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Le soleil… La chaleur… L’humaine sentait les rayons réchauffer son corps endolori, alors qu’un songe tortueux l’eut empêché de profiter de ce repos si mérité. Les bruits ambiants de l’auberge ne la firent pas lever un sourcil, et le réveil fut des plus compliqués. Mercenaire, la jeune femme n’en restait pas moins humaine. Aussi, elle prit le temps de réveiller chacun de ses muscles avant de se lever. Roulant le long de la couette de fortune l’ayant abrité du froid, elle se vêtit, le regard dans le vide. Ses pensées se mélangeaient, s’entrechoquaient, se bousculaient. Une de ses mains vint frotter sa paupière droite avant de redescendre sur son épaule qu’elle gratta de manière superficielle. Elle sentit le bandage caresser son épiderme, qu’elle tira légèrement pour éviter qu’il ne tombe. Ses plaies ne la faisaient plus souffrir, malgré le fait qu’elle craignait une sévère infection. Ajustant son pantalon et ses bottes de cuir, elle coiffa sa chevelure en un chignon décoiffé qui laissait sortir quelques mèches cendrées afin d’encadrer son visage vide de toute émotion qui ne se déforma pas même à la vue d’un miroir. Elle se regarda, pendant quelques instants. Son image ne lui évoquait absolument rien. Pas plus qu’une inconnue qu’elle rencontrerait dans la rue. Pourtant, ses traits disaient ce que sa bouche ne laissait transparaître.

Une fatigue évidente, un besoin de liberté. Elle ressemblait à un oiseau en cage, ayant perdu ses repères, se nourrissant des cadavres de ses compères pour survivre, perdant petit à petit son humanité. Haussant les épaules, elle chassa ces mauvaises idées de son esprit. Pourquoi se plaindre dans le vide ? Elle pourrait geindre, personne ne l’entendrait. Ou tout du moins, elle ne crierait pas assez fort pour qu’on la remarque. Un minuscule gémissement, à peine perceptible. Complètement épuisé, vague, peu désireux de revoir le jour. Après tout, Elisabeth ne voulait pas être sauvée par n’importe qui. Elle haïssait être redevable. Alors si lui, venait la sortir de ce pétrin... Elle n’aurait que sa vie à offrir, et cela lui convenait amplement. Elle n’avait rien d’autre à lui donner, et lui ne voudrait rien d’autre que la revoir. L’espoir ne la quittait jamais, et c’est avec cette détermination qu’elle entama sa journée. Elle ne serait pas simple, mais à quoi bon vivre dans le calme et la sérénité quand votre vie n’a été qu’un amas de rebondissements en tout genre ? La jeune femme ne se voyait pas vivre dans un château de grand luxe, habillée comme une princesse, dévalant les marches d’un escalier bien trop long. A se promener de bal en bal, épouser un jeune homme qu’elle connaît à peine pour se retrouver à nouveau enchaînée mais pire qu’à l’instant présent : car elle aurait connu la liberté avant d’être enfermée. Ces facéties la firent, pendant un bref instant, rire. Mais elle riait, pour se persuader qu’elle avait encore envie de rire. Pour donner l’impression d’avoir encore des sentiments, aussi minimes puissent-ils paraître. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. Cette vie ne l’amusait plus, l’avait-elle amusée un jour ? Elle en doutait franchement.

Sortant de sa chambre, elle fit un signe de main au tavernier qui lui prépara un bol de lait. Elle haussa un sourcil, sans pour autant lever la voix pour engager la conversation. Il le ferait à sa place. Si elle n’aimait pas parler de ses passe-temps, lui avait toujours une bonne histoire à lui raconter lors de ses nombreuses absences. Un saoulard ayant provoqué une bagarre, une demoiselle qui au final n’en était pas une, une maison dans le quartier ayant été vandalisée puis brûlée.. L’action ne manquait pas dans la Terre des Rescapés, c’était le moins que l’on puisse dire. Mais aujourd’hui, il affichait une mine plus grave envers la mercenaire. « Hier, tu es rentrée complètement éméchée, clamant que tu venais de gagner un gros lot. Je n’ai pas envie qu’on te ramène encore ici alors que tu empestes l’alcool. Ça t’aidera à te remettre de cette dure soirée. ». Elisabeth fut perdue entre l’envie de se moquer de l’imagination débordante de celui qui l’hébergeait et l’incompréhension. Elle ne le croyait pas, tout simplement. C’était impossible à ses yeux d’être rentrée dans cet état. Aussi, elle poussa le bol de lait hors de sa portée, signifiant qu’elle ne comptait pas l’engloutir de sitôt. « Je ne suis pas sortie, hier soir. Après mon contrat, je suis directement rentrée me coucher. Je n’ai pas le temps de boire. ». Tout en déposant une nouvelle fois le bol devant ses yeux, il poussa un soupir d’exaspération. « Ce n’est pas dans tes habitudes, c’est vrai. Mais pourtant c’est bel et bien ce qui est arrivé. Je n’ai pas d’intérêt à te mentir. Maintenant, bois. Tu n’auras rien d’autre, de toute façon. ». Il s’arrêta pendant quelques secondes avant de reprendre. « Cela dit, vu ton état, cela n’est pas étonnant que tu ne gardes aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer. J’ai entendu dire que tu t’étais rendue à Basinshear puis, plus rien. ». Elle écarquilla légèrement les yeux. « Tu dois te tromper de personne. Je ne sais même pas où ça se trouve. Tu ne t’es pas fait manipuler par un sorcier véreux, j’espère. Il aurait pu bien plus te prendre que tes souvenirs. ». Il leva les épaules. « Personne ne te ressemble plus que toi-même. ».

La veille …

« Vous êtes bien sûre que cela ne vous dérange pas de vous balader en terres démoniaques ? Je peux toujours demander à quelqu’un d’autre de se charger de cette affaire. Ne le prenez pas mal mais vous êtes.. ». « Humaine ? ». Elle coupa son commanditaire, peu habituée à ce que l’on prenne en compte qui elle était, si ce n’est une machine à tuer. Elih n’aimait pas cette manière de procéder. Elle n’était qu’un outil, qu’une personne que l’on paye pour aller se salir les mains à la place des autres. Sa race ne devait aucunement entrer en compte lors de l’élaboration d’un contrat, et cette idée ne fit que grimper un maigre énervement dans ses veines.« Je me rendrais sur les lieux, moyennant une augmentation de ma récompense. Je ne vais pas donner de mon temps gratuitement. ». « Mais bien sûr, mademoiselle... Hm, quel est votre nom, déjà ? ». Laissant son regard divaguer vers le fond de la taverne, elle murmura dans un soupir. « Marendir. ». Il gribouilla alors cette appellation sur son parchemin. « Très bien. ». Il signa le contrat écrit quelques instants auparavant et le tendit à la mercenaire. Celle-ci le lut à nouveau, s’assurant que la somme avait été augmentée de manière considérable et que les risques en valaient la chandelle. Il était hors de question qu’elle se rende dans un territoire aussi risqué si la somme n’était pas assez conséquente. Ses services n’étaient pas donnés mais on lui donnait une réputation de fer et nul ne savait où sa lame trépassait. « Vous avez bien compris ce que je vous demande ? Peut-être que faire un point avant que vous partiez serait utile… Hm, sans remettre en cause vos capacités, bien entendu ! ». Elle grimaça. Il la voyait comme une débutante, il s’en mordrait les doigts. Pourtant, elle resta professionnelle, alors qu’elle se levait pour quitter les lieux et commencer son dur labeur, à commencer pour le voyage. « Ce sera fait dans les plus brefs délais. ». Et elle s’en alla, claquant la porte derrière elle.

