Découverte d'un nouveau monde ! - [PV Elih Marendir]

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Naga - Fulmine - II
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Qu'il est bon de se reposer après une dure journée de travail. Seulement voilà, la personne couchée dans ce lit n'avait absolument pas travaillé et pourtant elle semblait épuisée. Ara Ocee, jeune naga de vingt ans se réveilla paresseusement de sa sieste de milieu de journée. Ébouriffant ses cheveux emmêlés, elle n'entendait aucun bruit dans la maison familiale. Ses parents étaient certainement encore au travail. Se levant pour aller manger quelque chose, elle passa devant l'ancienne chambre de son frère et comme à son habitude, elle posa la main sur la porte en marmonnant un petit bonjour. Chose qu'elle faisait toujours avec une boule dans la gorge.

Tout en grignotant, la jeune naga se rappela d'avoir promis à son ami Umi de venir le voir à la surface ce jour-ci. Engloutissant son repas d'une traite, elle ferma la porte de la maison et commença à évoluer entre les eaux rouge sang de la Mer d'Orychalque. Nageant à allure calme, elle ne pouvait retenir un sourire en pensant au fait de voir son ami. Umi était un hybride renard de quelques années plus jeune qu'elle. En fait elle le considérait pratiquement comme un second petit frère, bien que parfois on pouvait se demander qui était le plus âgé des deux.

Après une bonne demi-heure de nage, Ara arriva enfin à la surface et sortit sa tête de l'eau. Le jeune homme à la belle chevelure rousse l'attendait comme promis sur la plage, en train de jouer avec un bout de bois. Apercevant la femme aux cheveux noirs, il se leva et commença à courir vers l'eau. Rapidement ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre, Ara l'entraînant dans l'eau. Riant aux éclats tous les deux, Umi lui plongea la tête sous l'eau. « Je te ferais remarquer que tu es en retard. » Se dégageant, elle commença à l'éclabousser. « Désolé, mon sommeil a duré plus longtemps que prévu. » Retournant à la surface pour être à l'abri de l'eau, Umi se secoua pour se sécher. « Ce n'est pas toi qui n'arrêtes pas de répéter qu'un jour tu partiras pour découvrir le monde ? A force d'autant dormir ça risque de ne pas être pour tout de suite. » Ara se laissa aller au mouvement des vagues. « Que veux-tu que j'y fasse, je n'ai pas encore trouvé le déclic. » « Ne te cherche pas d'excuse. »

Riant ensemble, ils continuèrent à jouer et à parler de tout et de rien comme à leur habitude. Umi changea de forme pour devenir un adorable petit renard roux. Ara adoré l'attraper pour le mettre à l'eau sous cette forme, et le jeune homme le savait très bien. Mais ce n'est pas pour autant qu'il se laisserait attraper. Marchant dans un premier temps dans l'eau, celui-ci s'en éloigna de plus en plus pour finalement retourner sur la terre ferme. Ne se laissant pas décourager pour autant, Ara prit son élan et sauta le plus loin possible pour l'attraper. Malheureusement pour elle, il réussit à esquiver. Mais alors qu'elle riait, la naga commença à ressentir une étrange impression. Le bas de son corps lui faisait de plus en plus mal, jusqu'à en devenir insupportable. Fermant les yeux sous l'effet de la douleur, celle-ci dura longtemps avant qu'Ara eut le courage de regarder ce qui l'avait provoqué. Quel ne fut pas sa surprise de découvrir une paire de jambes à l'endroit où se trouvait d'ordinaire sa nageoire. Par ailleurs elle n'était plus dans l'eau, son saut avait dû être trop grand. Umi, s'approchant doucement, commença à renifler le nouvel attribut de son ami avant de la regarder dans les yeux. Mais ceux de la jeune fille ne reflétaient que de la terreur, et avant de s'en rendre compte elle se mit à hurler de toutes ses forces.

