Vous avez parlé d'un intrus ? | Scylla & Leo[pard]

 :: Le Continent des Abîmes :: Les Îles Azurées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1132

"Sora a le regard totalement vide depuis quelques jours. Elle sait. Elle a appris quelque chose et elle ne veut pas me le dire. Elle ne veut pas admettre qu'elle apprécierait peut-être une épaule pour pleurer ou une oreille attentive. Mais qu'est-ce qui a bien pu la rendre si morose ? Pourquoi son regard est aussi éteint ?" Falka ne cessait de se poser des questions à propos de l'état actuel de sa compagne. Dressée telle une statue de marbre impassible, elle toisait le vide sous ses pieds avec très peu d'intérêt. Ou si, rien qu'un peu. Et son regard disait que la seule attention qu'elle portait à cette vaste étendue sous ses pieds était sa capacité à la tuer. Croyez-bien que si elle sautait, Falka se jetterait à sa suite, quoi qu'il lui en coûte. Elle était prête à tout pour elle. Elle n'avait qu'elle. "Sora, dis-moi ce qui te passe par la tête, dis-moi ce que tu as bon sang... Dis-moi pourquoi on est parvenus jusqu'ici à la cité des anges. Qu'est-ce que tu es venue chercher ?"

« On va pouvoir y aller. » finit par dire la concernée pour rompre le silence.

Sa voix était glacée, aussi tranchante et froide que le marbre. Elle ne cherchait pas à être méchante ou cassante, non. Falka connaissait tout d'elle, ses mimiques, ses réflexes, ce que chacun de ses gestes et de ses mots voulaient signifier. Et cette voix n'était pas forcée. Elle était naturelle, naturellement lasse. L'ombre fit comme si elle n'avait pas entendu le murmure que prononça Sora ensuite. Elle l'avait déjà surpris à dire cette phrase et cherchait toujours sa signification, il y en avait d'ailleurs des variantes. Mais elle n'y pensa pas davantage et reporta son attention sur la jeune femme qui venait de lui parler.

« Le portail est en-dessous. Tu me rattrapes ? »

Falka hocha simplement la tête pour lui répondre. Elle ne s'était pas laissée avoir face à son soudain sourire enjoué. Elle avait appris à comprendre et à déceler ses façades. Mais elle n'y porta pas plus d'attention. Si Sora ne lui disait rien d'elle-même, insister ne mènerait à rien non plus. Elle devait prendre son mal en patience.

La blonde, qui n'avait aucune idée des pensées de sa compagne, fit volte-face, en commençant à reculer. Un pas. Puis deux. Puis trois. Jusqu'à ce qu'un premier pied se mette à cherche un appui qu'il n'y avait plus, et tâtonnant alors le vide, finisse par entraîner le corps tout entier. Falka sauta à sa suite sans hésiter, et l'ombre humanoïde devint en quelques secondes un dragon sombre qui rattrapa de justesse la blonde pour mieux la déposer sur l'île volante du dessous. Le garde aux ailes blanches posté devant l'immense portail semblait avoir déjà reporté toute son attention sur elles. Sora s'approcha tranquillement, suivie de Falka qui avait repris forme humaine, cherchant à ne pas avoir l'air menaçante : elle savait que les anges qui gardaient le portail pouvaient lire l'esprit des visiteurs et déceler leurs véritables intentions. Aussi elle ne chercha pas à mentir.

« Bonjour. Je viens pour le contrat sur l'intrus. »

« Vraiment ? »

Sora ne s'étonna même pas de cette réponse : elle savait que c'en serait une du genre. Elle se contenta donc de planter son regard dans celui du garde qui venait de relever son heaume ailé ; elle savait qu'il était en train de lire dans son esprit, cela se sentait légèrement. Mais elle ne résista pas. Elle n'avait pas d'intentions mauvaises, tout du moins, aucune qui puisse nuire à la santé des anges ou du garde et le pousse à s'attaquer à elle.

« Je vois, » finit-il par dire l'air à moitié convaincu. « Je vous laisse pénétrer dans notre cité, vos intentions sont louables. L'une, comme l'autre. Puissiez vous trouver ce que vous cherchez, vous serez dûment récompensée si c'est le cas. »

Sora ne répondit que d'un signe de tête qui signifiait certainement un merci. Et remettant bien en place son masque d'arrogance, de confiance et de froideur naturelle, elle avança d'un pas ferme vers le portail qui l'engloba toute entière d'une douce lumière. La cité des anges était un lieu réellement magnifique. Mais la jeune femme n'avait pas le temps de contempler la beauté de l'architecture. Il faut dire qu'elle n'était pas facilement impressionnable.

« Très bien, nous allons commencer par la bibliothèque. »

« Pour laquelle des deux missions ? La fausse que tu as donné au garde ou la vraie qu'il a sondé dans ton esprit ? » questionna Falka revenue à l'état de corbeau noir sur son épaule.

La concernée se mit à rire de manière sarcastique. Mais ne répondit pas, et trouva bien vite le chemin du bâtiment. Il était immense, peu fréquenté et plutôt bien pourvu d'ouvrages. Il y avait tant que même une existence de plusieurs millénaires ne suffirait pas à les lire. Sora cherchait quelque chose de toute évidence. Mais s'abaisser à demander à quelqu'un ? Ça non. De plus, elle avait quelque chose pour elle : la perspicacité. Falka la laissa faire son petit bonhomme de chemin sans broncher. Mais quand elle s'arrêta enfin devant des archives et qu'elle se mit à fouiller, elle ne put s'empêcher de se sentir tout à fait inutile.

« Et sinon, tu me dis ce que tu cherches et je t'aide non ? » risqua-t-elle en reprenant forme humanoïde, même si elle avait une petite idée de la réponse qu'elle allait obtenir.

