Coeur de glace [Gelures - Eal'ric SOLO]

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Ashryn - Laethlion - III
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« Dame Vadiren, pourquoi vous trouvez-vous dans ces appartements ? ». La jeune femme à la chevelure immaculée se retourna à peine, plaçant un doigt sur ses lèvres rosées. Elle planta son regard dans celui de son interlocuteur, alors que ses traits s’étirèrent pour former un minuscule sourire, où l’on devinait autant de malice que de douceur. Sa main libre alla se balader le long de son sac, qu’elle tritura presque nerveusement. Il n’était pas commun qu’on l’arrête dans ses manigances, ni même qu’elle ait à rendre des comptes. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. Hélène était las, épuisée de ne pouvoir s’échapper de ce carquois qui la tenait en étau. De cette prison de verre qu’elle se contentait de caresser, sans jamais la briser, de peur que tout ne s’effondre avec elle. Elle plissa les yeux légèrement, alors qu’elle tentait de formuler une phrase correcte. Ou plutôt, un mensonge convaincant. Le majordome n’était pas de ceux que l’on trompe aisément. La Vampire l’avait expérimenté durant de longues années, mais aujourd’hui, elle se sentait prête à franchir le pas. « C’est un secret. ».

Et elle se mit à courir dans les allées, se précipitant vers sa destination sans laisser le temps à qui que ce soit de la rattraper. De ses allures de femme élégante, nul ne pouvait deviner un cœur d’enfant. Enjouée, insolente, bornée... Hélène n’avait décidemment rien de la haute société dont elle faisait partie malgré elle. Apposant son poids sur la poignée, elle entra et la referma directement derrière elle, avec un soupir de soulagement. De son côté, Eal’ric se tenait assis sur son fauteuil de cuir relié, concentré sur les agitations de l’extérieur, ou il ne mettait d’ailleurs jamais les pieds. Trop faible ? Sans doute. Pas assez courageux ? C’était probable. Mais si on lui demandait la raison exacte, il se contentait de hausser les épaules, alors que ses yeux écarlates balayaient la pièce avec nonchalance. La vérité s’avérait beaucoup plus complexe qu’une simple baisse de motivation. Il la cherchait. Ardemment.

La demoiselle approcha ses mains des épaules de son congénère, et le secoua doucement. « Tu passes ta journée devant cette fenêtre. Tu sais, tu.. ». Il la coupa, d’une voix rauque et impassible. « Nous inquiète ? Il n’y a pas de quoi s’en faire à mon sujet. ». Elle s’assit à ses côtés, prenant sa main dans la sienne. Elle chercha une fois de plus la bonne formulation, fuyant son regard avec une certaine peine. Dans un sens, peut-être que tout était de sa faute… Lorsqu’elle releva la tête pour faire face à ses problèmes, il la regardait, le visage posé dans sa main libre, une pointe de curiosité miroitant dans ses pupilles. Il se dégagea alors avec tendresse de son emprise et étira ses muscles endoloris par le manque d’exercice. « Tu n’as pas à t’en vouloir. ». Il fit une légère pause, passant une main dans sa chevelure noire de jais. « Pas même à y réfléchir. ». Puis il se concentra à nouveau sur l’extérieur. « Revenir en arrière est impossible. Cela fait déjà bien longtemps que je suis parmi vous. ». Et enfin, il lui leva le visage légèrement, du bout des doigts. « Tu ne penses pas qu’il serait temps que tu l’acceptes ? Ton père fut le mien. ».

Hélène bredouilla quelques syllabes. Au fond, il ne mentait pas sur sa situation. Déjà quinze années s’étaient écoulées depuis le fameux incident, la transformation. « Ce n’est pas parce que nous sommes promis qu’il faut te comporter de cette manière. ». Un frisson la parcourut. Tout ceci n’était qu’une vaste comédie, et elle en était la première touchée. Eal’ric n’avait jamais reproché quoi que ce soit à qui que ce soit. Sans comprendre, il s’était adapté. Elle ferma les yeux. Les enfants comprennent vite. Pourtant, elle qui était née vampire, ne parvenait pas à s’y faire. Tout ceci était arrivé si vite, sans crier gare. Aujourd’hui, ils ne pouvaient plus rebrousser chemin, alors à quoi bon ressasser le passé ? Elle l’ignorait, mais cela ne l’empêchait pas de le faire. La colère déforma ses traits délicats, et elle commença à retourner vers la porte quand on la poussa en arrière.

