♪ RP MULTI ♪ - Fruïan, la fête des récoltes

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Edsere - Praesium - II
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Alors que les deux demoiselles à mes côtés parlaient, je les écoutais attentivement dans le but de retenir un maximum d’informations à leur sujet. En effet, il m’arrivait souvent d’oublier des informations à court terme donc je devais me concentrer pour assimiler les bonnes caractéristiques aux diverses nouvelles conséquences s’offrant à moi. Heureusement, dans les deux cas, celle-ci de ne ressemblait clairement pas sur aucun point et semblait être totalement différente sur le plan psychologique. En effet, Sasha avait l’air d’avoir une certaine gêne avec les inconnus, sans pour autant être incapable d’entretenir une discussion. Du côté de Fyn, l’hybride, celle-ci semblait être remplie d’énergie et beaucoup curieuse. Elle avait, comme nous trois d’ailleurs, probablement la vie encore devant soi, et cette même énergie pouvait la guider bien loin. Alors je Sasha reprit la parole, je me détournai dans sa direction en prenant soin de bien écouter ses paroles. Mon attention fut décuplée alors qu’elle commença a parler des anges, mais très brièvement et vague. Je suivis sa main pointant plus loin pour regarder en effet le couple, semblant très jeune, d’un ange ainsi qu’une petite femme plus petite avec des oreilles pointues. J’ouvris grand les yeux ainsi que la bouche, mais aucun son n’en sortis. C’était en effet la première fois que je voyais un ange, et dieu seul sait, j’avais rencontré beaucoup de personnes. Je le regardai ainsi, ébahi, la gueule ouverte, pendant quelques secondes. D’une certaine façon, j’avais une petite admiration pour les anges. Ils étaient eux aussi vénérés pas bien des mortels et ils se battaient en générale pour le bien des mortelles, indirectement ou non, face au démon et autres races nuisibles. Je m’imaginai pendant quelques secondes avec une paire d’elle et je détournai de nouveau la tête en direction des dames à mes côtés. Voyant que Sasha commençait à embarquer dans la musique, je pris la parole.

- Merde ! Le son commence à bien monter ! Je crois que la foule commence à se regrouper auprès des meilleurs artistes.

Je me levai en m’époussetant et je me détournai dans la direction de mes deux interlocutrices avant de sourire et de me gratter le derrière du crâne.

- Dans mon cas, je vais aller dandiner mon gros derrière de gauche à droite. Il y a fort longtemps que je n’ai pas eu la chance de célébrer en dansant ! J’aimerais bien vous inviter, mais de base, vous êtes les bienvenus, alors je ne vois pas l’utilité.

Je leur souris de nouveau et leur fis un petit clin d’œil en coin.

-Mais, pour être galant, je vous invite tout de même toutes les deux à danser. Je suis curieux de voir ce qu’une Hybride et une elfe ont dans le ventre en termes de rythme ! Et j’imagine que toutes ses sucreries vous ont remplies d’énergie…

Je donnai un léger coup de coude, très faible, sur l’épaule droite de Fyn pour la taquiner. Je ne pue m’empêcher de rire légèrement face à cette blague et je commençai à me diriger en direction de la musique. Tout en marchant, je tournai la tête dans plusieurs directions, dans l’espoir de mieux m’orienter vers la musique. Au fur et à mesure que j’avançais, tant bien que mal parmi la foule et les stands, la musique était de plus en plus facile à repérer et donc à rejoindre. Sans m’en rendre compte, je bousculai légèrement une blondinette qui échappa maladroitement l’un de ses fruits sur le sol. Par réflexe, je tentai de le rattraper, sans succès, et je me tapai le front en voyant le résultat. Le fruit avait tout simplement éclaté sur le sol, en partie sur nos deux paires de soulier, rendant ainsi l’âme. Par réflexe, je soupirai avant de me gratter le front en signe de gêne.

- Pardon pardon ! J’avais l’esprit ailleurs ! Disons… Heuuu, vous savez… Ha nan, en fait vous ne savez pas.

Je continuai de me gratter légèrement la tête et je ne pu m’empêcher de rigoler légèrement. En effet, d’un certain point de vue, c’était rigolo de voir la situation dans laquelle je m’étais plongé. Je me contentai alors de sortir ma bourse et d’offrir de quoi rembourser le fruit à la jeune demoiselle. Pendant l’opération, je croisai son regard, qui franchement, me donna froid dans le dos. Je ne pourrais pas dire qu’elle émotion il transcrivait, mais son regard bleu intense me laissa pendant un instant surpris. Voyant que la discussion n’avancerait guère, je me contentai de pointer ses cheveux blonds avant de prendre moi-même une de mes pointes de cheveux, qui était de la même couleur que ses cheveux, en souriant.

- Si je peux me permettre, le ciel vous a donné la plus belle couleur possible demoiselle ! Celle des gagnants ! Mille excuses pour le fruit, en espérant de tout cœur que ça ne gâche pas votre venue.


Une fois de plus, je souris maladroitement en fessant une rapide révérence en signe de galanterie et de politesse. Je repris ensuite ma course en direction de la musique qui se fessait de plus en plus forte et proche, tout en dansant de plus en plus, ancré dans le rythme.