« Va donc me chercher du jus de framboise dans ce cas. »

L'ombre soupira, et se laissa tomber en tailleur au sol. Elle leva le bras au-dessus d'elle et tira le premier bouquin qui lui vint en mains. "Arbre généalogique de la famille de Gontrand Gutarbarl de la Mare du Vitrieux." lut-elle pour elle-même. "Peuh. Au moins aussi chiant et ennuyeux que le plus mélodramatique des monologues d'une soi-disant prestigieuse comtesse au bal qu'elle a organisé en son propre honneur."


990 mots.


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Mer 1 Mar - 0:54
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Lië'jas - Vimine - I
Parchemins : 19

Les îles azurées, terres des anges, cachaient bien des mystères et ne laissaient comme seule ouverture des portails au sol pour les êtres dénués d'ailes ou de pouvoirs leur permettant de voler dans les cieux éclairé par la bonté des Ailes blanches. Peuple de lumière, il n'était en aucun cas permit qu'une entité malveillante puisse profaner ou attenter à quoi que ce soit dans cette ville. Ainsi donc, l'entrée était gardé par quelques gardes et une femme pouvant aisément lire dans vos pensées, évitant ainsi toute tentative d'attaque prévisible sur la ville. Si vos pensées ne reflètent que la vérité, alors il n'y a pas de raison de craindre le courroux des Anges, votre passage n'en sera que plus facile.
C'est ainsi que l'Elfe entra, expliquant clairement qu'il ne venait que pour la richesse de leur bibliothèque renfermant autant d'histoires que le bestiaire de ce monde ou encore les plantes et autres herbes médicinales pouvant venir en aide à quiconque est dans le besoin. La dame le laissant passer, elle n'éveillait pas de doute à l'encontre d'un Elfe, peuple qui n'avait aucune rancune envers les siens. Le jeune homme, bâton à l'appui, décida donc de marcher en direction de l'établissement abritant ce qu'il enviait.

"L'or de ce monde" ou encore "L'incroyable histoire de Muriel la catin" allant jusqu'à "La liste des décès dû à la famine". En somme, de tout et n'importe quoi, prouvant indéfiniment que les gens ont les yeux posés partout et qu'ils recherchent sans cesse de quoi écrire l'histoire et de la faire perdurer pour les générations futures afin qu'elles puissent savoir de quoi était faite cette Terre. Ses yeux s'estompèrent vers ce qui semblait être un livre couvert de poussière, un bouquin qui parlait d'un langage inconnu et indescriptible accompagné de quelques images mais rien ne pouvait faire le lien. Il a fallu monter en haut de l'échelle pour cette trouvaille sans omettre les manuscrits et tout autre écrits forts intéressants sur le même échelon. Il prit soin de tout remettre à sa place avant d'en agripper un qui évoquait bien des choses sur sa race. Des mots et des phrases qui le plongeait dans ce monde éveillé qu'il créait de toute pièce dans sa tête. Rêve qui fût dissipé par l'entrée d'une nouvelle personne dans la bibliothèque. Peu de personnes s'y trouvaient ou même s'intéressait à la lecture, il s'agissait plus d'archives que de livres passionnants. On pouvait donc discerner sans problème un nouvel entrant de ses bruits de pas résonnants à l'intérieur.
Elle feuilletait quelque chose, semblait être à la recherche elle aussi d'un truc en particulier. Il ne voulait pas déranger mais son attention et sa curiosité allait sur ses faits et gestes, rapides, comme si elle n'avait pas le temps. La curiosité étant un vilain défaut, elle attire pas mal d'ennuis aussi parfois. Leo s'était trop penché pour guetter assidûment ce qu'elle faisait en bas, accompagné d'une forme étrange à qui elle faisait parfois la conversation. Ses mots n'étaient pas vraiment doux, ni pour l'une ni pour l'autre et la discussion était plutôt effritée. Jusqu'à ce qu'un évènement vienne à leur tour les interrompre, ne s'agissant ni plus ni moins que de l'Elfe qui voyait l'échelle basculer en arrière sans trop pouvoir agir.

« Et merde !» soupira-t-il ne faisant que constater ce qui allait suivre.

Un homme qui tomba fort heureusement sur un amas de livres, une pile qui était là on ne sait pour quelle raison, amortissant la chute de l'Elfe qui n'eut aucune blessure. Quand aux livres, ils étaient solides, la chute les avaient juste éparpillés un peu plus qu'ils ne l'étaient. Le bruit s'était fait entendre, à tel point qu'il semblait gêné et désolé tant pour les personnes qui étaient ici tels des visiteurs que pour les dirigeant de cet remise dira-t-on. Plus surprenant encore, la surprise se marqua sur son visage lorsqu'il vît le titre d'un livre avant de s'en emparer.

« Quelle chance ! Pile ce que je cherchais.»

Toujours allongé dans cette pile de livres plutôt conséquente, il tenta de se relever en cherchant des yeux son bâton qui l'avait quitter durant sa chute sans l'apercevoir. La situation du jeune homme n'était pas catastrophique mais ne semblait pas non plus des plus aisé. Il en avait oublier les gens qui se trouvaient en ces lieux, ne se préoccupant que de se tirer de cet amas de bouquins, ayant écarter l'échelle qui était à moitié sur lui à l'instant.
806 mots


Mar 7 Mar - 22:27
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1132
Sora regardait avec un dédain grandissant le contenu du bouquin qu'elle tenait entre ses mains. Plus le temps passait, plus elle lisait en diagonale et entre les lignes, sans vraiment enregistrer ce qui passait sous ses yeux. Il n'y avait pas photo : elle n'était pas faite pour ça. Elle avait toujours été une femme qui n'avait jamais eu sa place au foyer. Elle n'était pas destinée au titre de mère d'une famille nombreuse et heureuse. Si elle avait été pourvue d'un titre de noblesse, il n'aurait fait que l'encombrer, et elle aurait sans doute bien vite envoyer valser tous les enseignements princiers que cela impliquait. Pourtant, cette situation lui rappelait des souvenirs. Elle n'arrivait pas à dire s'ils étaient bons ou mauvais.

