale du combat, mais aussi de la fatigue et du mal. Elle grogna ensuite à mon intention, suite à notre contact visuel. Je regardai mon angle mort avant de me diriger précipitamment dans sa direction. Je me penchai au-dessus de sa blessure pour conclure, sans aucun doute, que celle-ci était profonde, mais que plusieurs attaches devraient suffire à fermer la plaie. Malgré tout, avant de sortir mon kit de soin de ma poche de veston intérieur, j’approcha discrètement ma main de la renarde, sans la brusquer, avant de lui grattouiller le sommet du crâne ainsi que la base de son cou, en faisant bien attention de ne pas approcher de la zone proche de sa blessure pour la blessée d’avantage. L’important dans cette situation était de garder son calme, et étrangement malgré moi, de réfléchir à une solution pour recoudre ce côté alors que je n’avais aucune aiguille sur moi.

À mon plus grand soulagement, et sans m’en rendre compte, l’ange porta sa main sur la renarde et celle-ci sembla guérir miraculeusement. Je regardai la scène, toujours en grattant la renarde, tout simplement ébahi par ce genre de magie que je n’avais jamais aperçu auparavant. La suite de la scène se déroula alors très rapidement. Sasha se réveilla et soigna à son tour son père, alors que je me tenais pencher dans l’espoir de me rendre utile ou de servir à quelque chose. De plus, Sasha ne cherchait visiblement pas à croiser mon regard, probablement suite à l’incident qui c’était produit auparavant. Je me sentais inutile et impuissant. Je détestais ce genre de situation. Cette sensation d’être quelqu’un d’inutile dans le moment et que mon devoir, de protéger les innocents, se résumaient simplement à tuer les ennemies, sans pouvoir soigner mes compatriotes, me renversa. Je levai les yeux tout en pensant :

‘’ Si Sasha et son père étaient tout autant impuissant que moi pour soigner Fyn, ce champ de bataille aurait peut-être été sa tombe. Je ne sers à rien. ‘’

Je tournai mon regard et je croisai celui de Fyn, semblant visiblement reprendre du poil de la bête. Dans mon cas, le fait de penser que je n’aurais peut-être pas été en mesure de la soigner me frappa de nouveau. Je me mordis la lèvre inférieure et je frappai le sol de mon poing, sentant peu à peu la colère et la ferveur du combat monter en moi. Je sentis quelques gouttes de sang perler le long de mon bras pour rejoindre finalement le sol, se mélangeant à celui de Fyn, de l’ange ou du vampire. Peu importe à qui il appartenait. Après tout, on pouvait dire que chacun avait versé un peu de son propre sang.
L’ange, visiblement beaucoup mieux qu’auparavant, prit la parole et me demanda si j’étais toujours d’attaque pour me battre. Je le foudroyai du regard tout en me levant d’un bond hâtif. Par la suite, tout en continuant de le défier du regard, je déchirai de ma main gauche la manche de mon bras droit pour la serrer autour de ma blessure à l’épaule pour ainsi faire un faux bandage et arrêter le saignement. Je fis une légère grimace en serrant le nœud et je me détournai, tout en sortant on glaive ensanglanté de mon fourreau. J’avançai quelques mètres en direction du champ de bataille avant de me faire interrompre par ce qui semblait une momie brandissant une rapière dans la direction des combats. Celle-ci nous regarda pendant un instant chacun dans les yeux, de sa pupille rouge sanglante, avant de nous rassurer qu’elle était là pour nous aider. Elle avait l’air inoffensive et ne semblait pas vraiment nous faire la peau. Malgré tout, avec ce regard, on pouvait affirmer avec certitude qu’elle était de la même race que nos ennemis. De plus, elle possédait une arme, ce qui la rendait dangereuse pour moi autant que pour mes collègues.

Contrarié, j’accélérai le pas pour la rejoindre. Rendu à quelques mètres de la nouvelle venue, je me contentai de sortir mon glaive tout en le faisant tournoyer dans ma main. Quelques secondes suffirent pour être à quelques centimètres d’elle. Malgré tout, je ne cessa pas ma marche rapide et, tout en la dépassant, je donna un coup sur sa rapière, juste assez fort pour la déstabiliser légèrement et la pousser hors du chemin.

- Nous ne sommes pas là pour faire les baby-sitters. Si tu souhaites nous aider, va tuer tes proches, mais ne m’embête pas pendant que je démembre tes frères et sœurs. Je préfère mourir qu’être sauvé ou transformer par un vampire. Si je te vois toucher à un de mes collègues ou un humain, tu auras le même sort que nos ennemis, même si tu es une enfant.


Pour encourager mes paroles, je me dirigeai vers un stand de fruit encore intact et je lui donnai un puissant coup de pied. Plusieurs morceaux de bois volèrent en éclat alors qu’un lourd son se fit entendre. Parmi les restes, je pris un morceau de bois, ressemblant à une lance artisanale. J’étais de nouveau prêt, avec une lance dans la main gauche, mon fidèle targe sur le bras droit ainsi que mon glaive, serré fermement dans ma main droite. Je repris ma course au pas léger en direction du centre du champs de bataille.

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Jeu 20 Avr - 5:38
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Ashryn - Laethlion - III
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Elisabeth n’aimait pas être dérangée. Ce n’était un secret pour personne. Autant dans sa vie personnelle que professionnelle, elle s’affairait à occuper constamment son esprit, à ne jamais le laisser divaguer. Elle ne pouvait se défaire de son but initial, et ne plus y penser une fraction de seconde laissait penser qu’elle ne s’en préoccupait plus. Ses yeux parcouraient la fête, las. Tout ceci ne lui ressemblait point, et certains la fixaient d’un air mauvais : une mercenaire n’avait pas sa place dans un événement culturel empli de joie et de partage. Elle ôtait la vie, faisait couler le sang à flots sans se préoccuper des motivations de ses commanditaires. Elle agissait, tel un soldat, un chien bien dressé, rêvant pourtant d’une liberté qu’elle ne ferait qu’effleurer tant qu’Eal’ric ne se présentait pas devant sa porte. Fermant les yeux pendant quelques secondes, elle commença cependant à se redresser, étirant ses bras et ses jambes, plus par habitude que par réel besoin. Et c’est au moment où elle s’apprêtait à quitter les festivités qu’une voix féminine retentit, juste avant un énorme brouhaha.