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Lun 10 Avr - 5:31
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Edsere - Consciem - III
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La musique retentissait déjà dans la rue lorsque Scylla et Solyane commencèrent leur promenade. Festives et pétulantes, les notes de la mélodie guillerettes semblaient résonner tout autour des passants, réverbérées par les façades des maisons. Néanmoins, elles étaient partiellement couvertes par les multiples discussions de la foule. Solyane n'avait néanmoins aucun effort à faire pour suivre celle de Scylla, même si elle n'avait jamais été à son aise dans la foule.

-  Ne t'inquiètes pas, je ne peux pas m'offusquer de la vérité, Scylla. Je ne connaissais rien au monde en dehors de la Terre des Rescapés avant de te rencontrer, c'est un fait. La seule race qu'il m'était donné de croiser ont été les démons. Et les Elfes, très rapidement, même si je ne savais rien d'eux en dehors qu'ils révéraient la Nature et avaient les oreilles pointues. Quant aux autres races...

Sans achever sa phrase elle eut un regard en arrière. La foule avait masqué l'hybride mais son souvenir restait marquant dans l'esprit de la jeune Humaine. Effectivement, le monde était vaste. Elle avait eu beaucoup d'occasion de le découvrir. Pour le meilleur comme pour le pire. Puis elle revint vers Scylla.

-  Sinon, pour te répondre, Locke et Alicia – mes deux amis que tu as vu la dernière fois – se portent à merveilles. Locke reste encore bien marqué de sa dernière rencontre avec toi. Tu n'es peut-être pas du genre à sociabiliser, mais tu fais forte impression sur ceux qui te croisent.

Solyane eut un petit rire. Elle s'arrêta en réalisant que sa remarque pouvait être perçue de deux manières complètement différentes.

-  Oh, mais ne t'inquiètes pas, il s'en est tout de même remis. A plusieurs occasions, il a même désiré m'accompagner dans quelques unes des expéditions hors de la ville que j'ai eu envie de faire. C'est encore une chose positive que tu m'as apporté !

Le sourire qu'elle eut pour Scylla fut alors plein de reconnaissance sincère. Solyane n'était pas du genre démonstrative et elle venait de comprendre que, tout comme elle, Scylla était une solitaire pure et dure. Même si elle le savait déjà, l'entendre dire aussi clairement avait fait quelque chose à Solyane. Malgré tout ce qui les séparaient, Scylla et elle, elles avaient tout de même quelques points communs notables.

-  Je ne sais pas si tu voudras bien me croire mais je te fais confiance comme j'ai rarement fait confiance à quelqu'un. Tu es franche et directe. Il m'a simplement fallu du temps pour le découvrir. Je n'oublierai jamais le fait que tu m'as aidée à un moment où tu aurais eu toutes les raisons de me faire la peau. Et en discutant avec toi j'ai appris à juger au-delà des apparences. Et à voir au-delà de mon petit univers. Pour cela, et ce que ça m'a apporté par la suite, je te suis infiniment reconnaissante !

Jamais Solyane n'avait laissé transparaître autant de sentiments dans une seule phrase. Soudain, un silhouette massive, auréolé d'une crinière blonde bouscula Scylla. C'était typiquement l'une des raisons pour laquelle Solyane détestait les foules. Par réflexe, elle s'assura que ce grand dadais n'avait pas aventurer une main au niveau de la bourse de son amie. Mais non, il s'agissait bel et bien d'un accident. Il fallait dire qu'avec un gabarit pareil, évoluer délicatement avec tout ce monde relevait soit de l'habitude soit de l'exploit. Lui semblait dépourvu de la première et manqua le second. Lorsqu'elle le vit payer Scylla pour la rembourser, Solyane eut un rictus amusé et s'en voulu un petit peu de l'avoir soupçonné d'être un détrousseur. Puis elle se souvint l'avoir vu en compagnie de l'elfe et de l'hybride, un peu plus tôt.

-  Comme je le disais, Scylla, tu fais souvent forte impression sur les personnes que tu croises ! Je suis sûre que si tu voulais t'amuser avec lui, il te mangerait dans la main... Ou t'écraserait les pieds, selon son degré de maladresse.

Elle nota tout de même avec une certaine satisfaction que même encapuchonnée comme elle était, elle n'avait apparemment pas été remarquée par le géant blond. Un peu plus loin elle remarqua de nouveau l'Elfe et l'Hybride. Relevant un peu sa capuche pour mieux voir, elle étudia alors la jeune femme dont les oreilles et la queues étaient semblable à ceux d'un renard.

711 mots - Message 3/ ?:
 





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Lun 10 Avr - 17:26
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora écoutait toujours aussi attentivement Solyane, tout en parcourant du regard les alentours. Elle était clairement bien plus concentrée sur les paroles de l'humaine aux cheveux noirs que sur les stands et les gens qui déambulaient ici et là. Tout en perdant son regard dans la vague, elle pensait aux paroles de la jeune femme. C'est vrai qu'elle n'avait jamais été témoin d'un tel manque de connaissances du monde extérieur de la part de quelqu'un, mais tout le monde était passée par la naïveté de l'enfance. Même elle, même si cela s'était révélé relativement court : entre ses parents qui ont disparu du jour au lendemain sans rien dire et la disparition - également sans laisser de traces - de ce qui n'était rien d'autre que sa deuxième famille, on ne pouvait clairement pas dire que la vie avait ménagé Sora. Encore moins que cette dernière avait à cette époque, eut les réactions qu'elle aurait pu avoir aujourd'hui face à de tels actes. En ces temps-là, elle n'était qu'une petite fille naïve, qui se croyait humaine - ainsi dénuée de toute capacité magique ou exceptionnelle - et pensait bien ne pas avoir son mot à dire quel que soit le sujet, au risque de prendre le retour du bâton.

