Plancher qui colle et sang qui coule [ft. Akwa ]

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Edsere - Passus - I
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Cela faisait plusieurs semaines que Zena s'était trouvée un semblant de routine à La Terre des Rescapés. Elle logeait à une taverne assez tranquille de la ville et rendait quelques services moyennant finance. D'ordinaire elle ne prenait les requêtes que des petits gens, ceux qui n'avaient pas forcément les moyens de se payer les services d'un mercenaire ordinaire et s'arrangeait pour trouver une récompense à la hauteur de leurs moyens. Mais hier, la capuche pourpre avait accepté une requête bien inhabituelle. En effet, un herboriste de la ville du nom de Declan avait fait part de ses inquiétudes quand aux vols de certaines drogues qu'il avait en sa possession. Elle qui n'était là que pour un remède contre ce fichu rhume qui persistait depuis quelques jours n'en avait pas les oreilles bouchées pour autant. C'est alors qu'elle lui proposa ses services pour l'aider à retrouver le responsable afin que ces drogues ne soient pas utilisées à mauvais escient, mais bien évidemment pour qu'il retrouve sa marchandise. Cependant, Declan insista sur l'importance de mettre ces substances hors du circuit. Apparemment, il ne s'agissait pas simplement d'une simple perte dans son inventaire, il s'inquiétait réellement des problèmes que cela pourrait engendrer.

Après avoir passé la journée à glaner des informations ici et là, Zena s'était rendue à la taverne du Renard Mesquin en début de soirée. Elle avait plusieurs noms en ligne de mire et si ses sources étaient fiables, il y avait de grande chance pour qu'elle en trouve au moins un ici. Ses principaux suspects étaient Valerian, un ripoux de bas étage qui trouvait toujours acheteur aux marchandises volées, ainsi que  le Dr Merick, un charlatant qui vendait filtre d'amour et potions attrape-nigaud en tout genre.

En général, Zena trouvait place dans le coin le plus reculé des tavernes, mais ce soir, elle se devait d'être au plus proche de ses suspects. Elle avait alors prit place à la table qui se trouvait derrière celle de Valerian, qui était déjà là, à en jauger par le nombre d'échoppes vides, depuis quelques temps.

Evidemment, elle n'allait pas rester seule à sa table sans rien faire ni boire. Non seulement car cela serait suspect, mais parce qu’elle appréciait également la boisson. Le tout était de se limiter un peu plus que d'ordinaire pour ne pas émousser ses sens. Aussi, elle avait amené un peu de «  lecture ». Se lassant assez vite, elle termina rapidement par faire semblant de tourner les pages de temps à autres tout en écoutant la conversation que Valerian tenait avec deux autres hommes. Eux qui jusque là parlaient de banalités comme de la robe de la serveuse, le sujet de conversation sembla changer lorsque le ton que Valerian prit changea du tout au tout.

«  … Bon, les gars. Vous vous doutez bien que si je vous ai invité là ce soir c'est pour autre chose que parler des miches de Sonia, hein ? Donc … »

Au moment où la conversation devint enfin intéressante, un bruit retentit dans la taverne ce qui interrompit aussitôt le malfrat.

*Non ! Ca fait des heures que j'écoute leur conversation écœurante pour que quelque chose arrive au moment où ça devient intéressant ...*