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Jeu 16 Fév - 20:06
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Ashryn - Laethlion - III
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Assise sur un rocher, l’Humaine essuyait sa lame, silencieusement. L’unique son du bruissement des feuilles parvenait à ses oreilles, cependant elle n’espérait plus se détendre depuis bien des années. Son activité en tant que mercenaire lui valait d’être recherchée à son tour. On ne pouvait demander d’être lavée de tous ses affronts lorsqu’on en commettait tous les jours, après tout. Aussi, elle se retrouvait souvent prise en étau : ses anciens commanditaires lui couraient après, et les proches des tués essayaient de la mettre hors d’état de nuire. Cependant, Elisabeth ne se battait pas. Elle refusait de combattre. Après des années pouvait-on encore considérer qu’elle prenait du plaisir à abattre n’importe qui sans éprouver aucun ressentiment ? Ses émotions ne la trahissaient jamais, bloqués par ce traumatisme psychologique qui la hantait. Sans un bruit, elle le cherchait, nuit et jour. Traversait les océans, parcourait les plaines dans l’unique espoir de le voir surgir de nulle part. Quand elle le verrait, un flash la transpercerait. Elle ferma les yeux. Tout ceci n’était que supposition, mais elle n’avait aucun doute sur le fait que cela finirait par arriver. Quinze années étaient passées depuis sa disparition, elle pouvait bien attendre encore un peu avant de le retrouver.

Le sang séché entacha son chiffon, et un soupir très léger s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. Malgré ses agissements, Elih restait humaine et avait bel et bien des corvées qu’elle ne parvenait à supporter sans un râle. Nettoyer ses armes et s’assurer qu’aucune goutte de sang n’en ruisselait en faisait partie. Elle ne pouvait effacer l’odeur morbide qui la suivait à chacun de ses pas, mais si elle réussissait à ne pas effrayer de potentiels clients, c’était un bénéfice non négligeable. Un monstre, une immondice, sans-cœur… La demoiselle apparaissait sans aucune valeur, aucun remords à transpercer de sa lame le premier se trouvant sur sa route. Et ces commentaires ne la blessaient pas non plus. Ceux qui parlaient d’elle la craignaient, et c’était tout ce qui lui importait. Elle ne recherchait aucune compagnie, pas d’amis, et encore moins un quelconque amour. Ces facéties se trouvaient à mille lieux de son état d’esprit, et se lier avec quelqu’un ne ferait que mettre cette personne en danger. S’attacher aux autres n’était qu’une invention masochiste des humains, pensant ne plus pouvoir se fier à leurs simples instincts. Elle haussa les épaules vaguement. C’était rare que ses pensées l’emmènent aussi loin.

Elle se releva, lentement. Aujourd’hui, elle n’avait pas de contrats à honorer, ce qui lui permettait de traîner un peu avant de retourner à son travail. De plus, sur la berge de la Mer Orychalque, elle ne s’attendait pas à croiser grand monde pour lui barrer le chemin. Beaucoup fuyaient cet endroit, de peur d’être surpris par un Naga désireux de s’amuser un peu et de les torturer. Cette espèce, totalement inconnue, ne lui fit ni chaud ni froid. Elih ne craignait personne, et sa faiblesse se trouvait sans doute dans sa fierté inégalable, dans son besoin d’indépendance maladif. Elle reprit sa marche, se dirigeant vers la Mer pour y tremper son torchon avant de repartir en sens inverse. La terre des rescapés n’était pas si loin du lieu de vie des Méduses, aussi elle ne mettrait pas trop de temps à rentrer, ce qui l’arrangeait. La journée venait de commencer, mais elle était déjà diablement longue à ses yeux. Et au moment où elle aperçut enfin les berges, un cri strident vint secouer ses oreilles. Les bouchant pendant quelques secondes, elle distingua une forme humaine au bord de l’eau, ainsi qu’un canidé non loin. Un cadavre ? Sans rengainer son épée, elle approcha lentement.

