♪ RP MULTI ♪ - Fruïan, la fête des récoltes

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La remarque de Fyn me fait plaisir. C'est très gentil de sa part. Quand je vois la réaction de mes deux nouveaux compagnons, ça me donne l'impression qu'ils n'ont pas vu d'ange bien souvent. C'est vrai qu'ils ont quelque chose de fascinant, avec leurs grandes ailes blanches éclatantes. Il est assez courant de voir des visages ébahis, dans la cité des anges. En particulier chez les nouveaux réincarnés : ils se touchent les plumes pendant des heures, avec un drôle d'air. M'enfin en ce qui me concerne, j'ai l'habitude.
« Oui, ou métis on peut dire.
Fais-je en souriant doucement, quand elle m'attribue le qualificatif de « mélangé ». Je crois que je comprends son hésitation : le premier mot qui vient à la tête, quand on parle de croisement entre deux peuples, c'est hybride.
Visiblement, Akwa semble aussi porté que moi par la musique. Cela dit, il semble beaucoup plus confiant, au point de nous inviter à danser toutes les deux. Fyn est, comme je m'en doutais, pleinement enthousiaste. Ça me donne assez de confiance pour me lancer à mon tour. J'accepte donc de les suivre avec joie.
« Je viens !
Dis-je d'un ton heureux, en me levant d'un bond. Comme la foule commençait à s'amasser, je veille à rester dans l'ombre d'Akwa. A côté, ce sont des silhouettes sans visage qui rient et se dandinent. Le grand blond fait de son mieux pour glisser entre les gens, ce qui n'est pas facile avec une telle carrure. A un moment, je le vois percuter une jeune femme en train de discuter avec une autre encapuchonnée. Cela dit, l'incident ne dure pas, puisqu'il s'empresse de réparer sa faute à force de compliments éloquents et un dédommagement.
Moi, je reste un peu en arrière, échangeant simplement un regard avec ces femmes inconnues. Je ne dis rien, attendant simplement que l'on reprenne le mouvement. Quand nous parvenons finalement à la piste, simple espace de réunion improvisé devant la scène, je me tourne à la recherche de Fyn. Cette dernière avait l'air de bien s'amuser, cela dit, je fini par la perdre un peu de vue. Qu'à cela ne tienne, je décide de commencer à me dandiner, adressant un regard engageant à Akwa, l'air de dire « voyons voir comment tu danses ».

Je ne réalise pas tout de suite que l'ambiance est en train de changer. Ce n'est qu'une fois la musique interrompue que je me rend compte que des gens sont en train de crier et de se bousculer. Mon regard cherche partout les raisons de cette panique et, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je m’aperçois que notre trio est encerclé.
Les gens qui nous cernent affichent des visages malsains. Ils sourient à pleines dent, affichant bien à la vue de tous leurs canines pointues. Je sens la peur me tordre les tripes. Qu'est ce qui se passe ? On nous attaque ? Mon regard cherche celui d'Akwa et de Fyn, désespérément. Que va-t-on faire ? Je n'ai pas d'arme pour me défendre. Je ne me suis jamais battu contre des vampires, je ne sais pas de quoi ils sont capables. Par les dieux : ils vont tenter de nous tuer. C'est ce qu'ils vont faire. C'est en train d'arriver. J'ai trop peur, c'est affreux. Je ne veux pas mourir.

Un choc sourd retenti dans mon dos. Je sens ma respiration se couper. Soudain, un froissement doux me parvient. Je vois le plumage blanc de deux ailes m'encercler. Quand je me retourne, je découvre le visage grave de mon père, qui s'est envolé pour se poser juste derrière moi. Il est armé de son épée et de sa targe ronde. Son visage traduit un grand calme et cela m'apaise aussitôt. Je l'entends me dire, de sa voix grave et ferme :
« Prend tes armes, Sasha.
Mon regard se dirige aussitôt vers le sac sans fond qu'il transporte en bandoulière. Je sors ma dague et mon arc : mes mains tremblent. Je n'ai pas envie de m'en servir, mais au moins ai-je l'air un peu moins inoffensive ainsi.
Lui, il ne bouge toujours pas. Il a confiance... et si il avait peur, il ferait en sorte que ça ne se voit pas. Ses yeux bleus se dirigent d'abord vers Akwa, qu'il semble jauger brièvement, avant de toiser Fyn. Il analyse la situation, les ailes toujours en bouclier autour de moi. Sa voix s'élève alors, à l'attention des vampires.
« Vous êtes à présent trois contre quatre. Il lève son épée, comme pour appuyer ses paroles. Quoiqu'il arrive, vous subirez des pertes. Soyez raisonnable et retournez d'où vous venez.
Il tourne les yeux en direction de Fyn et Akwa et ajoute, à voix basse.
« Si nous restons ensemble, tout ira bien.
Je ne sais pas comment il fait pour avoir l'air à ce point rassurant. Moi, je suis morte de peur... Même si je fais au mieux pour me contenir et rester calme, je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine et un frisson agiter mes tripes au point de me donner envie de vomir. Pourvu qu'il ait raison.

P4 - 850:
 
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Mer 12 Avr - 15:24
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Aetrayel - Avium - II
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Le Continent Sacrifié ne ressemblait en rien à celui des Abîmes qu'il avait quitté quelques jours plus tôt. L'excitation du jeune Ange n'avait cessé d'augmenter au fur et à mesure que les côtes du continent des Humains s'approchaient. Pour la toute première fois de sa vie, il était allé plus loin que jamais il ne l'avait été et il allait enfin – enfin – pouvoir se mêler à la communauté Humaine. Sur leurs terres, dans leur quotidien, avec leurs coutumes ! Il en avait des papillons dans le ventre et il lui semblait que ses ailes ne le portaient pas assez vite ! Bien sûr, il aurait certainement pu faire appel à des bateaux faisant la traversée, mais il préférait économiser son argent pour des choses plus nécessaires. De plus, en volant, il en profitait pour se muscler, travailler son endurance et – le meilleur – il était totalement libre et indépendant. Mais pas seul !