« Vous pensez que vous enfuir réglera quelque chose, Dame Vadiren ? ». Le majordome venait de lui tomber dessus. Plaçant sa main sur son front pour replacer sa chevelure blonde et la renvoyer balader sur son front, il prit son poignet et la tira en dehors de la pièce. « Tout ceci est loin d’être officiel. Vous ne devriez pas le fréquenter jusqu’à ce que tout soit déclaré au peuple et surtout à vos proches. ». « Mais… ». « Je ne peux vous laisser vagabonder sans surveillance. ». Et il fit un signe de tête au vampire assis non loin pour lui demander d’avancer dans leur direction. « Ce n’est pas comme si Sir Marendir allait rester dans ses quartiers de toute façon. Il a à faire, vous savez. Vous ne pouvez pas vous permettre de traîner dans ses jambes sans cesse. ». Hélène écarquilla les yeux. On le chassait, pour de bon ? « Vous n’avez pas le droit de faire ça !... ». Puis elle sentit une main se poser sur son épaule, laissant sa chaleur envahir son corps tout entier. « Ce n’est qu’une mission de routine. Il faut bien que je serve à quelque chose non ? Toi qui te plaignait de me voir avachi dans ma chaise toute la sainte journée, me voilà de sortie. ».

La demoiselle avala sa salive, paralysée par la peur et l’enthousiasme en même temps. Certes, le voir quitter les lieux la remplissait de bonheur, mais elle craignait le pire venant de ses supérieurs. Les demandes confiées à de vampires ayant encore de grosses lacunes étaient loin d’être des parties de plaisir, et les aptitudes du jeune homme n’étaient pas des plus spectaculaires. Il manquait cruellement d’entraînement. Fronçant les sourcils, elle se dégagea de son domestique sans demander son reste. « Je vais chez mon père. N’essayez pas de m’arrêter. Et surtout ne le laissez pas partir avant que je revienne. C’est un ordre. ». Il ne bougea pas d’un cil, et se contenta d’aider Eal’ric à préparer ses affaires pour l’expédition. Aucune information ne figurait dans ses parchemins, aussi il devrait se débrouiller pour découvrir la vérité sur l’affaire qui tourmentait leur peuple s’il ne voulait pas finir à nouveau en esclavage.

Le lendemain, il franchit les portes pour se retirer, respirant l’air frais qui lui caressait le visage, quand une voix féminine l’interpella de loin, sur le pas de la porte. Sans difficulté, il la reconnut, et une pointe d’exaspération le gagna, se transformant petit à petit en la frustration de n’être jamais écouté par cette demoiselle qui n’en faisait définitivement qu’à sa tête. « Hélène. Rentre chez toi, tu risques de nous faire repére.. ». Sa vision le fit s’arrêter net, de surprise. Jamais il ne l’eut aperçu dans une telle tenue, et cela eut le don de le bloquer sur place pendant quelques secondes, sans qu’un seul son ne veuille sortir de sa bouche. Elle se tenait devant lui, en armure relativement solide, munie de sa hallebarde de guerre. « J’ai réussi à obtenir une autorisation. ». Il soupira et se reprit bien vite, se rappelant des conséquences que sa mort pourrait avoir. « Dis plutôt que tu n’as pas lâché l’affaire tant qu’on ne te l’accordait pas. Je n’ai pas envie que tu restes avec moi. ». Son ton se durcit. « Tu seras plus un fardeau qu’une aide dans cette excursion. Aussi, fais-moi plaisir et retourne dans tes appartements. Toi et moi… Nous n’avons rien à faire ensemble. ». Elle haussa les épaules, souriante, alors qu’elle engageait la marche. « On dirait bien que tu vas devoir te farcir une jeune fille tout le long du voyage. ». Puis elle posa sa tête contre son épaule, mélancolique. « Ne me regarde pas comme ça. Ce n’est pas comme si on allait la retrouver lors d’une petite escapade... ». Le Vampire détourna la tête. Elle n’avait pas tort, et cette vérité le tuait à petit feu. Levant les yeux vers le ciel étoilé, il lui parut sentir une vague douleur au cœur. Elisabeth ne pouvait pas fuir éternellement, pourtant il ne parvenait point à mettre la main dessus. Quoi de plus normal, après tout. Elle était une Humaine, il était devenu un Vampire. Ils s’opposaient à présent, mais il ne pouvait oublier sa cadette, quand bien même tous les séparaient. Elle se trouvait quelque part dans les terres de Langzyliah et si cela devait prendre quinze ans de plus pour la retrouver, il n’hésiterait pas même une seconde. Un rire fit vibrer les cordes vocales de la jeune femme. « Ne perdons pas de temps, veux-tu ? ». Avant que la tristesse de te voir songer à une autre ne me transperce de parts en parts…
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Lun 6 Fév - 19:33
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Ashryn - Laethlion - III
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Le vampire avançait, les épaules lourdes. Lui qui pensait être délivré de son emprise une fois envoyé en mission l’avait encore sur le dos, prête à jaillir à chaque occasion qui se présentait. Sa gorge se serra et ses sourcils se froncèrent, alors qu’il passa une main sur son visage pour mettre sa chevelure noire de jais en arrière. Tout ceci avait le don de mettre ses nerfs à rude épreuve. Il ne supportait plus sa présence, sa silhouette se dandinant dans les couloirs des souterrains interdits. Sa voix cristalline et féminine qui résonnait dans ses oreilles jusqu’à tard le soir, son sourire aussi hypocrite que désagréable. La douceur de sa peau devenue torture dès qu’elle parcourait son épiderme, le bruit distinct de ses ongles sur sa commode, sa chevelure pêche qui s’évadait et qui se retrouvait même dans sa couche… Cette femme, qu’il connaissait malgré lui depuis sa tendre enfance, ne ressemblait à plus rien de connu. Il osa se rappeler de sa candeur lors de sa jeunesse, de leurs parties de jeu auxquelles il participait non sans un certain mépris envers ses camarades. Lui, n’était qu’un prisonnier. Devait-il s’estimer chanceux d’avoir attiré l’attention d’Hélène, qui l’empêcha à plusieurs reprises de se faire dévorer vivant ? Tout ceci n’était que dans son intérêt. Elle se servait de sa puissance, de sa famille, de tout ce qui l’entourait afin de le prendre en étau. Il ne pouvait fuir, elle le rattraperait d’un simple saut. Eal’ric se sentait minuscule, à côté de cet immense château de ronces qu’ils venaient de quitter à pas de course.