Une fois non loin, elle la vit bouger et planta son regard dans celui du renard se trouvant non loin, cherchant une quelconque trace de blessure. Il était peu habituel de croiser ce genre d’animaux dans des endroits maritimes, mais elle ne s’étonna que pendant quelques secondes. Ou la mort passait, les charognards suivaient. C’était une règle élémentaire. Elisabeth n’aidait pas la veuve et l’orphelin sans contrepartie, mais elle ne pouvait nier que la singularité de la situation l’avait interpelée. La tapotant avec son épée, elle la fit revenir à la réalité. « Vous êtes vivante ? ». Puis elle la planta sans véritablement faire attention dans le sable, s’agenouillant face à l’inconnue, avant de lui tendre la main. Elle dégageait une aura glauque, et ses yeux ne reflétaient rien de plus que de l’indifférence. Pourtant, sa main témoignait d’une chaleur et d’une douceur complètement contradictoire. « Quelqu’un vous a fait du mal ? ». Elle n’espérait pas se lier avec la demoiselle. Encore moins passer plus de temps à ses côtés. Mais si son mal venait d’un malfrat et que quelques pièces pouvaient se retrouver dans sa bourse, elle ne disait pas non…
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Lun 6 Mar - 19:15
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Naga - Fulmine - II
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Des jambes, voilà ce qu'elle avait maintenant à la place de sa magnifique nageoire de poisson. Une paire de jambes humaines qu'elle n'avait vu que sur des créatures de la surface. Pourquoi cela lui arrivait à elle ? Pourquoi maintenant ? Ne pouvant bouger, elle se contentait de les regarder durant un temps qui lui semblait infini. Son ami Umi de son côté tenta de l'aider en couinant, et en lui mordant les cheveux, mais rien à faire, la jeune femme restait pétrifié par ce qui venez de lui arriver. Allait-elle récupérer sa nageoire un jour ou resterait-elle ainsi pour le reste de sa vie sans pouvoir retourner chez ses parents ?

C'est en ce moment de grand doute qu'une mystérieuse femme fit son apparition devant la fille aux cheveux noirs. Elle la regardait d'un regard absent, sans réellement la voir. Sa carrure laissait penser qu'elle n'avait pas eu une vie facile. Son corps finement musclé attestait de sa forme de caractère, mais pas autant que son regard, semblant pouvoir d'un simple coup d’œil tuer son ennemi. Mais parmi cela, ses cheveux étaient d'un blanc si pure qu'elle rappelait à la femme poisson les coraux clairs des océans. Ara comprenait que cette femme voulait lui parler, mais elle n'arrivait pas à lui répondre. Toujours sous le choc, tout ce qu'elle pouvait faire c'était la regarder d'un ton implorant.

La mystérieuse femme avança sa main vers celle aux cheveux noirs. Peut-être était-ce pour l'aider, mais Ara ne voyait là qu'un geste brusque envers sa personne et tenta de reculer. Umi, surpris lui aussi par l'apparition de cette personne, tenta de protéger son amie. Se mettant en position de défense, il montra les dents et se mit à grogner. Devant la main tendue de la femme, il tenta de l'attraper pour la mordre. L'hybride renard ne faisait jamais de mal aux inconnus s'il n'était pas certain de leurs mauvaises intentions. Là encore, il s'agissait d'une manière de dissuasion pour faire partir l'étrangère. Mais bien qu'affaibli et choquée, Ara finit par comprendre les paroles de la femme et comprit qu'elle ne lui voulait aucun mal mais désiré juste lui venir en aide. « Umi s'il te plaît arrête ! » La femme poisson voulut dire ces mots de manière forte, mais il s'agissait pas d'un petit gémissement qu'autre chose. Mais heureusement son ami comprit et cessa ses attaques pour venir se placer près d'Ara, toujours en position défensive.

Levant les yeux vers l'inconnu, la jeune femme aux cheveux noirs lui lança un regard implorant en disant ces mots. « Je vous en supplie, aidez-moi. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Pourquoi ai-je cette paire de jambes ? Pourrais-je rentrer chez moi ? Que v'a-t-il m'arriver ? » Tout en se prononçant, des larmes salées se mirent à couler sur ses joues, inondant son visage. Le stress était si grand que le simple fait de faire entrer de l’oxygène dans ses poumons devint difficile. Commençant à trembler et ce de plus en plus fort, Ara finit par comprendre qu'elle n'arrivait simplement plus à respirer. La panique devint de plus en plus grande tandis qu'Umi faisait de son mieux pour rassurer son ami, mais tout cela en vînt…

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Lun 13 Mar - 13:02
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Ashryn - Laethlion - III
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L’humaine plissa les yeux, alors que le petit canidé se mettait en position défensive, montrant les crocs. Elle examina la scène pendant quelques secondes. Si cet animal, à première vue sauvage, prenait la peine de rester pour défendre la jeune femme, quelque chose les unissait. Une amitié profonde, ou une redevance, peu importe, mais elle ne pouvait pas se défaire de cette créature sans craindre les conséquences de ses actes. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres, tandis qu’elle replaçait une mèche de cheveux derrière son oreille, presque ennuyée par le déroulement des événements qui ne laissait présager aucun rebondissement à se mettre sous la dent. Aussi, elle ne fut point surprise de la tentative d’attaque du renard, qui ne lui fit pas même lever un sourcil. Toutes ces réactions étaient primitives, peu réfléchies, mais allait-elle les juger pour autant ? Elisabeth avait tout simplement autre chose à faire que se torturer à ce sujet, surtout que les réponses pouvaient arriver jusqu’à ses oreilles sans problème.