La jeune humaine observa une fois de plus le parchemin avant de le rouler dans sa poche, le déchirant presque par la même occasion. Il était plus qu’inhabituel qu’on lui demande de traiter une affaire d’argent. Elle s’occupait plus de vengeances personnelles qui devaient rester secrètes. Un amant éperdument amoureux d’une Dame pourtant mariée à un autre, désireux de le voir disparaître pour récupérer l’élue de son cœur, un frère en colère contre son propre père au point de vouloir mettre fin à ses jours../ Mais tout ceci ne l’étonna point pour autant. Entre eux, les hommes étaient loin de se faire des cadeaux, et récupérer une coquette somme l’intéressait plus que les motivations de celui qu’elle venait de quitter à pas de course. Elisabeth n’aimait pas s’attarder sur des misérables détails. Il n’était pas le seul à lui proposer des contrats aussi alléchants et si elle voulait tous les honorer, elle avait plus que besoin de se dépêcher. Le continent sibyllin ne l’inspirait pas plus que n’importe quel être de sa race, mais elle n’avait cure du lieu où le meurtre allait être commis. Elle se réjouissait, même, qu’en terres démoniaques, personne ne l’empêcherait de massacrer quiconque se trouvant sur son passage. Elle serait libre, ou en aurait l’impression. Approchant lentement du port, elle montra sa destination au capitaine qui hocha la tête. Le voyage durerait plusieurs jours, ou elle resterait enfermée dans sa cabine. Sociabiliser ne lui ferait que du mal, et elle ne se voyait pas augmenter la douleur qui parcourait déjà ses membres, la paralysant pendant son sommeil troublé.

Une fois arrivée sur les lieux, elle s’empressa de trouver l’endroit où se trouvait Basinshear. Nom bien étrange pour un casino, mais qu’est-ce qui ne l’était pas, sur les terres de Langzyliah ? Rien que le fait d’avoir un endroit où on pouvait miser toute sa fortune pour la perdre instantanément ne faisait pas sens dans son esprit. Malgré son manque d’émotion flagrant, Elisabeth confinait un esprit d’enfant, ne surgissant que lors de grandes occasions ou de surprises qui la feraient jaillir de son lit au petit matin. Aussi, elle contourna non sans une grande appréhension la forteresse maudite où aucune attention ne lui fut portée, et s’engouffra dans le casino. Les démons ne la regardaient même pas : après tout, elle ne constituait pas une menace et ils la surplombaient largement. Elle qui s’attendait à un endroit sobre dut faire une pause de quelques minutes pour s’habituer aux lumières multicolores qui lui brûlaient la rétine. Cet endroit respirait la magie à plein nez, et si cela ne lui déplaisait pas, elle avait autre chose à faire que d’admirer le paysage. Se dirigeant vers un homme qu’elle considéra immédiatement comme le gérant, sans vérifier si cela s’avérait véridique, elle demanda où se trouvait la personne à laquelle elle devait ôter la vie. « Mais vous êtes bien pressée, ma Dame ! Et ces cernes, grand dieu, ces cernes ! Vous feriez mieux de vous arrêter dans votre périple et de jouer un peu en notre compagnie. ». Elle plissa les yeux. Venait-elle de tomber dans un piège ? Elle n’hésita pas avant de prononcer un refus catégorique. « Oh, c’est dommage. Si seulement vous aviez pris le temps de vous amuser avec moi, alors peut-être que ma mémoire aurait arrêté de me jouer des tours et que j’aurais pu vous indiquer la localisation de celui que vous cherchez. ».

Sans grimacer, Elisabeth fit pencher la balance de manière méthodique et purement théorique. D’un côté, elle ne pouvait pas rentrer sans avoir accompli son contrat car cela lui aurait valu un déplacement inutile, qu’elle serait, de plus, incapable de rembourser correctement. De l’autre, elle ne se voyait clairement pas s’asseoir à une table de noble pour miser le peu d’argent qui lui permettait de vivre. Elle abhorrait les soirées mondaines, détestait ce peuple qui jetait ses pièces par les fenêtres sans se préoccuper de la pauvreté envahissant leurs quartiers. Puis elle soupira. Elle se trouvait chez les démons, pouvait-elle espérer la moindre clémence ? Il reprit, la brusquant dans son cheminement de pensées. « Je vous offre même votre premier tour, soyez raisonnable. ». Avalant sa salive et tapotant sa lame accrochée à sa ceinture, elle s’assit sans plus de manières. Cela ne servait à rien de lutter contre plus fort qu’elle dans un lieu où elle était loin d’être à son avantage. « Bien, vous voyez quand vous voulez ! Alors, dites-nous, qu’est-ce qui vous amène à Basinshear ? ». « Je ne me suis pas assise pour discuter de la pluie et du beau temps. Nous commençons, ou je m’en vais. ». « Oh, voyez-vous ça ! Notre invitée ne peut point attendre avant de faire pleuvoir les pièces d’or. Hâtons-nous alors de commencer la partie, ne la faisons pas patienter ». Tout d’abord, elle n’accorda pas plus d’attention au jeu, se concentrant sur son objectif principal, tentant de glaner des informations ici et là. Ses tentatives furent loin d’être fructueuses, son interlocuteur évitant soigneusement le sujet. Elle devait retrouver cet homme, le tuer et ramener une preuve le plus rapidement possible au commanditaire. Pourtant, elle sentit vite son esprit se dégrader et divaguer. Sa vision devint floue et ses muscles arrêtèrent de répondre à ses inflexions nerveuses. Avant même qu’elle ait pu prononcer le moindre mot de trop, un verre lui fut servi, puis re-servi, jusqu’à ce qu’elle finisse complètement éméchée.

Un rire traversa sa gorge, avant qu’elle ne s’évanouisse d’un coup, d’un seul, tombant sur le sol froid du casino. Personne ne prêtait normalement d’attention aux saouls, mais ce ne fut pas le cas pour l’humaine. Au petit matin, on la ramènerait sur le continent sacrifié. De son côté, Hélène tenait Eal’ric entre ses mains. « Alors, ça ne te peine pas trop de la savoir à quelques mètres de toi sans avoir l’occasion de lui parler, de la tenir dans tes bras. ». Aucune émotion ne déforma ses traits, et elle le poussa par l’épaule. « Ne me fais pas patienter. J’ai été assez généreuse pour ne pas la tuer tout de suite, tu devrais même me remercier de lui avoir laissé la vie sauve. Les Démons ne l’auraient pas ramenée chez elle sans les ordres de Père. ». Il baissa les yeux, masquant sa rage aux yeux de celle qui ne voulait que la voir éclater. Ici, il n’était plus question de jouer. Son cœur, s’il vivait encore, aurait battu la chamade, déchirant les parois de sa cage thoracique. Aujourd’hui, il avait enfin pu la voir, avoir une preuve qu’elle vivait encore.