Pourtant, pendant quelques secondes, il trouva le courage de refuser son intrusion. Mais c’était peine perdue. D’un regard, elle lui fit perdre pieds, manipula ses pensées pour les retourner dans le sens qui l’arrangeait. De son côté, la jeune demoiselle affichait une mine satisfaite. Là où tous lui hurlaient de vite se débarrasser de ce parasite, elle voyait un potentiel qu’elle aurait été sotte de laisser passer. L’une des forces de celui qu’elle considérait à présent comme son mari se trouvait être sa détermination sans faille. Jamais il ne baissait les bras face à l’adversité, quand bien même cette dernière l’écrasait de tout son poids et l’empêchait de se mouvoir comme il le désirait. Aussi, elle souhaitait le voir grandir, prendre des forces, tout en restant sous son contrôle. Elle ferma les yeux, plaçant ses mains sur ses coudes, avant qu’un soupir ne s’échappe de l’entre ouverture de ses lèvres rosées. Tout ceci ne concordait point, mais elle ferait en sorte de forcer les pièces du puzzle à s’emboîter entre elles si jamais elles venaient à lui donner du fil à retordre. S’approchant de son bien-aimé, elle le saisit par le bras, geste qu’il n’osa réfuter de peur d’être victime à nouveau d’un de ses puissants ensorcellements. Puis, rapprochant son visage du sien, elle souffla quelques mots. « Et tu pourrais peut-être me dire où nous allons, ce que nous prévoyons de faire dans cette mission qui paraissait si importante à tes yeux ? ». Il haussa vaguement les épaules. Elle mentait, et elle n’était pas réellement une bonne comédienne. Jamais une Dame de son importance n’aurait risqué sa vie dans une quête trop dangereuse, aussi elle en connaissait forcément les tenants et aboutissants. Cependant, il était plus que rare que le Vampire divulgue des informations, encore moins lorsqu’elles étaient personnelles. Alors elle profitait de sa faiblesse, de son sentiment de liberté alors qu’elle le tenait fermement en laisse, proche de sa cage au moindre faux pas.

« Ce n’est qu’une quête de routine. Je doute que l’on puisse me confier une mission de grande importance, au stade où j’en suis, et tu devrais le savoir mieux que quiconque, Hélène. ». Elle souffla, énervée. « Ce n’est pas pour autant que tu dois refuser la moindre tentative de ma part de faire la discussion. ». « Tu sais déjà tout, tu n’as pas été voir ton père pour rien. Je n’ai aucunement envie de tergiverser. ». Appuyant légèrement sur son poignet, elle le fit grincer des dents et son visage se crispa. « Tu discuteras si j’ai envie de discuter. Il ne m’a pas semblé te dire que tu étais en position de refuser la moindre de mes demandes, même si nous sommes à l’extérieur de ces murs. ». Pestant intérieurement contre le monde, il se résigna. Il ne pouvait pas la contredire à moins de mettre son existence en danger et c’était bien le dernier de ses soucis que de s’attirer ses foudres. Hélène était encore une enfant dans son esprit, à ses heures perdues. Elle souriait, s’amusait, mais surtout, faisait énormément de caprices et obtenait tout ce qu’elle voulait. Grinçant des dents, Eal’ric poursuivit la route qui les menait vers la sortie des Souterrains Interdits, passant à côté des nombreux chasseurs attendant leurs proies au beau milieu des bois. L’odeur de sang omniprésente lui envahissait les narines, et il se pressa un peu plus pour s’en échapper. Nul ne pouvait lutter contre sa nature, mais cela ne l’empêchait pas de ne point l’apprécier. Lui n’était pas né Vampire, et s’il avait été forcé de s’y adapter, il ne pouvait pas non plus affirmer que sa vie en tant qu’Humain lui manquait particulièrement. La pauvreté, la faiblesse… Ce peuple apparaissait comme une tâche au milieu de toute cette magie virevoltant dans les airs. Et la seule qui faisait remonter cette communauté dans son estime se trouvait disparue, peut-être même décédée. Cette seule pensée lui donna la nausée et manqua de le faire plonger dans une colère noire, entremêlée de désespoir et d’une angoisse certaine. Il priait pour son salut, même s’ils n’étaient destinés à jamais se revoir. Il espérait, secrètement. Depuis des années. Sans se lasser. Un minuscule sourire étira ses traits d’habitude si impassibles. Il finirait bien par la retrouver, il en était certain. Ce qui se passerait après appartenait au hasard et seules les Divinités auraient la main mise sur les événements.