Elle se revoyait simplement elle, fillette, étalée sur le tapis luxueux de la bibliothèque de ses parents – dont on ne voyait presque plus la couleur originale tant il était couvert de livres – au-dessus d'un ouvrage illustré. Elle avait dévoré tout ce que contenait cette bibliothèque. Elle avait relu plusieurs fois la plupart de tous les livres, et ne s'étaient pas découragés devant les plus complexes. Enfant, elle n'était pas de ce genre-là, et sur ce point-ci, elle n'avait aucunement changé. Si les situations auxquelles elle faisait face – à savoir la plupart du temps des combats – était un peu plus difficiles que simplement comprendre un foutu texte, elle gardait toujours la même attitude : l'abandon était proscrit.

Même si là, pour le coup, elle avait foutrement envie de quitter sur le champ les lieux. Mais elle était entrée dans la cité des anges pour une bonne raison – même deux – et elle n'avait aucun intention de revenir ici de sitôt, alors il fallait profiter de l'occasion. Même si elle admettait sans soucis qu'elle se faisait actuellement profondément chier. Elle reposa tranquillement le livre qu'elle avait dans la main sur l'étagère, après l'avoir lu sans vraiment le faire, ayant fini par feuilleter les livres à beaucoup trop grande vitesse pour que quoi que ce soit soit lisible. Sora entreprit de se remettre sur ses jambes lorsqu'elle se rendit compte, sous le coup de quelques courbatures, que ça devait déjà faire un moment qu'elle se trouvait là.

« Allez Falka, on va changer de rangée. J'ai fini celle-là. »

« Mouarf. » acquiesça l'ombre tout en baillant la bouche grande ouverte et en se remettant tranquillement debout. « Pour ce que t'en as retenu vu les yeux vides d'intérêt que tu posais sur les pages, laisse-moi rire. »

La blonde leva les yeux au ciel, et se dirigea tranquillement vers une autre étagère. Elle allait s'asseoir lorsqu'une onomatopée tombée du ciel – littéralement – l'interrompit. Et avant même qu'elle ait eu le temps de lever les yeux vers la personne qui disait autant de vulgarités, cette dernière était tombée à la suite de ses propos. Il y avait désormais là, avachi dans un tas de livres devant elle un homme. Un elfe pour être précis, à ce qu'en disait ses oreilles. Et le moins qu'on puisse dire aux premiers abords, c'est qu'il n'en avait pour ainsi dire absolument rien à foutre d'avoir possiblement failli tomber sur quelqu'un. Tellement rien à fiche qu'il venait d'attraper un livre de la pile sur laquelle il venait de tomber, prétextant que c'était ce qu'il cherchait. Sora allait l'interpeller, avant que Falka ne l'interrompe. Elle lui tendait un bâton. À en croire l'aspect de la chose et l'endroit où elle l'avait trouvé – par terre – ça ne pouvait qu'être la propriété du maladroit homme qu'elle avait devant elle. Elle s'empara donc du gourdin et se tourna vers l'homme. Afin d'être sûre qu'il avait bien remarqué sa présence, elle posa l'extrémité du bâton sur le bouquin que lisait l'elfe et le poussa vers le bas, le contraignant à arrêter sa lecture. Elle afficha alors un grand sourire.

« Bonjour ! Excusez-moi de vous interrompre dans votre délicieuse lecture des... » Elle s'interrompit quelques secondes pour pencher la tête et déchiffrer le titre de l'ouvrage qu'il tenait en mains. « Milles et unes façons de conquérir le cœur des femmes... Ahem, je ne vous jugerais pas sur vos lectures donc, je me contenterais de faire confiance à ma première impression, à savoir : celle d'un inconnu qui manque de me tomber sur le coin du nez du haut de l'étagère et qui ne songe même pas à se demander s'il a failli utiliser une personne comme coussin d'atterrissage. »

Sora posa un pied sur l'amas de livres, autant pour se rapprocher de lui que pour avoir l'air davantage menaçante.

« Non ça va, on ne vous dérange pas trop ? Un café peut-être ? Je peux peut-être même m'enquérir de votre santé, des fois que vous vous seriez blessé en tombant de si haut, c'est traître une étagère. C'est bien les elfes ça. Vous avez du mal avec les mœurs des cités civilisées, vous êtes toujours un peu maladroits et rêveurs, et vous vous battez avec des branches ! Non sérieusement. Qu'est-ce que vous vous foutez là ? »

La blonde n'était pas ce qu'on pourrait appeler raciste. Au fond, elle n'en avait rien à fiche des elfes, et ne les détestait pas plus qu'une autre espèce. Elle avait juste ses clichés bien à elle sur chacune des races qui peuplaient ce monde, et aimait toujours à voir les réactions des différentes personnes concernées en leur mettant ça sous le nez. Elle avait beau être dans une bibliothèque, un endroit réputé pour son silence et son calme – même si c'était l'elfe en tombant qui avait brisé tout ça en premier – chassez le naturel, et il revient au galop.

« Sinon, ce que voulait dire ma camarade un peu rustre et autoritaire, » lança Falka en faisant semblant de ne pas voir le regard noir de Sora à sa destination, « c'est qu'elle aimerait des excuses pour votre maladresse, qu'elle voudrait savoir ce que quelqu'un comme vous fait là, et que c'est malgré tout un plaisir de faire votre connaissance. »

L'ombre regardait avec un grand sourire l'elfe dans son tas de livres. Allait-il réellement trouver plus amicale Falka, qui était certes plus douce dans ses propos mais qui demeurait – ne l'oublions pas – une ombre style spectre ambulant, que Sora, une femme tout à fait normale en apparence, qui avait cependant une indéniable difficulté face à établir une quelconque interaction sociale ?

1074 mots.