Il baissa la tête, observant son reflet qui filait au-dessus de l'océan. Après quelques secondes à s'observer – fidèle à sa propension à s'admirer à la moindre occasion – il fouilla l'onde à la recherche de la silhouette de son ami. Lorsqu'il avait fait part à Lumeni de se rendre chez les humains, le jeune Naga lui avait posé une myriade de questions. Pourquoi ? Qu'est-ce qui l'attirait chez eux ? Est-ce qu'il ne craignaient pas de rencontrer des soucis ? Rubeus ne s'était pas privé pour lui apprendre succintement tout ce qu'il savait des humains, et plus largement ce qu'il aimait chez eux : leur solidarité, leur résistance, leur complexité. Il en avait tant et si bien fait que Lumeni avait fini par désirer lui aussi aller voir si « l'algue était plus verte dans le marais d'à côté ». Et lorsque l'Ange avait pris son envol, avec suffisamment de provisions pour faire le voyage ainsi que tout son attirail, le Naga s'était élancé après lui en nageant.

Marquant des pauses sur des ilots perdus dans la Mer d'Orichalque, où ils partageaient un bon repas mérité et quelques minutes, voire quelques heures, de repos, Rubeus et Thorn progressaient. L'un à la force de ses ailes l'autre à celle de sa nageoire.
Et finalement, voilà qu'ils y étaient enfin ! Le Continent sacrifié leur ouvrait ses paysages. Ses beautés mais également ses périls. L'un comme l'autre avaient adopté une apparence plus « humaine ». Rubeus en dissimulant ses ailes, Thorn en troquant sa queue pour ses jambes humaines. Puis ils avaient progresser ainsi, se dirigeant vers la cité qu'on appelait « La Terre des Rescapés ». Le cœur de la civilisation Humaine !

Si Rubeus s'était attendu à beaucoup de choses, il n'avait pas imaginé une seule seconde dans quelle situation il allait débarquer. D'ailleurs, il était tellement plongé dans ses rêveries que ce fut à Lumeni de l'avertir.

-  Rubeus, attends !
-  Quoi ?! Sursauta l'ange.

Le bras frêle du Naga se tendit vers les immenses murailles de la ville gigantesque. Au point qui devait être l'entrée de la cité se tenait un bien étrange regroupement. Et surtout une activité loin d'être agréable.

-  Des démons ! Constata Rubeus avec un certain malaise.
-  Et des Vampires. Ajouta Thorn.
-  Il faut intervenir !
-  Quoi ?! T'es malade ! Tu as vu leur nombre ? Ils vont nous tailler en pièces. Surtout toi, s'ils apprennent qui tu es !

Mais il aurait tout aussi bien pu lui parler dans sa langue d'origine. Rubeus ne prêta aucune attention à ses protestations et se précipitait déjà vers la ville. Thornatarodedhel gémit de dépit et emboîta le pas à l'ange.

Par on ne savait trop quel miracle, ils parvinrent à se faufiler jusqu'à l'intérieur de la ville. Mais ils constatèrent qu'ici ce n'était pas mieux qu'à l'extérieur.

-  Bon sang, mais combien sont-ils ? S'exclama Thorn.

Les yeux incarnat de Rubeus glissèrent sur la scène qui se déroulait devant lui. Sa mission était de protéger les Humains. C'était le but de tout Ange qui soit ! Il était vraiment arriver au moment idéal pour faire preuve de ses talents ! Son regard accrocha alors un duo, un peu plus loin. Une jeune femme aux cheveux blanc, le haut de son visage bandé, était effondré sur un jeune humain. Elle paraissait être blessée. Des monstres les menaçaient.

-  Lumeni ! Par ici ! Lança Rubeus sans la moindre hésitation.

Il entendit un grommellement derrière lui. Il savait que son ami ne le laisserait pas tomber. Il pouvait donc se concentrer sur la jeune blessée. Arrivée devant le jeune humain et elle.

-  Je m'occupe de la soigner. Si tu sais te battre, je veux bien que tu nous protège le temps que je la remette sur pieds ! Déclara-t-il à l'humain. Mon ami te prêtera main forte !

Il désigna Thorn d'un geste de la tête. Puis il apposa ses mains dans le dos de la jeune femme et puisa en lui la puissance magique nécessaire à la soigner.

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Mer 12 Avr - 16:31
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Edsere - Praesium - II
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J’étais encore sur la piste de danse accompagné de Sasha, plus ou moins certaine dansant de plus en plus avec ferveur. Peu à peu, je la sentais de plus en plus à l’aise et je commençai à donner mon maximum à mon tour en gesticulant de tous les côtés. Mouvements de jambes accompagnés de mouvement de bras sur les côtés et dans les airs, je dansai en souriant au rythme de la chanson, accélérant toujours plus pour inciter la foule à suivre le mouvement de danse. L’instant était tout simplement parfait. Je dansais ici et là avec des inconnus en croisant parfois mes partenaires de danse et mes nouvelles connaissances. Chaque personne souriait de plein dent en apprécier la plénitude de ce moment semblant magique. Cet instant fût malheureusement de courte durée. En effet, après quelques chansons, le groupe finit par se figer sur la scène en regardant ahuri dans une direction. Peu à peu, les gens stoppèrent de danser pour se retourner dans la direction ou une trentaine, voir un gang, se situait, imposant. Je plissai des yeux en écoutant le discours de celui qui semblait le chef. Au fur et à mesure qu’elle discutait, gâchant la fête en nous traitant de proie tout en instaurant un climat de stresse, je pouvais sentir la colère monter légèrement en moi ainsi que ma respiration s’accélérer.  La femme finit par terminer son discours et ses congénères sautèrent sur quelques personnes ici et là, suçant leur sang à mesure que la vie s’échappait de leurs corps. J’étais à la fois en colère, légèrement surpris et désorganisé par ce soudain mouvement, en effet, quelques minutes plus-tôt j’étais aux anges et je dansais tout simplement.