Umi.. Alors cette chose avait son propre petit nom. Comme c’était touchant. L’humaine pesta pendant quelques instants. Dans quel pétrin venait-elle de se mettre, à se mêler de ce qui ne la regarde pas ? Elle n’avait jamais été très compatissante ou même sympathique envers les inconnus, mais elle ne se voyait pas pour autant abandonner la demoiselle à son triste sort. Sauver la veuve et l’orphelin ne l’intéréssait pas, pourtant… Oh, elle mettrait bien ça sur le compte de l’ennui. Et puis, si la jeune Naga pouvait lui donner des contacts pour ses futures affaires, cela ne s’en retrouverait que bénéfique. Si rien ne ressortait de bon de cette relation, elle pourrait simplement la terrer dans les oubliettes. L’humaine secoua la tête, tandis qu’elle approchait une fois de plus de l’inconnue, l’observant tout du long. Ses camarades ne lui avaient donc jamais parlé de ce qui se passait à la surface ? Certes, Elih se trouvait loin d’être une connaisseuse, mais elle glanait des informations par ci, par-là, tandis qu’elle traversait le pays. « Calmez-vous. Détendez-vous. Cela ne sert à rien de vous agiter, vous risquez plus d’aggraver la douleur qu’autre chose. ».

La voix rauque de la jeune femme résonnait. Elle restait impassible, tandis qu’elle plaça ses mains sur les épaules et sous les jambes de la jeune demoiselle pour la soulever. L’effort fut de taille, mais elle la replaça bien vite dans l’eau, où sa nageoire apparut de plus belle devant ses yeux. Donnant un vague coup rageur sur la surface du liquide, Elih râla. Elle était trempée, maintenant, et devrait attendre que ses vêtements sèchent pour rentrer au bercail. Sans sortir de l’eau, qu’elle sentit étrangement chaude, l’humaine croisa les bras et planta son regard dans celui de la Naga. « Vous ne devriez pas paniquer aussi aisément. Nombreux sont ceux qui auraient pu profiter de cet instant de faiblesse pour vous attaquer, ne soyez pas naïve. ». Puis un soupir s’échappa de l’ouverture de ses lèvres, tandis qu’elle replaçait sa chevelure cendrée en arrière. « Vous avez eu de la chance. Mais je suis étonnée de voir qu’aucun de vos congénères n’a pris le temps de vous informer sur cette transformation dès que vous touchez la terre ferme. ». Et elle regarda autour d’elle, prête à dégainer. « Soyons clairs, par ailleurs. S’il s’avère que votre petite comédie n’était qu’une embuscade, je ne ferais qu’une bouchée de vous et de votre canidé. J’espère que nous sommes d’accord. ». Malgré son élan de compassion, Elih restait méfiante. Le danger était partout, et elle n’allait sûrement pas accorder sa confiance à la première venue.
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Sam 1 Avr - 18:44
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Naga - Fulmine - II
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Se sentant soudainement levée dans les airs, la jeune femme ne put s'empêcher d'être surprise. Sa nouvelle connaissance la portait non sans mal vers l'océan, sous le regard froid d'Umi. Mais malgré sa stupeur elle se laissa faire, en fait ce n'était pas vraiment comme si elle avait le choix. Ses nouveaux membres infligés une telle douleur à son corps qu'elle aurait été incapable de résister à quoi que ce soit, mais mieux valait garder cela pour elle. Puis, avec délicatesse, la Naga retourna à la mer et presque immédiatement sa nageoire de poisson reprit sa place. La douleur mit un temps avant de s'arrêter, puis elle soupire d'aise. Jamais elle n'avait été aussi heureuse de voir cette partie de son corps. La jeune femme caressa sa nageoire pour faire circuler le sang, tandis qu'Umi sauta sur sa poitrine, inondant son visage de coup de langue. Visiblement lui aussi semblait soulagé de voir que son amie allait mieux. Le reposant à terre, Ara tourna la tête vers la femme aux cheveux argentés et lui fit son plus beau sourire. « Merci pour votre gentillesse. Vous n'étiez pas obligé de m'aider et pourtant vous l'avez fait. Même si ce n'était pas grand-chose j'aurais bien été incapable de le faire seule. »