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Dim 12 Mar - 0:51
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Lië'jas - Vimine - I
Parchemins : 19
Perdu dans les douces pages de son livres, Leo était parvenu à trouver ce qu'il cherchait après quelques recherches infructueuses, autant ailleurs que dans cette bibliothèque même. Un ami de longue date lui avait conseillé de s'égarer sur cet ouvrage qui pouvait disons l'aider dans sa quête perdue de chercher l'âme sœur comme on dit. S'éparpillant à l'intérieur de ce bouquin, ses yeux s’arrêtèrent parfois sur des mots dont le sens lui échappait ou sur ce qui l'intéressait tant. Malgré une approche disons peu convenable de l'Elfe - à savoir tombé d'une étagère et rester sur un amas de livre pour continuer sa paisible lecture - il poursuivait ce qu'il entretenait sans faire attention autour de lui. Ces gentes dames et messieurs avaient surement mieux à faire de leur côté. Pourtant, c'est tout l'inverse qui se produisit. A comprendre que cette femme qu'il avait vu et cette chose dont il ignorait la provenance et qui la suivait étaient attirées par cette chute vertigineuse du jeune homme. A croire que c'était la première fois qu'elles voyaient tombés quelqu'un d'aussi haut. Toutefois, elles s'approchaient pour une autre raison. Le jeunot fût momentanément coupé dans sa lecture par son propre bâton. Ses yeux posés sur lui, il monta alors jusqu'à la personne qui le tenait entre ses mains et qui s'en était servi afin de porté l'attention sur elle. Ainsi donc, la politesse d'avoir amassé l'arme de l'Elfe s'en était suivi d'une brève altercation suite à cette chute qui aurait pu selon elle être grave. Selon ses souvenirs, personne n'était en dessous et il ne constituait pas un crime d’atterrir de tout son poids - faible cependant - sur d'anciens livres qui probablement selon leur états allaient finir par être totalement détruit par un moyen inconnu. Simple hypothèse.

Refermant alors son livre, il agrippa la seule chose qui se trouvait devant lui, à savoir son bâton pour se redresser et d'écarter de cette affreuse pile pouvant le faire basculer à tout moment, une chute suffisait amplement. Gardant le dit livre sous le bras, il reprit délicatement l'un de ses biens les plus précieux tout en s'appuyant dessus en regardant à qui il avait à faire tout en lui souriant sympathiquement.

« Un livre ne conte pas seulement une vérité vous savez, disons qu'il apporte aussi un avis sur lequel je vais ou peux me baser selon ce qu'il est écrit.» réprimanda le jeune homme pour faire suite au jugement de l'inconnue.

Il salua alors avec attention la deuxième personne, qui ressemblait néanmoins plus à une chose que l'on ne pouvait clairement identifier, en baissant légèrement la tête sans effacer le sourire qu'il arborait depuis tout à l'heure.

« Loin de moi l'idée de vous tombez dessus, au sens propre. Mais je ne sais guère si je dois vous remercier pour le bâton ou si je dois me justifier d'un accident cependant... » lâcha-t-il ironiquement.

Il n'était pas dans son habitude de vouloir faire face à d'autres personnes, encore moins s'il ne les connaissaient pas. Et c'est ce qu'il avait décider de faire, préférant ainsi parler plutôt que de vouloir de suite en venir aux mains. L'une était clairement plus excité que l'autre qui avait offert une réponse  digne à la question rhétorique de l'Elfe. Une voix douce et clémente était clairement audible, laissant suggérer qu'elle appartenait au genre féminin au vu de ses cordes vocales, si ce genre de créature pouvait seulement posséder un genre. Soufflant de lassitude et se grattant la tête, le visage de l'homme se tourna alors vers celui de son interlocutrice quelque peu remontée de ce qui venait de se produire.

« Très bien, dans ce cas je m'excuse du tort que j'aurais pu vous causer. » répondit le jeunot, tourmenté par des choses que lui seule ne pouvait ignorer. « Quand au fait que je sois ici... » dit-il plus sérieusement en se redressant sur lui même. « Et bien disons qu'un Elfe ne s'amuse pas à jouer uniquement avec des branches en pleine forêt, et avant de prétendre parler de cité civilisée, vous devriez peut-être modéré votre langage qui me parait hautin voir même agressif.» Suite à ces mots, il plissa des yeux, comme pour voir et comprendre la réaction de la jeune femme, loin de lui l'idée de la remettre à sa place, mais il souhaitait simplement dorénavant une discussion plus poussée sans interactivité malsaine et méprisantes. « Jusqu'ici, les Elfes et les Anges sont en accord entre eux, deux cités voulant préserver la paix en ce monde. Ma venue ici vous semble choquante pour moi qui suis un Elfe, il n'en est rien pour ma personne. Je viens quelques fois ici comme les miens j'imagine pour différentes tâches : personnelles ou non, qu'elles soient un loisir ou urgentes. Et si l'idée que je sois ici vous fait tant questionner et vous met le doute... » s'attelant à un petit blanc, il reprit ensuite avec une certitude des plus grande. « Disons que j'étais venu pour moi dans cet endroit à la recherche d'un livre» fît-il en levant son bras qui le maintenait. «... Mais les évènements ont fait que je devais aider la garde à retrouver un intrus dans cette ville ayant franchi les portails sans faire face aux gardiens "sondeurs d'esprits". Une femme qui m'a autrefois aidé m'a confié cette tâche afin que je lui rende la pareil. »

Il faisait alors mention de la femme Ange qui se trouvait sur la terre ferme, aux abords des portails et qui plongeait son esprit dans celui des visiteurs pouvant paraître incongrus et qui pouvaient avoir de mauvaises intentions. Mais l'étonnement pris part sur le visage de l'Elfe qui prit son livre de son autre main, qui elle même tenait son bâton, afin de la tendre vers les deux personnes devant lui.