Il ignorait par quel procédé sa fiancée avait réussi à l’amener dans ses filets, mais tout cela n’était pas pour le rassurer. Si elle parvenait à la berner aussi aisément, alors il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour la réduire en miettes. « Alors, tu vas être a-do-ra-ble et faire ce que je veux maintenant ? ». Il ne fit rien, pendant quelques secondes. La sécurité de sa sœur, ou sa liberté ? Le choix, au premier abord, ne parut pas aisée, mais le souvenir de Blanche revint le hanter. Elle l’aiderait. Elle le sortirait de ce guépier. Aussi, il se contenta d’acquiescer. « Oui. Je ne m’opposerais plus à tes décisions, tant que tu la laisses hors de tes projets. ». Un sourire candide étira les traits de la Vampire qui disparut sous d’épais rideaux rouges. « Tu fais bien, Eal’ric. Tu fais bien. Qui sait ce qui aurait pu arriver sur le chemin du retour.. ».
2 514mots

Gains :
Je mise du Bronze !
Pour Elih
Du coup 1 point en Dextérité que je donne en Vivacité
1 en Adaptation

2 points pour Eal'ric ce qui donne 4 donc :
2 en Force physique et 2 en Contact Social[/font]



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Assassinat d'un tueur d'enfant, obtention d'une prime et découverte d'un casino
Tout était calme, les oiseaux gazouillaient gaiement, pas un bruit ne venait troubler la quiétude des lieux... aucun bruit, vraiment ? Alors qu'était ce terrible ronflement qu'on entendait en fond sonore ?

Alors que je finissais tranquillement ma nuit, perchée sur une branche d'arbre, un bruit à réveiller même les morts se fit entendre à travers toute la steppe, me réveillant en sursaut par la même occasion. Dans la précipitation, et alors que j'essuyais le fin filet de bave qui coulait au coin de ma bouche -sexy, n'est-ce pas ?-, un faux mouvement me fit tomber de ma planque, alertant ma prime.

- Merde, c'était vraiment pas le moment !

Grognant dans ma barbe, je sortis mes saïs et passai à l'attaque. Je détestais tuer pour le plaisir, mais cet homme avait assassiner pas moins de quinze personnes, et ce n'était que des enfants. Le plus vieux devait même pas avoisiner les 12 ans. Comment en étais-je arrivé là, me demanderez-vous ! Simple, je vais tout vous expliquez en détail.

FLASH-BACK

Alanguie, le corps accueillant les rayons de l'astre solaire, je me fis la réflexion qu'aujourd'hui serait une bonne... une très bonne journée. Du moins le cru-je jusqu'à ce qu'un véritable déluge s'abatte subitement sur la région où je me situais. Poussant un cri de surprise et en rageant contre la putain de pluie, je me précipitai vers le premier endroit que je trouvais pour me mettre au sec. Il s'avéra que ce fut une taverne. Sombre, lugubre, je remarquai avec une pointe d'interrogation qu'à l'intérieur, tout le monde avait le visage masqué. Ne voulant pas dénoter, je mis ma capuche et m’avançai d'un pas silencieux vers le comptoir.

- Une pinte, m'sieur, s'il vous plait !

Le barman me zieuta, sceptique

- Z'avez bien l'air jeune, d'moiselle, z'ètes sûre qu'vous avez l'âge p'boire ?

Un fin sourire me vint aux lèvres lorsque j'entendis la voix de baryton de celui-ci. J'aimais les hommes avec des voix graves et rauques, disons que c'était quelque chose que je n'entendais pas souvent. Puis, au souvenir de sa question, un reniflement moqueur m'échappa

- Vous croyez vraiment qu'je serais ici si c'n'était pas le cas, messire ?

Un grand rire rauque lui échappa à l'entente du dernier mot.

- On m'a qualifié d'bien des quolibets, mais messires, s'la première fois. Tenez, d'la part du patron, d'moiselle !

Et il me fila une pinte comme ça, gratos ! Non mais attendez, j'me suis battu avec le type pendant presque une demi-heure, lui faisant comprendre que son business à lui, c'était de vendre et moi, c'était d'acheter, mais le type, il a rien voulu entendre. J'ai tout de même fini par accepter, le type m'avait menacé de reprendre ma pinte. Non mais et puis quoi encore, j'aurai tout entendu. C'est avec un grognement que j'ai finie par le remercier, sous son rire gras. Alors que je buvais tranquillement ma pinte, l'allure de mes armes me revint à l'esprit. Avant de faire quoi que ce soit, j'en ai tout de même informé le barman.

- S'cuser, m'sieur, ça vous dérange si je lave et polie mes armes ? C'est qu'elles en auraient bien b'soin !

- Aucun problème d'moiselle, allez-y, le comptoir est vôtre !

Et sur cette phrase, il me désigna le comptoir d'un geste de la main. Le remerciant d'un geste de tête, je détachai mes saïs, mon fouet et mon arc. C'est avec la plus grande minutie et le plus grand des amours que je me mis à bichonner mes compagnons. Ils l'avaient mérités les pauvres, depuis trois mois que j'arpentais les terres de Langzyliah, je n'en avais pas pris soins, n'ayant pas le temps. Le barman me regarda alors, interloqué.

- Eh bah, c'est d'belles armes qu'vous avez là ! Dites-moi, d'moiselle, s'riez-vous intéressé par un travail ? J'vous avertis tout d'suite, s'pa un travail gratifiant. Vous devrez tuer un homme recherché. Il a une prime sur le dos : 50 pièces d'or !

À l'entente de la prime, mes yeux sont devenus rond. Cinquante pièces d'or ? Mais qu'avait fait ce bougre pour valoir autant ? Il avait tué quelqu'un ou quoi ? Je m'apprêtai à refuser, car je ne voulais pas tuer quelqu'un, même si la prime était autant élevé, mais ce qu'il dit ensuite me refroidit instantanément et me fit prendre ma décision

- C'homme, si on peut ap'ler ça un homme, a massacré une dizaine d'personnes, si pas plus, et c'était tous des gamins. L'plus vieux avait l'âge d'ma fille !

Un hoquet m'échappa. Des gosses ? Ce fils de pute avait massacré des gosses ? Bouillonnante de rage, je lui demandai ou était l'avis de recherche et, un sourire effrayant aux lèvres, il me le pointa du doigt. Je me dirigeai vers le babillard, le pas pressant, et arrachai l'affiche. Cet homme était mort, et il était À MOI !

L'affiche indiquait inconnu partout. On ne connaissait ni son prénom, ni son nom de famille, ni son âge, d'où il venait, etc. On ne connaissait rien sur lui. Tout ce que les autorités savaient, c'est qu'le mec, il avait massacré une dizaine d'enfants -et ils mettent dix car c'est le nombre de corps qui ont été trouvés pour l'instant- et qu'il avait été repéré dans les Steppes du Phénix. Je me préparai un maximum et me mit à le traquer jour et nuit, espérant trouver la moindre trace de présence humaine dans cet endroit. Puis, un soir, j'eu la chance de tomber sur un feu qui était fraîchement éteint. Un sentiment d'excitation grimpa en moi, mais comme la nuit se levait, je décidai de grimper dans un arbre, pas loin, et d'attendre le retour de cet homme. Si j'avais de la chance, il serait bruyant ! Et c'est ce qui arriva !