Par prudence, je reculai de quelques pas, voir une dizaine, tout en sortant mon épée de son fourreau et mon targe, que j'accrocha de tout son long à mon bras gauche. La horde de vampire accélérait, et bien rapidement, celle-ci finit par m'entourer. Je sentis un léger contact dans mon dos et d'un mouvement de regard je croisai celui de Fyn et Sasha. Fyn, étrangement, avait toujours l'air excitée, comme à son habitude. Pour ce qui est de Sasha, celle-ci tremblait comme une feuille. Malgré tout, c'est avec stupéfaction que je me détournai suite à un choc pour apercevoir ce qui semblait son père, un ange, semblant resplendir avec ses ailes malgré la situation. Celui-ci nous coula à l'oreille de douces paroles, et je dois l'admettre, sa présence ainsi que son épée me rassurait, l'idée de me battre seul face à ces vampires. Malgré la situation, je ne pu m'empêcher de sourire légèrement en direction de Fyn et de Sasha, il avait de quoi dire que c'était une grande surprise. Je détournai ensuite la tête en direction de l’homme vampire me fessant place. Il me montra ses canines, probablement en signe de défie, tout en souriant légèrement. Ma respiration s'accélérée et je serai plus fortement mon épée ainsi que mon targe. Le vampire se contenta de répondre en glissant son épée d'une main à l'autre. Je sentais la haine, la colère et l'amertume monter en moi au fur et à mesure que je gardais le contact sur cet saleté de mort-vivant. Je serrai d'avantage les poings et je pris une grande respiration pour me calmer et garder mon calme. Le vampire, trouvant visiblement cette situation très drôle ou cocasse, se contenta de rire aux éclats :

- Hahahahahha ! Mais dis-moi, quelle tête tu fais ! Barbie est en colère ?

Je plissai des yeux en le regardant et je commençai à avancer dans sa direction d’un pas accélérer.

- Petit fils de pute… Tu vas voir ta propre mort.


J’accélérai le pas jusqu’à sa direction et le combat commença. Quelques coups d’épées s’échangèrent tout en étant bloquées dans un grincement de lame ainsi que quelques étincelles. Le vampire, malgré moi, finit par me donner un coup d’épée bien placer sur la base de ma lame, désarmant ma main droite en propulsant mon épée vers l’arrière où se situait mes compatriotes. Visiblement amusé, le vampire commença à rire aux éclats. Toujours en colère, je lui assénai un coup très fort à l’aide de mon targe en plein dans le visage. Débalancé, celui-ci recula en dandinant son arme incertaine de gauche à droite. J’accélérai le pas pour le rattraper et je lui assénai un coup de tête. Le vampire tomba sur le dos, en criant, la douleur me frappa de plein fouet au niveau du front et je serai les dents. Je me plaçai en califourchon sur le vampire et je lui plaçai deux droites avant d’agiter la main en signe de douleur. J’expira fortement, étant fatigué par cet affrontement intense et je plaçai ma main sur sa tête pour qu’elle ne bouge pas du sol. Le vampire finit par ouvrir les yeux, me dévisageant. Voyant sa réaction, de ma main disponible, j’approcha mon index et mon pouce de son œil. D’un seul coup je les rentra dans sa cavité et je retirai tranquillement l’œil en forçant pour le faire sortir de sa cavité. Alors que le vampire criait à gorge déployé, je tirai l’œil vers moi en faisant bien attention de pas brisé le nerf optique et je détournai l’œil en direction du vampire.

- Saleté de cadavre ambulant, j’espère que tu vas bien souffrir pour tout ce que tu as fait. Regarde toi crevé !


Alors que l’homme vampire criait de plus en plus, tentant désespérément de bouger les jambes et les bras dans toutes directions, je lâchai sa tête de ma main disponible en plaçant mes doigts sur le coté de sa tête près. Je perçai ensuite son œil encore intact en rentrant mon pouce dans celui-ci, le détruisant dans une légère explosion de chair que je poussai plus profondément dans son orbite. Peu à peu, les cris du vampire finirent par cesser pour faire place à des pleurs et des larmes se mélangeant à son sang. J’expirai une fois de plus en le prenant par la tête je d’un coup sec je lui brisai la nuque dans un sons sinistre. Je le regardai, tandis que j’espérais que son âme partirait en enfer, pendant quelques secondes avant qu’une vampire me saute dessus, visiblement contrarié d’avoir perdu un de ses confrère. Elle me mordit dans la région de l’épaule, manquant de près mon cou. D’un geste presque instantané, je lui assénai un coup et je me dirigeai en direction de l’ange et de mes compatriotes. Je me plaçai dos à dos à eux en brandissant mon targe remplit de sang vers l’avant en signe de protection, comme mon épée était toujours très près sur le sol ma main droite se retrouva vide. Me sentant plus à sécurité maintenant, je m’autorisai à prendre quelques secondes de repos et de grandes respirations.

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Mer 12 Avr - 23:04
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Nanthun - Domum - II
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-Tant pis !

La frustration sitôt envolée dans l’euphorie générale, Fyn s’était déjà préparée à retourner faire la fête quand le vent de panique se répandit dans la foule. La musique enjouée de la vièle et du tambour avait cédé sa place à celle des cris et des pleurs en l’espace de quelques instants. Tout était discordant, brouillé et incroyablement oppressant. On battait des bras, se bousculait, appelait à l’aide, on souffrait et on mourrait partout autour d’elle. La fracture fut à ce point brutale que Fyn balayait l’espace l’entourant sans être capable de quoi que ce soit d’autre. Une bestiole insidieuse s’était nichée dans son ventre, tendant ses membres à l’extrême, la privant de toute possibilité de mouvement.

Et puis un à-coup la fit réagir. Il y avait Sasha et Akwa à côté d’elle. Et trois autres figures. Quand Fyn croisa le regard de l’un d’eux, la bête s’agita dans son ventre. Pire, elle étendit ses petites pattes velues le long de son dos jusqu’à la base de son crâne et enserra son cerveau dans un brouillard opaque chargé d’images malsaines. Elle eut un haut le cœur. Son instinct lui hurlait de courir, de mettre le plus de distance entre elle et ces trois choses, mais ses muscles étaient comme coulés dans le plomb. Deux canines pour deux d’entre eux et pour l’autre, une aura aussi sinistre qu’une nuit sans lune.