Zena avala une grosse gorgée de la gnôle de caractère que lui avait servit le tavernier pour essayer de faire passer sa frustration.
Mer 1 Mar - 8:01
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Edsere - Praesium - II
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La journée avait été particulièrement longue et difficile. Le temps, et la chaleur considérable, ne permettaient généralement pas aux aventuriers comme moi de me promener pendant des dizaines de kilomètres. L'armure et les armes étaient une façon bien efficace de se défendre, mais contre les éléments, c'étaient une toute autre histoire. L'idée de me débarrasser de quelques armes m'étaient passés à l'esprit, mais à quoi bon se rendre à destination si c'est pour y perdre la vie ? C'est ainsi que ma journée se passa. Rien d’exceptionnelle, je l'accorde, mais parfois la vie d'un aventurier ne se résume pas au combat, il faut parfois traverser de grande distance, spécialement lorsqu'on revient de l'Antre des Brumes. À cette pensée, je me remémora mon périple à l'intérieur et un frisson me parcouru l'Échine. Je serra légèrement les dents et je me rappellera la raison de ma sortie originelle, pour me changer les idées, dans les profondeurs de la ville à cette heure. Serte, la température était plus abordable et douce, mais mon périple m'avait laissé sur ma soif et les tanières étaient quelques chose qui m'avait particulièrement manquer lors de ma quête. Alors que je marchais dans une ruelle, parsemée ici et là par quelques concitoyens nocturnes, je sentis une agréable odeur me monter aux narines. Bien évidemment, ce n'était pas celle omniprésente de la sueur et de la proximité humaine dans ses chaudes journées d'été, mais bien celle rafraîchissante, réconfortante et alléchante de la bière. À cette pensée, je ne pu m'empêcher de plisser les yeux à la recherche de l'endroit d'ou provenait cette fameuse odeur. Il fessait un noir de chien, mais je réussis tout de même à distinguer une légère lueur. 

- La chance m'a finalement souri, avec un peu de chance il s'agit d'un bar et d'un bordel.


Je m'approcha d'un pas régulier en m'assurant que mon équipement était bien place et serré pour ne pas me faire avertir par la garde, parcourant souvent ici et là, ou le tavernier à l'intérieur de sa demeure. Je tâtonna en premier mon glaive le long de ma cuisse droit et j'attacha plus solidement ma lance le long de mon dos. Pour compléter le tout, j'enleva mon bouclier et je plaça aussi celui-ci dans mon dos pour qu'il ne gêne personne. Dans le pire des cas, celui-ci pourrait simplement me sauver la vie en cas d'attaque sournoise. Après quelques ajustements finaux, et quelques pas qui me séparèrent de ma destination, je regarda pas l'entremisse de la fenêtre pour m’apercevoir que la taverne n'était pas particulièrement pleine, mais que quelques individus, ici et là, étaient probablement affecté par la boisson. Je poussa légèrement la porte. Celle-ci fit étonnamment plus de bruit que je m'y attendais et beaucoup de têtes se tourna en ma direction alors que je franchis le seuil. Je me contenta d'adresser un signe de tête au tavernier qui me regardait de loin, les yeux plissés, probablement de méfiance. Je tenta de me rappeler si j'avais déjà causé des soucis dans cette taverne. Or, je me remémora simplement que l’alcool, à forte dose, me fessait aussi perdre des souvenirs. Je me contenta alors de m'approcher de la table ou était réunit le plus grand nombre d'individus. Évidemment, j'aimais bien socialiser et faire de nouvelles rencontres dans ce genre de taverne tranquille. Parfois les liens qui en décousaient étaient particulièrement forts. Parmi les trois hommes, deux d'entre eux étaient légèrement armées et l'autre, semblant beaucoup plus hautain, ressemblait plus à un marchand de base gamme. Je me racla subtilement la gorge.


- Bonsoir messieurs, vous permettez ? Ça fait un moment que je n'ai pas eu la chance de consommer ! Disons qu'alcool ne rime pas avec aventure ! Alors, il se passe quoi exactement ses derniers temps ? Des rumeurs ou des nouvelles ? 


Je contourna leur table tranquillement et je saisis une chaise disponible à la table non loin derrière. Une jeune femme capuchonnée, et seule, se contentais de lire un livre d'une façon qui semblait le plus naturel possible. Je pencha légèrement la tête sur le côté pour tenter de la percevoir, mais sans succès. Je retourna alors la chaise de coter pour me faire peu à peu une place parmi le cercle des trois hommes. Je m'assis en poussant un soupire de soulagement et je remarqua que la tension était toujours a son comble et que je n'étais probablement pas le bienvenu. Pour changer l'ambiance, je regarda une fois de plus la lectrice derrière l'homme hautain et je souris légèrement avant de me détourner vers le tavernier.