Elle allait répondre à Solyane qui venait de la gratifier de pas mal d'éloges, mais elle fut interrompue. Déséquilibrée par quelqu'un qui était passé bien trop près d'elle pour pouvoir l'éviter, il l'avait bousculé et avait fait tombé un des fruits qu'elle venait d'acheter à terre. L'aliment ne se révélant - étrangement ? - pas fait en métal ou en pierre se brisa comme un vase de porcelaine une fois qu'il rencontra le sol. La blonde n'eut pas le temps de s'offusquer que déjà, un homme aux cheveux du même coloris qu'elle se confondait en de nombreuses excuses bégayées. Elle voulut encore une fois dire quelque chose, mais avant même d'avoir le temps de dire ouf, l'inconnu lui mit une somme d'argent dans la main pour la rembourser de sa perte et disparut dans la foule. Elle fixa sa silhouette qui s'éloignait, un peu perplexe, les choses s'étant déroulées trop vite pour qu'elle ait le temps de réagir alors qu'il était encore présent.

« Certes... Merci... Enfin je crois. »

Elle soupira, fit tournoyer les quelques piécettes dans sa main pour vérifier leur authenticité et après les avoir fourré dans sa poche et jeté un dernier coup d’œil au cadavre du pauvre fruit éclaté sur le sol, reporta toute son attention sur Solyane.

« Je tentais donc de dire, avant de perdre tout contrôle de mon environnement contre mon gré en l'espace de quelques secondes, que je te remercie. Je suis ravie de savoir que j'ai pu changer la vision du monde de quelqu'un, ce n'est généralement pas pour ce genre de choses qu'on me gratifie. »

Elle marqua un court de temps de pause.

« Plutôt pour des travaux comme ce que j'ai fait du chef du premier groupuscule d'abrutis qui a pénétré dans la taverne. Ce qui a tant marqué Locke comme tu le dis. Et j'en suis navrée, j'espère vraiment qu'il s'en est bien remis. »

Elle prit un court instant de répit à nouveau, et leva le nez vers le ciel. Il hésitait entre le bleu et le gris, mais la chaleur pesante qu'il faisait - digne de celle d'un orage ou d'une tempête qui approche - ne faisait qu'affirmer son mauvais pressentiment. Ou peut-être voyait-elle tout sous un angle négatif, en ayant connaissance de cette intuition qu'elle avait ?

« Navrée néanmoins de te dire que c'est généralement mon but pour ce qui est du relationnel. Je n'ai jamais cherché à ce que les gens m'apprécient... S'ils me craignent, ça me suffit. Les gens de confiance sont moins prompts à te mettre un coup de dague dans le dos, mais les gens qui ont peur de toi également. Et la crainte s'obtient généralement un peu plus rapidement que la confiance malheureusement, alors j'ai fini par faire mon choix dans la plupart des cas. Mais je ne m'en plains pas. J'ai du mal à accorder toute ma confiance. Pour tout te dire, à ce jour, je n'ai accordé ma confiance totale et aveugle qu'à deux personnes : l'une étant le serpent enroulé autour de mon cou, l'autre ayant totalement disparu du monde. Et cela fait déjà un très mauvais quota en matière de réussite de la technique de la confiance. »

Les stands et les allées étaient toujours aussi animés, colorés, vivants. Pourtant, Sora avait de plus en plus l'impression que cet endroit allait bientôt être en proie à un drame. De grande ou de petite envergure, elle n'en avait aucune idée, de qui ça allait viser encore moins, et de la forme que ça prendrait, pas le moins du monde. Mais elle avait ce sentiment persistant, ce mauvais pressentiment qui ne la quittait pas, sans qu'elle sache pourquoi. Elle revint néanmoins à sa discussion, restant cependant toujours aussi attentive à son environnement et ce qu'il y avait autour d'elle, comme toujours.

« Je juge tes mots de grande valeur, ne t'en fais pas, je m'en sens réellement grandie, vraiment. Mais ce serait te mentir que de te dire que c'est habituel. Comme tu dis, j'inspire plutôt la même chose à tout le monde : si tu as attentivement regardé le jeune homme qui m'a malencontreusement bousculé, tu comprendras ce que je veux dire. Il m'a regardé dans les yeux, et il a paru soudainement beaucoup moins guilleret. Parce que je pense que mon être à force de mauvaises expériences, de souffrances aussi bien morales que physiques, de lassitude des êtres vivants toujours prompts à décevoir... S'est forgé un genre de carapace. Ma personne toute entière invite à la méfiance, je n'incite clairement pas à la sympathie et à la discussion, je le sais. Et je pense que dans un monde comme le nôtre, même si ça rend ma morale bien triste, rien n'est meilleur pour sa propre survie que de faire penser les gens autour que tu respires le danger. »