« J'en oublie mes bonnes manières. Je me prénomme... Leo, juste Leo.» Les Elfes ayant parfois des noms bien plus longs et complexe, il préférait s'en tenir à son surnom tout en gardant son sourire devant ses présentations maintenant faite.
1063 mots




Jeu 16 Mar - 17:43
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1132
La voilà bien tombée. C'était tout du moins la première pensée qui lui vint à l'esprit lorsqu'elle entendit le début de réponse que formula l'elfe. Un foutu érudit. Ou un médiocre imbécile qui tentait de passer pour un intellectuel. À vérifier au fil de la conversation. Discussion que Sora n'avait pas envie de poursuivre s'il continuait de parler de manière aussi moralisatrice. Elle se rendit cependant compte de la complexité du personnage qui se trouvait devant elle. Il semblait avoir des principes, mais manquait visiblement de force pour les faire entendre. Un érudit doublé d'un lâche. C'était donc le gros lot qu'avait récolté la blonde. Elle avait bien vu à ses propos que l'histoire de la branche l'avait offusqué, mais elle avait aussitôt remarqué qu'il s'était empressé de s'excuser, malgré le fait qu'il avait été légèrement blessé verbalement. Puis il finit par se présenter. Décidément, Sora ignorait si elle faisait face à un bipolaire mentalement instable, à un rêveur éveillé à peine conscient de son existence ou à un couard de première. Elle décida qu'elle se déciderait plus tard sur le statut à lui attribuer, tendant la main vers la sienne qu'il avait levé vers elle, attendant qu'elle la lui serre.

« Dans ce cas, Sora suffira amplement me concernant. » lâcha-t-elle simplement en plantant son regard dans les yeux de l'elfe. « Quant à la personne qui m'accompagne, c'est Falka. Un être d'une compagnie exquise quand on comprend rapidement que c'est en effet une personne et pas simplement une chose difforme, car trop nombreux sont ceux qui se sont arrêtés à son apparence et ont subi les conséquences de leur jugement trop hâtif. »

Sur ces mots, elle marqua une pause et lui adressa un large sourire. Autant pour la menace à peine dissimulée – qui était tout autant une prise de position envers Falka, elle détestait voir les gens la rabaisser – que le fait qu'elle avait entendu quelque chose dans le discours du dit Leo qui avait retenu toute son attention. Elle relâcha gentiment sa main mais ne quitta pas ses pupilles du regard.

« Vous avez, me semble-t-il abordé le sujet d'un possible intrus, ici, dans la cité des anges ? Loin de moi l'idée de critiquer le potentiel de sécurité de la ville de nos amis ailés mais je suis là pour ça principalement. » Le ''principalement'' fit tiquer Falka, qui ne réagit cependant pas physiquement, pour ne rien laisser apparaître : c'est qu'elle aurait manqué d'en oublier la deuxième raison, celle que Sora ne lui disait pas, et qui les avaient amené dans cette foutue bibliothèque dans laquelle elle s'ennuyait depuis un moment déjà. « Peut-être pourrions-nous coopérer ? »

Elle toisa cette fois l'elfe d'un regard calme et pétillant de curiosité. L'ombre demeurait songeuse. Sora ? Demander de l'aide ? Étrange. Il y avait baleine sous gravillons. Et la tirade qui suivit ne réussit pas à convaincre davantage Falka de cet étrange et soudain élan d'empathie envers les autres. « Faire cause commune nous apporterait autant à l'un qu'à l'autre, j'en suis sûre. Voyez-vous, vous m'avez l'air d'un tempérament plutôt calme et doux, et bien plus prompt que moi à réfléchir à tête reposée. Me concernant, je suis plutôt utile lorsqu'il s'agit de réfléchir vite quand j'ai une lame sur la gorge ou un mage très énervé devant moi qui me balance une boule de feu, voyez ? Je suis également très douée pour esquiver la dite boule de feu et aller faire sa fête au magicien qui a eu le courage de s'en prendre à moi. Je ne voudrais pas vous blesser davantage que je l'ai déjà fait en m'en prenant aux images un peu généralistes qui circulent sur les elfes, mais je vois à votre arme, enfin, votre bâton, que vous ne m'avez pas l'air d'un vif et grand guerrier. Me tromperais-je ? »

Elle fit un tour sur elle-même et quelques pas en arrière, avant d'indiquer d'un geste solennel du bras la direction de la sortie. « Sur ce, si notre accord est entendu, je vous propose de commencer les recherches en-dehors de cette bibliothèque. Je doute que l'intrus en question s'y trouve. » Elle marqua un temps de pause, croisant ses bras derrière son dos. « Néanmoins, peut-être pensez-vous que les livres pourraient nous fournir de quelconques informations, et ce serait la raison de votre présence ici ? Ou avez autre chose à faire d'une toute autre importance qui vous a conduit en ces lieux ? » ''Tout comme toi Sora.'' pensa Falka pour elle-même. ''Et tu vas finir par me dire ce que tu veux, tout comme cet elfe à qui tu tires tant les vers du nez qu'il va sûrement finir par céder tellement tu dois lui casser les pieds.''

793 mots.


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Ven 17 Mar - 23:32
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Lië'jas - Vimine - I
Parchemins : 19