C'est alors que sa nouvelle connaissance souligne un point très intéressant : pourquoi son peuple ne lui avait jamais parler de cette transformation ? La jeune Naga n'était pas si ignorante, elle savait que les siens pouvaient se rendre à la surface pour voyager, ses parents l'avaient eux-même fait. Mais que des jambes apparaissent dès sa sortie de l'eau, cela elle n'en savait rien. Elle comptait bien le demander à ses géniteurs dès leur rentrée du travail. Mais en y réfléchissant bien, Ara était si fermé à son peuple que ce n'était pas tellement étonnant qu'elle ignore certaine chose, même sur son propre être. Peut-être devrait-elle faire plus d'effort ?… Non impossible ! A part ses parents tous les siens n'étaient que des monstres qui lui avaient fait du mal toute son enfance, et pas uniquement à elle… Mais perdue dans ses pensées, Ara entendait la femme aux cheveux gris la menacer. Jouer la comédie disait-elle ? « Je ne ferais jamais une chose pareille ! Je ne vous connais absolument pas, pourquoi aurais-je fais semblant d'aller mal au risque de me faire attaquer par une personne inconnue ? » Préférant éviter le danger plutôt que de l'affronter, la Naga aurait certainement pris sa nageoire à son cou si celle-ci le lui permettait.

Tandis qu'elle allait rétorquer ceci à sa camarade, Umi se mit à montrer les dents, mais pas vers la jeune femme cette fois-ci. Une meute de loups, sortie de nulle part, arrivait en courant vers le petit groupe au bord de l'eau. La femme aux cheveux argent, tournant le doux aux prédateurs, ne les avait peut-être pas entendu approcher. « Attention ! » Sans comprendre ce qui lui arrivait, Ara dégaina sa dague de son fourreau et la lança vers la meute. Mais son tracé manqua sa cible de plusieurs mètres et les loups ne semblèrent même pas y prêter attention. Résolut à fuir, la Naga s'apprêtait à plonger dans l'eau, mais à ce moment même, Umi s'élança contre les canidés. « Umi non ! » Mais peine perdu, l'hybride planta ses crocs dans le museau du loup le plus proche. Celui-ci, gêné par le renard arrêta sa course, de même que toute la meute. Mais rapidement le renard tomba sous la morsure d'un autre loup, l'arrachant de son camarade. Ara regardait, impuissante, son ami en train de se faire malmener par ces bêtes. Il avait foncé sans hésiter pour la défendre alors qu'elle n'avait pensé qu'à fuir. Des larmes de colère glissèrent sur ses joues. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas autant pleuré dans une seule journée, depuis la mort de son frère sans doute. Revoyant en tête les images de ce fameux jour, Ara fut pris de panique. Elle ne pourrait supporter de perdre une nouvelle fois un être cher. Criant le nom de son ami, elle se sentait tellement impuissante devant cette scène qu'elle aurait pu faire bouillir la mer, tant sa colère était forte…


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Mar 2 Mai - 18:37
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Ashryn - Laethlion - III
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Elisabeth plongea son regard dans l’océan des yeux de la demoiselle qui lui faisait face. Inoffensive, délicate, elle sentait sans même la toucher la douceur de sa peau, la grâce dans chacun de ses actes. Son sourire se reflétait dans l’eau, comme un soleil réchauffant les plus malheureux de ses doux rayons. Elle tourna la tête, sentant le rouge monter jusqu’à ses joues. Il n’était pas dans ses habitudes de recevoir des remerciements, elle qui ne faisait que massacrer en échange d’une bourse remplie d’argent. Sauver la veuve et l’orphelin ne lui ressemblait pas, et elle devait bien reconnaître qu’elle n’avait pas été forcée de venir en aide à la jeune Naga. Pourtant, elle l’avait fait, et ignorait la raison de ses actes. Poussant un léger soupir, elle retira la main de son fourreau. Ce n’était point de l’imprudence que de ne plus se méfier de l’innocence elle-même. Elle ne s’en voulait pas pour autant de l’avoir menacé : les terres de Langzyliah étaient hostiles, et sortir en donnant sa confiance au premier venu menait le plus souvent à une mort certaine. Elle qui d’habitude n’appréciait pas de se perdre dans des discussions sans queue ni tête se surprit à adresser plus d’une fois la parole à la jeune femme plongée dans l’eau, un large sourire enfantin plaqué sur le visage.