Tout d’abord, elle ne perçut que des bribes de conversation, puis en voyant la foule se disperser elle comprit bien vite ce qui venait d’arriver. Un assaut sur la ville. Elle haussa les épaules. Rien de tout cela n’était véritablement une surprise à ses yeux. Se penser en sécurité car trois paysans agitent des instruments sur une scène à moitié en ruines... C’était stupide. Mais pouvait-elle vraiment reprocher au peuple son innocence, elle qui ne vivait que dans la violence ? Le fait est qu’elle ne pourrait plus s’échapper et qu’elle était confrontée au combat à présent. Regardant rapidement les personnes qui se trouvaient autour d’elle, s’arrêtant à peine sur la demoiselle à la chevelure blanche, elle poussa un long soupir de fatigue, tandis qu’elle dégainait sa lame. Ilidia se trouvait à sa droite et, malgré les débordements, gardait la tête haute. « Vous reprendrez votre petite conversation plus tard. ». Sa voix, rauque et grave, s’éleva dans la fête bruyante aux allures de cauchemar. Elisabeth n’appréciait pas l’idée de discuter avec ses victimes, encore moins de leur donner des informations. Elle jeta un regard noir aux vampires qui se trouvaient devant elle et, sans grande hésitation, décida de prendre l’initiative.

Chargeant son ennemi, elle le vit se décaler pour l’éviter et d’un mouvement presque élégant et un jeu de jambes approximatifs, elle se retourna pour lui faire face. De cette manière, elle dégageait une sortie possible pour le groupe avec lequel elle était affiliée de force, mais cette ouverture ne tiendrait pas longtemps. « Tu es douée. ». « Et vous imprudent. ». L’humaine fronça les sourcils. S’amuser lors d’un combat ne rentrait pas dans ses idéaux et elle se voyait mal les abandonner aujourd’hui pour une créature de la nuit un peu trop capricieuse. Il la sous-estimait. Elle le sentait, dans chaque pore de son épiderme. A ses yeux, elle respirait la vulnérabilité. Dans son regard, elle lisait un narcissisme au-delà des nuages, et quand il engagea le combat, elle ne put compter que sur ses maigres capacités d’esquive pour la sortir de la mouïse. Le conflit fut des plus abruptes, mais il n’en fut pas moins violent et surprenant. Ils s’échangeaient des coups d’épées, le vampire tentant à plusieurs reprises de planter ses crocs dans la chair tendre de la jeune femme à la chevelure cendrée qui pestait contre le monde.

Au final, personne ne ressortit vainqueur. Elle était blessée et lui trop faible pour poursuivre. Le soleil, bien que bas, l’affaiblissait considérablement. Ereza n’avait manifestement pas été trop difficile dans son choix de combattants. Face au bas-peuple, pourquoi en aurait-elle eu besoin après tout ? C’était d’un ridicule. Se reculant doucement, elle fut rattrapée par Ilidia qui combattait son propre ennemi. « Elih ! Tu devrais te reposer. ». Un faible rire fit vibrer ses cordes vocales. « Regarde autour de toi. Tes compagnons meurent sous tes yeux et tu voudrais prendre une pause ? Tu vis hors de la réalité, en dehors du temps et de l’espace. ». La repoussant presque, elle se redressa en attrapant un bandage de sa sacoche pour recouvrir rapidement ses plaies. Cela ne la soignerait pas, ni n’apaiserait ses peines, mais son sang resterait le sien. La rousse baissa les yeux. Certes, elle avait grandi en protégeant les siens, mais elle n’était pas plus qu’humaine et avoir peur faisait partie des émotions qu’elle s’autorisait. Elih, elle, ne connaissait plus le rire et encore moins la peine. Ses doigts glissèrent sur ses plaies fraîchement bandées alors qu’elle se retournait vers l’inconnue.

« Belle coordination. ». Elle ne les complimentait pas. Elle posait seulement les faits. Une telle exécution était remarquable, malheureusement elle doutait que les deux jeunes femmes aient le temps de la remettre à profit pendant le combat. Puis elle se tourna de nouveau vers celle qu’elle venait de repousser. Cette dernière serrait les poings, secouant vaguement la tête. C’était à elle de prendre cette décision. Comment allaient-ils s’en sortir ? Un éclair la traversa alors qu’elle aperçut les chariots de marchandise dans le fond de la Grand Rue. Il fallait évacuer. Se précipitant vers les individus les plus proches, elle leur fit part de son plan. « Excusez-moi de vous dérange.. Enfin, non, je n’ai pas le temps pour ça. Nous devons évacuer le plus vite possible. Vous savez vous battre, mais ici, les paysans ne manient rien de plus qu’une bèche et une faucille. Il nous faut préserver les nôtres. ». Se tournant vers des Elfes non loin qui tentaient de retenir les assaillants avec l’aide de la nature, elle attira également leur attention. « Bloquez le passage. Montez sur les toits, faites des barrages. Il ne faut pas que qui que ce soit puisse nous passer devant. ». Et sans gêne, elle se retourna vers Elisabeth et Celaena. « Ecoutez je.. je vais essayer de ramener le plus de blessés ici. Si vous pouviez en faire de même, ce serait formidable. ». Elle posa ensuite ses yeux sur son ancienne amie. « Nous parlerons dès que tout cela sera terminé. J’ai.. des choses à te dire. ». Puis sur Elih. « Tu seras payée, n’aie crainte. ». Elle hocha la tête. Tant que la bourse se trouvait au bout du chemin, elle travaillerait. Et c’est ainsi qu’elle se mit à parcourir le champ de bataille.
1 069mots
Résumé - IMPORTANT POUR TOUT LE MONDE + MEDELYA:
 



© Scylla
So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Jeu 20 Avr - 16:42
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Edsere - Consciem - III
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- On peut savoir ce qui vous prend ? hurla l'homme que Solyane venait d'écraser malencontreusement.