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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Lun 10 Avr - 21:41
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Nanthun - Domum - II
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Fyn dévorait du regard le père de Sasha, son cerveau enregistrant la moindre information que ses yeux lui envoyaient. Si elle connaissait de façon purement théorique toutes les races qui peuplaient les différentes îles, elle n’avait jusqu’à présent eu de contact qu’avec les hybrides, les humains et les elfes. Découvrir un ange en plein dans une fête lui donna l’impression de voir un fragment de son imaginaire prendre vie, comme si une page de livre, une peinture quittait soudainement le monde du fantasme pour se poser devant ses yeux ébahis. Il ressemblait de très près à un humain, si ce n’étaient les deux grandes ailes dans son dos dont la blancheur et l’éclat juraient avec son entourage, ce qui la poussa à forcer son examen pour repérer la moindre chose qui sortait de l’ordinaire.

-Qu’est-ce qu’il est beau !

Un mouvement de foule l’arracha à sa vue qu’elle porta de nouveau sur Sasha.

-Eh mais… Ça veut dire que t’es une…

Hybride, allait-elle dire avant de réfléchir à un autre mot.

-Euh… Mélangée ?

Qu’il fût possible pour deux races différentes d’enfanter l’étonna d’avantage que l’intégralité des découvertes qu’elle avait faites dans la journée. Et pourtant elle avait devant elle la preuve vivante qu’une telle chose existait vraiment.

Et puis la musique et l’entrain soudain d’Akwa balayèrent tout embryon de réflexion. En réponse à la boutade du grand blond Fyn avait éclaté de rire.

-Carrément, oui ! Moi aussi j’ai bien envie de voir comment un grand bonhomme comme toi « dandine son gros derrière » ! Tu viens Sasha ?

Ce faisant elle goba les trois dernières pâtes d’amande qu’il lui restait et emboita le pas d’Akwa en les mastiquant comme elle put. Quand les premières notes lui parvinrent un serpent électrique grimpa le long de son dos. Pas facile de distinguer la mélodie du brouhaha de la foule mais ce qu’elle en percevait suffit à lui fouetter le sang. Elle avait dévié du chemin emprunté par Akwa et ce qui n’avait été qu’une simple étourderie se transforma rapidement en déambulation à peine consciente. Bercée par les flux et les reflux du monde l’entourant, Fyn se laissait entrainer à droite, puis à gauche, rattrapant ses quelques pertes d’équilibre ponctuelles par des roulades ou, quand la place de ne permettait pas, par un appui bref sur un quelqu’un avant de repartir dans l’autre sens sans même laisser à l’inconnu le temps de réagir.

Sans trop comprendre comment c’était arrivé, elle atterrit sur une zone presque laissée à l’écart, là où elle avait un cône de vision libre pile jusqu’à la scène. Elle reconnut le joueur de vièle aux cheveux argentés en pleine composition avec les autres musiciens. Les mains en porte-voix elle laissa échapper un long cri d’encouragement dans sa direction. Même si elle doutait qu’il puisse l'entendre de là où elle se trouvait, elle espérait au moins que son intention avait été suffisamment forte pour traverser le tumulte ambiant et lui transmettre l’énergie qu’elle véhiculait. Et dans le pire des cas, cela la défoulerait en partie de cette vitalité qui la démangeait affreusement.

Cela réussit dans un premier temps, mais comme un retour de force, elle reçut de plein fouet le refrain de la musique et l’afflux massif d’excitation qu’elle ressentit alors la poussa à plonger à nouveau dans la foule. Cette fois elle riait à pleine gorge, pirouettait de ci, de là, se propulsa contre un petit garçon avant de s’excuser d’une pichenette sur le nez, manqua de se faire alpaguer par on-ne-sait-qui, se tordit habilement pour échapper aux mains qui tentaient de la saisir, termina parfois sa course sur les mains pour repartir de plus belle et termina cette cavalcade folle non loin d’Akwa dans une situation assez incongrue. Pliée en deux pour reprendre son souffle, elle pointa du doigt dans sa direction sans pouvoir dire quelque chose et le vit verser une contrepartie pour l’incident avant disparaitre en glissant un compliment en douce. Elle ne put s’empêcher de pouffer.

Puis, d’un revers de la manche elle tamponna son front et remarqua qu’à côté de la femme qu’Akwa avait bousculée, une autre encapuchonnée la regardait avec intensité. Loin de s’en émouvoir, elle prit cela comme un hameçon qu’elle s’empressa d’attraper. Elle souffla un grand coup, avala d’un bond la distance qui les séparait et lui prit les mains avec un large sourire, s’adressant tout autant à elle qu’à sa compagne.

-Salut, moi c’est Fyn ! Vous venez danser aussi ?

743 mots, Post 3:
 
Lun 10 Avr - 23:14
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Aetrayel - Bedict - I
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La Terre des Rescapés, enfin j'apercevais ses remparts ! La lumière m'éblouit après mon périple dans l'ombre des arbres mais, bien vite, je pus les voir. Mon esprit était embrumé et j'avais bien du mal à me souvenir de quoi que ce soit si ce n'est d'une vague idée de mon identité et que cette ville avait une grande place dans ma vie. Si je voulais des réponses, c'est sans doutes là-bas que j'en trouverai. Après de longues heures de marches depuis la Sylve aux Souvenirs où j'avais repris conscience sans savoir comment j'y étais arrivé, mon périple allait enfin arriver à son terme. J'avais eu la chance de trouver la sortie de la Sylve, si près de la ville avant de mourir de faim ou de soif, mourir dans l'incompréhension m'aurait grandement peiné. Alors que je longeais la muraille, j'entendais de plus en plus de bruit à mesure que j'avançais. Intrigué par son origine et ce malgré mes pieds endoloris, je poursuivais ma marche.