Être en compagnie de deux femmes n'étaient peut-être pas l'une des meilleures choses qui soit, peu-être était-ce un mal. L'une a un tempérament légèrement plus impulsif que sa compagne, enfin légèrement était sous estimé étant donné que l'on ne voyait que trop peu cette personne et que l'on entendait encore moins. Elle se faisait discrète et par les dires de son mentor - au vu du fait qu'elle prenait sans conteste la parole à sa place pour révéler sa véritable nature - il s'agissait vraiment de "quelqu'un" et pas juste d'une noirceur dans la lumière qui se baladait comme le pouvait faire un insecte en tapotant l'eau qui derrière abrite de nombreux dangers inconnus. Derrière les mots qu'évoquait la jeune femme, l'Elfe restait intrigué et jetait un regard comme pour discerner la véritable chaire derrière ces ténèbres enveloppant l'être. En plus d'avoir piétiner sur de fausses pistes, il était intéressant d'un point de vue scientifique de se dire qu'il avait en face de lui une "personne". Jamais il n'avait pu voir cela, encore moins en avoir entendu parler ni même l'avoir lu. Calomnies lui crieraient les siens après avoir raconté ce qui lui arrivait en ce moment même dans les oreilles. Pourtant, même si cette bibliothèque abritait une vérité encore disparate sur ce qu'elle était ou sur le pouvoir, don ou malédiction qui la suivait, le temps était court. Bien trop court pour se plonger dans les récits à la recherche de cela même si Leo ne demandait que ça.
La jeune femme l'accompagnant, se désignant d'une main de fer comme Sora enchaîna mécaniquement un froncement de sourcils. Ses yeux se perdaient dans le vide, il recherchait ce qu'il venait d'entendre. Rapidement, il sût d'où provenait ce nom, évocateur d'un lourd passé, de celui d'un vieil ami. Mais évitant de laisser paraître ses absences, il se laissa entraîner dans la discussion lancer par cette dame qui le prit de court et justement ne pouvait le retenir plus longtemps ici. La tâche que l'on avait confié à l'Elfe avait été assigné à ce qui allait devenir un compagnon d'aventure, qu'on le veuille ou non finalement. Mais réflexion se faisant, il craignait de ne voir en ces mots, et ce depuis le début - prenant donc en compte la nature de l'ombre en personne - de pures mensonges élaborés de toutes pièces afin d'attiré le jeunot dans un piège. Méfiant, il n'y avait qu'une seule façon de deviner où elle voulait l'emmener. Il y a bien des façon de s'en sortir, surtout dans une ville où la sécurité règne en maitre. Vraiment crédible quand ils 'agit de rechercher quelqu'un ou quelque chose qui venait de passer outre ce système...

« Si cette mission nous a été confiée à tous les trois, alors il est inutile de faire passer ses intérêts personnels avant.» lâcha-t-il désespéré en reposant le livre sur la pile se trouvant à ses côtés, même s'il ne s'agissait pas de sa place originel. « Et il est dans notre intérêt à tous j'imagine de faire ça rapidement.»

Commençant à se diriger vers la sortie, frappant du bâton en marchant, il s'arrêta visiblement rapidement en tournant la tête suite à une nouvelle intervention de madame, poursuivant sur la coopération avec un Elfe. Mettant en avant les qualités observées chez le jeune homme, elle les vantait comme pouvant être un moyen de contrebalancer ses pulsions meurtrières, ne cherchant décidément pas à vouloir parler et préférant les effusions de sang. Du moins, c'est comme ça que le voyait l'homme aux grandes oreilles. Quand bien même il ne dirait que peu de choses sur ce qu'elle venait de déclarer, il se permit de rouler des yeux et de tourner la tête vers l'extérieur lorsque les quelques mots qu'elle lâcha sans mépris avaient atteint ses tympans. La dame s'en donnait à cœur joie pour émettre des clichés et tout ce qui pouvait être naturellement et éthiquement attachés au peuple de la forêt. S'en suivit alors une action pouvant paraître agressive mais faisant juste preuve d'une fausse route de la part de Sora. Il tira la lame hors de son fourreau, caché par son manteau qui l'habillait fièrement - et qui selon les stéréotypes d'une jeune femme un peu plus loin ne serait décerné qu'à des femmes au vu de la longueur de celui-ci pouvant ressembler à une robe... - et prenant la peine de répondre.

« Il m'arrive à moi aussi de poser une lame aiguisée sur mon adversaire, même si je préfère les points non vitaux.» Puis, devant le réflexe peu recommandable d'un garde à l'entrée du bâtiment, portant sa main sur la garde de son épée, Leo rangea immédiatement son arme s'adressant ensuite à ce qui semblait être des gardiens un peu plus nerveux que d'habitude. « Ne vous en faîtes pas, simple démonstration, je ne suis pas doté de mauvaises intensions...» Puis son œil se porta sur celle qui lui avait décerner tout ses mots comme un torrent de paroles dénuées de sens qui n'avaient pas réellement plu à l'Elfe. « Vous êtes prompt à parler de jugement lorsque l'on désigne votre compagne, mais cela va dans les deux sens. » émit le jeunot en se retournant et en souriant fièrement. Parler de jugement et en user juste derrière, elle ne devenait plus crédible pour lui. Malgré tout, il ne le prenait pas pour une déclaration de guerre et pointa le même endroit qu'elle du doigt en s'y dirigeant au pas. Mais une fois approché des messieurs gardant l'entrée et les suivant d'un œil averti, Leo entra en télépathie avec les deux jeunes femmes le suivant mais d'une manière tellement rapide qu'il le fît dans son langage d'origine.
             

Passant la porte de sortie, s'arrêtant plus loin, il se tourna une nouvelle fois vers celles qui avaient décidés de faire main commune pour trouver l'intrus sévissant peut-être en ville. « J'étais ici pour une autre raison mais elle peut passer, j'aurais tout le temps nécessaire de lire plus tard mais si vous le souhaitez nous pouvons toujours rester ici, on dirait que vous aussi vous recherchez quelque chose, sinon pourquoi cette information... » N'attendant pas plus longtemps, il se tourna vers sa compagne, en poursuivant sa marche à pieds à ses côtés.  « Falka c'est bien cela ?... Dites moi sans vous offensez, à quelle race appartenez vous ? Je suis plutôt curieux dans mes recherches mais si cela vous regarde, cette information peut rester votre. » Puis redirigeant ses yeux vers celle qu'il appréciait moins, il pointa son bâton devant lui.  « Vers le centre-ville. Je connais cette cité. Nous aurons plus de chance de trouver quelque chose là bas. »

1184 mots


Mer 26 Avr - 2:42
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Ashryn - Sylvar - IV
Parchemins : 1132
Oh oh ! Visiblement, Sora s'était attaqué au mauvais elfe. Celui-là se donnait les grands airs habituels de la race, accompagné de tous ses stéréotypes de bas étage, mais il cachait en réalité bien son jeu et n'avait pas la langue de sa poche. La blonde dissimula néanmoins totalement sa surprise, et se prit au jeu. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas trouvé un adversaire à sa taille en matière de discussion où chacun s'envoyait des amabilités implicites.