FIN DU FLASH-BACK

C'est pourquoi j'étais là, en train d'attaquer l'homme devant moi. Bien qu'il se battait avec l'énergie du désespoir, il ne rivalisa pas avec ma rapidité et, trois blessures plus tard parant mon corps, celui-ci gisait, mort sur le sol. Comme l'affiche ne demandait que la tête de l'homme et bien que cela me répugna au plus profond, je fis ce qui était demandé et ramenai la tête de celui-ci aux autorités. Une fois récompensé, je repris ma marche. À mesure que je voyageais, j'entendais une rumeur à propos d'un endroit. Cet endroit, à ce que j'avais entendu, contiendrais un casino. Interloqué, j'arrêtai net de marcher et me tournai vers la personne qui venait de dire cela à sa voisine de palier. Me dirigeant vers elle d'un pas hâtif, je lui demandai si elle savait où cet endroit était, selon la rumeur. Perplexe, elle me dévisagea de la tête au pieds avant d'hausser les épaules et de finalement me donner ce que je voulais. Basinshear... ce putain de casino était à Basinshear. Non mais qu'avais-je fais pour mériter ça ? Le continent des démons, vraiment ? Mais c'était le plus beau jour de ma vie, quoi ! J'allais enfin pouvoir pénétrer les terres des démons avec une bonne raison -et si en plus je pouvais en dégommer deux trois sur ma route, pourquoi pas ? entre nous, les bastons, les bonnes je veux dire, me manquaient-.

Cela prit tout de même plusieurs semaines avant que je ne finisse par atteindre la forteresse maudite. J'étais en nage, j'avais besoin d'une putain de douche et mon corps me demandait une nuit dans un vrai lit et non sur le sol, mais j'avais atteint ma destination. Et il n'était pas question que je m'arrête en si bon chemin. Je repris donc la marche vers ma destination finale, Basinshear. C'est limite sautillante que je finie par arriver devant les gigantesques portes du casino. Ni une ni deux, je me dirigeai vers les portes et, une fois celle-ci franchie, le décor me laissa coite. C'était... pas aussi pire que je l'avais imaginé. Pas de corps suspendu criant à l'agonie, pas de traînée de sang par terre, pas de cadavre en décomposition dans un coin... bon j'avais des stéréotypes et alors ? Tout le monde en avait ! Regardant autour de moi, je repérai finalement le bar et je me dirigeai vers celui-ci, la démarche assurée.

- Une double pinte, chef, s'il vous plait !

Le démon me regarda, une étincelle étrange dans le regard. Oui bon j'avais dit s'il vous plait et j'avais été polie, et alors ? Je ne détestais pas les démons, ils me filaient juste la frousse pour la plupart, c'est tout. Mais en rencontrer en vrai me filaient des frissons d'excitation dans tout le corps. Et je vous arrête de suite, pervers, c'est pas pour la raison que vous pensez. Bref ! Le barman finit par me donner ma pinte et, après l'avoir remercié, je me tournai vers le casino, réfléchissant. Tournant et retournant la pinte se trouvant dans mes mains, je fie le tour du casino du regard, espérant trouver une table m'intéressant. Après plus de cinq minutes de recherche, je finie par la trouver. Un grand sourire aux lèvres, je calai ma pinte, la claquai sur le bar, saluai le barman et me dirigeai, la démarche sautillante, vers la roulette russe... bah quoi ? J'suis pas suicidaire hein, c'est juste que j'adore ce truc !

- Approchez approchez, venez essayer notre roulette russe démoniaque. Le prix en vaut la chandelle et le premier tour est gratuit !

En entendant le mot gratuit, je me figeai nette. Quoi, pas encore ? Mais c'était quoi le problème de tout ces types qui disaient que ce que je voulais c'était gratos ? Grommelant, je finie par reprendre ma marche et me plantai devant le démon, attendant qu'il me remarque, ce qu'il finit tout de même par faire au bout de deux minutes à poiroter devant celui-ci... bah oui, il regardait pas vers le bas... pas ma faut si les démons ils sont immenses, si ?

- Oh ma p'tite, que fais-tu ici ? Elle est où ta maman ? Elle ne devrait pas te laisser toute seule dans un casino, c'est pas un endroit pour les gosses. OH GERYAS, ACCOMPAGNE DONC LA GAMINE À L'ACCUEIL, QU'ON R'TROUVE SA MÈRE !

J'étais... j'étais bouillonnante de colère... non attendez, c'est pas le mot... j'étais blanche de fureur. Et, mon seuil atteint, je finie par exploser.

- Espèce de démon de pacotille, non mais tu m'as bien regardé, putain de vieux débris ? J'suis plus une putain de gamine, saleté de démon en plastique, j'ai 20 ans, OK ? 20 putain d'années ! Alors je suis majeure, vaccinée, et j'aimerais bien que t'arrête de me regarder comme un gros débile et que tu me laisses participer à ce jeu que je me tire de cet endroit de merde, merci ! Non mais, moi qui pensait que les démons étaient super intelligent, me voilà refaite.

Je continuai à grommeler alors que le démon, lui, me regardait, interloqué. Bah quoi, il avait jamais vu de gamine péter leur coche ? Bah voilà, il l'avait désormais vu ! Pourtant, c'est moi qui restais coite lorsque celui-ci partit à rire.

- Sont fou ces démons.

Même marmonné, je suis sûr que celui-ci l'entendit, mais il ne dit rien. Son fou rire dura au moins dix minutes avant qu'il ne finisse par me faire un grand sourire... effrayant !

- Bien bien, mes excuses. C'est bon Geryas, tu peux retourner à ton poste, je m'occupe de la demoiselle. Bon, très chère, veuillez m'excuser de cette erreur inqualifiable. Je vous ai jugé sur votre grandeur et non sur votre apparence, cette erreur ne se reproduira plus. Donc, vous vouliez participer à la roulette russe, non ? Quel numéro et quelle couleur choisissez-vous ?

Alors qu'il disait cela, le croupier lança une bille. La regardant tourner un moment, je finie par prendre ma décision.

- 25 blanc !

Le croupier me regarda un petit moment et revint à la roulette. Finalement, celle-ci finit par s'arrêter, je vous le donne dans le mille, le 25 blanc.

- Félicitation mademoiselle, voici votre gain.

Le croupier me tendit une petite bourse et lorsque je regardai à l'intérieur, celle-ci était pleine de pièces d'or. Remerciant le démon, je me retournai et quittai cet endroit, espérant ne jamais y remettre les pieds. J'étais tranquillement en train de réfléchir, lorsqu'un groupe de démon attira mon regard, du coin de l'oeil. Sceptique, j'accélérai légèrement la cadence et je vie que ceux-ci firent de même. Je ralentis alors et je vis qu'ils firent pareil. Exaspérée, je finie par me retourner au coin de la rue, pour me rendre qu'il n'y avait plus personne. Je regardai autour de moi, inquiète, mais ne trouvai aucune trace de ce groupe. C'est légèrement craintive que je quittai cet endroit. Ce que je redoutai n'arriva cependant pas. Le groupe avait été mit hors d'état de nuire par Geryas, le bras droit du croupier. Celui-ci avait pour ordre de tuer tout démon tentant de s'en prendre aux personnes sortant du casino. Que penserait les joueurs s'ils venaient à apprendre que certains d'entre eux avaient trouvés la mort alors qu'ils sortaient de celui-ci ? Le casino se retrouverait alors vide et tout serait à reprendre.

Le pas léger, je marchai, regardant autour de moi. J'attendais le crépuscule pour me reposer dans un coin. J'étais épuisée, cette journée m'avait laissée sur les rotules et je n'avais qu'une hâte, pouvoir enfin dormir. C'est pourquoi je me hâtai vers la clairière aperçue en venant lorsque l'obscurité s'installa doucement sur la forteresse maudite. En me couchant sur une branche d'arbre -bah quoi ? c'est mon endroit favoris de couchette !-, je méditai sur cette journée. Finalement, était-elle bonne ou pas ? Je ne savais que choisir. Entre le vieux barman qui m'avait donné l'ordre d'assassiner un tueur d'enfant, la tête que j'avais ramené pour obtenir la récompense et finalement le casino, je ne savais plus qu'en penser. Fermant les yeux, je finie par ne plus y penser. C'est pourquoi je ne vie pas les yeux rouges luirent dans la nuit, m'observant d'un peu plus loin, dans l'ombre des arbres de la clairière.