Une phrase, soudain. Comme une lance de lumière déchirant ces ténèbres asphyxiantes. Fyn tourna la tête. C’était le papa de Sasha qui avait parlé. La force tranquille qu’il dégageait allégea sensiblement le cœur de l’hybride. Avec son épée et son bouclier rond il avait tout l’air d’être un guerrier vengeur venu du ciel pour pourfendre les trois créatures qui se dressaient devant lui.

Fyn glissa sa main jusqu’à sa ceinture, espérant y trouver le réconfort naïf d’une arme sur laquelle elle n’avait qu’une maitrise approximative. Son cœur rata un battement au même moment que ses doigts se refermèrent sur le vide en lieu et place de sa dague. Perdue ou simplement oubliée, cela n’avait aucune espèce d’importance. Elle se retrouvait simplement sans aucune possibilité de se défendre. Sa respiration s’accéléra à nouveau.

C’est à ce moment qu’Akwa bondit en avant. L’un des monstres l’avait provoqué et l’humain s’était élancé pour lui faire payer sa bravade. L’affrontement fut bref mais d’une violence à laquelle Fyn n’était pas habituée. Voir les yeux de la créature jaillir de leur orbite aurait dû la rassurer sur la nature mortelle des assaillants, au lieu de ça, elle n’en ressentit qu’une terreur extrême. Le bonhomme blond qui lui avait fait l’effet d’un chevalier aimable devenait une sorte de machine à souffrance. Même désarmé il avait causé plus de dégât que l’épée qu’il avait perdue au cours de l’affrontement aurait pu en causer. Quand il revint se placer près d’elle, elle eut un mouvement de recul reflexe. Finalement les monstres n’étaient peut-être pas ceux qui avaient l’air de monstre.

Cette simple réflexion déclencha quelque chose en elle. Un éclair qui traversa son esprit malgré la peur et qui cingla la partie de son cerveau la plus lointaine et pourtant la plus proche d’elle à ce moment précis. Elle planta ses mains sur le sol et montra les crocs. Sa peau se perfora de poils cuivre et blonds, son visage s’allongea, ses membres se tordirent dans des angles insolites. Après un concert de craquement et de gémissement, elle s’ébroua pour chasser les vêtements déchirés qui pendaient sur ses côtés. La bestiole était toujours là, tapie dans ses tripes, mais elle venait de passer du statut d’entrave à celui de moteur. La lutte pour la survie.
611 mots, Post 4:
 
Jeu 13 Avr - 21:37
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Astre - Cometa - III
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Elles étaient là, tranquillement à discuter et à peut-être s'entendre sur la possibilité de discuter un peu plus quand Celaena avait été dérangé par une sensation désagréable. Lentement, comme déconnecté par la discussion. Son regard sombre s'était tournée vers la sylve des murmures. Pendant un instant, elle eut l'impression de voir des millions de petits yeux lumineux briller malicieusement dans la pénombre du lieu. Puis lentement, elle vit un large sourire blanchâtre s'étirer, dévoilant de longues canines qui la mirent immédiatement inconfortable. Cependant, Taralis tira sur sa manche, attirant son attention a elle. ‘' Celaena, tu écoutes au moins. ‘' La blonde descendait son regard sur elle, l'observant une seconde avant de parler lentement. ‘' Pardonne-moi, j'ai été distraite un instant. ‘' ‘' Pfff… dis-le que tu t'ennuies à cette fête ! ‘' Celaena laissa un sourire s'étirer sur ses lèvres, malgré l'apparence calme qu'elle essayait de laisser paraître, elle se sent crispée. Une dernière fois, elle porte son regard au loin, sur la sylve aux murmures qui – cette fois-ci – lui paraissent totalement normaux. Toutefois, elle sent toujours cette mauvaise intuition qui lui enserre les entrailles. ‘' Je vais aller chercher des rafraîchissements, je ne serais pas longue. ‘' Déclare Aeronelle. C'est quelques mots donnèrent des frissons à Celaena qui déposait immédiatement la main sur l'épaule de la rouquine. Les yeux interrogateurs de Taralis se levèrent sur elle, attendant une réponse. ‘' Je préfère que tu restes, les boissons peuvent bien attendre qu'Ilidia est terminée son travail… ‘' Taralis l'observe un moment, incertaine puis esquissa sans se plaindre davantage. ‘' Un mauvais sentiment ? ‘' ‘' Disons le ainsi… '' Murmure l'astre à sa protégée.

Elle portait ensuite son attention sur Ilidia qui était envahi par la populace. La jeune femme lui semblait bien populaire en ce temps de fête. Malgré la bonne ambiance, Celaena ne pouvait toujours pas se faire à l'idée de prendre du bon temps. Tout ceci lui était tellement étranger et en même temps, elle avait envie de se laisser aller à toute s'est réjouissance. Taralis s'était rapprochée d'elle, une lueur d'inquiétude dans le regard. ‘' Tout va bien ? ‘' Lui murmure la jeune femme. ‘' Oui, tu ne devrais pas… ‘' Au même moment, elle était coupée dans sa phrase par un terrifiant son qui gèle sur place chaque personne présente. Celaena porte immédiatement son attention sur la sylve aux murmures. Il y eut un instant de silence, puis lentement son attention était attirée par une femme lourdement armée qui devait faire partie de la garde. D'une poigne ferme mais délicate, elle rapprochait Aeronelle d'elle et se fraya un chemin vers Ilidia. La femme avait l'air bien plus compétent qu'elle pour ce qui était de tenir une arme, mais Celaena était rapide et avait quelques sorts qui pouvaient être utiles.