« Ce ne serait pas la première fois que quelqu’un utiliserait ce genre de stratagèmes, vous devez le savoir. ». Comment le pouvait-elle ? Il semblait relativement évident que son interlocutrice ne connaissait absolument rien du monde extérieur, des dangers qui l’attendaient au-delà de cette plage de sable fin. « Mais très bien, je vous crois. ». A quoi bon continuer de jouer les dures alors que personne ne l’attendait au tournant ? Elle haussa les épaules. Alors qu’elle s’apprêtait à reculer pour retourner sur la terre ferme – n’appréciant pas plus que cela le contact de ses vêtements mouillés -, le cri de la Naga la fit sursauter de plus belle et elle se retourna d’un seul coup, dégainant sa rapière dans le même mouvement. Sa tentative de les faire fuir aurait pu faire rire l’humaine, mais cela ne fut point le cas. Savoir se battre n’était pas inné, encore moins dans l’abîme des océans. Elle fronça les sourcils, alors que le renard se jeta sur les assaillants. Elle devait reconnaître que, malgré leur réputation de fourbe, celui-ci se mettait constamment en danger pour protéger la sirène. Le lien qui les unissait devait être d’une force phénoménale, et en entendant les hurlements de détresse de la belle à la chevelure noire de jais, Elih pesta contre le monde. Elle ne savait pas ce qui la poussait à la protéger. Était-ce ces yeux, ces deux saphirs brillants qui la malmenaient psychologiquement ? Ou encore cette silhouette fragile aux courbes délicates ? Un grognement fit vibrer ses cordes vocales. La nature ne prendrait pas le dessus, aujourd’hui.

Sortant de l’eau en trombe, la première priorité de l’humaine fut de mettre l’animal en sécurité. Sans plus de cérémonies, elle planta sa rapière dans le museau du loup qui le maintenait, et attrapa le renard dans ses bras. Rapidement, elle le plaça dans son dos, proche de l’eau. Le combat allait pouvoir commencer. Tournant sur elle-même, l’humaine donna énormément de fil à retordre aux canidés, et lorsque la meute fut quelque peu dissipée, l’Alpha décida de battre en retraite. Le sang coulait du front d’Elih qui l’essuya comme s’il s’agissait d’une goutte d’eau. Se retournant vers le renard qui suffoquait, elle sortit sa trousse de premier secours et s’occupa de ce dernier avec ses onguents. Ils étaient censés lui servir pour ses prochaines excursions, mais elle n’allait décemment pas laisser une personne de plus mourir à cause de son incompétence. Soupirant une dernière fois, elle détendit tous ses muscles et se laissa tomber sur le sol. Tant d’animations, ce n’était peut-être plus pour elle. « Vous devez apprendre. ». Elle fixa le ciel bleu, l’air dans le vague, tâchée de sang. « Il n’y aura pas toujours quelqu’un pour vous sauver la mise. ». Puis elle se redressa, tendant sa main dans sa direction. « Elih. ». C’était le début d’une histoire qui irait beaucoup plus loin qu’une simple aide au bord de l’eau, qu’une rencontre anodine. Et un minuscule sourire vint égayer les traits de la jeune femme. Depuis qu’elle avait retrouvé Eal’ric, son ton s’était apaisé, ses émotions apparaissaient plus clairement aux autres, et cela n’était sûrement pas pour lui déplaire.
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Mer 10 Mai - 15:22
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Naga - Fulmine - II
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Pour Ara, le combat sembla durer une éternité. Mais dans la réalité à peine quelques minutes étaient passées entre le premier coup d'Umi et le dernier par la nouvelle connaissance de la jeune femme. Celle-ci n'avait pas hésité à se lancer dans la mêlée alors que la Naga elle n'avait rien pu faire. Mais le plus important était finalement la victoire, bien qu'Umi semblait avoir payé cher son courage. Le prenant doucement dans ses bras, Ara ne put empêcher une larme de couler le long de sa joue. Son meilleur ami et pratiquement son frère avait risqué sa vie pour elle et elle n'avait rien put faire… Heureusement pour le mi-homme mi-renard, les premiers soins apportés par la femme aux cheveux blancs étaient parfaits et il s'en remettrait vite.Celle-ci lui tendit alors la main, tout en disant ce qui semblait être son nom. La jeune femme aux cheveux noirs lui accorda son plus beau avant de lui tendre sa main à son tour et de la serrer. « Ara, enchanté. »