« Oh, excusez-moi de vous avoir jugé un peu trop hâtivement alors monsieur l'elf... Leo plus tôt. Repartons sur de bonnes bases et veuillez pardonner mes propos. »

Elle fit une légère courbette.

« C'est que j'ai tendance à un peu m'emporter quand ça touche à ma compagne, que j'ai bien trop vu de fois être jugée, persécutée, rejetée ou autre acte désagréable avant même qu'elle ne puisse ouvrir la bouche ou lever les bras en signe de paix. Je n'ai rien contre les elfes. Au contraire, je les trouve fascinants. Pour ce qui est de votre question, même si je pense qu'aucune de nous deux n'est plus susceptible de vous donner une réponse exacte, elle reste la mieux placée pour parler d'elle-même. Une dernière chose... »

Et son regard tomba vers sa ceinture quelques instants, avant de remonter jusqu'au sien, qu'elle défia d'un large sourire.

« Ne jouez pas à ce jeu-là avec moi. Je suis peut-être quelqu'un d'assez orgueilleux surtout avec la première impression que je viens de vous faire, mais s'il y a bien une chose dont je peux me vanter sans exagérer, c'est bien de mes capacités une fois que j'ai un joujou comme il y a à votre ceinture, en mains. »

Elle croisa ses mains derrière son dos, et se prépara à tourner les talons, tout en lâchant une dernière chose avant de commencer sa marche vers le centre-ville.



Elle prit donc le chemin de l'endroit qu'il avait indiqué en sifflotant, peu mécontente d'avoir pu faire étalage de l'utilité de ses années d'enfance qu'elle avait passé seule à dévorer une bibliothèque toute entière plusieurs fois. Elle avait lu des tas de livres avec des tonnes de dialecte différents, mais il fallait admettre que l'elfique et tous ses dérivés demeuraient ses préférés, et étaient de ce fait, ceux qu'elle avait le plus planché.

« Vous savez, » commença Falka en prenant la forme d'un corbeau noir et en venant s'installer sur l'épaule de Leo pour être plus près de son oreille - et éviter de se fatiguer à marcher aussi - et lui parler sans que Sora entende, « Elle n'est pas méchante au fond. Elle est juste très méfiante et comme elle l'a dit, plutôt orgueilleuse. Elle vous a jugé autant pour me protéger que pour se protéger elle. C'était une façon de dire que vous êtes différent d'elle, sans vous demander votre aide directement. Cela ferait bien trop mal à sa personne de devoir un jour s'abaisser à demander l'aide de qui que ce soit directement. »

Elle secoua un moment ses plumes noires en regardant la blonde qui avançait devant eux d'un pas rapide et assuré.

« Je m'excuse pour elle. Quant à moi, je vais vous répondre le plus précisément que je peux, même si ça va s'avérer compliqué. Je ne saurais vous dire ce que je suis exactement, n'ayant à ce jour croisé personne me ressemblant. Je suis un genre de concentré de magie je pense, avec une mémoire, une voix, des souvenirs, une capacité de réflexion. Je suis a priori dotée du sens de l'odorat, de celui de l'ouïe et de la vue. Pour ce qui est du toucher, il est plutôt incomplet et pour le goût, je pense que je suis incapable de manger et que je n'en ai pas réellement besoin. Ni même de dormir. Je peux me métamorphoser en n'importe quoi, ce qui est assez pratique. Mais la plupart du temps voyez-vous, j'effraye les gens. Et ils ont parfois des réactions démesurées face à moi, qui rendent complètement folle Sora. »

Elle marqua un court temps de pause.

« Je l'accompagne parce qu'elle est juste avec moi, c'est une bonne personne au fond, derrière la carapace. Elle m'aide à vivre, elle me donne une raison d'exister. Et je l'aide en échange à accomplir ses objectifs. À survivre aussi. C'est pourquoi vous pouvez la menacer autant que vous voulez, vous la ferez rire à la rigueur. Mais si vous vous attaquez à elle, je n'hésiterais pas à vous sauter dessus. Et quand elle dit qu'elle maîtrise l'art de manier une épée, ne croyez pas qu'elle rigole : elle est effrayante quand elle en a une en main. Mais tant que vous n'intentez pas à la vie de l'une de nous, tout ira bien. Elle vous trouve sympathique vous savez. Il y a longtemps qu'elle n'a pas eu quelqu'un pour la rembarrer comme ça verbalement... »

Falka s'interrompit lorsque la blonde s'arrêta. Ils étaient au milieu d'une grande place avec une magnifique fontaine, et beaucoup de monde y circulait. Cela devait sûrement être le début du centre-ville. Aussi Sora se retourna vers les deux comparses, et le corbeau quitta l'épaule de l'elfe pour se percher sur celle de la blonde pour ne pas le déranger davantage.