C'est après quelques minutes que je pus en comprendre la source, visiblement une fête ou du moins un grand rassemblement de personnes. Ce climat enjoué détonnait assez de l'oppression de la Sylve mais, bien qu'agréable, je ne pouvais m'empêcher de me sentir tout aussi oppressé. La foule, c'était sans doute ce qui agissait ainsi sur moi. Pourtant, je parvenais à avancer timidement et à marcher parmi les passants. J'avais bien du mal à me diriger, perdu au milieu de cette masse d'êtres bien plus grand que moi, cependant je n'osais interpeller quiconque, une sorte de gêne m'en rendait bien incapable, j'entrepris donc de continuer tout droit jusqu'à arriver sur l'axe principal de cette célébration. L'environnement qui me bordait et cette sensation m'étaient définitivement familière, mais je ne pouvais me souvenir de quoi que ce soit que je ne savais pas déjà, cette amnésie n'arrangeait, en tout cas, rien à la situation, était elle en cause dans ma gêne d'être ici ? Assez rapidement je pus rejoindre un grand axe et, en effectuant un virage sur ma gauche, j'aperçus l'imposante entrée de la citée que je cherchais tant. Il était tant que j'arrive, mes jambes et mes pieds commençaient à crier au surmenage. Je ne savais pas trop en quoi je serai avancé de pénétrer la ville si j'étais incapable d'interpeller la moindre personne, mais tout ceci, j'y réfléchirai une fois au pied du mur.

Je faisais mon possible pour ne croiser le regard de personne, mais il me semblait parfois que l'on me regardait étrangement. Avais-je quelque chose sur le visage ? Je passais ma main dans mes cheveux pour vérifier qu'aucun branchage ou autre verdure n'avait élu domicile sur mon crâne, mais ma main ne rencontra aucun corps étranger. Je passai alors cette même main sur mon visage en lui-même mais je fis à nouveau le même constat. Peut-être que ces gens-là me connaissaient ? Je me retournais furtivement pour regarder l'une des personnes qui m'avaient, me semble-t-il, dévisagé mais je ne pu examiner que le dos de cette personne, partie du corps peu prompt à raviver des souvenirs.

C'est en me retournant à nouveau, après ce bref égarement que je pris conscience qu'un groupe de musique devait être en train de se donner en concert non loin. En effet, après une rapide inspection de mon champ de vision, je pouvais remarquer un attroupement confus et irrégulier de personnes qui se déplaçaient de manière plus ou moins chaotique, déplacement souvent appelé « danse » par ses pratiquants. Bien que l'idée de danser ne me serait pas venu et surtout pas en public, je ne pouvais nier que la musique jouée par les artistes ne m'était pas désagréable. En m'approchant je constatai que quelques bancs avaient été disposés le long de l'axe, sans doute pour admirer la représentation, ce qui m'incita à m'y poser quelque temps pour reposer mes jambes fatiguées. Au moment où l'idée me vint, un des bancs se libéra de ses occupants, deux adultes humains et une elfe, plus jeune visiblement, je ne me fis pas prier et alla m'y asseoir, le temps de me reposer un peu. Un homme assez corpulent vint s'asseoir à mes côtés, un large sourire aux lèvres. Je fis mon possible pour ne pas le regarder, mais la gêne envahit encore plus mon corps quand il entama la discussion :
«- C'est joli, n'est-ce pas ? J'adore la musique, vous avez déjà entendu ce groupe auparavant ?
- N-non, jamais.
- Vous aimez alors ?
- Oui.»
L'homme dut voir que je n'étais pas du tout à mon aise, il me dévisagea un moment puis il haussa les épaules et refixa son attention sur la scène en lâchant un « Moi aussi... ». Maintenant que je n'étais plus seul sur mon banc, je n'avais qu'une hâte, me relever dès que je me sentirais mieux.

807 mots; Post01:
 
Mer 12 Avr - 2:58
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« Fruïan ! Non mais tu réalises, Med ? Fruïan, et pour une fois on peut y aller sans les parents ! ». L’Elfe se contenta de hausser les épaules alors qu’elle replaçait son bandeau sur ses yeux fatigués où l’on aurait aisément pu distinguer quelques cernes si seulement rien ne masquait ses traits. La jeune femme peinait à comprendre l’excitation qui gagnait sa jumelle, qui n’avait fait que déblatérer ce sujet pendant des semaines, jusqu’au fameux jour où elles quitteraient la Forge aux Cristaux. Tout d’abord, l’idée lui parut mauvaise : il s’agissait de leur gagne-pain. L’abandonner ainsi revenait à manquer une journée de travail et leur situation se trouvait loin d’être aisée. Aussi, elle tenta de nombreuses fois de persuader Naylina d’abandonner, mais jamais elle ne céda. Et à force de persuasion, cette dernière avait même fini par convaincre leur employeur qu’elles iraient faire de la publicité pour leurs armes et leurs enchantements à cette fête. La cérémonie de la Nature, et elle osait lui faire croire qu’elles vendraient des armements… Soit il était naïf, soit il voyait clair dans son jeu et n’avait pas d’objection quant au fait qu’elle agisse de manière complètement immature.