Puis, tout en revenant à lui, Umi se transforma en humain. Ses blessures au visage étaient encore plus apparentes que sous sa forme de renard. Ne pouvant contenir davantage ses émotions, Ara lui donna un grand coup de poing sur le crâne. La douleur se rependit dans toute la tête du jeune homme. « Mais pourquoi tu me frappes ?! » Les larmes continuèrent à couler sur le visage de la sirène. « Idiot ! Tu sais à quel point tu m'as fait peur ! J'ai bien cru que tu allais y rester cette fois-ci ! Remercie tout de suite Elih pour t'avoir sauvé. » Gêné, l'hybride renard n'eut d'autres choix que de se plier à la demande de son ami. Il s'inclina avec respect devant la jeune femme. « Merci pour l'aide que vous m'avez apportée aujourd'hui. Je m'appelle Umi, pardonnez-moi pour mon mauvais comportement à notre rencontre. »

Une fois cela fait, Ara remercia tout de même son ami pour le courage dont il avait fait preuve. Puis elle remarqua une longue trace rouge couler sur le visage d'Elih. « Oh vous êtes blessée vous aussi ? Attendez je vais vous aidez. » Sortant à son tour sa trousse de premier secours, Ara s'approcha au maximum de la femme aux cheveux blancs sans pour autant sortir de l'eau, et commença à nettoyer sa plaie. Elle finit par lui mettre un bandage autour de la tête, qui se noyer presque entièrement dans sa chevelure de neige. « Je vous remercie encore pour votre aide. J'espère que nous pourrons un jour payer notre dette Umi et moi. »

L'hybride renard se posa alors prêt de son ami, ayant une idée qui pour lui était excellente. « Je viens de penser. Maintenant que nous savons pour tes jambes, je peux enfin te montrer tous les endroits magnifiques que je connais mais où tu ne pouvais pas te rendre. » Explorer de nouveaux lieux ? Voilà qui était très tentant, mais un grand problème se poser. « Je ne peux pas marcher. J'ai l'impression que ces jambes sont bien trop faibles pour supporter le poids de mon corps. » « Pas de problème je te soutiendrais. Tu sais à quel point je suis fort. » Un sourire de joie se dessina sur le visage d'Ara tandis qu'elle réfléchissait. Mais au fond le choix était vite fait. En dehors de son océan, la jeune femme n'avait jamais put faire de nouvelles expériences. Aujourd'hui était le jour rêvé. Elle poussa sur ses bras jusqu'à faire sortir l'intégralité de son corps de l'eau. L'apparition de ses jambes provoqua une vive douleur dans tout son être et le contact humide lui manquer déjà. Mais une chose plus importante était à prendre en compte. N'y ayant pas fait attention auparavant, avec la disparition de sa nageoire, son bas-vente était totalement mis à nue. Mais sans même si préoccupé réellement, Umi déchira une partie de ses vêtements pour recouvrir la nudité de son ami. Puis, il la pris par les épaules, la soutenant de tout son poids avant de commencer à marcher doucement. Mais avant d'aller bien loin, Ara se retourna en direction de sa nouvelle connaissance. « Elih, vous voulez venir avec nous ? »