- Hey ! Boss ! Tes filles de joie, tu devrais leur dire que ce n'est pas l'endroit idéal pour faire la lecture. Ha ouais, et je prendrais une tournée pour la table, c'est moi qui paie.


Je me retourna en direction de mes accueillants pendant que ceux-ci se détournaient pour regarder la mystérieuse étrangère. Ils échangèrent un rire collectif avant de s'appuyer de nouveau sur la table. Le marchand me fit un léger clin d'œil avant de joindre ses mains ensemble en se frottant les doigts. Dans mon cas, je sourie de nouveau en me disant que la tension avait beaucoup diminué et que je n'étais désormais plus si hostile. Les bières furent servies rapidement et je paya la serveuse avant de prendre une longue et langoureuse gorgé de bière. Comme dans mes souvenirs, le goût merveilleux, quoi qu'un peu plus fort, coula le long de mon œsophage pour ensuite me réchauffer la panse. Je lâcha un léger rot presque imperceptible et je m'adossa contre mon dossier en croissant mes mains derrière ma tête. Le sombre marchand finit par prendre lui aussi une gorgé, imiter par ses complices, avant de me regarder dans les yeux, toujours en se frottant les mains.


- La routine, quelques vols, quelques meurtres par ci et par là. L'économie est pas trop mal pour des gens honnêtes de bas étages comme nous. Disons qu'on doit survivre, le roi ne fait pas grand chose pour nous, autre que faire promener son armée dans nos rues. On en a plein le cul. Bref, j'étais justement sur le point de parler d'une marchandise que je me suis procuré.


Je haussa un sourcil en signe d'intrigue et je me contenta de paraître le plus intéressé possible, mais pas trop, pour ne pas éveiller les soupçons.
Jeu 2 Mar - 6:30
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Edsere - Passus - I
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Ce n'était pas la première fois que Zena croisait ce type d'énergumène dans les tavernes. Vous savez, le type de mec qui entre dans l'établissement en se faisant bien remarqué, sur de lui et fanfaronnant à la moindre occasion. D'ordinaire, elle n'y prêtait guère d'attention car elle traînait habituellement dans ces endroits que pour passer le temps. Aujourd'hui c'était différent. Et tout ce dont elle n'avait pas besoin, c'était d'un trublion comme celui-ci. Ce n'était pas une chevelure blonde d'éphèbe, ni une carrure imposante comme la sienne qui allait intimider ou subjuguer la jeune femme. Zena n'en avait que faire. S'il se mettait en travers de son chemin, il allait amèrement le regretter. Notre capuche rouge était difficilement impressionnable, on pouvait même dire qu'elle était très rarement à lever le sourcil, mais de toute évidence, elle prenait beaucoup trop à cœur ses missions.

- Bonsoir messieurs, vous permettez ? Ça fait un moment que je n'ai pas eu la chance de consommer ! Disons qu'alcool ne rime pas avec aventure ! Alors, il se passe quoi exactement ses derniers temps ? Des rumeurs ou des nouvelles ? 

Tandis qu'il eut le culot de s'installer à la table de Valerian, la jeune femme serra des dents. Elle semblait tellement agacée que l'on pouvait même voir le nerf de sa tempe se gonfler et le livre qu'elle tenait dans ses mains semblait souffrir de la pression nerveuse qu'elle exerçait dessus. Heureusement, il en fallait tout de même un peu plus pour la demoiselle pour céder à ses émotions, mais …

- Hey ! Boss ! Tes filles de joie, tu devrais leur dire que ce n'est pas l'endroit idéal pour faire la lecture. Ha ouais, et je prendrais une tournée pour la table, c'est moi qui paie.

Zena se mordit les lèvres. De toute évidence, le trublion avait suffisamment agacée la jeune femme pour qu'elle sorte de son impassibilité habituelle. Et c'était peur dire, elle semblait bouillonner de l'intérieur. Mais ce qui se passa par la suite était ce qu'on pouvait appeler «  la cerise sur le gâteau »

- La routine, quelques vols, quelques meurtres par ci et par là. L'économie est pas trop mal pour des gens honnêtes de bas étages comme nous. Disons qu'on doit survivre, le roi ne fait pas grand chose pour nous, autre que faire promener son armée dans nos rues. On en a plein le cul. Bref, j'étais justement sur le point de parler d'une marchandise que je me suis procuré.