Le froid parcourut son échine et le fit frissonner. Il était habituel que les souterrains interdits ne respirent pas la joie de vivre et encore moins le soleil -ce qui fut la principale raison pour laquelle les vampires s’y installèrent-, mais tout ceci semblait étrangement anormal. La créature de la nuit ne se sentait point peu vêtue, et il lui arrivait de supporter des températures bien plus basses sans éprouver le moindre mal. Mais celui-ci s’infiltrait dans son manteau, remontait sa manche pour glisser sur son torse et lui saisir la gorge. Il secoua la tête pour dégager de la chaleur mais bientôt, son souffle commença à apparaître sous forme de brume devant sa bouche, et la voix d’Hélène s’éleva dans les airs, brisant le silence presque religieux qui rythmait leur excursion. « Il fait froid. Donne-moi ton manteau. ». Le vampire grogna. « Je n’ai pas souvenir non plus de t’avoir demandé si ça te faisait plaisir. ». Et sans chercher le conflit, il la retira pour lui confier à contre cœur. S’il commençait à faire des manières, il ne serait plus jamais envoyé en mission. Pire, s’il laissait la jeune demoiselle être victime d’un quelconque mal être, elle pourrait le rapporter à son géniteur et sa sentence n’en serait que plus atroce. C’était un choix entre l’Hymemn et le Nervium, en soi. Une maladie contre une autre, une torture contre une souffrance de la même intensité.

Puis, la température commença sérieusement à les déranger. D’abord, leurs membres éprouvèrent de la difficulté à avancer, et quand ils purent enfin croiser âme qui vive, cette dernière était complètement gelée, incapable même de s’exprimer. « On se moque de moi ! Je n’ai pas de temps à perdre à résoudre un incident climatique. Tu ne dis rien ? ». Un soupir s’échappa de l’ouverture de ses lèvres gercées. « Nous ne pouvons point faire machine arrière. Nous serions frigorifiés en un rien de temps, autant essayer de découvrir ce qui se trame. ». Eal’ric était loin d’éprouver de la compassion pour les victimes de cette vague de froid, mais s’il pouvait passer plus de temps à l’extérieur qu’à pourrir dans ce qui ressemblait à ses yeux à une véritable cellule, il ne se plaindrait pas. Hélène s’arrêta, contrariée, croisant les bras. « Je ne suis pas d’accord. On ne m’avait parlé que d’une balade de routine, pour vérifier qu’un de nos congénères ne se trouvait pas en mauvaise posture. ». Elle fit une petite pause. « Tss. ». Puis reprit de plus belle. « Comme si la solidarité importait dans notre communauté. Je pense que mon père se préoccupe trop des relations qu’il se doit d’entretenir, ainsi que son image. ». Il haussa les épaules. Cette société lui échappait complètement. Et tout à coup, un cri strident transperça la brume. S’engageant sans attendre le coup de feu de sa congénère, Eal’ric se mit à avancer dans la direction du bruit singulier, bien décidé malgré le froid qui entravait ses mouvements à décrocher le fin mot de l’histoire. La magie de la Vampire ainsi que ses capacités intellectuelles parvinrent à avoir le fin mot de l’histoire. Un des leurs, peu qualifié pour les excursions, possédait un pouvoir d’emprise sur la glace. Ce dernier, s’étant laissé emporter lors d’une dispute, aurait jeté un vent des plus froids sur ses compagnons et aurait gelé avec eux sans s’en rendre compte. Hélène se contenta de hausser les épaules, fatiguée. Cette sortie ne lui avait appris qu’une chose : l’on ne donne des tâches ingrates qu’aux ingrats…
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Mer 5 Avr - 23:00
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