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Jeu 11 Mai - 15:10
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Ashryn - Laethlion - III
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Ara… Le nom de la Naga résonna plusieurs fois dans l’esprit de la jeune femme à la chevelure cendrée, comme s’il cherchait à se faire une place dans ses pensées. Alors que la demoiselle récupérait son renard et se remettait de ses émotions, l’Edsere croisa les bras en l’observant. Sa gestuelle respirait la pureté, l’innocence. Elle sentait sa tendresse sans même qu’elles n’aient à se toucher, puisait dans son regard toute la chaleur qu’un foyer ne put jamais lui apporter. Les légendes sur cette race ne lui correspondaient point, et c’était peut-être pour ça que tous se faisaient avoir comme des bleus. Une silhouette angélique, un sourire à faire tourner des têtes, une voix mélodieuse, nul ne pourrait résister à de tels atouts, et Elisabeth ne serait pas là pour affirmer le contraire. Son cœur s’apaisait au contact de la Naga, et elle détendit progressivement ses muscles. La bataille n’avait point été rude, car il ne s’agissait que de quelques loups, mais elle restait sur ses gardes. Ara ne l’effrayait plus, mais ses congénères ne lui ressemblaient pas. La dispute entre la Naga et ce qui ressemblait à un Nanthun lui arracha un vague sourire. Elle croyait revoir Eal’ric, quand ils étaient jeunes. Alors qu’elle réfléchissait calmement et faisait le tri dans ses pensées, la jeune femme aux cheveux noirs de jais se rapprocha étrangement de son visage.

Tout d’abord elle eut un mouvement de recul, humain, certes. Puis à sa remarque elle passa rapidement une main sur son visage, pour constater une trainée de sang. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. N’y aurait-il pas une seule journée ou un bandage ne recouvrirait point son épiderme ? Elle en doutait. La violence était son quotidien, son gagne-pain. Et elle préférait savoir se défendre plutôt qu’être prise au dépourvue. Les longs et fins doigts d’Ara se mirent à courir sur sa chevelure de neige, en dessous de laquelle elle fit les premiers soins. « Ce n’est pas grand-chose. ». Loin de vouloir jouer la dure, Elih voulait écourter leur proximité. Sans comprendre pourquoi, ses joues étaient devenues rouges et un malaise la prenait dès qu’elle avait le malheur de croiser son regard aussi bleu que l’océan. Toutefois, elle ne bougea pas jusqu’à ce que la demoiselle ait fini son ouvrage. Puis elle baissa les yeux, presque intimidée par ces yeux remplis d’espoir et de sincérité. Tout son être la tourmentait, la perturbait inlassablement, pour une raison inconnue. « Vous n’avez aucune dette envers moi. Vous m’avez soignée, elle est effacée. ».

Et elle fronça les sourcils. Marcher était un risque considérable. S’ils tombaient sur de mauvaises fréquentations ou des bandits, dans son état, Ara ne pourrait point en échapper. Et quand on savait la difficulté que certains éprouvaient pour obtenir du sang de Naga en tant qu’ingrédient alchimique… Un frisson de dégoût la parcourut. « Bien sûr, je vous suis. ». Elle se mentait, se disait qu’elle ne les accompagnait que pour leur sécurité. Mais depuis quand Elisabeth avait commencé à se préoccuper du sort des autres à ce point ? C’était inhabituel, si sordide et étrange qu’elle se demanda plusieurs fois si un sortilège ne la poussait pas à agir de cette façon. Le silence plana sur le trio pendant quelques minutes avant que l’Edsere n’ose le briser, curieuse. « J’ai cru comprendre que vous vous connaissiez depuis longtemps. ». Elle l’enviait, le jalousait même. « La vie en dehors de l’eau n’est pas aussi belle qu’on a pu vous le raconter, je préfère vous prévenir. Aussi, ne vous aventurez pas seule sur ces terres, les brigands sont monnaie courante et les meurtriers rôdent dans les parages. ». Elle était bien placée pour le savoir. Mais un éclair de conscience la frappa. Elle était en train d’effrayer la Naga. Avalant sa salive, elle se reprit. « Tant que vous restez prudente, vous n’aurez pas de problèmes. ». Et elle embrancha sur un tout autre sujet, soucieuse d’avoir fait germer une crainte dans le cœur d’Ara. « Comment vous êtes-vous rencontrés ? Ne le voyez pas mal, mais un renard et une Naga, c’est peu commun. ». En plus d’éloigner l’attention de ses propres erreurs, elle en apprenait plus sur la jeune femme qui l’intéressait de plus en plus. D’une pierre, deux coups.
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© Scylla
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Mar 23 Mai - 11:50
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