Pourtant, la demoiselle à la chevelure immaculée aurait pu rester à son emploi pendant la petite escapade de sa sœur, mais elle n’était pas dupe. Nay’ avait la manie de ne jamais s’en tenir au plan, et si quelque chose lui arrivait, elle n’en saurait jamais rien. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres rosées alors qu’elle passait sa main sur l’épaule de sa congénère. « Nous ne faisons point partie de la cérémonie. J’ose espérer que tu ne comptes pas essayer de t’y incruster, encore moins d’importuner la populace. C’est un événement sérieux. ». Cette dernière leva les yeux au ciel et un rire cristallin fit vibrer ses cordes vocales. « Tu me connais bien. ». Puis elle se détacha de son étreinte. « Mais pas besoin de t’en faire pour moi. Je saurais me tenir, un minimum. ». Et c’était bien ce qui l’effrayait. Le minimum de la jeune femme était parfois loin d’arriver aux chevilles de ce que la communauté considérait comme correct. Ce ne serait pas la première fois qu’elle aurait à la surveiller, aussi elle décida de terminer la conversation à cet instant précis et, envoyant son corbeau en reconnaissance, elle poursuivit son avancée jusqu’à la Terre des Rescapés. Le voyage avait été prévu depuis plus d’un mois et elles n’auraient pas pu être plus prêtes qu’elles ne l’étaient maintenant.

Débarquant sur les lieux de la fête, Medelya tint la main de sa jumelle. Cette agitation ne lui plaisait guère, aussi elle confia à son oiseau de veiller sur les alentours, notamment sur sa sœur si elle venait à lui échapper. Pourtant, cette peur ne tarda aucunement à se réaliser et avant qu’elle ait fini sa phrase, Naylina venait de lui filer entre les doigts. Presque aveugle dans la foule, la jeune Elfe tenta tant bien que mal de la traverser et ce fut sans surprise qu’une collision la sortit de ses pensées. « Je.. Pardon, excusez-moi. ». Elle se redressa lentement et, via les yeux de son fidèle acolyte, put discerner une silhouette assise sur un banc. Précisément celle qu’elle venait de percuter. Une moue désolée déforma les traits de son visage, alors qu’elle cherchait encore sa jumelle désespérément. Puis une idée lui traversa la tête jusqu’à atteindre ses lèvres. « Vous n’auriez pas vu une jeune fille d’à peu près mon âge, à la longue chevelure blanche et à l’air ingénu ? ». Elle ne perdait rien à demander des renseignements au premier venu. Il était rare que Nay’ ne se fasse pas remarquer quand elle passait dans les rues d’Eleshyë, alors pourquoi cela ne serait pas le cas ailleurs…

636mots
Résumé / Post I:
 
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Mer 12 Avr - 13:03
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Ashryn - Laethlion - III
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Fruïan,
la fête des récoltes



Contexte

La fête battait son plein. Les musiciens s’affairaient autour de leurs instruments, jouant leurs plus belles mélodies, faisant sautiller les notes entre elles alors que leur public riait aux éclats. Les moments de réjouissance s’avéraient être loin de monnaie courante chez ce peuple considéré comme faible et risible par la plupart. Pourtant, aujourd’hui, rien ne semblait pouvoir entacher leur bien-être. La populace dansait, s’amusait, tous discutaient et aucun ne fut rejeté par qui que ce soit. Fière, la garde contemplait le spectacle. Cela faisait des années qu’ils se retrouvaient à garder les lieux, pourtant cette fois, ils sentaient un véritable changement dans le comportement général. Lentement, la Grand Rue commença à se vider et l’événement à prendre de l’ampleur. Même les Nobles qui, auparavant, ne daignaient pas même jeter un œil dédaigneux sur l’attroupement, semblaient étrangement curieux. Pourtant, leurs yeux ne témoignaient d’aucune douceur et jamais un sourire ne vint étirer leurs traits déformés par ce qui ressemblait à de l’appréhension. Lumen commença à détendre ses muscles, tandis qu’elle observait la jeune Ilidia discuter avec une autre demoiselle qui semblait l’intriguer. Elle passa en revue les nombreux invités, sans s’arrêter au premier abord. Pourtant, son instinct ne la trompait pas.

Quelque chose ne tournait pas rond. Elle sentait l’anguille sous roche, la voyait venir à des kilomètres. Mais elle ne pouvait faire évacuer cette foule sans une raison valable. Se mordant la lèvre, elle tâta son fourreau du bout des doigts, prête à dégainer au moindre problème qui se présenterait. Mais était-elle véritablement de taille face au danger qui l’attendait ? Les autres gardes n’étaient que des membres de la milice. Les petits crimes étaient leur quotidien, non pas la violence qui ravageait leurs terres nuit et jour. Alors que l’angoisse paralysait ses muscles, un bruit sourd interrompit les musiciens qui, crispés, n’eurent plus le courage de poursuivre. Lumen s’avança en première ligne vers la Sylve aux Soupirs, d’où provenait le son qui leur glaçait le sang. Et dans la nuit, elle ne put que constater l’horreur. Une dizaine, que disait-elle, une vingtaine, une trentaine de personnes la fixaient de manière malsaine. Reculant lentement pour ne pas semer la panique, elle s’approcha d’un de ses confrères pour ordonner l’évacuation mais une voix plus haute que la sienne l’interrompit.