Cet homme s'était simplement contenté de rentrer de la façon la moins discrète possible, s'était littéralement incrusté à leur propre table et … C'es tout ? On allait lui lâcher ce qu'elle attendait d'entendre depuis plus d'une heure. Zena était dans une colère noire, son orgueil avait prit le dessus sur la mission qu'elle était censée remplir. A ce stade-là, il n'était plus question de mission pour elle.

«  Dis donc tavernier, depuis quand tu ne proposes plus ta propre gnôle à tes nouveaux arrivants ? Tu as peur qu'il s'écroule trop vite avec sa grande gueule ? »

Elle laissa échapper un soupir lascif et bruyant avant de poursuivre.

«  Non mais après j'comprends. J'peux lui apprendre à boire et à lire si tu veux, on dirait que ça l'intéresse. »

Falstein, le tavernier, bien qu'amusé par la réflexion de Zena d'ordinaire si calme et impassible, esquissa un léger sourire. Il avait l'habitude des bagarres et bien aussi étranges que cela puisse paraître cela l'amusait plus qu'autre chose.

«  Eh bien Zena … Je suis très flatté. » Dit il avant de servir deux pintes de sa fameuse gnôle.

Quand à elle, elle se leva tout en retirant la capuche pourpre qui lui vallait son surnom, laissant alors apparaître une longue chevelure ébène coiffée en une seule et épaisse tresse. Ses yeux jaunes étaient aussi perçant que ceux d'un faucon. Elle prit ainsi elle-même la peine d'aller chercher les pintes et en posa  une sèchement sur la table de Valerian à l'attention du blondinet et le regarda droit dans les yeux cette fois-ci.

«  Ce que j'ai dit tient toujours, si c'est trop fort pour toi, je peux toujours t'apprendre à lire. »
Jeu 16 Mar - 18:49
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Edsere - Praesium - II
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Je continuais de regarder ce qui me semblait le chef de la troupe, patiemment tranquillement en espérant savoir de quelle marchandise intéressante il oserait me parler. D’un certain coté, je me doutais bien que ce type avait quelque chose de louche à proposer, mais malgré moi, je savais que parfois il fallait faire un bond dans ce qui devenait ‘’politiquement incorrect’’ pour arriver à ses fins. Toujours dans l’optique d’être attentionné, je commença à me gratter le faible duvet sous le menton de ma main gauche en prêtant l’oreille. À mon grand étonnement, ce ne fût pas le commandant des rebelles qui parla, à sa grande surprise aussi, la jeune femme derrière lui, que j’avais traité de fille de joie plus-tôt, avait levé le ton pour prendre la parole.

- Dis donc tavernier, depuis quand tu ne proposes plus ta propre gnôle à tes nouveaux arrivants ? Tu as peur qu'il s'écroule trop vite avec sa grande gueule ? Non mais après j'comprends. J'peux lui apprendre à boire et à lire si tu veux, on dirait que ça l'intéresse. Ce que j'ai dit tient toujours, si c'est trop fort pour toi, je peux toujours t'apprendre à lire.

Il y avait par ici et là quelques échanges de sous-entendu ainsi que des regards en disant gros entre le tavernier et la jeune demoiselle. D’ailleurs, la jeune femme enleva sa capuche, mettant en retrait tous les mystères qu’elle représentait jusqu’à maintenant. Étonnamment, sa longue chevelure allait étrangement bien avec le reste de son visage, qui lui, paraissait plutôt mignon. Je finis aussi par croisé son regard, lançant des éclats de défis à mon intention. Je plissai légèrement des sourcils enfin de me demander d’où provenait cet éclat étrangement jaune dans sa pupille. Je ne doutai pas un seul instant que ses yeux n’étaient pas humains. En conclusion, c’était définitivement quelque chose qui se fessait soit passé pour une forme humaine, soit qui était d’une autre race, tel qu’un étrange elfe, qui était impossible dans ce cas, car les elfes savent en général se comporter, un démon ou un vampire. Dans tous les cas, c’était à ne pas prendre à la légère. Je continuai à la fixer pendant un instant et je finis par faire un petit sourire à mes récents. Je voulais calmer cette soudaine intrusion et il était aussi destiné à faire perdre le calme de notre nouveau venu, je savais parfois qu’il n’avait rien de mieux qu’un sourire pour faire perdre le calme de quelqu’un. Je reportai mon regard sur la nouvelle venue et je saisis la bière.