Cette remarque, ajoutée à la douleur de cette chute, attisa la colère de la jeune femme. Certes, dans la situation actuelle, il ne lui fallait déjà pas grand chose pour exploser. Alors qu'un humain qui venait de lui faire perdre l'équilibre se mette à l'injurier, là c'était le pompon.

- Au cas où ça ne se verrait pas, je suis en train d'essayer de survivre, abruti ! Cracha-t-elle.

Elle aurait bien ajouter encore deux ou trois phrases bien senties mais elle n'en avait pas le temps. Car « survivre », c'était bien le but qu'elle s'évertuait à atteindre contre ce démon. Il avait les yeux rouges et le nez éclaté, mais il n'en était pas moins déterminé à tuer l'humaine qu'il avait pris pour cible. En fait, il l'était même plus que jamais. Un sourire jubilatoire et carnassier étira ses lèvres en découvrant la position offerte de la jeune femme et de cet autre humain.

- J'ai toujours adoré les buffets à volonté ! Persiffla le démon, quoi que son élocution était déformée par son nez cassé.

Solyane se remit debout tant bien que mal. Elle savait que le démon profiterait de chacune de ses faiblesses mais elle n'avait pas l'intention de se laisser tuer sans avoir résisté jusqu'au bout. Dût elle finir avec le corps en miettes. L'homme qui avait invectivé Solyane recula en gémissant. Eh oui, tout le monde ne pouvait pas réussir à conserver une certaine dignité devant le danger.

- Pi... Pitié... Ne me tuez pas... Je... Je ferais n'importe quoi...

Solyane grimaça et fut tentée de planter elle-même un couteau entre les deux yeux de ce lâche. Ne serait-ce que pour se défouler et surtout pour ne pas laisser au démon le plaisir de se repaître de la peur de cet homme avant de le dévorer. De toutes manières il ne fallait pas se faire d'illusion : ce type ne survivrait pas, que ce soit elle qui le tue ou le démon. La seule différence c'est qu'elle ferait preuve de miséricorde.
Comme il fallait s'y attendre, les supplications de l'homme ravirent grandement le démon. Un gémissement de jouissance s'échappa de ses lèvres.

- Oui ! Supplie-moi, humain ! Rampe à mes pieds pour ton salut !

Solyane s'écarta. Elle venait finalement de trouver un plan. Elle espérait pouvoir agir avant que l'homme ne soit massacré sinon... Eh bien elle adresserait une courte prière à son âme et le vengerait en tuant le démon. Le démon la suivit du regard. Pas étonnant, jusqu'à présent elle avait été une menace un peu plus sérieuse qu'un pauvre paysan. Et il sembla hésiter entre l'attaquer à nouveau et continuer à se délecter de la peur et du désespoir du-dit paysan. Il fit son choix : le mauvais. Il se tourna vers le paysan et rampait effectivement devant lui. Solyane eut une nouvelle grimace de dégoût. Croyait-il vraiment aux paroles du démon ?

- Je vous en prie ! J'ai une femme et deux enfants ! Je ne veux pas mourir !
- Il faudra que tu me dises où ils sont ! susurra le démon, ses propos toujours déformés.

Ce ne fut qu'à cet instant que l'homme comprit ce qui allait se passer pour lui et pour sa famille s'il s'exécutait. Trop tard pour sa survie, peut être encore assez tôt pour sa future veuve et les deux petits orphelins de père.

- Supplie-moi encore !

Solyane cherchait à tâtons quelque chose qui pourrait lui être utile : pic, couteau, pieu en bois. N'importe quoi qui aurait pu faire office d'arme ! Elle sentit alors quelque chose venir sous sa main. Baissant les yeux, elle remarqua qu'il s'agissait de la dague qu'elle avait perdue un peu plus tôt. Louée soit sa chance !!! Elle se redressa au moment précis ou l'homme s'effondrait en pleurs devant le démon. La jeune femme ne perdit pas une seconde. Son corps lui faisait mal partout mais elle l'ignora pour bondir sur le dos du démon et lui planter sa dague dans la gorge. Le sang gicla sur son bras et il poussa un hurlement déchirant, bestial. Il s'ébroua avec violence mais Solyane s'accrocha de toutes les maigres forces qu'il lui restait. Pas question de lâcher avant d'en avoir définitivement terminé avec ce monstre. Elle tourna sa dague dans la plaie. Le geyser de sang qui partait de la blessures lui arrosait généreusement le bras, la main et la moitié de son visage. Mais elle n'en avait cure. Dans son esprit, chaque goutte de sang était un hommage à sa mère, Isaïa, la vieille Hariette, le grand et doux Armand... Chaque habitant de la ferme où elle avait grandit et qui avait été assassiné par une horde de démons pareille à celle qui venait de déferler sur la Terre des Rescapés.