2540 mots

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1 en endurance
1 en contact social

Mise = 2 points de caractéristiques :
1 en vivacité
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Quand une elfe décide de faire le voyage, mais qu'elle se trompe d'endroit...

"À gauche ou à droite ? Allez, je tire à pile ou face"... ça, c'est moi et ma stupidité légendaire. Décidé par pile ou face la direction où je vais aller... z'avez déjà vu une elfe ne pas avoir le sens de l'orientation ? Bah maintenant oui, parce que j'suis paumée !

2253 motsNombre de mots visés : 1500 motsObjectif dépassé, cap'tain !
Alors que le soleil se levait lentement, que le crépuscule laissait place à l'aube, une jeune elfe se prélassait sous les rayons du soleil. Cette elfe, c'est moi, Amriel, jeune exploratrice. Aujourd'hui, j'ai décidé de faire un voyage qui va peut-être me mener sur les traces de l'assassin de mes parents. J'ai entendu une rumeur, il y a quelques temps, disant qu'une famille avait été massacré et qu'on avait retrouvé un seul survivant: un gamin de huit ans. Cette histoire était bien trop semblable à la mienne pour que je laisse passer ça. Une fois le village atteint, je m'y arrêtai à la mairie pour y demander plus de renseignement. On me dit que le gosse avait été retrouvé dans une trappe sous le lit de sa chambre. La trappe, elle avait été cadenassée. Le gamin était pour le moment à l'hôpital, car il était tellement traumatisé qu'il n'avait plus parlé depuis l'incident. Je remerciai l'agent et sortit de l'endroit. Devais-je aller voir le gamin, sous peine de le traumatiser encore plus, ou comme mon histoire était similaire, allait-il voir en moi une confidente et allait-il parler ? Peut-être pourrait-il me mettre sur la voie de l'assassin. Je finie par décider de laisser le hasard choisir. Je sortie une pièce. Pile, j'allais voir le gamin et face, je quittais cet endroit. Un lancé de pièce plus tard, le sort en fut décidé, c'était le gamin qui l'emportait. Empochant ma pièce, je me dirigeai donc vers l'hôpital, regardant autour de moi en m'y dirigeant. Ce village était vraiment magnifique, entre nous. Peut-être allais-je y rester plus longtemps, finalement. Dormir dans un vrai lit me changerait et me ferait peut-être du bien.

Je finie par enfin atteindre l'hôpital. Je demandai, à l'accueil, la chambre du gamin -pas le choix, je sais pas où il est et j'allais pas me balader de chambre en chambre jusqu'à le trouver, je savais même pas à quoi il ressemblait-. La dame me regarda et j'inventai alors un mensonge, disant que j'étais assistante sociale et que je venais voir le gamin pour essayer de le faire parler, savoir s'il avait encore de la famille en vie qui pourrait s'occuper de lui. La dame de l'accueil eut alors un soupir de soulagement et me dit de la suivre. Elle me mena à la porte 666... ironie quand tu nous tient ! Elle me prévint que le gosse était muet comme une tombe, que depuis l'incident il n'avait plus parlé. Je la rassurai que l'on m'avait déjà mise au courant. Rassurée, celle-ci ouvrit la porte, me fit entrer et la referma, elle avait du travail qui l'attendait. Me retournant vers le gamin, je vis que celui-ci avait le regard vide dirigé vers le mur. Il portait une petite blouse blanche et il grattait frénétiquement ses bras. J'avançai doucement vers le gamin et lui retint les mains, le rassurant d'une voix douce. Je finie alors par prendre la parole. Bonjour petit, je suis ici pour t'aider. Quand j'étais plus jeune, j'ai vécue la même chose que toi. Je sais que c'est choquant, je n'ai pas parlé pendant six mois après avoir vu les corps de mes parents. Si je suis ici, c'est pour savoir si tu as des informations sur l'homme qui a fait ça, que je puisse le retrouver et le mettre hors d'état de nuire. Bon, c'est vrai, je n'ai pas dit l'entière vérité, mais j'allais tout de même pas dire à ce gamin que j'allais retrouvé le salaud qui avait fait ça et que j'allais le tuer lentement et douloureusement, si ? Celui-ci fini par me regarder et une petite lueur de vie s'alluma dans ses yeux. Il finit par me demander, d'une voix rauque de ne plus avoir parlé.

- Vous allez le retrouver et le tuer, hein grande soeur ? Vous allez venger nos parents de cet assassin ?

Incrédule, je regardai le petit, la parole coupée. Puis, dans un petit soupir, je finie par dire que oui, c'est ce que j'allais faire. Celui-ci eut alors un grand sourire de soulagement et m'avoua tout. Quand le monsieur il avait sonné à la porte, il était dans le salon à jouer avec ses jouets. Sa maman est venue le voir et lui a demandé d'une voix anxieuse et triste, très triste, d'aller se cacher sous la trappe dans sa chambre. En quittant le salon, il a jeté un oeil à l'extérieur et ce qu'il a vu lui a fait faire des cauchemars toutes les nuits. Dehors, il y avait un grand monsieur avec un couteau dans les mains. Il avait les yeux rouges et des cornes sur la tête. Il portait une grande cape noire et ses cheveux étaient blanc. Et il se souvenait d'une grande cicatrice en forme de faux sur la joue droite. Il sait que c'est une faux car son papa il était agriculteur et qu'il en avait une dans la grange derrière la maison.

Les larmes aux yeux, je m'avançai vers le gamin et, le prenant dans mes bras, je finie par lui assurer que j'allais retrouver celui qui avait fait ça et qu'il paraît. Ne pouvant plus se retenir, le gosse éclata en sanglot. Je le serai fort contre moi, le rassurant, et je finie par lui demander, avant de sortir de la chambre, de ne pas parler de la vraie raison de ma visite. Il pouvait dire que je lui avais demandé qui était sa famille, mais pas que j'étais venue pour avoir des renseignements sur le salaud qui avait fait ça. Il répondit oui et je sortie de la chambre, rasséréné. J'avais enfin la description de ce connard et je savais où je devais aller: Le territoire des démons. Le salopard qui avait fait ça était un démon et il n'allait pas rester en vie encore longtemps, parole d'elfe ! Je me dirigeai, avant de partir vers la Forteresse Maudite, vers une petite auberge aperçue en me dirigeant vers l'hôpital. J'avais bien besoin d'une douche et mon corps me réclamait une nuit complète de sommeil. Entrant dans celle-ci, je me dirigeai vers l'accueil, demandant une chambre. L'aubergiste me dit, avec un grand sourire, que c'était 10 pièces d'argent et me donna la clé de la chambre 6. Décidément, ce chiffre allait me poursuivre, aujourd'hui. Finissant par hausser les épaules, je prie la clé, la remerciai et me dirigeai vers la chambre. Mon objectif ? Dormir jusqu'au lendemain matin et c'est ce qu'il se passa. Le lendemain, je partie très tôt, il devait être 4h00 du matin quand j'eu finie de tout boucler dans la chambre que j'occupais. Je descendis, déposai la clé sur le comptoir et sortie la carte de Langzyliah. Actuellement, je me trouvais dans Eleshyë. Je devais me rendre à la Forteresse Maudite. J'allais en avoir pour plus de trois mois de marches. Je vérifiai que mes armes étaient bien accrochés et je partie d'un bon pas vers ma destination, le regard déterminé et froid, j'avais un démon à tuer.