« Quel regroupement de nourriture a-do-ra-ble. ». Douce mais pourtant cassante, cette dernière se déforma en un rire malicieux, alors que les traits de son propriétaire commençaient à sortir de la pénombre. Plaçant sa main sur son épaule qu’elle épousseta, elle se retrouva en une fraction de seconde derrière la gardienne qui avala sa salive, n’ayant point eu le temps de dégainer. « Oh, n’essaye pas. Ce serait peine perdue. ». Un second rire la secoua. « Inutile de préciser qu’en parlant de nourriture, je parlais de votre tendre chair, je présume. ». Le groupe de vampires sortit de l’ombre progressivement. Ils étaient nombreux. Trop pour être contenus le temps que des secours arrivent, ou même des renforts. Lumen écarquilla les yeux, la main tremblante. « Oh, la plus grande combattante de ces terres a les chocottes ? Ce n’est pas très rassurant pour vos petits paysans, si je puis me permettre. ». Elle disparut à nouveau, apparaissant au centre du comité des crocs de la lune. « C’est si dommage qu’Odaïl ne soit pas ici. Mais je présume qu’il comprendra le message une fois que nous en aurons terminé. ».

Leur emboîtant le pas, quelques Démons firent leur apparition. Certains salivaient devant les jeunes femmes en proie à leurs désirs, d’autres frottaient le bout de leurs lames ensanglantées sur le sol, désireux de mettre en pièce quelques humains. « La chasse est ouverte, mais pour vous donner un peu plus de chances disons que vous pouvez courir… Maintenant. ». Elle laissa ensuite ses congénères se jeter sur les plus faibles, alors que le cri puissant d’un Mortemo se répétait au loin. Le hurlement fit gronder la ville, tandis que le sang commençait à couler. Ereza refit son chignon doré en quelques mouvements, alors qu’elle se plaçait en spectatrice. « Vous aviez bien annoncé que tout le monde pouvait récupérer de la nourriture à votre petite sauterie, n’est-ce pas ? ». Son regard s’assombrit et son rire résonna un peu plus fort dans l’esprit des convives. « Le partage est une notion si précieuse à vos yeux, il faut bien l’honorer. ». Et le carnage put commencer.


Résumé

L'heure est au bouleversement et au sang mes amis.

Alors que la fête battait son plein, plus d'une trentaine de vampires se sont invités à la partie, en compagnie de quelques Démons. N'ayant aucune autre motivation que créer une véritable boucherie, ils s'attaquent à tout le monde. Leur cheffe, Ereza, est complètement en dehors de la portée de quiconque. L'attaquer revient à tuer instantanément votre personnage. Lumen lui tient tête tant bien que mal tandis que d'autres miliciens essayent de prévenir l'armée.

Deux démons bien armés s'en prennent à Scylla et Solyane. Un groupe de vampires composé de deux femmes et d'un homme encercle Akwa, Fyn et Sasha. Celaena, Elih et Ilidia sont forcés de se retrouver ensemble, acculés par leurs ennemis, une démone et deux vampires de sexe masculin. Medelya se prend un coup de dague dans le dos et s'effondre sur Liadan. Naylina est introuvable.

Je compte sur vous pour être fair-play dans vos réponses et prendre en considération vos points de caractéristiques. Vous avez le droit de décider si vous subissez des blessures plus ou moins graves mais si j'en vois tout éviter et ressortir indemne, je n'hésiterais pas à lâcher le Mortemo  
Je ne décide pas de vous attaquer directement pour le premier post mais ça ne saurait tarder, alors paniquez bien. Je vous ai donné des pistes, le reste est pour l'heure à votre imagination  

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Mer 12 Avr - 13:35
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Elle aurait dû s'en douter. A dévisager les gens, on finit invariablement par attirer leur attention. Elle qui n'aimait pas ça, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Au moins avait-elle l'occasion de détailler l'Hybride de plus près. Mignonne plutôt que jolie, elle était plus grande que Solyane. Ce n'était pas nouveau. Solyane était un petit bout de femme. Certes attirante, mais guère grande. Sa queue rousse battait l'air avec un enthousiasme que la brune aux yeux violets était loin de ressentir.

- Danser ? Répéta-t-elle, incrédule.

Elle eut un regard de côté pour Scylla. Elle n'avait jamais su se comporter avec des inconnus. Comme elle s'était elle-même comportée de manière impolie en dévisageant l'Hybride, elle ne pouvait décemment pas se montrer insultante envers elle, si ? Elle décida alors de biaiser.

-  Euh... Non, non, c'est gentil mais non !

Puis elle fit mine de s'esquiver. Effectivement, elle n'était pas là pour danser. Mais c'était également en partie pour échapper à la joie de vivre débordante de l'Hybride qu'elle battait en retraite. Elle n'avait rien contre les personnes joyeuses. Au contraire, elle les trouvait assez rafraîchissantes. Seulement Solyane était un peu comme un animal sauvage : abordée trop vite, elle fuyait. Raison précise pour laquelle Alicia avait dû s'armer d'une patience infinie pour nouer une relation amicale avec Solyane.