Quelques secondes plus tard le démon se décidait enfin à mourir pour de bon. Il s'écroula, vaincu, emportant Solyane avec lui. La jeune femme était épuisée, poisseuse de sang, courbaturée, mais infiniment heureuse. Elle venait de tuer un démon. Pas seulement dans ses rêves, non ! L'une de ces créatures maudites avait bel et bien péri de sa main.
Elle roula sur le dos. Le sang pulsait dans ses oreilles, son souffle était court, son corps lui semblait peser des tonnes. La rage qui l'avait envahie et qui lui avait permis de tenir bon contre le démon était en train de la déserter. Elle était lasse pourtant une part d'elle savait qu'il y avait encore des ennemis tout près. Mais elle était si fatiguée !! Lorsqu'une ombre se dressa au-dessus d'elle, c'est à peine si elle réagit. Elle reconnut l'homme sur qui elle avait atterrit. Il était donc toujours en vie !

- Vous... Vous m'avez sauvez la vie. déclara-t-il.

Solyane soupira. Elle n'avait même plus la force de formuler la moindre réponse. Soudain elle tendit le bruit caractéristique d'une bouteille qu'on débouche.

- Tenez ! Buvez ! C'est un fortifiant.

Il pressa le goulot de son flacon contre ses lèvres et le liquide coula dans sa gorge. Comme il lui avait dit, elle se sentit rapidement mieux. Elle connaissait plus ou moins les propriétés de ce genre de produits. Cette nouvelle énergie ne lui durerait pas éternellement mais au moins elle pouvait se relever. Elle remercia l'homme d'un signe de tête et se remit debout en vacillant. Mais déjà deux Vampires s'approchaient d'elle. Elle qui avait déjà eu tant de mal contre un seul démon, voilà qu'il s'y mettaient à deux ! Même avec le dopant que venait de lui fournir l'homme, elle ne se sentait pas d'attaque contre ces deux-là !

Soudain, une ombre s'abattit du ciel. Une forme étrange, dotée de deux grandes ailes renversa les vampires en poussant un rugissement impressionnant. Les Vampires se relevèrent et reculèrent. Solyane écarquilla alors les yeux. Devant elle, formant une sorte de bouclier entre elle et les suceurs de sang, se dressait une créature telle qu'elle n'en avait jamais vu. Dressée sur deux pattes arrières griffues, des ailes aux membranes sombres largement étendues et longue queue qui fouettait furieusement les airs, menaçant de renverser tout ce qui se trouvait à sa portée. De longs cheveux noirs ébourrifés retombaient dans son dos et sur ses épaules. Solyane ne voyait pas son visage mais distinguaient ses mains. Quatre doigts se terminant eux aussi par des griffes. Le rugissement qu'elle avait entendu venait également de cet être à mi-chemin entre l'humain et un reptile ailé.

- Vos compatriotes sont en train de s’enfuir ! lança la créature et il fallut quelques secondes à Solyane pour comprendre que c'était à elle qu'elle s'adressait. Je vais retenir ces deux-là ! Prenez les blessés et filez !

Solyane regarda autour d'elle et vit effectivement une femme rousse semblait appeler tout le monde à se rassembler dans une direction précise. Le fond de la Grand-Rue, comprit Solyane. Elle chercha alors Scylla de regard. C'était avec elle qu'elle avait commencé à combattre et de tous les combattant, c'était celle dont le sort lui importait le plus pour l'instant (elle faisait confiance à Locke et les autres pour s'être trouvé un endroit en sécurité).

1368 mots - Message 6/?:
 





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Jeu 20 Avr - 17:15
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Nanthun - Domum - II
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Trop de sensations ll’assaillent. Le sang qui lui racle la gorge, le plaintes des mourants jaillissant comme des vauges à quelques mètres d’elle, la douleur lancinante sur son flanc, des grattements sur la nuque et une part d’elle qui lui hurle de s’éloigner de la main qui la caresse. La tête lui tourne. Elle regarde le grand blond. Un bref passage par sa mémoire à court terme et elle sait qu’ils n’avaient pas été si dissemblables que ça. Seulement mûs par la volonté de vivre. La violence n’avait été qu’un moyen, les eût-il réduit à la sauvagerie. Alors elle ne bouge pas, comme lestée par toutes ce chambardement interne. Elle attend. Son souffle se fait plus rauque, une écume blanche perle sur ses lippes, se mêlant au sang en une mousse rosée qui s’accumule de plus en plus.

Et puis une autre main. Chaude et franche. Son passage laisse un tiraillement suivi d’une douce sensation de fraicheur. Elle grogne, gigote mais ne trouve pas l’énergie de se débattre. Son coeur ralentit et elle tourne la tête. La longue estafilade n’est plus. Ne reste qu’une bande de poils neufs, encore dénués de crasse et de sang. Elle ne tremble plus. Son esprit est apaisé. Un puissant phare a chassé les nuages qui l’empêchaient de s’orienter et elle peut désormais y voir plus clair. Sur cette mer devenue étale elle vogue paisiblement. Elle joue avec son dos, teste ses articulations, sa souplesse et constate qu'elle n'est plus entravée par la douleur.

Son esprit est limpide et pourtant le sens des paroles échangées juste après demeure toujours opaque. Au mieux elle saisit l’empressemnt, la fermeté et toujours cette pointe de peur qui traine en sourdine. Et puis une autre odeur ravive sa flamme. Aucun visage mais des bandelettes serrées sur la tête et une unique pépite carmine qui cristallise à elle seule le danger que représentent les monstres. Ses veines charrient à nouveau avec violence l’énergie nécessaire pour lui permettre de se relever. Elle grogne pour avertir et se campe sur ses appuis. Le monstre n’attaque pas. Il parle. Il ne renvoie pas la meme image que les autres. Son odeur est indentique mais pas sa posture ou le ton qu’il emploie. Elle refuse malgré tout de baisser sa garde. Son instinct gronde et lui intime de se tenir prête à toute éventualité.