Rapidement, elle portait son attention sur la cheffe des gardes, qui s'était elle-même rapprochée de la-dites forêts. Ensuite, vient la voix terriblement cassante, voix qui jeta une seconde vague de froid sur l'assemblée. ‘' Tiens-toi prête… ‘' Murmure à ce moment Celaena à Taralis. La gamine attrape fébrilement son arc, incertaine de savoir si elle allait être capable de s'en servir. ‘' Tu es sûre ? Je n'ai jamais tiré… ‘' ‘' Chut… ‘' Lui murmure l'astre. Une grande blonde venait de faire son apparition dans le dos de la cheffe de garde. Celaena sentait son cœur faire un bon pendant que son esprit essaye de comprendre la situation et puis la femme s'exprime d'une voix calme et enjouée. Un festin à partager ? Celaena en aurait ri si elle n'avait pas trouvé la situation absurde. Le problème était que le festin s'était soi, la populace. La blanche serrait la mâchoire, l'esprit, lui tourne à vive allure pour trouver une solution pour les sortir d'ici. Elles ne pouvaient pas combattre indéfiniment autant de monstres. Après un autre court instant de silence malfaisant, la femme relâchait sa horde de vampires et de démon sur eux. Elle était même sûre d'avoir entendu le cri d'un Mortemo. Celaena espère seulement que la bête ne jetterait pas son dévolu sur leur petit groupe.

Tandis que le petit peuple commençait à prendre la fuite, - les bousculant au passage - leur petit groupe fut intercepté par deux vampires ainsi d'une démone. Celaena se plaçait immédiatement en posture défensive devant Aeronelle, qui elle-même s'accrocha à son arc comme à une bouée de sauvetage. La gamine avait l'habitude de chasser de petites proies, mais jamais des humanoïdes comme leurs ennemis actuels. Même si l'astre ne la voyait pas, elle la sent aussi tremblante qu'une feuille au vent. Ainsi donc, son pressentiment s'était révélé vrai… D'un mouvement rapide, elle vient défaire la ganse de l'épée, sans toutefois la tirer de son fourreau. Elle la fait rapidement tournée devant elle avant de venir l'accoté au sol. La lame lui semble si lourde. ‘' Je suppose que si on demande de ne pas participer au banquet, ma demande va être rejetée ?  ‘' Réplique Celaena. Tout ce qui lui comptait en ce moment était la sécurité de Taralis et d'Ilidia. L'un des vampires riait pendant qu'il s'élançait sur elle, les crocs sortis et main tendue vers elle. Elle soupire tout en bloquant sa lame entre ses jambes. Quand il fut sur elle, elle tend sa main droite au niveau de sa bouche. Elle grimace de douleur sous la morsure des canines qui pénètrent le côté de sa paume, pourtant, celui-ci reste encore plus surpris quand il sent le métal brusquement mordre l'intérieur de sa gueule.

Il y avait parfois un avantage de ne pas contrôler le métal, il faisait souvent ce qu'il voulait. Son autre main devient rapidement transparente et elle passa au travers le ventre de l'homme. ‘' Si j'étais vous, j'éviterais de trop vous approchez de nous… ‘' Immédiatement, l'homme se retirait vers l'arrière, évitant l'éventrement de l'intérieur et en crachant maladroitement des bouts de métaux. Il dû même retirer quelques morceaux qui avaient transpercé ces joues et son palais. ‘' J'espère que vous avez une brillante idée Ilidia… ‘' Murmure lentement Celaena.



Résumé:
 



From chaos a star is born

I have to be rent and pulled apart and live according to the demons and the imagination in me. I'm restless.
Things are calling me away. My hair is being pulled by the stars again.”



Jeu 13 Avr - 23:33
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Ashryn - Sylvar - IV
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Le mauvais pressentiment de Sora s'avéra juste, et pour le coup, vu ce qu'il impliquait, elle aurait largement préféré se tromper sur ce coup-là. En quelques instants à peine, les festivités tournèrent au cauchemar. Toutes les couleurs des lieux se parèrent de noir et de rouge, couleurs qu'affectionnaient particulièrement les fautifs de ce revirement d'ambiance : les Vampires et les Démons. Ils venaient de surgir de toute part sans crier gare, et avaient semé le chaos en un temps record. Normal dans un certain sens : le thème du festival étant la paix autour d'un échange de biens alimentaires, la majorité des gens présents ici n'étaient pas préparés à une quelconque attaque, aussi bien mentalement que physiquement ou en matière d'armes. Heureusement pour elle, Sora n'avait jamais été éduquée de la sorte à croire qu'on pouvait se balader n'importe où sans un quelconque moyen de défense. C'était justement le fait que personne ne l'avait éduqué sinon qu'elle-même qui lui avait appris qu'on n'était jamais en sécurité nulle part. C'était ce qui faisait d'elle la combattante qu'elle était : elle n'avait aucun mal à se faire craindre, tant elle faisait en sortes d'avoir l'air toujours dangereuse, quelles que soient les circonstances. Elle subissait néanmoins ce choix qu'elle avait fait lorsqu'elle était mise dans une situation où elle devait se sociabiliser dans le plus grand des calmes ou des havres de paix.

Elle voulut se tourner pour trouver Solyane, mais dut chercher un moment avant d'enfin l'apercevoir. Un Démon avait jeté son dévolu sur elle, et ils allaient sans aucun doute se sauter à la gorge. Elle entreprit évidemment de l'aider, sortant d'un geste vif son épée de fourreau. Mais elle n'eut pas le temps de faire plus de trois pas : elle n'entendit ni les pas derrière elle à cause du brouhaha environnant, ni l'avertissement de Falka qui lui avait pourtant crié "Attention !". Une vive douleur se fit ressentir dans sa joue, alors qu'elle venait de rencontrer le sol. Et rapidement, le ciel fut obscurci par une silhouette qui se tenait au-dessus d'elle. Le poing levé, elle comprit aussitôt à qui elle devait la rougeur sur le côté gauche de son visage. Elle ne se releva pas immédiatement, remarquant que le Démon semblait être de ceux qui n'étaient pas les plus futés : ceux qui croyaient qu'ils avaient tous en face d'eux des êtres inévitablement inférieurs à eux, et qu'ils avaient donc le loisir de les narguer avec une grande arrogance avant de leur faire subir davantage de supplices. Malheureusement, le Démon était bien mal tombé. Et il s'enfonça encore lorsqu'il ouvrit la bouche.

« Mince alors, moi qui croyait être tombé sur une jolie donzelle, son dos m'a trompé ! Quel laideron tu fais jeune fille ! Et je suis sûr que tu portes ton épée juste pour faire joli. Dur la vie de fille pas aussi forte qu'un garçon et pas assez belle pour que ces derniers s'intéressent à elle ? »

Là où la plupart des gens présents, mis dans sa situation, aurait vu leur visage se décomposer, Sora demeura de marbre. Jusqu'à laisser croître un petit sourire.

« Comme tu le dis, les apparences sont trompeuses saloperie ! »

Et d'un coup vif, elle s'aida de sa main libre pour se donner de l'élan avec le sol et balaya de sa jambe celle du Démon qui tomba à terre. Dommage pour elle, il y avait sûrement un renforcement métallique dans sa botte. Si elle n'avait pas couplé sa super-force à son coup, elle n'aurait pas réussi à le faire chuter. Mais cela n'empêchait pas qu'elle avait eu quand même mal, ayant donné l'équivalent d'un coup de tibia dans une barre de métal. Elle se redressa rapidement cependant, toujours en mettant à profit ses enseignements en matière de combat : la douleur devait passer au second plan. Si elle la laissait l'accaparer, peut-être qu'elle lui coûterait une autre blessure plus grave, voire mortelle. Le Démon grogna et cracha un peu de sang. Sora voulut profiter de son avantage pour abattre sa lame directement sur lui et se débarrasser d'au moins un des troubles-fêtes, ce qui aurait déjà fait ça de moins. Malheureusement, elle n'était visiblement pas tombée sur le larbin inutile du bataillon qui ne sait même pas tenir une louche correctement. Celui-là semblait en avoir un peu plus que ça dans la caboche. Il para donc sans souci son arme de la sienne, qui était un croisement entre un sabre et une dague très large. Il la repoussa sans aucun souci d'un sort qui semblait être une simple capacité à créer des ondes de choc et elle resta sur ses gardes lorsqu'il se releva tranquillement, puisqu'il l'avait repoussé et qu'elle n'avait plus le temps de revenir assez vite vers lui pour lui sauter dessus et l'en empêcher.

« Je t'ai sous-estimé fillette. Maintenant, tu m'as énervé. Tu m'as eu par surprise, mais ce n'est que grâce à ça que tu as pu avoir l'avantage. Nous sommes des Démons, nous sommes bien plus forts que vous pauvres humains. »

Son adversaire l'avait donc pris pour une humaine, ce qui était plutôt une bonne chose. Elle devait se servir de cet atout dans sa manche de la meilleure façon, afin de le ressortir au moment opportun afin de faire le plus de dégâts possibles. Si elle avait conscience du danger qu'elle courrait, Sora ne put s'empêcher de répondre, comme à son habitude : un jour c'était évident, son orgueil aurait sa peau.

« J'ai eu l'habitude de me battre avec un Démon bien plus fort que toi, petite ordure. Garde tes grands airs mon garçon, comme ça tu auras l'air d'autant plus ridicule lorsque je t'aurais mis une bonne raclée bien mérité. »

Le Démon face à elle dût prendre ça comme un coup d'envoi pour les hostilités : il avait même l'air plus sensible et susceptible que Sora à la provocation, ce qui était assez fort. Il bondit sur elle avec sa lame, mais cette fois, aucun des deux n'avait l'avantage de la surprise. Aussi la blonde para-t-elle très bien son coup, et lui en donna un autre en retour, qu'il esquiva tout autant. Leurs lames s'entrechoquèrent ainsi pendant un moment, où aucun des deux ne prenait véritablement le dessus sur l'autre. Mais la fatigue allait sûrement attaquer Sora bien plus vite que ce grand homme qui lui faisait face. Aussi décida-t-elle d'user de l'atout qu'il lui avait fourni. Elle lui laissa une ouverture après encore quelques parades de sa lame, qu'elle espérait qu'il allait prendre pour une erreur de sa part, ce qu'il fit. Elle le laissa donc approcher dangereusement, puis fit sortir du sol de la glace d'un seul coup. Elle vit dans ses yeux passer l'éclat de surprise qu'elle attendait, et en profita pour attraper sa dague sur sa cuisse et lui enfoncer rageusement dans la hanche. Elle l'entendit déglutir, mais ne cria pas victoire trop vite. Elle n'en eut pas le temps en tout cas, sentant une douleur au niveau de sa hanche. Elle avait agi légèrement trop tard, et la lame du Démon lui avait fait une entaille à ce niveau-là. Un peu plus qu'une griffure mais rien qui ne touchait encore à l'hémorragie : de toutes façons, il aurait fallu bien que ça à Sora pour la clouer au sol. Même dans un état des plus pitoyables, elle avait appris à garder un mental d'acier pour toujours pouvoir se relever.

Elle sentit le corps de son adversaire chuter en arrière, et profita de la douleur qui devait l'envahir pour l'achever. Elle ne dit rien avant que sa lame ne s'enfonce dans son torax. Puis la retira lorsqu'elle n'entendit plus son souffle et murmura simplement.

« Je n'aurais même pas dû te comparer à lui : là où j'ai eu tant de fois du mal à le battre, toi tu n'es qu'un sale garnement qui ne sait que parader comme un imbécile. Crétin. »

Elle reprit également sa dague qu'elle rangea à nouveau dans sa pochette sur sa cuisse, mais ne fit pas de même avec son épée. Elle se doutait bien qu'elle n'aurait pas le temps de se reposer. Déjà, devant elle, entre Solyane et le Démon qui combattaient férocement, se dressait un nouvel adversaire. Son teint blafard et ses dents bien trop blanches le trahissaient déjà bien trop sur sa nature. et son regard en disait long sur ses intentions envers Sora. Elle se mit donc en garde alors qu'il avançait vers elle, et lui rendit ce que signifiait le regard qu'il lui avait lancé. Quelque chose du genre "Si tu cherches les ennuis, je t'attends de pied ferme."