- Tu devrais savoir que nous, les humains, la plus humble des races, sommes assez résistant à l’alcool. Par la suite, tu peux toujours me réapprendre à lire, jeune demoiselle, mais je n’aimerais pas lire ton livre, celui-ci semble certainement pas t’avoir enseigné le savoir vivre.

Je lui fis un léger clin d’œil accompagner d’un sourire en coin, destiné à lui donner directement un coup dans son estime personnelle. Par la suite, je pris plusieurs grandes gorgées de ce qu’elle appelait la gnôle avant de me lever, me dirigeant vers la table pour saisir le livre qu’elle lisait plutôt et revenir sur ma chaise d’origine. Je dis d’une voix basse un petit ‘’voyons cela’’ et j’ouvris le document pour y faire une petite analyse se basant sur la page couverture, l’annexe, la table des matières ainsi que ses principaux titres de chapitres. Sans grand étonnement, je dicta certaines informations.

- ‘’ Comment démystifier un vampire ‘’, ‘’Alimentation, régime, et gastronomie du vampire ‘’, ‘’ Est-ce que les vampires font des selles ? ‘’, ‘’ la vérité sur le goût préféré du groupe sanguin des vampires’’ et j’en passe. Je me doutais bien que ses yeux jaune avaient rien de naturel, je peux en conclure que tu es l’une de cette salle espèce sans cœur ?

Je la fixa pendant un moment avant de prendre l’œuvre, en déchirer presque chacune des pages et de le jeter sur le sol. Je serra légèrement des dents en me rappelant de sombre souvenir lié à mon enfance et à ses stupides vampires. Je n’avais pas honte de le dire, j’avais une sérieuse dent contre ses monstres et je ne leur désirais que du mal. Je croisa de nouveau le regard jaune et vif de la jeune femme et je la défia d’un même regard en disant bien long à mon tour. De plus, pour compléter le tout, je finis par cracher sur le roman, éparpiller sur le sol, avant de baisser légèrement ma ceinture et mon pantalon. Sans aucune gêne, je sortis mon sexe et je commença à uriner sur le document déchiqueté et éparpillé au sol. Voyant que mes compagnons de table ainsi que le tavernier riaient de bon cœur, je commença à me dandiner de gauche à droite et à bouger mon pénis dans le but de bien imprégner presque chacune des pages. Après m’avoir assuré de bien avoir terminé ma tâche, je m’assis de nouveau à la table en riant de bon cœur. Je ne pu m’empêcher de faire un petit sourire en coin et de regarder la jeune femme, qui n’avait pas bouger, alors que je lui lançais une réplique, destiné à envenimer son caractère tout comme elle l’avait fait au départ.

- Ne t’en fais pas, je te payerai quelques pièces de bronze pour ton ouvrage. Je t’en donnerai le double si tu offres tes… services à l’un de mes compagnons de table. Je me serais bien proposé, mais je ne touche pas aux vampires. Malgré votre beauté naturelle, je ne suis pas vraiment nécrophile, voyez-vous ?

Je ne pue contenir mon rire cette fois-ci et je lui adressa un clin d’œil en levant son ver de gnôle et d’en prendre une gorgé.
Ven 17 Mar - 5:09
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Edsere - Passus - I
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La réaction du jeune homme ne se fit pas attendre longtemps, qui d'un simple sourire ajouta d'un ton moralisateur :

 Tu devrais savoir que nous, les humains, la plus humble des races, sommes assez résistant à l’alcool. Par la suite, tu peux toujours me réapprendre à lire, jeune demoiselle, mais je n’aimerais pas lire ton livre, celui-ci semble certainement pas t’avoir enseigné le savoir vivre. 