Soudainement Akwa s’élance vers le monstre, devançant toute action qu'elle aurait pu entreprendre. Il semble le repousser avant de s’engager ailleurs. Elle jappe en vain. Et puis encore quelqu’un. Des cheveux de feu et un air déterminé. Un autre flot de paroles incompréhensibles. Toujours braquée sur le monstre qui n’attaque pas, elle écoute. Ses muscles se tendent. Elle s’humidifie la truffe et regarde l’ange qui l’a soignée. Il a toujours l’air mal en point. Sasha est vérouillée sur lui. De son côté elle ne comprend pas tout, mais trop chargée d’électricité sa part bestiale refuse de lâcher prise. D’un petit coup de tête sur la jambe de Sasha, elle lui indique qu’elle restera à ses côtés.

506 mots, Post 6:
 
Ven 21 Avr - 9:33
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Norphis - Abund - II
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Quelques millièmes de secondes auraient suffit à me tuer sur le champ, j'admettais que révéler le fait que j'étais une vampire se devait d'être l'une des pire décisions possible. Mais il fallait admettre que cacher le fait que je suis un Croc lunaire avec l'accoutrement que je porte était encore pire. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils acceptent gentiment sans rien dire mon aide, mais je trouvais la réaction du grand blond un peu excessive. Le coup dans la rapière me déséquilibra et manqua de me faire basculer en arrière. Néanmoins, ses paroles furent ce qui me vexa le plus et alors qu'il commençait à s'en aller, ce fut une voix hautaine qui lui répondit.

« Fait attention à tes paroles, Humain ou je n'hésiterai pas à plonger ma lame le long de ta gorge. »

Même si je ne pensais aucunement ces paroles, c'était la colère qui s'adressa à ma place. Je regrettais aussi instantanément mes paroles mais c'était trop tard pour s'excuser, surtout devant cet individu. S'il n'aimait pas les vampire, très bien il avait fait son choix et je ne pouvais pas lui en vouloir. La ou j'avais un peu plus de mal, c'était que l'on me juge uniquement sur mon apparence enfantine.  Et surtout de se permettre « d'attaquer » quelqu'un, même s'il a de grandes ressemblances avec l'ennemis,  qui se proclame un allié et qui ne montre, de plus, aucun signe d’agressivité.

Je regardais rapidement l'animal, qui se devait être l'hybride que j'avais aperçu un peu plus tôt. Je soufflais en observant le fait qu'à tout moment elle allait me sauter dessus. Elle se calma un minimum quand le grand blond ne fit que me bousculer. Je ne ferais mieux de ne pas m'attarder de son côté des combats, je ne voulais pas m'y risquer.

Mais je n'avais pas le temps pour y penser plus que ça. Je vis apparaître, non loin du grand blond, une grande rousse et elle semblait  avoir un plan pour sortir les humains de cette situation. J'écoutais assez longtemps pour comprendre les grandes lignes et m'éxécutais sur le champ. Je me mis à courir vers l'un des nombreux tôit. Grimpant difficilement sur l'un deux, et essayant de retrouver mon équilibre sur la pente des tôits, je contrôlais, avec difficulté, cette partie du tôit.

Un des attaquants s'avança par la pendant que les civils se ruaient vers le fond de la grande-rue. Il ne me remarqua pas immédiatement comme un ennemi mais ce fut quand je sortît ma rapière qu'il stoppa net sa course. Il déguaina à son tour, et pendant une ou deux secondes nous ne fîmes que nous observer. En un instant, le combat éclata et nous nous ruèrent tous les deux sur les tôits glissants. Si j'avais du mal à me déplacer, il semblait beaucoup plus aisés et ce fut lui qui donna les premiers coups, que je bloquais avec quelques difficultés. Mais plus il attaquait, plus sa posture se détériorait et mes chances de renverser la situation augmentaient.

L'occasion arriva enfin quand, après un coup que je déviais, il manqua de tomber. Profitant de la situation, ma rapière fit siffler l'air et transperça l'épaule gauche du Croc de la lune. Retirant la lame de la plaie, j'engageais une deuxième fente vers la poitrine du vampire mais à peine je commençais à percer le tissu de ses habits qu'un coup de pied en plein ventre me fit tomber à la renverse. Néanmoins, dans ma chute, ma rapière racla contre la peau de l'homme, le faisant pousser un juron.

Je m'accrochais tant bien que mal à l'ardoise du tôit et parvenait, après avoir dévalé un bon mètre à retenir ma chute. Le problème maintenant que j'étais à la merci du Vampire. J'essayais de me redresser mais je vis l'ardoise du tôit commencer à céder. La crispation marqua mon visage tandis que je voyais approcher le Vampire, la lame prête à me faire la peau.  Mais soudainement, le bruit caractéristique d'un carreau perçant l'air se fit entendre. Il passa à quelques centimètres de ma capuche et se planta directement dans la jambe du Vampire qui eut un mouvement de recul qui le fit basculer en avant.

Sa chute se prolongea tout le long du tôit jusqu'à ce que finalement il n'atteigne le sol dans un son lourd. Je ne savais pas qui avait tiré ce carreau et s'il était vraiment destiné au Vampire et non pas à moi, mais une chose était sûr cela m'avait donné l'occasion de finir mon adversaire. Me laissant glisser le long du tôit, la rapière en main, je me laissais tomber sur le Vampire qui poussa un cri d'éxaspération au moment ou je tombais de tout mon poids directement sur sa poitrine.

Reprenant mes esprits après la chute, je profitais de l'occasion pour faire glisser ma rapière en plein dans sa gorge. Mon genou gauche me faisais mal et ce fut avec difficulté que je me relevais. Faisant quelques pas en direction d'un couvert, un deuxième carreau fila et vint se planter directement dans mon flanc gauche. Je poussais un cri de surprise et de douleur tandis que j'essayais de trouver l'auteur du tir. Je le repérais assez vite., un Vampire possédant une arbalète qui s'avançait vers moi tout en rechargeant son arme. Boitant à l'abris de sa ligne de vu, ce fut en dessous d'un des nombreux stand de nourriture que je trouvais refuge. J'entendais encore les pas lourds du Croc de la Lune qui s'avançait vers moi. Je sentais mon sang imprégner mes bandages tandis que j'essayais de trouver une solution à ma désespérer solution. L'affronter au corps à corps avec un flanc blessé et un genou en vrac n'était pas vraiment la meilleur idée. Je priais de tout mon être que quelqu'un détourne l'attention du Vampire le temps que je puisse me soigner sur un des cadavres des environs.

1053 mots, 2/??:
 
Sam 22 Avr - 21:05
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Astre - Cometa - III
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Comme par magie, la démone avait pris la poudre d'escampette devant le trio de vampire qui venait de se faire tuer. Ilidia et Elih – une femme qui avait rapidement rejoint leur groupe et qui semblait connaître Ilidia – semblaient avoir été capable de se débarrasser de leurs propres cibles. Celaena pousse un soupiré de satisfaction et de soulagement devant le fait. C'était ce moment que pris Taralis pour pratiquement se jeter sur elle, venant cacher son visage dans le torse de l'astre en essayant d'étouffer sa peur et ces pleure. Malgré la fatigue, Celaena passe un bras protecteur autour de la petite, la serrant contre son corps endolori en évitant de trop la souillée de son propre sang. C'est quand la voix de l'inconnue à la toison aussi blanche que la neige que Taralis réalise la main blessée de sa compagne. Celaena hoche simplement en jetant un coup d'œil à la mercenaire, faisant fi de tout commentaire, il n'y avait rien à dire. Elles avaient été chanceuses que cette technique ou même ruse fonctionne, si elles avaient eu à gérer plus d'un ennemi, elles auraient été perdues et cette seule pensée souffle de la colère sur le cœur de l'astre.

Aeronelle prend cette petite pause pour reprendre sur elle-même et attraper des bandes de tissu dans son sac. Elle attrapait ensuite la main blessée de sa compagne et la soulève lentement pour commencer à l'entourer de tissus pâles. Elle ne voulait pas se laisser submerger par la peur de la situation, elle savait qu'elle était faible, mais elle voulait changer. Elle était loin d'être une experte en soin et elle n'avait aucun pouvoir magique qui lui permettait de la soigner plus rapidement, mais elle n'était pas stupide non plus. Elle savait que si elle ne faisait aucune pression sur cette plaie, la blessure pouvait s'aggraver à tout moment. Sans oublier le fait que la blonde avait de la difficulté à tenir son arme a deux mains si elle saignait partout dessus. Il serait assez fâcheux si elle perdait son arme durant un combat… Une fois la tâche effectuée, Celaena regarde le grossier bandage et esquisse un faible sourire pour remercier la petite qui avait fait de son mieux. Elle passe une main dans sa chevelure pour en chasser un peu de sang et observe autour d'elle. C'était un total foutoir. La fête s'était retournée contre eut en un clignement d'œil et maintenant ils en payaient le prix. Elle avait dû écouter ce sentiment, ce murmure l'avertir de ce potentiel danger.

‘' Merci Taralis. ‘' Puis elle tourne ensuite son attention vers Ilidia qui s'est exprimée. Elle l'écoute attentivement et hoche simplement la tête. ‘' Il n'y a aucun problème, mettons-le plus de monde possible en sécurité, les réponses attendront plus tard. ‘' Elle observe un instant la femme qui se nommait Elih et l'observer quitter. Ainsi donc, la femme était une mercenaire… Il n'y avait aucun mal à ceci, elle était seulement un peu surprise de voir une telle personne ici. Elle secoua la tête, ressentant brusquement la sensation d'une brûlure sur sa nuque. Ce n'était qu'une façon de parler bien sûre, mais elle ne peut pas s'empêcher d'observer dans son dos, scrutant la foule un instant à la recherche de ce qui lui avait fait ceci. Elle savait qu'elle n'avait pas le temps de prendre son temps, mais c'était plus fort qu'elle, elle ressentait le besoin de s'arrêter un instant et d'observer et pourtant son regard foncé ne trouva absolument rien. ‘' Celaena ! Il faut bouger ! ‘' S'exclame la voix de Taralis dans son dos. Pourtant, l'astre scrutait toujours, puis brusquement sa vision devient floue et elle a l'étrange vision d'un regard posé sur elle qui l'observe avec curiosité.

Elle secoue la tête tendit qu'Aeronelle pose une main sur son bras pour attirer son attention. ‘' Tout va bien. Tu es blanche… Ta blessure te fait souffrir. ‘' Demande la petite inquiète. Celaena secouait la tête, posant les yeux sur sa main blessée. Le tissu était maintenant imbibé de sang, on aurait dit une tâche écarlate dans tout ce chaos. ‘' Non, ça va, allons offrir notre aide à la populace… ‘' Elle se détourne, ignorant le regard scrutateur et brûlant qui taquine sa nuque, des gens avaient besoin d'eux…



Résumé:
 



From chaos a star is born

I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



Dim 23 Avr - 15:47
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Akwa a l'air de perdre un peu de son moral. Je ne sais pas si c'est lié au fait de ne pouvoir aider Fyn, ou autre, mais il semble réellement tourmenté. L'écoutant parler, je ne dis rien, le regard toujours rivé sur les environs. On dirait que l'assaut se disperse à mesure que les rangs s'amenuisent. Ceux qui ont réussi à fuir sont loin : il ne reste que les combattants... pour ceux qui sont encore debout.
Mon père adresse un regard bienveillant à l'humain, avant de répliquer.
« Sur un champ de bataille, chacun a sa place. C'est parce que nous sommes ensemble, chacun avec ses  compétences, que nous sommes efficace.
Il parle toujours de cette façon. Quand on perd espoir ou autre, il sort ce type de réplique de bon sens, qui vous rassure et vous apaise. Je ne sais pas trop comment il fait pour rester serein comme ça. On dirait que rien ne l'atteint. Enfin, dans tous les cas, je ne vois pas bien pourquoi Akwa en fait tant : il a terrassé un ennemi. En vérité, c'est moi qui ne sert à rien. Mon père a même été blessé à cause de moi. Y'a vraiment pas de mesure à faire.
« Restez discipliné.
Ajoute-t-il finalement dans la foulée. Son intonation est celle d'un général : ferme et autoritaire, mais pas méchante. Pour le coup, je suis d'accord avec lui. Il faut qu'on évite de paniquer, qu'on reste soudé et calme. On peut le faire...

Je soupire : courage. Je peux le faire.

C'est alors que s'ajoute à notre petit groupe un nouveau protagoniste des plus étrange. On dirait un enfant, de par sa taille et ses proportions... mais il... ou elle, a le corps couvert de bandages. Je ne sais pas comment réagir face à un... personnage, aussi atypique. Son œil est rouge, ce qui n'augure rien de bon. Mais elle a l'air de dire qu'elle est là pour nous aider, allant même jusqu'à brandir son arme en direction du rang adverse.
Je lève les yeux en direction de mon père, saisissant aussitôt le doute dans son regard. Il ne sais pas quoi en penser, lui non plus. La situation est grave : doit on prendre le risque de faire confiance à un membre de la race ennemi, ou bien accepter un nouvel allié ? Ce n'est pas un choix simple, car elle pourrait très bien se retourner contre nous à un moment ou un autre...

Akwa, lui, semble avoir une opinion toute faite de la question. Ma bouche se tort : je ne sais pas quoi dire.
« On ne peut pas se permettre de prendre un tel risque.
Lance alors mon père, conformément à la légendaire prudence des anges. Une jeune femme surgit soudain, mettant un terme au débat. En quelques secondes, elle donna aux personnes en présence une suite d'instructions claire, afin d'élargir la coordination de nos actions. La majorité de la population s'était enfuie vers l'arrière : il nous revenait donc de retenir les assaillants sur le front, afin de laisser le temps à tout le monde de s'échapper. Mon père acquiesça immédiatement, avant de reprendre.
« Très bien, nous allons contrôler cette zone. Il se tourne vers moi. Sasha, débrouille toi pour bloquer la rue. Tu monteras ensuite sur le toit pour nous couvrir.
Il serre sa main autour de mon arc, tout en désignant d'un signe de tête un chariot à l’arrêt, non loin. Je crois comprendre où il veut en venir...
« Prend ceci. Il me confie son arbalète. Je veux que tu emmènes ton amie hybride. Cela pourrait lui servir. Sinon, tu seras toujours plus efficace.
-Et toi ?
-Je vais rester là avec les autres, afin de repousser la vague.

Cette fois-ci, je ne tergiverse pas. Tout est clair, carré : je reprend confiance. Je sais quoi faire. Tout va bien se passer.
Mon regard se pose alors sur Fyn, qui semble d'accord pour rester avec moi. C'est étrange... Je n'ai jamais tellement eu l'occasion d'interagir avec un renard, encore moins quand il s'agit d'un hybride... Peut elle m'entendre ? Est-ce qu'elle comprend quand je parle ? M'accroupissant face à l'animal, je dis, la voix douce, presque dans un murmure :
« Allons y.
Les yeux dans les yeux, je crois qu'on se comprend. C'est une sensation étrange... Enfin, je n'attends pas une minute de plus et décide de m'élancer en direction du chariot arrêté derrière une rangée de stands. Les chevaux sont très énervés à cause du bruit et du fracas des armes. Je tire sur leurs rennes de toutes mes forces, tout en leur intimant de rester calme. En quelques instants, le chariot se retrouve en travers de la ruelle par laquelle la plupart des humains se sont enfuis. Des elfes se joignent à la fête, afin de colmater les espaces béants. Je libère alors les chevaux et les laisse s'enfuir, constatant la réussite relative du plan.

On n'est pas au bout de nos peines, cela dit. Me tournant à nouveau vers Fyn, j'esquisse l'ombre d'un sourire.
« Bon, faut qu'on aille là haut, tu comprends ?
Je désigne le toit d'une maison proche. En sautant sur le chariot, on a la gouttière à portée de main. Je pousse une grosse caisse de marchandise au bord, histoire de surélever un peu le tout. En une minute, à peu près, et à force de gesticulations, je parviens finalement à me hisser sur le toit. Pour Fyn, les choses seront encore plus simples : elle n'aura qu'à bondir. Les renards sont plus agiles que les humains.

Pendant ce temps, les guerriers restés au sol continuent de repousser les ennemis. Le face à face se tient d'un bout à l'autre de la place. Ils se jaugent. Les vampires et les démons, confrontés aux corps inertes de leurs alliés hésitent à se lancer franchement dans la bataille. Mon père en profite pour jouer un peu les gros bras en arborant un air menaçant, les ailes ouvertes.
Moi, j'ajuste mon arc. C'est que j'ai pas franchement l'intention de tirer, mais disons que la présence d'archers en hauteur, ça doit démotiver pas mal les gars restés au sol. L'arbalète de mon père est à côté de moi, au cas où Fyn se transformerait. Je ne sais pas trop comment ça fonctionne les hybrides...
« Surveille que personne n'arrive par derrière.
Fais-je à son attention. Je mime l'idée, pour l'aider à comprendre. Mon index et mon majeur pointent mes yeux, puis l'espace dans notre dos. Ce serait dommage qu'un assaillant surgisse maintenant.

1092 - P6:
 
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Dim 23 Avr - 18:33
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Edsere - Praesium - II
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J’avançais toujours en direction de ce  qui restait du champ de bataille. J’étais décidé à emporter le plus de vermine possible avec moi dans la mort s’il le fallait. Armer presque jusqu'au dent de mon épée, de mon targe et d’une lance artisanal très maigrichonne, je me sentais prêt à devancer la ligne de front pour sauter dans la bataille aussi férocement que mes forces me le permettaient. Sur le chemin, je croisai le chemin d’une femme plutôt imposante que je reconnus sur-le-champ. Je m’empressai de jeter un coup d’œil aux alentours pour certifier que c’était sécuritaire avant de lâcher ma lance de fortune et de me plier légèrement en signe de révérence. Il était coutume, et on m’avait élevé ainsi, de saluer très poliment ses supérieurs et surtout les membres de la royauté. Dans ce cas-ci, Ilidia était reconnu à travers une bonne partie do royaume comme étant la main du roi. La voir ainsi me déstabilisa un brin et j’écoutai attentivement ses ordres qui consistaient, en gros, à embarquer un maximum de gens possible dans les chariots dans le but de les évacuer. J’en déduisis que la propriété était à c’eux nécessitant des soins. Le haut placé continua ensuite son chemin, propageant son message à haute voix à qui bon voulait l’entendre. Dans mon cas, je me contentai de lui répondre :

- Oui Dame, ce sera fait.

Je me redressai ensuite et je jetai un coup d’œil attentif aux alentours. Je n’avais pas eu la chance de m’approcher assez près du champ de bataille pour être en danger. Celui-ci me tentait clairement plus, surtout lorsque l’idée de combattre me passa à l’esprit. Malgré tout, en me rappelant la blessure qu’avait Fyn auparavant, les ordres d’une générale important ainsi que la vie de certains concitoyens en jeu, je me ressaisis en me disant que ma tâche était beaucoup plus importante. Ainsi, je commençai à rapatrier plusieurs blessés, en tâtant d’abord leur pouls avant d’embarquer une personne sur chacune de mes épaules tel un sac. Je passai ensuite le message d’Ilidia à certains soldats semblant plus ou moins indécis.

Tout en transportant diverses personnes, je tentai de regarder ou était mon cercle défensif que j’avais croisé plus-tôt. J’avais définitivement perdu Fyn et Sasha du regard, ce qui m’inquiéta un moment. Malgré tout, je crus apercevoir au loin le père de Sasha, l’ange, qui semblait se battre sur la ligne de front. Soit sa fille était avec lui, soit elle était en sécurité à quelque part, ce qui me rassura. Je ne désirais certainement pas tenter de ramasser leur cadavre jonché sur le sol. Je remarquai aussi le jeune vampire d’auparavant ainsi que son combat ardu contre son vampire. Je ne pu m’empêcher d’avoir un certain étonnement de la façon dont elle vaincu son adversaire. Malgré tout, la flèche, qui l’avait manquée de peu sans pour autant l’épargné d’une grosse blessure, sembla la blesser assez pour l’obliger à mettre un genou à terre et à se cacher difficilement d’un tir ennemi. Je déposai mon dernier voyage en tant que secourisme et je sprintai en direction de l’archer vampire qui rechargeait son arme tout en essayant de tirer à succession dans le but de transpercer la couverture de la jeune vampire. Au milieu du trajet, je me penchai rapidement pour saisir ce qui me semblait être le haut du corps de quelqu’un s’ayant fait couper le tronc au niveau des intestins. Je continuai ensuite ma course avant de lancer comme projectile ma moitié de chair morte sur l’arbalétrier. Le choc ne fut pas particulièrement éclatant, mais assez pour avoir un effet de surprise assez fort pour lui faire manquer son tir et tomber à la renverse. Je continuai de sprinter en sa direction pour finalement sauter à sa rencontre, le glaive tendu pour trancher sa trachée.
Je déposai un genou sur le sol en prenant de grandes respirations. Après tout, sprinter ou courir n’avait jamais vraiment été ma tâche de thé. De plus, maintenant que je n’avais plus la flamme du combat, l’énergie commençait à se faire plus rare et dispendieuse. Malgré tout, en haletant, je me dirigeai dans la direction du bouclier de fortune de la vampire. En chemin, je pris un cadavre, intact cette fois-ci, d’un humain. Celui-ci était bien mort, son sang ne semblait pas avoir éclaboussé de toute part et le cadavre était encore à l’étape de perdre sa chaleur. Je finis par arriver à destination et à déposer le cadavre devant la personne qui se qualifiait comme étant mon allié. Je croisai son regard, qui me rappela celui d’un de ses collèges, ou la faim et la soif de sang émanait autant qu’un désir ou qu’une pulsion de vie (si ces créatures en ressentaient toujours). Je me contentai de la fixer de toute ma hauteur et de lui dire d’une voix neutre :

- J’ai reçu mes ordres, tu as les tiens. Je dois aider à évacuer ou soigner un maximum de personnes. Plusieurs de mes voyages n’auraient pas étés possible sans ton aide sur le toit.

Je regardai pendant un instant le cadavre avec dégoût étendu sur le sol. Je détournai le regard et je tournai les pieds en direction de l’évacuation.

- Fais ce que tu as à faire, il est encore chaud. Mais n’oublie pas de finir ce que tu as commencé, soldat, chevalier, momie ou escrimeuse, quoi que tu sois. Quelque soit tes principes ou ton honneur, des gens sont dans le besoin.

J’hésitai à lui présenter ma main pour l’aider à se relever, mais je me remémorai la procédure de ‘’guérison’’ d’un vampire. Voulant visiblement ne pas y assister, je me contentai de reprendre le chemin en direction de ma destination en souriant tout de même du coin de la bouche.

935 mots & P7/?:
 


Mar 25 Avr - 5:34
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