« Vous n'êtes donc tous que des imbéciles qui n'apprendront jamais, hein ? »

Comme seule réponse, elle se contenta du sourire narquois du Vampire et du sabre qu'il sortit de derrière sa ceinture.

« Je suppose que tu n'as pas besoin de mon aide pour le moment Sora si tu ne dis rien ? » risqua Falka d'une voix très basse afin que seule la blonde l'entende.

Elle ne lui répondit pas, enfin en apparence. elle avait adopté un code afin de repérer les gestes de chacune qui leur permettait de se passer de mots dans certaines circonstances. Et Falka avait bien reçu le mot qui lui disait qu'elle ne devait pas bouger pour l'instant, qu'elle était encore un atout de taille dans sa manche.


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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Ven 14 Avr - 14:50
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Les vampires sont trop sûr d'eux. Ils rient et provoquent, imaginant déjà toutes les horreurs qu'ils vont nous faire. Ont-ils raison de présager de leurs forces ? Ils semblent si nombreux...
Quelques minutes auparavant, nous étions encore en train de nous amuser en riant, et en un instant tout a basculé. A présent, c'est le chaos. J'entends les gens crier partout autour. L'air est empli de terreur. J'ai du mal à comprendre ce qui arrive.
Il y a des silhouettes qui bougent en arrière plan. Je vois des démons emmener des femmes dans les ruelles, tandis que d'autres pourfendent de simples gens du peuple. La, un corps sans vie, sur lequel s'acharnent trois vampires : il pâle comme la mort. J'ai si peur...

Akwa n'hésite pas à fondre sur l'un des vampires qui nous encerclent. Il semble n'éprouver aucune hésitation. Des coups s'échangent, dans un fracas métallique qui m'arrache un frisson de peur, le long de la colonne vertébrale. Je vois des étincelles jaillir au contact des deux lames. L'une d'elle vole, avant de retomber sur nous en tournoyant.
Je sens la main de mon père se saisir de mon bras : il me déplace comme un pantin sans vie, tandis que l'épée se plante à quelques centimètres de nous. S'il ne l'avait pas fait, je serais certainement restée là, ahurie, et c'en aurait été fini de moi. Que puis-je faire ? Je n'arrive pas à bouger. Ce que je vois déborde mes forces de résistance. J'ai l'impression d'observer la scène depuis l'extérieur.
Tout ce qui arrive n'est pas possible. C'est trop violent, trop terrible. Ce n'est pas possible... Sasha, tu as pourtant soigné tant de gens victimes de la violence : reprend-toi ! Pourquoi ne bouges-tu pas ? Réagi Sasha ! Impossible : mon corps est une pierre.

Le vampire se met à rire, une fois de plus. Quel terrible malheur, je tremble. Je tremble tellement... Mais voilà que le vampire tombe, après avoir reçu un violent coup de tête. Akwa est un lion féroce. Il se bat comme un enragé. Je le vois surmonter son adversaire, pour l'achever, sans doute.

Ce qui se produit alors est au dessus de toute parole. A deux doigts il... J'entends un cri d'effroi glaçant percer l'air, comme s'il n'existait plus aucun autre bruit. L'instant d'après, je réalise que c'est moi qui ait poussé ce cri. L'obscurité s'abat alors sur mes yeux, au moment où la main de mon père vient se dresser en rempart entre moi et la violence de ce monde.
« Ne regarde pas.
Ces paroles me parviennent au milieu d'un brouhaha indistinct. Je les entends à peine. Tout grésille... diffus. Il n'y a que le son de cette abominable tuerie qui m'atteignent encore, clair et fort, comme d'une intensité décuplée.
Les battements de mon cœur résonnent dans les tempes. J'ai l'impression qu'il va exploser. Mes tripes se contractent, à chaque gargouillis de chair meurtrie, par la volonté carnassière de l'humain. J'ai l'impression de le voir agir, tant les sons sont évocateurs. Mon père me serre d'autant plus fort.

Craquement, nuque brisée. Mes jambes se dérobent. Je chute, glissant malgré l'étreinte de mon gardien. Mains au sol, je tiens à peine. Mon ventre se contracte. Je vomis.

A nouveau, mon père se saisit de mon bras. Il me tire avec force, m'obligeant à rester debout. Je pleure : je n'avais pas réalisé. Ses yeux bleus se rivent sur moi. Je vois ses lèvres bouger, mais je n'entends rien. Tout est diffus.

Akwa revient alors près de nous. Il y a du sang qui goutte de son targe. Je veux partir loin. Je veux que tout cela se termine. Je veux disparaître pour toujours.
« Pa...
Impossible de parler. Mon corps est un poids. Je m'accroche comme je peux au cou de mon père, qui tente de me maintenir comme il peut, sans pour autant offrir trop d'ouvertures à l'ennemi. Personne n'oserait s'en prendre aux ailes d'un ange : elles sont un bouclier impénétrable. Il faut saisir une autre ouverture, frapper ailleurs.  

Mes yeux cherchent Fyn. Mais au lieu d'elle, je découvre l'animal. Elle s'est transformée pour échapper aux monstres. Quelle chance elle a. Tout se brouille. Je ne suis plus.

Un vampire jailli sur le flanc de Lucain. Il tient une dague à la main et vise directement le cou, là où les ailes ne protègent pas.
L'ange pare de son épée, puisque la main qui porte le bouclier est dédiée au maintien de sa fille évanouie. Le métal chante la mort, tandis que le regard des adversaires se croise. D'un pas leste, le grand blond se dérobe alors. La dague lui érafle la joue car, entravé par la jeune innocente, il ne peut bouger avec autant d'aisance que d'habitude.
Il semble danser et, gracile, passe dans le dos du vampire. Sa main effectue alors un grand geste circulaire : il abat alors le fil de son épée à l'arrière des genoux du vampire, tranchant d'un coup net les ligaments qui lui permettent de tenir debout.
L'ennemi laisse échapper un cri de douleur et de rage, tandis que Lucain balaie la dague d'un coup de pied. Inutile d'en faire plus : elle est hors d'état de nuire pour le moment.