Zena afficha un rictus amusé à la réponse du trublion de service. «  Nous les humains » ? La capuche pourpre avait eu droit à de nombreuses réactions à ceux qui avaient croisé son regard, certains semblaient intrigués, d'autres un peu effrayés. Cependant c'était la première que quelqu'un présumait qu'elle n'était pas humaine. Dans le fond, il n'avait peut-être pas tort quant à son attitude qui héritait plus de celui des vampires que celui des humains. Après tout, elle avait cohabité avec eux assez longtemps pour s’imprégner de leur mode de vie et leur codes sociaux. Toutefois, ce n'était pas la seule chose qu'elle releva dans les propos du blondinet. Il était effectivement assez cocasse de l'entendre parler de savoir-vivre, lui qui avait pénétré dans la taverne en grandes pompes et fanfaronnant à son égard. Mais son attitude et ses réflexions pleines de certitudes sembla l'amuser assez pour le laisser poursuivre son numéro.

Ce dernier lui adresse ensuite un clin d’œil assuré accompagné d'un sourire en coin avant de boire la gnôle qu'elle lui avait servit. Il se leva ensuite d'un pas nonchalant pour se diriger vers sa table et se permit de lui emprunter son bouquin.

‘’ Comment démystifier un vampire ‘’, ‘’Alimentation, régime, et gastronomie du vampire ‘’, ‘’ Est-ce que les vampires font des selles ? ‘’, ‘’ la vérité sur le goût préféré du groupe sanguin des vampires’’ et j’en passe. Je me doutais bien que ses yeux jaune avaient rien de naturel, je peux en conclure que tu es l’une de cette salle espèce sans cœur ? 

Une étonnante déduction, malheureusement basée sur des arguments bancales, ce qui ne manqua pas d'amuser Zena qui se contenta de leur regarder d'un air impassible lorsqu'il la fixa d'un regard provocateur ce qui ne fit que confirmer l'aversion qu'il avait pour les vampires. Puis, il jeta son livre par terre avant de lui cracher dessus. A sa grande surprise, il ne s'arrêta pas là et la situation prit une tournure encore plus absurde qu'elle ne l'était déjà. Le trublion sorti son pénis sans aucune gêne et urina sur l'ouvrage encore sur le sol.

Ne t’en fais pas, je te payerai quelques pièces de bronze pour ton ouvrage. Je t’en donnerai le double si tu offres tes… services à l’un de mes compagnons de table. Je me serais bien proposé, mais je ne touche pas aux vampires. Malgré votre beauté naturelle, je ne suis pas vraiment nécrophile, voyez-vous ?

Amusé par son petit tour de plaisantin, il finit par se rasseoir d'un air satisfait, levant son verre et buvant à son attention. Zena qui s'était jusque là contentée de jouer la spectatrice se redressa, pincçant son menton de son pouce et son index d'un air amusé.

«  Merci pour cette leçon de «  savoir-vivre » humaine très enrichissante. Mais je dois avouer qu'il me faut plus qu'un pénis pour m'émoustiller. Mais ta jugulaire si saillante ferait très bien l'affaire … Dommage que cela ne t'intéresse pas …»  ajouta-t-elle d'un ton sensuel.

Elle s'approcha ensuite de Valerian qu'elle enlaça de façon aguicheuse, laissant échapper la chaleur de son souffle le long de son cou avant d'ajouter d'un ton racoleur à son égard :

« Toutefois si tu me paies pour m'occuper de celles de tes amis, je ne peux que saluer ta générosité. La gnôle de Falstein est très bonne, mais comment résister à un breuvage qui réchauffe le gosier … »
Mer 22 Mar - 2:09
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Edsere - Praesium - II
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Je la regarda pendant un long instant avec un air d'amertume et de dégoût. Décidément je détestais bel et bien du fond du cœur cette espèce en ne comprenant définitivement pas le goût marqué qu'ils avaient pour le sang humain. J'échangea un rapide coup d'œil à mes nouveaux compatriotes pour remarquer que ceux-ci avaient un mélange d'excitation, de crainte, et de colère au visage. Je me contenta de croiser les bras et de rouler les yeux en soupirant légèrement. Je ferma ensuite mes yeux avant de me pencher légèrement vers l'avant en me frottant le front, en signe de réflexion.