Cela me prit trois mois et demi. Trois mois à dormir dehors, à laisser le hasard décidé entre chasse, pêche ou cueillette de petits fruits. Des journées j'avais jeûné et fait nuit blanche, car je voulais arriver à ma destination plus rapidement. Je finie enfin par y arriver. Tout juste avant de poser le pieds en territoire démoniaque, je décidai de mettre ma capuche, va savoir ce qu'il pouvait se passer s'ils voyaient mon visage, je préférai être masqué ça pouvait être utile pour plus tard. Je passai deux semaines à chercher le démon, mais à mon plus grand malheur, je ne le trouvai jamais. C'est donc totalement démoralisé que je pris la direction de la sortie lorsqu'une rumeur attira mon attention. Deux démons discutaient, sur le côté, d'un endroit nommé Basinshear. Ils disaient que là-bas, on y avait ouvert un casino. Curieuse, je décidai d'y aller, mais la malchance étant de mon côté, j'arrivai devant une voie à deux embranchements. À gauche ou à droite ? Allez, je vais décidé en tirant à pile ou face. Comment vous dire que ce fut une mauvaise idée ? Ça, c'est moi et ma stupidité légendaire. Décidé par pile ou face la direction où je vais aller... z'avez déjà vu une elfe ne pas avoir le sens de l'orientation ? Bah maintenant oui, parce que j'suis paumée ! J'ai aucune idée de l'endroit où je suis, j'ai froid, j'ai faim et j'en ai marre de cette putain de région démoniaque de merde... J'VEUX DU SOLEEEEEEEEEEEIL !!! Alors que je faisais demi-tour, un bruit de porte qui claque me fit m'arrêter, les sens aux aguets. Regardant autour de moi, je finie par apercevoir une petite ruelle tellement sombre qu'il était normal que je ne l'ai pas vue du premier coup. M'y aventurant, je finie par atteindre un grand immeuble avec inscrit en gros "CASINO"... j'y étais ENFIN PUTAIN, HAAAAAAAAAAAAH ! Prenant une profonde inspiration, je passai les portes. Une odeur de tabac envahie alors mon nom et mes oreilles furent agressés par les divers bruits un peu partout dans la salle. Un grand sourire vint alors poindre sur mes lèvres, j'adorais déjà cet endroit.

Alors que je me dirigeais vers une machine, je sentis une main arriver sur mes fesses. Ni une ni deux, je me retournai d'un geste vif et attrapai les couilles du mec, serrant très fort et je sifflai, d'une voix agressive :Te gêne pas surtout, hein. Tu t'es cru où, là ? Chez mémé ? Non mais mon pote, on est pas chez toi là ! Tu sauras pas me faire plaisir. Et de toute façon, de ce que je sens, t'as rien pour me plaire. Tu vois, je les préfères longues et grosses, pas minuscule comme la tienne. Et cette phrase, dite avec un sourire en coin sur le visage, le fit devenir rouge de gêne. Puis, à la fin de cette phrase, je serrai encore plus fort, mes yeux devinrent noir et je grognais, furieuse. Cet abruti venait de me mettre en rogne. Je n'étais plus en colère, j'étais plus que ça, j'étais désormais blanche de rage. Alors que je portais une main à mes chakram, le type leva les yeux et un air de soulagement s'afficha sur son visage. Alors que j'allais lui cracher à la gueule, je sentis une main se poser sur mon épaule. Me tendant à l'extrême, je me retournai et le videur me demanda ce qu'il se passait. Lui expliquant la situation, celui-ci attrapa le type par le collet et le jeta dehors du casino. Je le remerciai d'un signe de tête, me rhabillai convenablement et me dirigeai vers la machine qui m'avait alors attiré : une table de blackjack. Arrivé devant al table, l'homme me regarda et demanda, avec un sourire limite effrayant aux lèvres, qu'elle serait ma mise. Après avoir jaugé la table d'un regard, je prix ma décision Une mise or, Croupier. Celui-ci eut un sourire effrayant et commença à distribuer les cartes. Faites que j'ai une bonne main, fut ma dernière pensée cohérente avant que la partie ne commence. Je crois que je n'eu vraiment pas de chance, car je perdis la partie. C'est dépité que je changeai de table. Cette fois-ci, la roulette russe. Je décidai de miser sur le 17 blanc et, manque de pot, la bille tomba sur le 2 noir. Et cela continua ainsi toute la soirée. Peu importe ce que je misais, je perdais systématiquement. Je finie par ne plus en pouvoir et je quittai cet endroit de malheur, regardant ma, désormais, bourse vide. J'avais plus un sous, plus rien. Cela ne m'importait pas vraiment, car je n'avais pas d'habitation ou autre, donc le manque d'argent ne me concernait pas plus que ça.

C'est la démarche lourde et le coeur déçu -je n'avais pas retrouvé le démon responsable de l’assassinat de mes parents- que je pris le large. Sur la route me menant à ma ville natale, une deuxième rumeur, la même que celle du gamin d'il y a plusieurs mois, parvint à mes oreilles. Je n'en revenais pas, le mec avait recommencé. C'est donc pleine de rage que je pris la direction de La Terre des Rescapés. Il s'en était prit, cette fois, à une famille humaine. J'avais cru, au début, que ce n'étais qu'aux créatures qu'il s'en prenait. Mais maintenant, des humains ? S'en était finie, ce démon était mort. Il venait de s'en prendre à la famille de trop. Je ne savais pas combien de victime il avait fait jusqu'à maintenant, mais son règne de terreur allait bientôt prendre fin.

©linus pour Epicode




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1 en Affinité magique
1 en puissance.

Objet acheté : Robe élégante (80 pièces d'argent)
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Dim 23 Avr - 20:05
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Naya avait erré plusieurs jours, plusieurs semaines ou même plusieurs mois dans le continent sacrifié. Elle avait prit soin de bien contourner la Terre des Rescapés pour fuir son ancienne vie. D'ailleurs sa vie, sa vie avait été basculée, ou plutôt, sa mort. Et elle se demandait ce qu'il se passait à l'intérieur de sa tête. Elle n'avait pas totalement conscience de sa nouvelle nature. La voici au bord du continent, à mi chemin entre la cité des humains et la sylve aux soupirs.

   Naya regardait calmement l'océan azuréen en réfléchissant toujours et encore à ce qu'il s'était passé. Elle se demandait si elle avait bien fait, si renier son passé était bien la solution après tout. Elle se tracassa longtemps longtemps...puis en conclut soudainement qu'elle s'en foutait. Ce qui lui importait c'était de savoir ce qu'elle allait faire, maintenant qu'elle était libre. En contemplant l'horizon, elle imagina le continent Sybillin. Elle n'était jamais allée à la Forteresse Maudite. Elle songea à cette idée car, même si ce lieu lui inspirait toujours de la crainte, peut-être allait elle trouver là-bas des gens comme elle, qui la comprendront et avec qui elle s'entraiderait. L'elfe déchue soupira : les démons éprouveront-ils au moins la moindre compassion pour elle ? Mais peu importe, elle avait toutes les raisons pour y aller, autant pour en découvrir plus sur elle et sa race que pour élargir sa vision du monde.