Reste la troisième. Lucain n'a pas eu le temps de voir venir, ni d'esquiver. Elle bondit dans son dos et y plante une lame. L'ange étouffe un cri de douleur, tout en rabattant ses ailes autour de sa fille. Il pourrait s'en servir pour se dégager de la vampire, mais il ne veut pas prendre le risque d'exposer Sasha, toujours inconsciente. Tout s'est passé très vite.

936 - P5:
 
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Ven 14 Avr - 15:21
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Aetrayel - Bedict - I
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Encore quelques minutes. Je m'autorisais un petit supplément pour écouter la musique, l'homme qui était assis à mes côtés avait quitté le banc peu avant, visiblement ennuyé par mon absence de réponse constructive. J'osais regarder les autres s'agiter au rythme de la musique, certains plus que d'autres et d'autres encore pas vraiment en rythme ... Je ne les enviais pas vraiment, la danse m'avait toujours horripilé.

Un choc inattendu vint pourtant perturber mes pensées, un choc provenant de derrière moi. Je tressaillais par reflex et m'apprêtais à me lever, faisant mine de rien de sorte à éviter le conflit, mais une voix féminine et pacifiste se fit entendre. Je n'osais me retourner par peur de croiser son regard, le contact social n'étant pas mon fort de manière générale, le contact social avec une femme l'était encore moins ! Après s'être excusée, la voix me questionna sur une jeune fille qui devait s'approcher de son âge, visiblement à sa recherche. Je ne m'attardais pas sur les personnes puisque je ne leur adressais jamais la parole mais j'osai tout de même me retourner avec hésitation pour au moins ne pas être impoli. À ma grande surprise, les yeux de ce que je confirmais être une jeune femme, étaient bandés, rendant, à mon sens, toute forme de vue impossible. Ce constat soulagea grandement mon malaise, même si je devrai lui répondre, au moins je n'allais pas à avoir à soutenir son regard.

Je rassemblais mon courage à deux mains pour articuler une simple phrase qui lui indiquerait que je n'avais pas fait attention. « Euhm … d-désolé mais j- », un terrible hurlement se fit entendre, distant, un cri qui obstrua ma gorge à tel point que je ne pus finir ma phrase. Instantanément, mon attention se porta dans la direction d'où provenait le bruit ; Exactement l'endroit d'où je venais. Peu de temps après, pour ne pas dire tout de suite après, des cris plus variés appartenant à des humains, des elfes et autres participants de la fête firent écho à l'épouvantable râle qu'ils avaient dû entendre aussi bien que moi. Je ne savais quoi faire, mais je n'eus guère le temps d'y penser, un autre bruit, plus sec et sourd celui là, se fit entendre juste en face de moi. La jeune femme, chutait en avant, droit sur moi. Je plaçais mes bras en avant pour amortir sa chute, parfaitement béat devant ce qui se passait plus vite que je ne pouvais le comprendre, mais s'il était une chose que je compris immédiatement en voyant la dague plantée dans son dos, c'est que la paisible et joyeuse fête à laquelle je participais allait prendre un tournant radical.

Ma tête se releva pour observer qui avait pu attaquer quelqu'un dans le dos de la sorte et c'est à à peine deux mètres de moi que je le vis ; une grande silhouette souriante affublée de cornes aussi grosses que celles d'un bélier. Mes traits se figèrent dans une expression d'effroi alors que je prenais conscience de la mort certaine vers laquelle j'allais (of how much I was f*cked). Je pourrais peut-être m'enfuir en me faufilant parmi la foule paniquée, mais je ne pouvais pas laisser cette jeune femme aux mains d'un si vile agresseur, pourtant je ne pouvais pas non plus lui tenir tête. Soyons réaliste, qu'est-ce qu'un faible humain comme moi ferait face à une telle créature de l'enfer ? (littéralement)

Alors que je pensais que tout espoir était perdu, une figure alliée vint au chevet de la victime dont le sang se déversait d'un flot continu. L'homme m'indiqua succinctement qu'il pouvait soigner la blessée pendant que je le défendrai avec son ami qu'il m'avait désigné. Ces mots prirent quelques secondes qui me parurent des minutes à s'imprégner dans mon cerveau. Un homme inconnu était venu héroïquement pour soigner une personne et il avait besoin que l'on détourne l'attention des potentiels assaillants. Son ami, aurait peut-être plus de chance de se défendre si je n'étais pas dans ses pattes ? Non, il serait plus risqué pour lui de se battre seul.

Mon expression changea pour ce faire plus ferme et je glissai alors sur le banc, déposant la blessée et laissant la tâche de la soigner à l'autre homme en lui faisant un signe de tête pour le remercier de ce qu'il faisait. Je me levais alors, moi, petit humain de 15 ans, déjà tâché du sang d'une autre, et me plaçait en garde à l'affût des mouvements de mon adversaire. J'étais probablement risible pour le démon et il aurait raison de ne pas me craindre, derrière mon air résolu à en découdre, j'étais envahi par la peur de mourir, mais cette peur me servait de carburant pour défendre et assister ceux qui se donnaient du mal pour affronter la menace qui venait de tomber sur la ville.

Les démons n'ont qu'à bien se tenir, je suis résolu à ne pas les laisser me dévorer sans combattre !

(Il n'y a qu'un seul opposant vu qu'il venait sur un groupe de deux dont une qu'il pouvait éliminer direct mais je pense qu'il est possible que d'autres arrivent vu l'apport calorique qui vient d'être ammené au groupe. Voila pourquoi je n'ai pas dis moi même que d'autres personnes arrivaient, je laisse ça au MJ .u.)
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Ven 14 Avr - 15:33
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