- Les mecs, nous avons littéralement affaire à une suceuse. Que ce soit en terme de prostitution ou de vampirisme. J'ai seulement envie de lui balancer mon gnôle à la figure tellement sa race me dégoûte. Heureusement que nous sommes des humains compréhensifs. Je ne te blâmerai pas pour l'inhumanité complète et l'irrespect de la vie qu'offre ta race.


J'ouvris les yeux en regardant sur le coté et je plissa le front en rigolant légèrement.

- Merde, sa pu la pisse.

Sans hésiter, je saisis le fonds de gnôle dans ma chope et je la vida sur le sol ou se situait les restants du livre ainsi que mon urine. Peut-être que le fond changerait en mieux l'odeur qui commençait à se faire sentir à notre table. Et de toute façon, l'idée de terminer une chope qui m'avait été donner gratuitement par un vampire ne me plaisait pas particulièrement. Cette race était perfide et pouvait vous faire ingérer du poison. Heureusement, le barman de la taverne était quelqu'un de fiable et je doutais fortement que la jeune demoiselle ne possède d'aliment ou de drogue à ajouter dans le breuvage. Après cette réflexion, je me pencha légèrement sur le coté et je déposa mon ver d’alcool vide sur la table vide voisine avant de soupirer une fois de plus, cette fois-ci car je me retrouvais avec plus aucune consommation. Je croisa le regard de chacune des personnes à notre table, incluant le regard fauve de jeune femme, toujours au dessus de la tête d'un de mes compatriotes. Je regarda ensuite le barman, commençant de plus en plus à s'énerver alors qu'il sentait la tension monter. Voyant la flamme dans ses yeux, se dandinant à mesure que le silence se prolongeait, je décida de changer de sujet en souriant légèrement tout en me penchant de nouveau sur la table.

- Bon, je doute aucunement que tu as soif, vu ton teint de cadavre, mais ce soir nous nous contenterons de boire de l’alcool. Nous verrons ensuite pour la partie de jambes en l'air que tu devras à ses messieurs. Chef ! Ce sera 5 autres bières, c'est moi qui paye, sur ma facture.

Je lui sourie pour lui faire comprendre que je tentais d'aider la situation, tout en remboursant, malgré moi, la bière que la jeune demoiselle m'avait payé plus-tôt. De plus, c'était une certaine invitation indirecte, à prendre ou à laisser, de l'inviter à notre table pour discuter. Peu à peu, je commençais à repenser à la marchandise intéressante à lequel le gentilhomme face à moi discutait au départ. Ceux-ci recommençait à en discuter progressivement tout en me fessant un signe de tête, en signe de remerciement, alors que les bières commandées se posèrent sur la table. Après quelques phrases, je décida de les interrompre dans leurs échanges en levant la main, tout en regardant le chef des 3 hommes avant de détourner mon regard vers la jeune femme.

- Avant de rentrer dans les détails concrets... J'aimerais savoir si on peut faire confiance à cette morte-vivante et pourquoi elle était toute seule derrière votre table. Il ne faudrait pas laisser quelques informations s'échapper... Enfin, je ne suis pas le vendeur, mais si elle s'échappe avec des informations, on va devoir lui trancher la tête. Niveau marketing, plancher qui colle et sang qui coule, ce n'est pas superbe.

Je continua de la regarder d'un regard intense s'en flancher en plissant les yeux. J'avais bien hâte de voir de quel façon elle s'en sortirait sans attirer les soupçons.

Avertissement c:
 


Dim 2 Avr - 5:17
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