Par chance, l'Hybride ne semblait pas vouloir insister et Solyane se retrouva seule avec Scylla. Elle s'apprêtait à reprendre la conversation où elle l'avait laissée lorsqu'un hurlement se fit entendre non loin. Un hurlement bestial qui avait le pouvoir de faire s'arrêter de battre votre cœur. Au vu de la direction, Solyane comprit que cela venait de la Sylve aux Soupirs. Elle frissonna en se souvenant des mésaventures qui lui étaient arrivés dans ces lieux. De fait, un vent de panique souffla très vite dans la ville. Certains eurent à peine le temps de hurler « Vampires » ou « Démons », que le chaos s'abattit sur eux.

Le cœur de la jeune femme se mit à battre plus vite et plus rageusement dans sa poitrine. Des démons ! Et de vrais démons, cette fois, s'étaient joints à la fête dans le but d'en profiter pour se vautrer dans le sang ! Des images atroces, surgies de son passé, aveuglèrent Solyane et firent monter en elle une rage qu'elle avait rarement éprouvée. Lorsque deux démons s'approchèrent de Scylla et elle, Solyane ne perdit pas une seconde à se demander ce qu'il convenait de faire. Sa dague en main, elle se jeta sur le démon le plus proche. Elle ne se faisait aucune inquiétude pour la mercenaire blonde. Et sa haine vengeresse lui fit oublier une bonne partie de sa prudence. Dans le lointain, un autre hurlement retentit mais Solyane s'en moquait. Rien d'autre ne comptait plus à ses yeux que de faire la peau à ce démon.

-  Viens par là, monstruosité ! Cracha-t-elle, les dents serrées.

Sa capuche tomba, révélant la masse virevoltante de ses boucles noires. Ses prunelles améthystes semblaient luire d'un feu intérieure tandis que la rage avait étrécie ses pupilles en un minuscule point noir. Toute à sa rage, elle prit malgré tout le temps de noter la présence d'armes dans les mains des démons.  A côté, sa dague faisait bien triste figure. Mais cela ne suffit pas à faire flancher sa détermination. Quitte à y perdre des plumes, elle allait montrer à cette engeance des enfers ce dont elle était capable. Et si elle devait mourir aujourd'hui, autant faire en sortes de rayer de l'existence une ou deux de ces pourritures avec elle. Si elle avait de la chance.

*
* *

Du haut d'un toit, une haute et mince silhouette, vêtue de rouge et de noir, regardait les rues de la ville sombrer dans le chaos.
Ses longs cheveux noirs flottaient librement sur ses épaules, se frottant contre son visage anguleux. Un sourire vaguement amusé étirait ses lèvres fines et pâles. Ses yeux d'or détaillaient le pêle-mêle de la foule paniquée et de la « bataille » qui commençaient.

-  Maître ? L'interpella un nouvel arrivant.

Presque aussi grand que le premier, il possédait des cheveux courts, gris, et parfaitement coiffés. Son costumes couleur de cendres était taillé de manières sobre mais élégante. Fonctionnel, surtout, car c'était le propre de tout domestique de pouvoir se déplacer sans gêne. Lorsqu'il rouvrit les yeux, le gris métallique de ses prunelles accrocha la lumière, donnant une teinte métallique à son regard. Son expression était maîtrisée, comme s'il n'éprouvait aucune émotion.

-  Qu'y a-t-il Kephret ?
-  Comptez-vous participer à la petite fête de Dame Ereza ?
-  Ce n'est pas dans mes intentions.

Le domestique inclina légèrement le buste.

-  Maître, si je puis me permettre d'attirer votre attention sur le groupe ici (il tendit le doigt vers l'entrée de la cité), j'ai bien l'impression d'avoir vu un visage familier.

Le sourire de Baltrigon s'agrandit. Son serviteur savait qu'il avait toujours haï l'idée de pouvoir laisser une descendance derrière lui. Mais depuis que la route de cette misérable petite humaine avait croisé la sienne, il voyait enfin un avantage à avoir une « fille ».

-  Je l'ai vue, Kephret.
-  Et bien entendu, vous ne ferez rien pour l'aider.

Ce n'était pas une question et surtout pas un reproche. Juste un constat glacial. Après tout, l'âme de cette jeune fille appartenait dores et déjà à son maître. Qu'elle trouve la mort aujourd'hui ou dans dix ans, cela ne changeait pas grand chose. Si ce n'était, peut-être, un terme plus rapide aux petits jeux pervers qui agitaient les pensées du Démon de la Luxure.

-  Pourquoi irais-je aider qui que ce soit ?

Pour appuyer ses propos, il s'assit sur le toit. Ses yeux étaient désormais braquer vers le combat qui opposaient deux démons, sa fille et une autre femme armée.

-  Je t'en prie, ma petite Solyane ! Fais moi plaisir et distraie moi ! Sussura-t-il.

975 mots - Message 4/?:
 





Merci à Ylan et Sora pour ce que vous m'avez fait <3

Je les aime, je suis accro...:
 
Mer 12 Avr - 15:02
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