   Heureusement, elle trouva un navigable qui s'était amarré à la frontière du territoire des humains. La femme n'était pas très douée pour sociabiliser. Alors ce fut de sa timide voix qu'elle abordait le marin. Il était aimable et accepta de l'emmener de l'autre côté, moyennant quelques pièces. Mais lorsqu'il lui interrogea sur ses raisons d'aller dans un endroit aussi dangereux elle bégaya de façon aucunement crédible : "Euh...ben...l-la la couleur n-noir.... c-c'est bien n-non ?". Il la regarda d'un drôle d'air, mais puisqu'elle ne voulait apparemment pas lui dire, il n'allait pas insister non plus. La traversée durerait quelques jours.

   Le marin n'était pas très bavard non plus, ces quelques jours sur l'océan azuréen s'étaient passés dans un long silence tendu. Les nuits, Naya se réveillait en sueur. Elle était en proie à des convulsions nerveuses. Sans doute, l'air marin et l'insécurité des vagues réveillaient en elle des souvenirs qui revenaient la hanter lui empêchant de fermer l'oeil. L'après midi, quelques heures avant l'arrivée, le marin avait évoqué une promotion à Basinshear. "Basinshear ? Mais qu'est-ce que c'est ?" demanda la démone intriguée. "-Basinshear est une sorte de casino tout proche de la Forteresse Maudite, s'y rendre peut dont être dangereux mais ils acceptent tout le monde là-bas, même les elfes comme vous." Il la prenait pour une elfe...Bah ! Cela lui arrangeait bien les choses. Elle descendit dans la cale où se trouvaient ses affaires et compta son argent...Une expression vide et désespérée emplit son visage. Elle prit ensuite une robe qu'elle avait gardée lors de ses années à la Terre de Rescapés : une longue robe d'un brun sombre, droite et fendue des deux côtés, avec les bas de même couleur. Elle songea alors que ce n'était pas le genre de tenue conseillée pour de l'exploration. Comme ils allaient bientôt accoster, elle vérifia si elle avait bien tout son équipement avant de remercier le marin.

   La voilà maintenant seule devant ce fameux continent Sybillin. Faisant confiance à sa boussole et sa carte, Naya prit la direction de Basinshear. Tant pis pour la Forteresse Maudite, cette promotion n'avait lieu que dans quelques jours alors elle n'avait pas le temps de faire la visite, elle pourrait bien s'y rendre après. Globalement, sa route s'était déroulée sans encombres, mis à part une nuit où la démone avait apparemment choisi le mauvais endroit pour faire un camp pour dormir. Un groupe de Félandre y régnait et c'est en manquant de la brûler qu'ils la réveillèrent abruptement. Sa fuite avait arrêtée une roulotte sur le chemin. Une vieille dame sortit la tête de la fenêtre, surprise à la vue d'une femme qui n'avait que l'air d'une aventurière faiblarde, fuyant à de simple Félandre. Elle fit signe à Naya de la rejoindre à l'intérieur. Après être montée dedans, la roulotte reprit son rythme dans un fracas violent.
"Merci beaucoup pour votre aide..." finit-elle par avouer.
-Oh non ce n'est rien, mais que faites vous dans un endroit pareil ?"

   Après lui avoir dit qu'elle devait se rendre à Basinshear, la dame lui informa qu'eux aussi (elle et son mari, le cocher) devaient y aller. Alors elle lui parla toute la nuit de son mari et de son amour pour les jeux, qu'il avait fait fortune grâce à ça et qu'il leur vouait un culte sincère. Sa vie et ses histoires étaient totalement ennuyantes et inintéressantes. Naya, en ne la voyant parler que de son mari, se demandait à quel point une femme pouvait elle se laisser cloisonner par la vie de son époux...Mais les avoir trouvé lui arrangeait bien les choses car elle avait désormais un toit pour la nuit et pouvait faire le voyage plus en sécurité sans être en retard.

   Le lendemain, la vieille dame lui demanda si elle n'allait tout de même pas aller à cette soirée à Basinshear dans cet accoutrement. Elle lui prêta donc de quoi se maquiller et se coiffer. Naya avait aussi enfilé cette fameuse robe et les bas. Ses cheveux étaient retenus par un chignon laissant tomber quelques mèches ondulées deci delà de son visage, laissant ressortir ses oreilles d'elfes. Sur sa bouche, une légère teinture foncée mettait en valeur sa peau et ses yeux arboraient un contour sombre. Elle était prête et l'on pouvait bientôt voir les lumières de Basinshear et ressentir la chaleur et l'excitation y émaner. Naya refit le compte de son argent, puis son regard se posa sur son visage. Alors, comme pour se rassurer elle-même, elle dit à la glace : "A défaut d'avoir la richesse, j'ai au moins la beauté.". Une fois le soir venu, elle remercia le vieux couple. Ils étaient peut-être gentils mais elle n'allait pas passé la soirée à leurs côtés, Naya n'était pas venue ici pour ses histoires ennuyantes, loin de là.

   Les clients affluaient à l'entrée où plusieurs lumières teintées les éblouissaient déjà. Une fois rentré, c'était un bal de couleur qui s'offrait à Naya. Ses rétines brûlaient et sa peau frémissait. Une vague d'excitation emplie son corps de démone à l'affût de nouvelles sensations. Le monde était impressionnant, elle n'avait jamais vu autant de personne dans le même endroit, et surtout, autant de races différentes. "La fête, l'alcool et l'argent sont les trois meilleurs moyens pour rassembler" songeait-elle. Le lieu est quant à lui, sûrement vaste pour pouvoir contenir autant de personnes (elle ne su estimer à quel point tant le monde était entassé). D'innombrables tables étaient disposées dans la salle où plusieurs jeux d'argent étaient en cours. Il y avait aussi des tables où aucun jeux ne se déroulait et un service au bar. Naya décida de commencer par là.

   Assise seule au fond de l'immense pièce, verre à la main, la femme s'imprégnait de l'ambiance. Elle ne manquait pas. Elle observa autour d'elle, puis, comme à son habitude, se replongea dans ses pensées. Elle songea à son ancienne vie de courtisane. Cet endroit lui rappelait le genre de soirées mondaines où elle avait été conviée. Tout ces riches qu'elle avait pu voir, tout ces abominables humains qui s'amusaient dans un long brouhaha hypocrite, balançant leurs billets comme une preuve de leur suprématie insensée. Sa main se serrait et c'était désormais une figure déprimée que la démone affichait. Puis, après son premier verre, elle prit conscience de quelque chose. Si elle était ici, ce n'était pas pour se vendre à un horrible bourgeois, cette fois-ci. Non, c'était bien parce qu'elle en avait décidé ainsi. Elle fixa longtemps la goutte d'alcool qui coulait jusqu'au fond de son verre avant de se perdre encore dans les méandres de son esprit. Elle se rassurait, se disait qu'elle était mieux maintenant, qu'elle était libre et que personne ne lui ordonnerait quoi que ce soit à présent. Elle n'agira plus pour la volonté de quelqu'un d'autre. Après ces pensées positives, un sentiment de bien-être germait en elle, comme une fleur qui déploierait ses pétales.

   La demoiselle avait passé la première partie de la soirée assise, seule mais paisible, complètement détachée du monde extérieur à sa petite tête. Ce n'était donc qu'une mine vide et étourdie qui répondait aux avances d'un jeune homme. Il était doux et timide et lui offrit un autre verre. Il l'avait sûrement accosté car elle lui semblait accessible : une elfe, élégante, qui était perdue dans ses pensées. Il n'avait apparemment pas beaucoup d'expérience dans la drague puisqu'il ne construisait que des paroles et des phrases maladroites. Et, comme cela faisait rire la démone qui trouvait sa présence tout à fait agréable, il se pensait drôle. Ils passèrent ainsi une heure à faire connaissance et à dialoguer sur divers sujets. Naya était d'ailleurs surprise, elle ne pensait pas tomber sur quelqu'un d'aussi cultivé dans un endroit comme celui là. Après son deuxième verre il lui en offrit un autre et ils commencèrent à se rapprocher. Des pulsions commençait à envahir son corps pour cet homme. Mais elle remarqua qu'il portait une montre, cette même montre que portait Van. Alors elle se figea. La fleur commençait à refermer une à une ses pétales. Des souvenirs douloureux lui revenaient, sinueux et inexorables, comme des serpents qui s'amusaient à torturer leur victime au lieu d'en finir avec. Elle coupa rapidement la conversation avec le jeune homme, et quitta la table, le laissant en plan. Tout ces riches autour d'elle formaient une atmosphère oppressante désormais. Elle ne pouvait les regarder longtemps sous peine de ressentir un profond dégoût. Et, comme sa respiration prenait une tournure inquiétante, elle se dit qu'elle devait trouver une solution. Partir ? Non, elle ne voulait pas quitter cet endroit. N'était-elle pas libre ? Si, et elle avait besoin de se le prouver. Elle tenta de se calmer, d'ignorer ses angoisses, de voir les choses avec un pragmatisme dont elle n'avait pas l'habitude de faire preuve. Alors une confiance qu'elle ignorait jusque là s'éveilla dans son regard gris. Elle songea à l'alcool qui pourrait l'aider à la détendre un peu. C'est pourquoi elle revint à la table où le jeune homme était encore là et prit le verre qu'il lui avait payé. Comme ses pieds firent demi-tour, elle lui lança avec froideur mais élégance : "Merci pour le verre.". Le pauvre avait une mine confuse mais lâcha un rire, pas un rire moqueur, non, mais le rire gêné d'un homme décontenancé.

   Naya alla au bar pour finir son verre. Elle avait réussi à faire retomber ses angoisses. Alors elle reprit sa longue réflexion, encore dans la lune. Mais cette fois-ci son attention se posa aussi sur une table de poker. Elle avait déjà eu l'occasion d'y jouer aux soirées mondaines. Elle aimait ce jeu, mais faisait toujours mine de perdre et de ne pas savoir comment s'y prendre. Car les hommes préfèrent quand une femme est inférieure, quand une femme est stupide, quand elle perd et qu'elle n'est même pas capable de comprendre pourquoi elle perd, n'affichant que son joli visage, à mi chemin entre l'incompréhension et la débilité. Mais en vérité Naya a toujours su qu'elle était douée pour le poker. Elle n'avait pas pensé jouer au début mais elle voulait concentrer son esprit sur autre chose que le jeune homme qui lui rappelait Van et que ses angoisses. C'est donc pleine d'assurance qu'elle quitta le bar, et son verre désormais vide, pour rejoindre la table avec détermination. Nul doute que cette détermination fut aussi due à la dose d'alcool qu'elle avait ingurgité précédemment.

   La voici donc assise à la table de poker. Les 5 autres joueurs s'installèrent à leur tour pendant que d'autres spectateurs les observaient scrupuleusement, les analysaient dans les moindres détails; certains étaient juste curieux, d'autres se demandaient sur lequel d'entre eux fallait-il parier. Celui qui faisait les jeux était un homme mystérieux. Il n'avait pas d'âge et avait l'air calculateur et malicieux, avec son sourire, c'était comme si il les surplombait tous. Les joueurs adverses n'étaient que des hommes, sauf une.

   La partie commença et dès les premiers tours, déjà deux adversaires les quittèrent. La tension était palpable. Naya n'avait aucune hésitation. Elle paraissait imperturbable et avait une expression totalement imperméable aux autres. Un jeu de regard se mit en place. Qui bluffait ? Mais était-ce bien du bluff ? Du double bluff ? Ou même triple ? La démone misait beaucoup plus que ce qu'elle n'avait, mais elle était sur de gagner cette fois-ci. Après quelques autres tours stressants, la seule femme adverse et un autre homme quittèrent la partie, énervés. Naya se retrouva donc face à face avec le dernier adversaire. C'était un homme apparemment riche et avare. "Il a du tomber dans les jeux d'argent jusqu'à l'addiction et dorénavant le seul but de ce pourri ce soir est d'avoir toujours et toujours plus de pognon !" s'imaginait-elle en divaguant à cause de l'alcool. Naya gagna la partie et un gros gain au passage. L'homme voulu s'en prendre à la femme qui lui souriait, elle était démoniaque ! Et pour cause, ce fut comme une revanche sur tout ces humains répugnants. Mais après cette belle victoire, Naya n'eut que des défaites. Avait-elle eu de la chance lors de sa première partie ? Quoiqu'il en soit, elle avait presque tout épuisé sa récompense pour rembourser ses défaites. La jeune femme décida donc de mettre le reste dans la boisson.

   C'est ainsi qu'elle finit la soirée : complètement éméchée. Alors elle pleurait et riait comme une bienheureuse, avec le groupe d'ivrogne du coin. Naya ne savait d'eux que leur nature de démon et de soiffard. Elle leur racontait son passé, ou plutôt, elle essayait de geindre quelque chose. Et eux, ils essayaient aussi de parler de la manière la plus compréhensible que leur état leur permettait. Puis les émotions ne repartait que de plus belle ! Les autres personnes ne lui prêtait pas attention, ils essayaient même d'éviter la démone pour ne pas avoir de problème avec cette alcoolique à l'allure minable et dépravée. Comme l'endroit commençait à se vider le personnel leur demandait de quitter les lieux. L'un des ivrognes gueula : "TOUS A LA PINTE MAUDITE !!". La Pinte Maudite...C'est le nom d'une taverne non loin de Basinshear (il faut bien que les démons s'amusent aussi). Apparemment, ils avaient déjà prévu de se "finir" là-bas une fois que le casino serait fermé. Il invitèrent joyeusement Naya et c'est ainsi qu'elle déambula, puant l'alcool, avec une troupe de démon, qui puait tout aussi l'alcool, dans un sentier sombre sur le continent Sybillin au petit matin. Ils voulaient tous faire la fête mais, une fois arrivé, ils s'endormirent tous, ivres morts, totalement épuisés de leur folle nuit.

   Lorsque tout le monde se réveilla, à un moment de la journée assez vague, pouvant varier de la fin de matinée jusqu'au soir, Naya subissait comme les autres les effets néfastes de la veille. Une tout autre atmosphère était présente. La relation entre les démons était bien loin de celle de la nuit. C'était comme si les démons redevenaient des démons. Même en repensant aux souvenirs embrumés de la veille, d'ailleurs personne ne voulait en parler, ils restaient froid avec les autres. Seul l'alcool avait pu les unir.

   Naya partit donc rapidement. Cette soirée aurait été une pause dans son esprit rempli de haine et de désarroi. Elle prit conscience aussi qu'il ne fallait pas qu'elle compte énormément sur sa race à l'avenir, d'autant plus qu'elle n'est qu'une simple Malum...

2807 mots

Gains : +2500mots = 3 points cara -> 1 Endurance ; 1 Fermeté Psychique ; 1 Adapation
+ Mise Bronze = 1 point Ensorcellement -> 1 Puissance
Invité
Mar 25 Avr - 22:29
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