« Par où est-ce qu'on commence selon vous ? »


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Sam 29 Avr - 20:56
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Lië'jas - Vimine - I
Parchemins : 19

Continuant d'avancer, s'aidant de son bâton pour marcher suite à de vilaines blessures aux jambes, Leo entreprit de se rendre au centre-ville. Un lieu susceptible de fournir des informations en tout genre. Sa curiosité amenait l'Elfe à se tourner un peu plus vers ce que pouvait "être" finalement la personne dénommée Falka. Mais parfois, même les secrets les plus enfouies ne peuvent êtres retrouvés par leur propriétaire. C'est sûrement son cas. Elle ne pouvait donner avec certitude une appartenance mais contre toute attente avait choisis d'évoquer le fait qu'elle est capable de bien des choses, des sens dont elle pouvait se servir que l'humain lui même peut contrôler. Une angoisse certaine s'était toutefois emparé du jeune homme lorsqu'il vît la dame se mouvoir comme elle le souhaitait pour venir se percher sur son épaule tel un oiseau de nuit. Le fait de se délivrer à un inconnu était malgré tout perceptible. Elle affirmait que beaucoup la fuyais ou encore injurait sa simple existence - qui a peut-être laisser paraître au grand jour le côté impulsif de sa compagne d'ailleurs - et pouvoir parler comme c'était le cas entre de nombreux habitants, races, animaux et tout autres êtres vivants pouvant d'une façon libérer une personne, la faire sentir un peu plus légère et moins effacée du monde.
Cependant, son intéressement se porta ailleurs, lors de l'écoute de mots familiers, d'une langue connue et surtout de naissance. Sora semblait connaître l'elfique, une langue qui avait du mal a s'étendre et qui n'en a pas la vocation. Difficile pour les autres races d'apprendre ces mots, ces lettres et d'en comprendre parfois la signification. Lui même s'étant perdu dans ses pensées en avait oublié le fait qu'il ai parler sous ce langage à ces demoiselles alors qu'il ne le fait qu'avec ses congénères dans ses grandes habitudes.  


(Peu de gens peuvent comprendre et encore moins parler le langage elfique. Où l'avez-vous appris ?)


Une question qui surpassait beaucoup d'autre. Il avait pris en compte ce qu'elle venait de lui dire, comme ce que lui avait dit son compagnon étant à présent corbeau. On pouvait y voir une certaine complicité entre ces deux là, un lien indéfectible qu'il est compliqué de briser. Le caractère posée de l'une favorise parfois la colère de l'autre et inversement, du moins c'est ce qu'il comprenait par cette "aide" que Falka lui fournissait en tant que remerciement. Chacun avait ses formes de dettes. Et après ces quelques mots échangés permettant d'en savoir plus sur l'ombre accompagnant Sora, le jeunot tourna sa tête, surpris lui même en regardant les yeux de Falka, aussi noires que l’abime de l'océan.

« Je suis le moins bien placé pour attenter à une vie, nous savons nous autres, Elfes, ce qu'elle représente. Tout comme ceux ici. » lâcha-t-il en désignant un Elfe de son bâton magique. « Et d'autres n'en prennent pas considération et préfère s'amuser avec la leur ou celles des autres comme les Démons... Fort heureusement pas tous mais je suis bien placé pour le savoir. » puis laissant sa tête vaciller vers l'arrière, il regarda Sora à côté de lui minutieusement. La confiance qu'il avait en elle n'était pas forte et il avait besoin d'être rassuré. « Et vous, a qui êtes vous rattachés en ce bas-monde ? »

Voyant alors le corbeau s'échapper de son épaule, il vérifia comme si aucune plume ne s'y trouvait mais Falka avait raison, elle n'était qu'un concentré de magie. Les apparences sont trompeuses et de fait, les ressentis en son de même, il avait en quelques instants la véritable sensation qu'un oiseau se trouvait là mais il n'en était rien. Elle n'était qu'un vide dans ce monde, pourtant elle existe vraiment. Elle est un phénomène rare, peut-être n'en reverra-t-on jamais mais il ne daigna pas échapper un seul regard d'elle tellement elle reste fascinante.
Les questions qui le taraudait et qui fulminaient dans sa tête furent coupées par une question brève de la femme qui jusqu'ici restait assez enfermé sur elle même. Pour une fois, l'Elfe semblait dubitatif quand à sa destination. La recherche d'informations était peut-être une erreur lorsque l'on remettait tout en cause.

« En vérité je ne sais pas plus que vous. Nous ne savons même pas qui nous recherchons.» soupira-t-il avant de s'asseoir sur un banc non loin du centre-ville où il souhaitais se rendre. Observant les alentours d'un œil aguerri, il poursuivit. « Si seulement il s'agissait d'un être doué de mauvaises intentions, il serait aisé de le chercher dans les coins les plus reculés et les moins surveillés de la cité... Mais il peut tout aussi bien ne pas savoir qu'il fait l'état d'une recherche approfondie dans cette ville, ayant tout simplement pu échapper sans le vouloir à la vue d'un gardien.» Expirant une bouchée d'air, le jeune homme finit par se tirailler l'esprit. « Il peut très bien être en train de marcher et de siffloter en visitant les lieux et en fai... » Puis soudain, son regard parcourant alors jusqu'ici les lieux s'arrêta sur un détail peut-être trompeur mais alertant le jeune homme qui décida de se relever, prenant son bâton en main en indiquant du doigt une porte de maison entrouverte sans rien ni personne autour.

Aucune lumière n'émanait de cette maison, même la lueur du soleil ne parvenait pas à frapper les vitraux de cette habitation qui semblait au vu de la matière comme être abandonné. S'agissait-il tout simplement d'un entrepôt ? Seul ? A quelques pas du centre-ville ? Il était dangereux de commettre un tel acte, y compris ici où règne la paix. Agrippant d'une main la porte, il l'ouvrit tout en tapant du bâton à terre. Une petite boule de lumière en jaillit et vin se positionner au dessus du dit bâton éclairant, certes, peu l'endroit mais la lumière prévenait dans les ténèbres.

« Attention où vous mettez les pieds, la sécurité à beau être un point essentiel ici, cette cité n'en est pas moins un havre de paix aussi pour les meurtriers et autres mauvaises personnes. Plus on se cache proche du danger, moins on y est exposé. » dit-il à voix basse, faisant signe de la main au flanc de la porte à ces dames qu'elles pouvaient d'ores et déjà venir.
1117 mots


Mar 2 Mai - 22:31
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Langzyliah :: Le Continent des Abîmes :: Les Îles Azurées-
Sauter vers: