♪ RP MULTI ♪ - Fruïan, la fête des récoltes

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Edsere - Consciem - III
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Solyane n'était pas une combattante née. De fait, les seuls adversaires qu'elle avait jamais vraiment eu à affronter étaient des gamins, quelques gardes agacés par ses larcins, des loufiats qui n'en connaissaient pas beaucoup plus qu'elle en matière de véritable bataille. Même si, assez récemment, elle avait eu à se servir de ses maigres capacités dans un combat contre des hommes armés et entraînés lorsqu'ils avaient attaqué le groupe dont elle faisait partie. Cependant ces hommes, même entraînés, restaient des êtres humains. Rien à voir, donc, avec des Démons !
Pourtant on ne pouvait pas dire qu'elle n'en avait pas rêvé. Pouvoir en étriper un ou deux pour venger sa mère, sa famille d'adoption, sa ferme ! C'était ce qu'elle faisait chaque nuit, dans l'univers merveilleux de l'onirisme, depuis presque 15 ans. Et pour la première fois depuis toutes ces années, elle tenait enfin une véritable occasion de mettre ses rêves en pratiques. Même si, pour le coup, le rêve ressemblait plus à un cauchemar. Car ce qu'il y avait de fantastique, avec un rêve, c'est qu'aucune logique n'avait de prise sur soi.

Alors qu'elle atterrissait lourdement sur l'un des étals après un magnifique vol plané, Solyane n'eut qu'un instant pour réaliser la différence fondamentale entre celle qu'elle était dans ses rêves et celle qu'elle était en réalité : une jeune femme, tout ce qu'il y avait de plus humaine et dénuée de magie, qui n'avait que de relatives notions de combats. Et chercher à attaquer un Démon en traître serait exactement comme essayer d'apprendre à un boulanger à mouler du pain !

- Stupide et misérable humaine ! Cracha le démon en se tenant le visage.

La jeune femme nota avec une satisfaction non dissimulée qu'elle avait réussi, dans son assaut enragé et totalement imprudent, à lui balafrer salement le visage. A défaut de le tuer, elle lui avait laissé un joli petit souvenir pour se rappeler que toute humaine qu'elle était, elle savait défendre sa peau. Un tant soit peu, en tous cas.
Seulement, maintenant, le Démon ne risquait plus de se laisser surprendre. Toujours aussi arrogant, il avait sortit la plus courte des deux épées qu'il semblait posséder. Sûrement qu'il ne la jugeait pas digne de la plus grande de ses lames.
Solyane se redressa tant bien que mal. Son dos la faisait souffrir, de même que son bassin. L'atterrissage sur l'étal lui laissait des séquelles mais, par chance, les potirons qui y étaient entreposés avait amorti suffisamment sa chute pour qu'elle s'en sorte sans fracture. Seulement endolorie et poisseuse du jus des cucurbitacées éclatés.

- Je vais te faire regretter l'instant où tu m'as touché ! Persiffla encore le Démon.

Solyane s'en moquait royalement et n'avait aucunement la tête à trouver la moindre répartie. Elle cherchait simplement un moyen de contrattaquer. Dans son envol, elle avait lâché sa dague et elle ne se faisait aucune illusion quant à ses chances de la récupérer dans le chaos de la rue. Sans parler que le Démon ne la laisserait sûrement pas faire. Il fallait qu'elle trouve autre chose. Et vite.
Voyant qu'une citrouille était encore intact, elle s'en empara. La jeter immédiatement aurait été inutile. En revanche, elle avait une petite idée. Grandir à l'école de la rue ne développait peut-être pas de grands talents de guerriers, par contre en matière de ruse, il y avait mille et une leçons pour ça !

Elle se releva, tenant la citrouille contre son torse. Elle espérait que l'épais espar de bois qu'elle avait coincé entre le légume et son ventre ne se verrait pas. Pas avant que son idée n'aboutisse, en tous cas.

- Que crois-tu faire avec cette chose ? Une soupe ? Se moqua le démon.

S'il pensait que les railleries affecteraient Solyane, il en fut pour ses frais. La jeune fille resta de marbre, le regard luisant de haine. Cependant elle se montrait plus mesurée, calculatrice. Lassé de ce petit jeu, le Démon attaqua. Comme Solyane l'avait imaginé, il visa son ventre. La cible la plus facile du corps. La citrouille éclata sous l'impact de même que l'espar de bois qui n'était en rien conçu pour se prendre un tel coup. Solyane s'y était attendue et encaissa comme elle put. Même lorsque la force de l'élan du démon la repoussa de plusieurs mètres. Ce qu'elle avait moins prévu fut l'entaille qui traça une ligne de feu dans son flanc. Du sang se mit aussitôt à couler de la blessure. Cependant son idée avec fonctionnée ! Le coup avait été dévié et en éclatant la citrouille avec aveugler le Démon qui chercha à se dégager en hurlant. Solyane s'accrocha à son bras et, mettant son faible poids à profit et la force musculaire de l'ignoble créature, elle bascula l'arrière de son corps vers le haut.

Un craquement sinistre retentit lorsque le talon de sa botte rencontra le nez du Démon. Celui-ci hurla de plus belle et envoya Solyane plus loin. Cette fois la jeune femme se prépara à la chute pour pouvoir rouler au sol et atterrir sans trop de mal. C'était, bien entendu, sans compter la présence imprévue d'autres humains qui s'étaient retrouvés coincés entre les différents combats. Elle leur atterrit dessus et ils s'effondrèrent tous deux au sol.

*
* *

De son poste d'observation, Baltrigon eut un rire bref. Certes, les humains étaient une race pitoyable et faible, à peine suffisamment douée pour faire des esclaves. Des jouets bien trop fragile pour satisfaire les appétits démoniaques sauf en cas d'envie pressante, comme cela avait été sûrement le cas le jour où il avait engendré Solyane. Cependant, pour peu qu'on leur en laisse l'occasion, ils pouvaient se montrer assez divertissant quand ils y mettaient du leur. Comme Solyane venait de le faire.

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Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Ven 14 Avr - 15:45
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Edsere - Praesium - II
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Je tentais tant bien que mal de garder la ligne ainsi que les assaillants tentant de briser notre petit cercle défensif. Malgré tout, il ne restait qu’un seul adversaire et celui-ci était plus orienté dans mon dos au niveau de l’ange et de Sasha. Dans mon cas, je me contentai de garder mon targe bien haut pour nous protéger d’un éventuel danger ou d’un projectile. Après quelques dizaines de secondes ainsi, je plissai des yeux en entendant d’étranges sons provenant de ma droite. Je me retournai pendant quelques secondes pour voir que Fyn, la fille qui se tenait là quelques minutes plus-tôt, n’était plus elle-même. Sa bestialité, tout comme ma colère tout à l’heure, avait probablement finit par prendre le contrôle comme mécanisme de défense. Malgré moi, j’eus un léger mouvement de recul en direction de Sasha. S’il y a bien quelque chose que je ne désirais pas, c’était me prendre un coup de griffe ou de croc dans le dos. Je recula légèrement plus et mon pied se posa sur une substance entre le liquide et le solide sentant très mauvais. Je le regardai du coin de l’œil et aperçu plusieurs morceaux de ce qui me semblait être une pomme. L’image de Sasha, souriant timidement en croquant dans sa pomme me revint presque systématiquement un haut de cœur me frappa.

Je déglutis difficilement tout en continuant de tenir mon targe bien haut dans une position défensive. Voyant que mes compagnons avaient besoin d’aide, et que l’ange était visiblement dans un état de besoin, je me rapprochai dans l’espoir de l’aider. Le deuxième vampire saisit alors mon épée sur le sol et me menaça de la pointe. Même si une de ses jambes étaient complètement fichu, il restait courageux. D’un mouvement rapide du pied, je bottai ce que je supposais être le vomi de Sasha en direction du visage du vampire. Celui-ci, visiblement surpris, eu un mouvement de recul sans pour autant se protéger le visage. Le liquide acide lui arriva dans les yeux, causant la fermeture de ceux-ci instantanément dans le but de calmer la brûlure. Du même pied, étant celui-ci dans lequel ma semelle avait pilé dans l’étrange liquide visqueux, j’assénai un puissant coup de pied dans le visage de mon ennemi. Celui-ci tomba à la renverse et ne se releva pas, probablement tomber dans les vapes suite au choc près de son cerveau. Je me dirigeai ensuite en direction de Sasha et de son père. Celui-ci avait désormais un vampire dans le dos qui l’avait poignardé. Dans mon cas, je positionai mon bouclier devant moi tout en me positionnant fixement sur le sol dans le but d’avoir un maximum de stabilité et de puissance. Je poussai alors de toutes mes forces sur le dernier des vampires près de nous pour l’arracher de son emprise dangereuse sur l’ange. Celui-ci tenta de s’accrocher à la dague ce qui la délogea de la chair de l’ange. Ce soudain mouvement causa une éclaboussure qui teinta une partie de mon visage de sang au niveau de la tempe droite. L’ange lâcha une sorte de soupir, probablement de douleur et de satisfaction de ne plus avoir de lame logée dans son corps. Dans le cas du vampire, celui-ci se retrouva plus loin sur le sol, désarmé et déséquilibré très près de ce qui semblait être Fyn au départ. Je m’adressai en sa direction d’une voix assez forte :

- Fyn ! Couvre-nous, on ne peut pas tenir la ligne avec un blessé et une inconsciente. Fais ce que tu veux avec le dernier, mange-le, ou je ne sais pas, mais achève-le !

Je croisai son regard bestial pendant quelques secondes en tentant de lui faire comprendre l’importance de la situation. Dans mon cas, je me dépêchai rapidement de prendre mon épée couverte de sang et je la plaçai dans son étau dans mon dos. J’en profitai pour donner un coup de poing dans le visage du vampire qui était toujours au sol, dans le but d’être certain qu’il demeure inconscient, ou mort, dépendant de la situation. Par la suite, je me positionnai du côté disponible de Sasha et je tentai tant bien que mal de reculer du champs de bataille à l’aide de l’ange. À L’occasion, je brassai légèrement la tête de Sasha en lui disant son nom dans l’espoir qu’elle soit de nouveau consciente. À l'occasion, je m’autorisa à faire certaine grimace de douleur en sentant le sang sortir légèrement de la morsure que j'avais à l'épaule.


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Sam 15 Avr - 5:12
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Aetrayel - Avium - II
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Thorn grimaça. Il n'avait jamais vraiment été à son aise sur ses jambes. Et puis se déplacer sur terre était tellement... Tellement... ennuyeux !! On ne pouvait aller que dans deux direction, toujours à l'horizontal. Car, bien sûr, il n'avait pas d'ailes, contrairement à Rubeus. Il n'avait jamais adhéré à toutes les idées de son peuples. Contrairement à la plupart des Nagas, il n'était pas aussi raciste. Mais quand même... Comment pouvait-on s'accomoder d'un mode de déplacement si limité ? Rubeus, au moins, pouvait comprendre ce qu'on ressentait lorsqu'on était libre de choisir n'importe quelle direction : en haut, en bas, à droite, à gauche... Un monde où dessus et dessous n'avait au final qu'une signification toute relative !!

Malgré cela, il avait accepté de suivre son ami. Par curiosité, d'abord, et parce qu'ils s'entendaient vraiment bien tous les deux. Ils partageaient ce désir d'explorer le monde hors des idées préconçues de leurs races. Quoi que, dans le cas de Rubeus, il adhérait particulièrement à l'une de son peuples : aider les humains. Ce qui expliquait leur présence ici.
Mais de là à se battre ?! Bon sang, il devait avoir complètement perdu la tête. Et bien entendu, pour ne pas se retrouver seul si loin de chez lui, Thorntarodedhel avait suivi.

Il soupira profondément avant de balancer son bras. Lorsqu'il avait compris que quelque chose ne tournait pas rond, Rubeus lui avait laissé l'un de ses chakrams. Thorn n'avait aucune arme à lui, en dehors de ses griffes. Et il ne pouvait espérer reprendre sa véritable apparence ici. Il serait encore plus inutile que sur ses maigres jambes de bipède. Le Naga eut un coup d’œil pour l'arme circulaire qu'il tenait en main par la poignée centrale. Il savait approximativement s'en servir mais ne garantissait pas d'être aussi doué que l'Ange dans le maniement de cette chose.

Soudain il vit s'approcher de lui un jeune homme. Plus petit que lui d'au moins une tête et demi, aussi maigre et absolument pas l'air dangereux. Pendant un instant Thorn se demanda ce qu'il faisait là. Puis il vit son air résolu. Est-ce qu'il comptait vraiment se battre ? D'accord, Thorn aussi n'avait pas l'air très musculeux, mais ce n'était qu'illusoire et... De toutes manières, quelle arme pouvait bien avoir ce gringalet ?

* * *

Enlever l'arme tout en se concentrant pour faire se refermer muscles, tendons et tissus était une entreprise qui demandait à Rubeus une concentration totale. Il avait littéralement mis sa vie entre les mains de Lumeni et ce jeune inconnu. Il ignorait lui-même ce que le jeune homme pourrait apporter à Lumeni dans un combat mais il avait d'autres préoccupations.

La jeune femme saignait toujours. Quant à lui, se concentrer à un tel point commençait à lui coûter en énergie. D'autant plus qu'il puisait dans ses réserves magiques pour mener cette guérison jusqu'à son terme. Dans son dos les démons grognaient, riaient, saccageaient. Mais il restait totalement hermétique au monde extérieur. Totalement concentré sur la jeune femme aux cheveux blancs et aux yeux bandés.

Lorsqu'il sentit enfin les dernières parcelles de peau se refermer, il soupira de soulagement et s'accorda quelques instants pour souffler. Il lui faudrait une bonne nuit de sommeil pour se remettre complètement de la dépense d'énergie mais au moins lui en restait-il encore assez pour venir en aide à ceux qui combattaient. Il prit délicatement la jeune femme dans ses bras, vérifia qu'elle n'était pas blessée autre part et alla l'allonger un peu plus loin. Il dégrafa sa longue cape blanche et l'enroula autour du corps de la jeune femme qu'il déposa ensuite, calée contre le mur d'une maison.

Puis il se retourna pour faire face aux démons. Il fouilla dans son sac sans fonds, en sortit son arbalète qu'il déplia rapidement et encocha un carreau. Il tendit son arme vers le plus proche des créatures de la nuit. Oui, Rubeus était un pacifiste dans l'âme. Il n'aimait pas perdre son sang-froid. Mais en l’occurrence, il était si profondément marqué par l'inimitié entre sa race et celle qui lui faisait face, qu'il garda un sang froid si intense qu'on aurait pu le qualifier de glacial ! Son expression de marbre, ses yeux rouges plissés, lui donnaient un air dangereux. Il n'y avait aucun doute à avoir : Tant qu'il resterait un démon pour menacer la vie des humain, il n'aurait aucune hésitation à appuyer sur la gâchette de son arme. Ce qu'il fit.

* * *

Cela faisait déjà quelques minutes que Thorn se battait avec toute la rage féroce qu'il pouvait faire naître en lui. Il était, en cela, aidé par la bestialité qui dormait en chaque Naga. Et si cette part sombre de lui-même terrifiait et révulsait Thorntarodedhel, elle lui donnait pour l'heure l'avantage d'une force redoublée.

Le chakram emprunté à Rubeus avait déjà mordu les chairs ennemis à suffisamment de reprise pour en être rouge de sang. Lorsqu'il avait pu se le permettre, Thorn avait redonné à ses dents leurs apparences originels : une rangées de crocs aussi aiguisés que les meilleurs des lames. Puis il s'en était servit pour arracher des morceaux de peaux et de muscles par-ci, par-là !

Soudain, un démon se dressa devant lui avec une épée à deux mains dont la lame était aussi large qu'un tronc d'arbre. Il la levait déjà pour l'abattre sur le jeune Naga lorsqu'un carreau se planta brusquement dans son crâne. Thorn tourna son visage ensanglanté en direction de l'origine du tir. Rubeus !! Il s'était enfin joint à eux pour combattre. Mais le jeune Naga eut alors un frisson. C'était la première fois de sa vie qu'il voyait une telle expression sur le visage de l'Ange. C'est à cet instant qu'il fut particulièrement heureux d'être dans son camp.

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Sam 15 Avr - 15:19
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Nanthun - Domum - II
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Un mouvement sur sa gauche, trop rapide pour qu’elle n’ait le temps de réagir. Et puis une éclaboussure chaude sur son museau. L’odeur métallique du sang lui remonte jusqu’au cerveau. D’instinct elle se lèche les lippes et grogne. Sasha est effondrée sous son père, blessé au dos, et Akwa vient d’achever le monstre qui ne peut plus tenir debout. Un autre se retrouve devant elle, propulsé par le blond qui lui intime quelque chose. Les mots sont comme une soupe de claquements étranges et de voix sans aucun sens. Pourtant à travers ce gromelot l’intention transparait. La posture, le regard, la situation. Tout s’emboite et elle tourne son regard vers le monstre.

Il se relève. Elle ne lui laisse aucun répit. D’un bond elle couvre la distance les séparant et lui écrase le torse en visant la gorge. Son adversaire recule mais ne tombe pas. Il tord sa nuque pour l’empêcher d’y planter ses crocs et la saisit pour la dégager. Ses griffes s’accrochent, râpent sa peau, elle tient bon. Et puis un coup violent sur le flanc la fait tressauter involontairement. Elle couine et le monstre en profite pour l’envoyer s’écraser lourdement au sol. Elle se relève prestement et évite de justesse le fil d’une lame visant sa tête. L’arme lui érafle tout le côté gache et se plante dans le sol. Déséquilibré, son adversaire chancèle et elle en profite pour lui mâcher l’épaule. Le goût du sang. Chaud, ferreux, stimulant. Sa prise se raffermit encore et le monstre crie. Il lâche son arme et s’effondre sur le côté. Ils luttent, l’un tentant de chasser l’autre, l’autre tentant de causer le plus de dégât possible. Elle sent une de ses dents craquer et relâche la tension. Un autre coup sur le front. Elle couine. Le choc la sonne un temps et elle s’ébroue pour reprendre constance. L’autre face à elle presse son épaule et l’invective. Une avalanche de mauvaises intentions sans la structure du langage.

Elle constate la blessure sur son côté et gémit. Cette fois elle reste circonspecte, fouettant l'air de sa queue. Elle attend un faux mouvement. Mais le monstre aussi ne bouge pas. Il n'est pas bête. Puis un mouvement de foule. Une marée de gens qui fuient. Elle évite les jambes paniquées, en bouscule beaucoup et serpente jusqu’à sa proie. D’un violent coup de tête elle déséquilibre son adversaire qui ne l’a pas vue venir. Elle profite de son élan et fouille la chair de l'abdomen avec ses griffes. L’odeur âcre des viscères lui agresse la truffe quand elle plonge la tête dans la plaie ouverte. Ses crocs accrochent un boyau et elle tire. Le monstre hurle, la repousse mais ne fait que répandre ses organes par terre quand elle entraine le bout d’intestin dans sa chute. Désespéré, il appuie ses poings sur son ventre pour empêcher le reste de sortir.

Elle halète en mâchouillant son bout d’entrailles. Sa blessure commence à lui faire vraiment mal. Le sang a taché sa belle fourrure fauve et se répand maintenant par terre à chaque pas qu’elle fait. En face l’autre a abandonné toute retenue. Il veut juste l’entrainer avec elle, ça se lit dans ses yeux. Il se traine jusqu’à elle mais elle ne le laisse pas faire. Elle accélère le pas et vise à nouveau la nuque. Cette fois elle trouve sa prise. Ses crocs se plantent profondément dans la chair. La jugulaire est touchée et le sang inonde sa bouche. Ils roulent, elle se prend des coups, une côte cède, mais elle tient bon. Elle resserre encore ses mâchoires et secoue la tête. Les fibres craquent et finalement ce sont les vertèbres qui lâchent. Un dernier coup sur le dos, plus faible, un soubresaut et le monstre cesse de bouger. Elle ne relâche pas sa prise tout de suite. Malgré le sang qui bave le long de sa gueule elle attend. La pression retombe enfin. La fatigue engourdit ses muscles et elle se traine lentement jusqu’à Akwa, Sasha et son père. Elle s’assoit près de lui, tremblante comme à ses premiers jours et entreprend de lui lécher les plumes. Elle passe quelques coups furtifs directement sur la blessure mais ne s’y attarde pas.

Puis elle renifle Sasha. Elle sent encore son souffle ce qui signifie elle est encore en vie. Elle tourne la tête vers Akwa et grogne sans intention particulière. Juste parce qu’elle est vivante. Elle s’écroule sur le côté, enroule sa queue autour d'elle et lape sa blessure, questionnant le grand bonhomme du regard.

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Sam 15 Avr - 22:33
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Akwa n'attendit pas pour réagir et porter secours à Lucain, immobilisé par la force des choses. Quand la lame glissa hors de la plaie, entraînée par un vampire déséquilibré, l'ange laissa échapper un soupir de soulagement, refrénant toujours la sensation de douleur entre ses mâchoires serrées. Le grand blond avait connu de nombreuses batailles et autant de blessures, au cours de sa longue vie d'aventurier. Il avait maintes fois bravé la mort et cela ne l'impressionnait plus autant qu'autrefois. Tout ce qui l'importait était le bien être de sa fille. Il n'y avait que pour elle et son épouse qu'il ressentait encore de la peur.
Mais cette blessure le lançait terriblement. Il faisait au mieux pour contenir une toux vive, le goût du fer ayant envahi l'arrière de sa bouche. L'ange n'était pas encore en mesure de le dire avec certitude, mais il avait très probablement le poumon perforé. Chaque respiration lui coûtait et il commençait à émettre un sifflement inquiétant.

La petite troupe recula de quelques pas, tandis qu'Akwa essayait de ramener Sasha dans le monde des éveillés. Il scandait son nom, mais en vain : la jeune femme était encore aux prises avec l'inconscience. L'ange savait qu'elle réagirait certainement très mal en le voyant, puisque c'était la violence dont il venait de faire démonstration, un peu plus tôt, qui l'avait mise dans cet état. Mais il renonça à le dissuader de l'approcher : il n'arrivait plus à articuler à cause du manque d'air.

Tandis qu'ils rompaient le cercle, Fyn se battait avec bravoure contre le dernier de leurs adversaires. L'ange découvrit toute la rage et la détermination de l'animal, en combat inégal avec un vampire expérimenté. Il savait que l'humanité avait, en grande partie, disparue sous la fourrure rousse, ne laissant place qu'à l'instinct de survie et l'acharnement.
La créature, dans un ballet de sang et de grondement, mettait littéralement en pièce l'adversaire. A la fin, il ne resta qu'une mare rouge et des râles d'agonie, tandis que la renarde revenait vers eux. Haletante, chancelante, Fyn arrivait victorieuse, mais dans quel état ! Son petit corps meurtri s'effondra à côté d'eux, ses grands yeux jaunes exprimant toute l'intensité de sa force vive.

Lucain força un sourire de gratitude. Non parce qu'il n'était pas sincère, mais parce que la douleur le poignardait sans lame. Il leva une main assurée, en dépit de sa grande fébrilité, en direction de la bête. Sa paume luisait d'une lueur douce et tiède.
Il la posa doucement à l'arrière de la tête de la renarde, derrière les oreilles. Alors, d'un grand geste, l'ange lui adressa une caresse jusqu'au bas du dos. Et à chaque centimètre parcouru, le long de la fourrure blessée, la magie du soin miracle des anges se déployait. En quelques instants, les plaies se refermèrent, tandis que la peur et la peine desserraient leur emprise sur l'esprit de Fyn. Au même instant, Sasha ouvrit les yeux.

J'ai l'impression de sortir d'un rêve. Tout est embrouillé. Pendant une seconde, j'ai même le sentiment de ne savoir plus ou je suis, ni quel jour on est. Pourtant, bien vite, les images de la fête des récoltes me reviennent. Je me rappelle de la musique et du visage souriant de Fyn et Akwa, avant que les choses ne tournent mal. Je me rappelle du sourire menaçant des vampires avant l'assaut. Je me rappelle du sang et du craquement des os, je me rappelle de la violence d'Akwa donnant la mort.
Pourtant, toute l'horreur qui m'habitait n'est plus, à présent. Je me sens sereine, apaisée. C'est un fait étrange, car le chaos règne toujours autour de nous. Que se passe t'il ?

L'odeur de l'air est âcre. Il y a une brise légère et froide. Le fracas autour est immense. J'ai mal au main, j'ai le cœur lourd. Ça y est : la réalité me revient en pleine tête. J'ai finalement repris mes esprits.

Mon père me tient dans ses bras. Il a une curieuse expression au visage, celle-là même qu'il arbore quand il souffre en silence : ce qu'il fait toujours. Je vois la commissure de ses lèvres, imprégnée de rouge. Je le vois refréner une toux dangereuse, tandis que sa respiration traduit une détresse et le manque d'air.
Je le vois aussi soigner les plaies d'un petit renard, tandis que son autre main continue de me maintenir. C'est lui qui m'apaise, en même temps qu'il soigne Fyn. Je comprends tout.

D'un pas chancelant, hasardeux, je me relève. Il semble étonnée de me voir ainsi. Akwa est la, mais j'évite de croiser son regard. Les corps inertes à nos côtés : je ne les regarde pas non plus. Tout ce que je vise, c'est la blessure de mon père. J'ignore tout le reste, ne pensant qu'à la tâche qui m'attend. Moi, le médecin, je m'en vais accomplir ma part dans ce chaos terrible. Je ne pense à rien d'autre et, de fait, c'est comme si tout le reste n'existait pas.
La blessure ne mesure que quelques centimètres, mais je la devine profonde. Rien de trop grave, cela dit : la magie réglera cela rapidement. Je place mes mains contre l'entaille et me concentre autant que possible, aidée par les effets du soin miracle, sur mon esprit tourmenté.
Mon père se redresse à mesure que le sort agit. Je l'entends respirer avec davantage d'aisance. Nous sommes tous hors de danger, à présent.
« Merci.
Articule-t-il finalement, en grande partie rétabli. Son regard passe sur chaque membre du petit groupe que nous formons puis, détaille nos adversaires à terre. Alentours, c'est toujours le chaos, même s'il semble que le camp des hommes reprenne peu à peu le dessus.
« Il faut vous mettre à l'abri à présent.
Dit-il.
« Comment, "vous" ?
Fais-je alors.
« Tu vas rejoindre ta mère. Il n'a pas l'air de plaisanter. Je dois aider ceux qui restent.
-Non, non...
-Ne discute pas, Sasha.
Il se tourne alors vers Akwa et demande. Toujours en forme ?
S'il croit que je vais le laisser continuer à se battre, il se trompe.

994 - P5:
 
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Dim 16 Avr - 15:48
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Aetrayel - Avium - II
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Ils marchaient depuis des heures déjà, proches sans avoir besoin de se toucher, conscients de la présence l'un de l'autre un peu comme s'ils se tenaient la main.

Ils n'aimaient guère les villes, mais leurs pas les avaient conduits au sein de l'une d'elles. Ils observaient tout autour d'eux avec curiosité, prenant plaisir à regarder passer toutes sortes de personnes, à voir les étals colorés. Ils se sentaient un peu perdus dans cette foule dont ils n'avaient pas l'habitude, mais éprouvaient du bonheur à être environnés d'êtres humains.

Quand Kaël ne se plongeait pas dans la contemplation de tout ce qui l'entourait, elle avait tendance à diriger son regard vers le sol pavé de pierres grises; entre les dalles poussaient de minuscules brins d'herbe. De temps à autre aussi, son regard se portait vers le haut, pour suivre un vol d'oiseaux, ou juste attiré par elle ne savait quoi.

Le soleil chauffait agréablement, sans être trop fort. Il y avait des bâtiments de pierre anciens, réchauffés par ses rayons. Ça faisait du bien à Kaëlyra d'être là où elle était. Elle trouvait qu'il y avait une bonne atmosphère en ce lieu.

Mais un trouble s'introduisit tout à coup dans ses bonnes sensations, comme le mouvement  soudain d'un poisson dans une eau calme, et les deux anges s'immobilisèrent, devant un haut édifice de pierre, dans un carré de soleil. Il sembla à Kaël que les battement de son coeur ralentissaient, tandis que cette sensation, semblable à une perturbation dans l'onde, leur parvenait.

Un frisson parcourut ses ailes invisibles. Elle attrapa la main de Barthelémy, entrelaçant leurs doigts. En réponse, il serra sa main. Une sensation de trouble l'envahissait, comme le sang se répand avec une lenteur menaçante  et inexorable dans l'eau. Sa peau lui semblait douloureuse comme après une commotion, et elle commença à se sentir malade, comme si elle allait faiblir et tomber. Barthelémy l'attrapa aussitôt dans ses bras, et s'élevant vers le ciel grâce à ses ailes puissantes, il l'emporta sans difficulté. Elle ferma les yeux, ne ressentant plus que sa sensation de faiblesse, mêlée à celle de la lumière, tandis que les ailes de Bart' battaient. Au loin en dessous d'eux elle entendait des cris lointains.

Elle sentit qu'il la déposait sur une surface dure. Elle ouvrit les yeux. Elle était en hauteur.

- Tu es en sécurité ici, lui dit l'Ange. Restes là si tu ne te sens pas capable de te battre. Je reviendrais te chercher après.

La gorge serrée, elle leva un regard inquiet et troublé vers lui, et acquiesça en silence. Elle se sentait encore si fragile.

Elle le suivit du regard tandis qu'il redescendait. De là où elle était, elle pouvait surveiller qu'il ne lui arrive rien. Elle restait sur la défensive, mais se détendait légèrement. Elle se sentait moins mal à présent qu'elle était éloignée des créatures maléfiques. Elle sortit son arc et encocha une flèche, songeant qu'elle allait récupérer quelques minutes puis qu'elle descendrait à son tour; il était impossible de rester sans rien faire. En attendant, elle allait protéger Barthelémy.

* * *

Barthelémy  décrivit une courbe gracieuse; forts occupés à se battre et à se défendre, personne n'avait vu son envol ni ne le voyait à présent. Il repéra un groupe qui avait besoin d'aide et fondit vers le sol, prêt à faire usage de son épée à double tranchant.

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Dim 16 Avr - 20:39
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Norphis - Abund - II
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Fruïan, la fête des récoltes. De mon vivant, cette fête typiquement Humaine était l'une de mes préférées. L'ambiance y était constamment conviviale, chaleureuse et la musique y était grandement pour quelque chose. En parlant de musique, c'était l'une des raisons pour laquelle je me risquais à entrer si profondément sur le territoire humain. Je n'avais qu'une envie, écouter les musiciens produire les mélodies dont je raffoles tant. C'est ainsi que je me suis assise, à une certaine distance de la fête, observant la convivialité de loin et essayant de jouer au même rythme que les musiciens avec mon Luth. Je n'osais m'approcher plus près, mon apparence intriguant plus qu'autre chose et si des humains voyaient une Vampire rôder en plein milieu de la fête des récoltes, la panique générale se ferait ressentir en quelques instants.

Mais je n'eus besoin d'intervenir pour que la panique éclate. La musique s'arrêta brusquement, à mon grand déplaisir, et des cris d'horreurs éclatèrent ça et là. Cherchant un point de vue un peu plus en hauteur pour saisir l'ensemble de la situation ce fut en quelques secondes que j'aperçus la horde de vampire et de démon se ruer depuis la Sylve Aux Soupirs. Je soufflais un grand coup. C'était à cause de ce genre d'individu que je me devais de cacher mon identité. Si tout mon être ne souhaitais que déguerpir et trouver un endroit plus calme où passer la nuit, mon instinct s'y opposa fermement et ne voulait qu'aider les humains à fuir les Vampires.

Plusieurs choix s'offraient à moi. Je pouvais soit : aider le peuple à rentrer à l'intérieur des portes de la ville tout en se débarrassant des quelques créatures qui avaient réussi à passer la ligne de défense. Soit je pouvais rejoindre cette ligne de défense qui déjà semblait en pâtir. Le blondinet était couvert de sang, les anges étaient trop occupés à soigner les blesser pour défendre quoi que ce soit, l'hybride avait de méchantes blessures et l'elfe ne semblait aucunement capable de se défendre correctement.

Soupirant une nouvelle fois et commençais à me diriger vers cette pseudo ligne de défense. J'en profitais pour dégainer ma rapière et essaya tant bien que mal de passer à travers la foule en pleine panique. J'en profitais au passage pour assassiner un de mes compatriotes vampire qui, trop occupé à boire le liquide chaud émanant d'un homme, n'eut pas le temps de réagir. Je m'approchais quelque seconde de l'homme pour voir s'il était sauvable mais remarqua les deux trous dans la jugulaire de l'homme, je n'allais pas être capable de faire quoi que ce soit.

Continuant mon chemin jusqu'au cercle défensif, je faisais jouer le fait que les attaquants puissent me confondre comme un de leurs alliés pour me diriger avec plus ou moins de tranquillité. Néanmoins, c'était aussi un désavantage puisqu'un carreau d'arbalète tenu par un des gardes m'érafla le bras gauche sur tout le long. La blessure était superficielle mais mes bandages avait commencé à se détacher. Déviant ma course pour esquiver ce garde en particulier je m'interrogeais sur comment j'allais bien pouvoir aborder le groupe sans me faire embrocher sur-le-champ. Je pourrais bien sûr apparaître de nulle part et les aider mais au moment même où il découvrirait mon identité, je serais sur leur liste noire. Je décidais alors de jouer franc-jeu.

J'arrivais enfin près du petit groupe. Regardant chacun d'entre eux dans les yeux, et plus particulièrement le grand blond qui semblait diriger les opérations, pour leur faire remarquer mon appartenance à la race Vampirique de par mon unique iris ensanglanté, je déclarais ensuite haut et fort malgré mon stress certain.

« Je suis ici pour vous aider. Même si vous n'avez pas confiance en moi, je ne pense pas que vous soyez en position de refuser de l'aide. »

Je pointais ensuite ma rapière vers les attaquants, craignant tout de même de me faire tuer dans les secondes qui allaient suivre.

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Mar 18 Avr - 21:06
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Astre - Cometa - III
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Celaena n'avait même pas le temps d'entendre les paroles d'Ilidia que le même vampire attaquait une deuxième fois, se jetant sur elle avec la rage au ventre. La grande blonde donnait un coup de pied sur son épée pour lui donner juste assez de vitesse pour l'intercepter. Le vampire était fou de rage devant l'affront qu'elle venait de lui faire, la démone, elle semblait rire de la pittoresque scène que lui offrait son congénère vampirique. L'autre homme, un grand maigre bougeait rapidement pour sortir du coup de l'œil de Celaena, probablement plus intéressé par Ilidia que par eux. La blonde bloquait le du mieux qu'elle le pouvait le vampire, au moins, elle semble être tombé sur un idiot qui n'était pas capable de pensée correctement deux secondes. Elle grimaçait tout de même sous la force que lui offrait l'homme qui ne semblait pas habitué à tant de ‘'résistance'' de la part de son repas. Peut-être, avait-il toujours choisit des proies faciles et qu'il avait cru qu'elle le serait également ? L'astre se sent quelque peu offensé par une telle pensée, mais elle la rejette rapidement pour ne pas être distraite trop longtemps. L'épée tenue à deux mains, elle utilise tous ses forces pour retenir l'homme à distance. C'était complètement faux, en fait, l'homme était pratiquement  de tout son long sur elle, l'une de ses mains coincés entre lui et la lame et l'autre accrocher à elle, tandis que sa bouche claquait à quelques centimètres de son visage de l'astre. Cette dernière frissonnait d'inconfort devant tel rapprochement, elle n'avait jamais été friande de ce genre de rapprochement et elle ne l'était encore moins en ce moment. Elle réussissait à faire bouger la lame pour venir entailler la mâchoire de la créature qui pousse un grognement de mécontentement, mais qui ne relâche toujours pas prise. L'astre serre la mâchoire devant l'inconfort que lui donne l'effort de simplement le garder à distance. * Pense rapidement, pense bordel ! * Se cri-t-elle mentalement dans le but de ce motiver un peu et l'illumination vient.

Aeronelle dans son dos poussait un couinement de surprise devant l'agressivité qu'offrait l'adversaire à Celaena. Elle désirait plus que tout se rendre utile à sa compagne, mais elle était tellement effrayée qu'il lui était difficile de penser correctement. D'une main mal assurée et tremblante, elle tirait une flèche de son carquois pour l'encocher avec maladresse sur la corde de son arc. ‘' Taralis, tu me fais confiance. ‘' Résonna la voix de Celaena. ‘' Toujours ! ‘' S'exclama la rouquine en reprenant un peu de courage en elle. ‘' Quand je te dirais, tu sautes vers l'arrière et tires ta flèche vers le sol. ‘' Articule avec peine l'astre. Le vampire gagnait toujours un peu plus de terrain et les deux femmes savaient que Celaena ne pourrait pas le vaincre facilement et encore moins sans aide. Le dos de la blonde était courbé vers l'arrière, les genoux pliés, donc une jambe placée vers l'arrière pour lui permettre de ne pas tomber, mais surtout, la mâchoire de l'homme s'approchait dangereusement de son cou. Il y eut encore quelques secondes de flottements avant que l'astre laisse échapper son signalé. ‘' MAI'NANT ‘’ grogne-t-elle sous l'effort.

Dans une synchronisation presque parfaite, la petite chasseuse sautait vers l'arrière et sous ses yeux surpris, Celaena devient transparente. L'action de transparence ne dura pas très longtemps, mais juste assez pour que le vampire, déstabilisé de perdre subitement son appui, frappe le sol en passant au travers la blonde. L'opacité de l'astre revient presque immédiatement, elle laissant le temps de récupérer son arme qui avait commencé à lui glisser des mains. Pendant qu'elle effectuait une rotation pour se tourner vers l'homme qui – confus de la situation – ne comprenait plus rien. Taralis bandait son arc pour en relâcher la corde, envoyant une flèche se planter dans le dos de l'homme. La blessure n'était pas grave, mais assez douloureuse pour le garder un peu plus longtemps au sol. Tordu et paralysé par la douleur, il restait presque une longue minute au sol avant de lever un regard rageur sur la petite. La gamine eut tellement peur, qu'elle paralyse sur place pendant que l'homme se relevait péniblement, mais le temps qu'il avait pris avait été suffisant pour que l'astre abaissait sa lame d'acier sur sa jolie nuque dévoilée et asperge Taralis du sang de son ennemi. Le sang giclait sur les deux femmes et pendant que la gamine étouffait un cri dans ses mains devant la scène macabre, Celaena se tourne lentement vers la démone, prête en découdre encore un peu. C'était complètement faux, elle était épuisée, mais espérait secrètement que la femme n'était plus là.  



Résumé:
 



From chaos a star is born

I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



Jeu 20 Avr - 1:02
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