♪ RP MULTI ♪ - Les Festivités du Peuple de l'Eau

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Norphis - Sitien - I
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« Découverte du peuple de la mer »
Le bal du peuple de l'eau
Nous étions arrivés la nuit dernière sur le continent Sacrifié. Notre barque accostée au port, nous avions payés l’accostage. Ensuite, nous avions cherché une auberge afin de nous nourrir et loué une chambre le temps de notre séjour. J’ai déjà du jouer les prostituées pour avoir ma dose. Tout s’est bien passé.

Après une journée de sommeil récupérateur, je pris la décision de faire un tour, Minou m’accompagnant. Lorsque nous sommes sortit, il n’y avait quasiment personne dehors par rapport à la nuit dernière. J’accosta donc l’une des rares personnes et le questionna :


« - Pardonnez moi mon cher mais l’endroit me semble désert par rapport à d’habitude...?
- Z’êtes pas au courant ?
- Pardon ?
- Oh vous, vous z’êtes pas de la région.
- Non désolé je suis en voyage.
- Ah bah c’est pour ça. La reine des sirènes a organisé un bal masqué ce soir. Tout le monde y est parti.
- Un bal ?
- Ouaip m’dame.
- Et tout le monde peu y aller ?
- Ouaip.
- D’accord. Je vous remercie mon brave.
- A vot service.
»

Un bal, l’occasion idéale pour en apprendre plus sur le continent et ses habitants. Je retourna donc à l’auberge me vêtir de ma robe et me pomponné. Le bal étant organisé par un haut dirigeant, il fallait que je sois présentable. Je mis également un ruban à Minou. Il fut quelque peu réticent :

« Allez Minou ne fait pas ta tête de mulet ! »

Je fini par y arriver. Il fit la tête, mais qu’importe. Il n’y a pas que les humanoïdes qui devaient être présentables, les compagnons à quatre pattes aussi.

Arrivé sur les lieux, on me donna un loup que je mis aussitôt. En entrant, je scruta les invités. Toutes les races y étaient représentées. Il y avait même des vampires, cela me surpris. Moi qui croyait que les vampires ne sortaient jamais du continent Sibillin, cette découverte me fit prouva que j’avais tort.

« Bon au moins, si j’ai soif, il y a de quoi faire. »

Cette remarque, tombée dans des oreilles un peu trop à l’écoute, m’attira des regards fusillants de certains. Je pris alors un ton très sérieux et me justifia :

« Je parlais des buffets. »

La ruse fonctionna et tout revient à la normal.

Après avoir noté mes premières observations, je me dirigea vers la célébrité de ce bal : la reine. Les lois vampiriques exigeaient que l’on soit respectueux envers nos supérieurs, peu importe la race. Arrivée devant elle, je tira la révérence :

« Votre majesté. »

Je me dirigea ensuite vers les buffets. Je me servi copieusement en viandes saignantes et en légumes. Je donna également une assiette de viande et de poisson à Minou, dont le regard rivé sur la nourriture en disait long. Je rescruta à nouveau les invités. J’irai discuter avec les vampires, mais pas maintenant, ma priorité était d’en savoir plus sur ce continent et ses habitants. Je me dirigea donc vers une personne au hasard afin d’engagez la conversation.
« Bonjour, permettez-moi de me présenter : Iliana Vorganzig. »



Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia


524 mots, Post n°1:
 
Sam 11 Fév - 21:46
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« J’suis plus vraiment sûre que j’ai envie d’y aller, finalement. C’est pas trop mon truc, les fêtes. »

Clémentine lève les yeux au ciel. Nous ne sommes qu’à une centaine de mètres de l’endroit, on aperçoit les premiers stands et les quelques convives qui traînent autour. Il ne m’en a pas fallu plus pour me mettre à angoisser et je trépigne à présent sur place sans oser aller plus loin, sous le regard consterné de mon amie. Je ne me sens pas prête à me mêler à tant de monde d’un coup. J’ai déjà tendance à galérer pour communiquer avec une seule personne à la fois, alors ce serait sans doute pas raisonnable d’aller dans un endroit où il y en a plusieurs. D’autant plus qu’il y aura sans nul doute des gens de la haute et toute sorte de bourges, là-bas. Et peut-être même des gens qui me connaîtront – mais que moi je ne connaîtrais pas, parce que si vous aviez pas suivi, je suis amnésique. Voire même pire : des bourges qui me connaîtraient. Tant de possibilités terrifiantes, pas étonnant que je flippe ma race.

« Je resterais avec toi tout le temps »
, me glisse la jeune femme, comme si elle avait deviné mes craintes. « Promis. »

Je laisse échapper un soupir. Clémentine est ravie d’aller à la fête – et encore, c’est un euphémisme.  Un péquenaud du coin nous a informées du truc il y a de ça deux jours, et depuis elle n’a pas cessé un seul instant de me prendre la tête avec. Il faut dire qu’elle a passé les quinze dernières années de sa vie à s’entraîner au karaté dans une cave, alors je suppose que c’est normal qu’elle ait envie de s’amuser un peu. Elle a enfilé une belle robe d’un violet clair et des chaussures à haut talons, et a pris soin de poudrer légèrement ses joues et de mettre un peu de rouge sur ses lèvres. Elle est très élégante, et semble avoir tout à fait sa place ici. Mais au fond, elle doit être aussi anxieuse que moi à l’idée de prendre part pour la première fois à un tel événement ; sinon, elle n’aurait pas tant insisté pour que je l’accompagne. À deux on est un peu moins vulnérables, un peu moins démunies face aux autres et à l’existence en général – plus qu’une affinité sincère, c’est d’ailleurs ce qui nous a initialement rapprochées. Je n’ai pas envie de la laisser tomber, mais d’un autre côté je n’ai vraiment pas envie non plus d’aller à cette foutue fête.

« Et si on croise des gens qui me connaissent ? » hasardé-je, tout en défroissant machinalement les plis de ma chemise du plat de la main.

« Mais, c’est pour ça qu’on y va ! »

Elle n’a pas tort. Enfin, ce n’est certainement pas ce qui l’a personnellement attirée ici ; mais c’est en tout cas la raison qu’elle a invoquée, lorsqu’il s’est agit de me convaincre. Retrouver d’anciennes connaissances, en apprendre plus sur ma vie d’avant, redécouvrir mon passé à la manière d’un jeu de pistes… Ça ne m’a pas tellement emballée mais j’ai tout de même dit oui, prise d’une envie soudaine tout autant qu’inconsidérée de lui faire plaisir. Je me demande bien ce qui m’est passé par la tête, à ce moment-là. Peut-être qu’elle avait drogué ma bière pour me rendre plus conciliante – à moins que la bière en elle-même ait suffi à me faire cet effet-là. Je crois que je ne tiens pas très bien l’alcool. Quoi qu’il en soit, je regrette. Mais bon, je lui ai promis – deux fois, c’est vous dire si je devais être bourrée – qu’on irait ensemble à ce maudit bal. Elle a raison, c’est pas le moment de se dégonfler.

« Je sais. » Je soupire à nouveau, hésite un instant, et me remets à marcher. Elle me suit, enthousiaste, tandis que je poursuis : « Mais si ça arrive, je fais quoi ? Par exemple, si mon mari se pointe et qu’il m’engueule parce que ça fait une semaine que je rentre pas pour dîner ? »

Elle esquisse un sourire, qui disparaît rapidement quand elle constate que mon inquiétude à cette idée est bien réelle. C’est plausible, après tout. Là tout de suite, il ne me viendrait pas l’envie de me marier, mais mon ancien moi avait peut-être des délires différents.
Je dois vraiment tirer une drôle de tronche parce que Clémentine finit, avec précaution, par glisser sa main dans la mienne. Je frissonne mais ne proteste pas, parce que je ne suis pas vraiment en position de cracher sur du soutien moral, actuellement.

« On avisera. En attendant, y a qu’à espérer que t’étais pas mariée. »

Nous arrivons à l’entrée du bal. On donne à mon amie un masque assorti à sa robe et j’en reçois un gris foncé qui ne va pas particulièrement avec mes fringues, ce qui n’est pas très étonnant dans la mesure où elles ne sont pas adaptées à ce type de célébrations. Mais je ne rentrais pas dans les robes de Clémentine, et j’allais tout de même pas payer un bras pour me procurer un vêtement que je serais probablement jamais amenée à réutiliser. Du coup oui, je fais un peu tache, mais c’est pas ce qui m’angoisse le plus.
Nous faisons quelques mètres au milieu des convives, et pour l’instant personne ne me saute dessus en hurlant mon prénom. Pas rassurée pour autant, je reste collée à celle qui m’accompagne comme si j’étais une gosse terrifiée à l’idée de perdre sa maman. Être entourée de gens, ça ne me plaît décidément pas. Et puis il faut bien dire que je sors un peu du lot : du coup, les regards s’attardent sur mes fringues bariolées, sur mes cheveux, sur mes oreilles. Je suis plus sensible au regard des autres que je ne le voudrais, et je regrette rapidement de ne pas être capable de passer inaperçue.

J’avise, non loin de nous, une sorte d’homme-chien qui se tient près du buffet, un verre à la main. Mue par un genre d’instinct qui me pousse à croire qu’on est plus fort en groupe, et accessoirement que si on est plusieurs à avoir une tête bizarre dans le même périmètre les regards se détourneront peut-être un peu de moi, j’entraîne ma partenaire dans sa direction. Ni elle ni moi n’avons assez confiance en nos talents d’oratrices pour oser tenter une approche, alors nous restons silencieuses, à quelques pas du chien, incertaines quant à ce qu’il convient de faire à présent. Une belle équipe de sauvages.
J’attrape deux verres de champagne, en tends un à Clémentine, et lâche sa main. Personne d’autre ne se tient par la main ici, c’est que ce n’est certainement pas un truc à faire. Si on veut que l’on nous regarde comme des personnes normales, songé-je, il faut que l’on commence par agir par des personnes normales. C’est le moment précis que choisit mon amie pour répondre au commentaire de l’hybride, les lèvres encore mouillées de la boisson qu’elle vient d’ingurgiter :

« Ah oui, c’est bon ! Par contre vous ferez attention », continue-t-elle, s’adressant à l’interlocuteur premier du demi-homme, une personne aux cheveux roux. « Parce que ça pique un peu. »

Bon, vraisemblablement elle n’est pas aussi intimidée que je ne l’aurais cru à l’idée de faire ses premiers pas dans la vie sociale. J’imagine que ce n’est pas une mauvaise chose : il lui manque certes les manières, mais sa spontanéité a quelque chose de touchant.

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Dim 12 Fév - 16:05
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Ashryn - Sylvar - IV
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Alexis Gouez. Un nom pas si extravagant que ça, qui avait un certain charme. De toute façon, Sora se doutait que quel que soit le nom qu’il lui donnerait, ce n’est pas ça qui retiendrait son attention. Elle ne pouvait faire abstraction d’un physique si peu commun. Mais elle ne voulait pas paraître malpolie en le fixant. Aussi, si elle ne le fixait pas de manière tout à fait désagréable, elle gardait cela dans un coin de son esprit. Après s’être présenté en bonne et due forme, il l’emmena sur la piste de danse, où ils se mirent à valser tranquillement. Il la complimenta sur le fait qu’elle se débrouillait bien, et pensa qu’il en était de même pour lui. Mais elle lui dirait après, voyant qu’il allait lui poser une question, elle ne voulait pas l’interrompre ou le couper dans son élan.

Cela aurait été bête vu que la question qu’il venait de poser était fort intéressante. Aucun tiers n’avait jamais demandé ça à Sora lors d’une première rencontre. Si la question était totalement inhabituelle, elle ne déstabilisa pas pour autant la jeune femme qui la trouva très bien choisie. Elle ne faisait pas partie des politesses basiques dites et redites à ce genre de soirée et c’était d’autant plus agréable. Sora choisit donc ses mots avec précaution pour lui répondre de la manière la plus exacte et la plus sensée possible. Tout en ajoutant ce qu’elle n’avait pas pu dire tout à l’heure, de peur de le couper.

« Vous dansez aussi très bien. Vous venez souvent à ce genre de réception ? »

Elle laissa planer un court silence, se concentrant sur les deux pas entrecroisés qu’elle fit sur la gauche.

« Votre question n’est clairement pas habituelle, mais je la trouve plutôt intelligente pour se faire une idée des gens que vous rencontrez. Mais de ce fait, je ne vous répondrais pas que vous serez susceptible de me recroiser, le plus probablement en tout cas, à ce genre de fête. C’est un cas extrêmement rare. Profitez-en si je puis dire en toute modestie bien sûr. »

Elle fit un tour sur elle-même, faisant virevolter ses cheveux blonds qu’elle avait laissé détachés. Elle les attachait à vrai dire extrêmement rarement voire quasiment jamais. Elle aurait pu le faire en cas de combat ou autre. Mais elle avait appris à lutter sans avoir besoin de prendre une quelconque précaution. En talons, en robe longue ou courte, elle avait déjà une bonne expérience d’un affrontement, quelles que soient les conditions. Elle avait un jour, par erreur, vu sa belle chevelure raccourcie par la lame d’une épée d’un adversaire – mais de ces erreurs, on apprend. Si sa chevelure dorée repoussa plus tard, ne laissant aucune trace du dommage, la tête du fautif, retirée du corps, ne repoussa pas, elle. Mais c’était une autre histoire.

« Cela vous décevra peut-être mais les lieux ou moments où vous pourrez me croiser ne sont peut-être pas ceux que vous croyez… Enfin, peut-être que tout le monde n’associe plus l’image d’une femme à l’innocence, l’impuissance et la soumission. Mais ça a la peau dure dans les mœurs générales. »

Elle prit une légèrement inspiration et planta son regard dans celui de son interlocuteur. En souriant sincèrement.

« Je ne sais pas si j’en ai l’air ou pas mais, les endroits où vous auriez le plus de chances de me retrouver seraient sûrement des lieux pas très folichons… Des scènes de crimes, le milieu d’une bagarre, les ruines d’un vieux manoir, la plus sombre forêt du comté… »

En fait si, elle en avait tout à fait l’air. C’est ce dont elle fut convaincue en se rappelant sa tenue noire, son masque d’ébène et le corbeau couleur cendres sur son épaule.

« J’affectionne particulièrement la solitude et l’obscurité. J’aime beaucoup les endroits en ruines et les ennuis ne me font pas peur. Je suis plutôt douée avec une lame entre les mains et je ne vais pas dire que croiser le fer voire tuer sont deux choses qui me déplaisent… J’ai même un certain talent pour ces deux choses-là. »

Elle marqua un court temps de pause, virevoltant toujours auprès du dénommé Alexis.

« Avant que l’image que vous vous êtes fait de moi ne se ternisse affreusement, dites-moi plutôt ce que vous répondriez à votre propre question, si je vous la retournais ? »

730 mots et 3/? messages :
 





WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Lun 13 Fév - 22:57
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Naga - Fulmine - II
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La jeune femme à la nageoire de poisson se contente de suivre maladroitement son ami Umi à travers les différents cours d'eau où il l’entraîne. Ce matin, à l'heure où ils avaient l'habitude de se rencontrer à la surface, le jeune hybride renard ne tenait pas en place. Faisant les cent pas dans le sable jusqu'à en créer une tranchée. Ne pouvant se retenir devant le comportement de son ami, la naga ne put retenir un léger rire. « Je peux savoir ce que tu fais exactement ? » Remarquant sa présence, Umi entra dans l'eau, lui prit la main et commença à l'entraîner à sa suite. Ne comprenant pas ce qui se passer, Ara ne put que suivre. « Où est-ce que tu m’emmènes ? » Se retournant l'homme  aux cheveux roux lui donna son plus beau sourire. « C'est une surprise. »

Cela fait plusieurs heures qu'ils courent et nagent pour atteindre le but mystérieux du jeune homme. Puis enfin, reprenant sa forme humaine, Umi se dirige vers son amie pour l'aider à sortir de l'eau. Une fois sur la terre ferme sa belle nageoire de poisson bleu turquoise disparaît petit à petit pour faire apparaître une paire de jambes longues et fines. Couvrant sa nudité, Umi sort une robe vert pomme de son sac et l'aide à se changer. Une fois le nouveau vêtement sur le dos, Ara se sert de son ami pour se soutenir. La douleur d'être séparé de l'eau lui donne encore très mal à la tête mais elle tente de ne pas y prêter attention et se laisse guider par l'homme renard. Puis, après quelques minutes de marche, tous deux arrivent dans un endroit totalement inconnu pour la jeune femme. De nombreuses personnes se pressent vers divers stands, de délicieuses odeurs flottent dans l'air, des rires arrivent à ses oreilles, et bien d'autres choses… « Où sommes-nous ? » Le roux lui lance un regard doux. « Voilà ta surprise. Tu m'as bien dit que tu rêvais d'en apprendre plus sur le monde de la surface n'est-ce pas ? J'ai pensé qu'aller à une fête où se trouvent diverses races et cultures serait la meilleure façon pour toi d'y arriver. » Profondément touchée par la gentillesse de son ami, la jeune femme ne peut retenir davantage ses larmes de joie. Souriant au jeune homme, elle laisse les chutes d'eaux de son cœur couler dans ce parfait bonheur. « Merci beaucoup... »

Tandis que les deux compères commencent leur exploration du lieu, de nombreux regards se portent sur eux. Mais comment en vouloir à ces personnes, il faut bien avouer que la situation si présente. En effet, Ara ne pouvant se déplacer seule, Umi se retrouve contraint de se coller à elle pour lui permettre de marcher, laissant place à un immense doute sur leur relation. Gênée, la naga aux cheveux noirs ne peut s'empêcher de rougir. Considérant Umi comme un deuxième petit frère, voir de tels regards ne la met pas véritablement bien à l'aise. Mais heureusement pour elle, tout disparaît à la seconde où ses narines commencent à être attiré par le délicat fumet de gâteaux sucrés. Forçant Umi à se diriger à sa suite, celui-ci est malheureusement prit de cours et lâche son amie. N'étant plus soutenue, la jeune femme tombe maladroitement sur le sol dans un grand bruit. Maudissant ses jambes encore fragiles de ne pas la soutenir, elle tente de se relever. De plus en plus de regards s'attardent sur elle. Mais comme un chevalier venant à son secours, Umi la prend par la taille pour la faire se relever. « Ne prête pas attention à ce qu'il voit et contente-toi juste de t'amuser. » Touchée par ces paroles elle reprit peu à peu le sourire.

« Je ne comprends vraiment pas comment tu peux faire pour manger autant et ne pas prendre un gramme. » Marchant côte à côte, Ara tient à la fois dans sa bouche et dans sa main et dizaine de petits gâteaux. Tentant de parler malgré le sucre contenu dans sa bouche, le résultat a un aspect assez comique. « Je n'y peux rien, dès que je vois quelque chose de sucré je me sens obligé de me jeter dessus. » Essuyant les miettes lancées sur la veste, le jeune hybride se mit à rire gentiment.

Tout se passe pour le mieux. Les deux amis continuent de marcher d'un pas tranquille, passant d'un stand à un autre lorsque tout à coup Ara se prit une nouvelle fois les pieds dans les jambes. Incapable de la soutenir sous l'effet de la surprise, Umi la laisse tomber à nouveau au sol. La petit naga tente de se relever, mais une paire de pieds inconnus vient d'entrer dans son champ de vision. Relevant doucement les yeux, elle croise le regard d'une femme dont la beauté irréelle lui coupe littéralement le souffle. Pour une raison inconnue, Ara ne peut supporter son regard bien longtemps et se met à fixer le sol. Un grand sentiment de malaise commence à la remplir tandis que la femme pose toujours ses yeux sur elle. Ara ne veut pas se retrouver prêt d'elle, pourquoi ? Elle n'en sait rien. Mais étrangement elle ne peut plus bouger. Tétaniser par la peur, des larmes se mettent à nouveau à couler. Puis, après quelques secondes interminables, la femme décide de passer son chemin et laisse Ara dans la peur la plus totale. S'approchant de son ami, Umi semble ne rien y comprendre. « Ara qu'est-ce qui t'arrives ? »



Mots : 925


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Mar 14 Fév - 12:45
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Ashryn - Laethlion - III
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Le Vampire observa la demoiselle qu’il venait de bousculer, l’air penaud. S’il n’était habituellement aucunement maladroit, il ne pouvait nullement dire qu’il fréquentait d’autres femmes qu’Hélène, qu’il venait de quitter précipitamment. Et encore moins qu’il se rendait dans des lieux ou la foule est si dense. Aussi, un accident était vite arrivé, et s’excuser, même s’il s’agissait uniquement de politesse, devint rapidement un automatisme dont il ne parvenait point à se défaire. Avant qu’elle n’ouvre la bouche, il l’analysa, de haut en bas, n’omettant aucun détail de sa délicieuse silhouette. Nul n’aurait pu nier son prestige, ce charisme qui se dégageait de tous les pores de sa peau. Elle avait quelques points communs avec sa fiancée. La chevelure immaculée tombant en bas du dos, le regard inquisiteur… Ses yeux violets l’hypnotisèrent sans trop de mal et il détailla ensuite sa robe. Lui aussi était bien vêtu, aussi il ne s’étonna point de constater que tous s’étaient mis sur leurs 31 pour une telle occasion. Pourquoi cette fête avait-elle lieu, d’ailleurs ? Il n’en avait pas la moindre idée, traîné de force par la demoiselle qui le maintenait prisonnier. Il fit mine de hausser les épaules, de manière à peine perceptible. Il n’allait pas dire non à un des seules sorties qui lui étaient permises. Son masque n’attira son attention que pendant quelques secondes. Il ne pouvait admirer son visage, mais ce n’est pas comme s’il en avait véritablement besoin. Ce petit extrait parvenait amplement à le satisfaire.

Et de ses lèvres rosées qui n’invitaient qu’aux baisers, faisant rêver la plupart des hommes, une remarque acide sortit. Peu surpris, Eal’ric se contenta de mettre les mains dans ses poches après l’avoir relevée, bien insensible à ses attaques verbales. C’était commun que les plus belles jeunes femmes soient semblables aux roses : magnifiques, mais aux épines acérées, aux griffes mortelles prêtes à arracher tout ce qui leur tombait sous la main. Elles affichaient un visage d’ange, une posture noble, et à la moindre difficulté révélaient leurs véritables visages et leurs intentions. Il ne pouvait nier son raisonnement, mais ce n’est pas pour autant que cela parvint à l’atteindre. Habitué à de telles manières, il n’en ferait pas tout un plat là où beaucoup se seraient énervés ou seraient repartis en lui rendant son animosité. S’assurant qu’Hélène ne se trouvait pas dans le coin d’un rapide regard dans la foule, il finit par reporter son attention sur la demoiselle, et sa voix grave et rauque fit vibrer ses cordes vocales. « Que vous ayez quelque chose ou non m’importe peu. La politesse semblait de mise, mais je dois m’être fourvoyé sur votre apparence. ». Si elle n’y avait pas été de main morte, elle remarquerait assez vite qu’elle s’était visiblement, elle aussi, adressée à la mauvaise personne pour passer ses nerfs. Se déchaîner ainsi sur un inconnu… La pauvre devait bien s’ennuyer pour perdre ainsi son temps. Il aurait presque pu exprimer de la pitié, si seulement cette rencontre n’occupait pas son esprit, divaguant bien trop à son goût.

Il passa une main dans sa chevelure noire de jais, peu concerné par la conversation qu’il était pourtant en train d’animer. « Il est bien triste que votre cervelle ne soit pas à la hauteur de votre joli minois. ». Puis un léger sourire égaya ses traits d’habitude si froids. « Il n’en faut pas plus pour comprendre votre solitude. ». Personne ne rôdait autour de la jeune femme et pourtant, une beauté ne pouvait qu’attirer les regards. Seulement, nul n’osait l’approcher. Et maintenant qu’elle s’était donnée en spectacle, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Bien sûr, il la voyait déjà relever le menton, effrontée. Une femme comme elle n’avait, d’évidence, « besoin de personne pour vivre ». Une véritable enfant gâtée, comme on en faisait plus. Un rire secoua le Vampire, presque nerveux. Cette situation commençait à l’amuser, et ce n’était pas peu de choses. Depuis quinze ans, il était resté enfermé entre quatre murs et son cercle de connaissances ne se limitait qu’à celui d’Hélène, qu’il ne supportait plus. Aujourd’hui, des portes inconnues se présentaient à lui, et il n’avait qu’à saisir la poignée de celle qui l’attirait le plus pour bousculer son quotidien. Il leva encore une fois la voix, plantant son regard moqueur dans le sien. « Mais ma foi, si une vague bousculade vous mets dans un état pareil, peut-être n’avez-vous pas votre place dans un bal où tous se retrouvent collés les uns aux autres. Ce serait bien dommage de vous priver d’une telle fête, surtout que vous n’avez pas l’air d’en avoir l’habitude... ». Il lui tendit la main et se rapprocha lentement. « Que diriez-vous de faire ce pourquoi nous sommes tous ici ? ». Puis il l’attira à lui, sans plus de manières avant de s’élancer sur la piste. « Dansons. ».
808 mots

Résumé:
 



© Scylla
So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Mar 14 Fév - 15:32
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L'elfe rousse déambulait à travers la salle. Elle se sentait oppressée par toute cette masse difforme de personnes venues des quatre coins de Langzyliah. Elle ne connaissait plus personne, les ambassadeurs et autres aristocrates qu'elle avait côtoyés avaient cédé leur place aux générations futures, dont elle n'avait jamais entendu parler.  Elle ne pouvait décemment pas en approcher un. Et même si elle le faisait, elle aurait dit quoi? « Oh, vous vous appelez Alron Keiros? J'ai connu un Keiros, c'était il y a cent ans.» ?
Ou alors, elle ne se rappelait tout simplement plus des Astres, Elfes et autres races à grande longévité qu'elle avait pu côtoyer à ce type d'événements. De toute manière, eux non plus ne devaient plus se rappeler d'elle. Qui, en ce bas monde, se préoccupait encore d'une elfe vivant dans la Terre des Rescapés, qui plus est, petite et insignifiante ? Ils connaissaient probablement sa mère, mais elle ne pouvait pas en approcher un seul en s'annonçant comme Elrior Pelba, la fille de Calanthe Pelba. Pourquoi s'était-elle embarquée là dedans, déjà? Ah oui, c'est vrai. Elle l'avait voulu. C'était elle qui avait insisté pour venir à cette fête, avec son frère. A la base, il ne voulait franchement pas se pavaner devant des dizaines de convives, contrairement à elle, qui voulait se montrer. Or, à cet instant précis, aucun daignait l'admirer, ou même la regarder. Au milieu de la foule, elle était d'une banalité affligeante. Au milieu de la foule, elle n'était que l'ombre d'elle-même. Au milieu de cette foule, elle se rendit compte qu'elle n'avait jamais vraiment été l'objet de convoitises à proprement parler. On attardait son regard sur le duo Quevven-Mèche, car Quevven était le seul à pouvoir rayonner, au milieu de la foule.

* * *
* * *

Je me servis quelques toasts pour ne pas rester le ventre vide, une fois arrivé au buffet. Je me suis amusé à regarder les personnes dans la salle, à ce moment là. Observer les gens était un passe-temps absolument formidable. Un humain essayait, à ma droite, de se faire l'elfe blonde en robe blanche et or avec qui il dansait. Une femme se déhanchait sur la piste de danse, entourée d'hommes de toutes races prêts à lui élargir l'horizon. Beaucoup de personnes dansaient de façon étrange, par petits pas de côtés, à gauche puis à droite, en rythme, et bougeaient timidement les mains, poings fermés, dans le sens opposé à leur pas. Puis vint la valse. Certains cherchèrent désespérément une ou un partenaire, et faute d'en trouver un, retournaient s'asseoir à des tables où il tentaient d'amorcer un semblant de conversation le plus naturellement du monde, en masquant leur déception. Tout ce beau monde était drôle à voir, surtout à travers les yeux d'un elfe plusieurs fois centenaire, seul au buffet.

Un individu pour le moins étrange m'adressa finalement la parole. C'était sans conteste un hybride chien, ses caractéristiques animales ne pouvaient pas être cachées par un masque, évidemment. Pour ça, il aurait fallu une cagoule, ou une capuche. Enfin, un truc qui masque quoi, mais pas un masque, parce qu'un masque, ça masque pas tout, contrairement à ce que son nom pourrait indiquer.

Il avait l'air plutôt sympathique, on m'aborde pas souvent aussi simplement, surtout pour me parler de vin. Généralement, les oreilles pointues et les cheveux courts suffisent à en repousser quelques-uns. Peut-être que les gens pensent que je ne suis qu'un elfe qui aime parler exclusivement de magie et de littérature. C'est pas vrai, d'abord. J'aime discuter d'à peu près n'importe quel sujet, en fait. Comme la fois où, dans une taverne, j'avais parlé de créer un groupuscule anarchiste avec deux humains bourrés. On a jamais pu concrétiser ça, parce qu'au moment où on s'est demandés qui enrôler et où trouver des armes, Bob et Masturbin ont fait un coma éthylique ! Qu'est-ce qu'on a ri, ce soir là ! Je les ai plus jamais recroisés depuis, d'ailleurs, Bob et Masturbin. Peut-être qu'ils sont morts et qu'on les a jetés dans la fosse commune, qui sait?

Deux hybrides nous rejoignirent, à ce moment là. Décidément, j'attirais que ça. La première hybride à la chevelure pour le moins étrange car verte, crépue et sphérique, avait la peau parsemée de taches colorées. Je n'ai pas deviné son animal totem tout de suite, mais plus tard j'ai su que c'était une hybride girafe. Quel curieux mélange, c'était pas commun, comme animal totem. Je m'en souviens encore, son masque était d'un gris assez terne, là où il aurait pu être argenté, et l'aurait rendue peut-être plus avenante. Ses habits étaient plutôt inadaptés à ce type d'événement, elle avait juste l'air d'une fille des rues qui avait atterri ici par hasard sans le vouloir vraiment. La seconde fille, plutôt svelte, avait aussi des cheveux étranges. C'est à ce moment là que je me suis juré de ne plus jamais me plaindre de ma couleur de cheveux. Elle rentra dans la conversation de façon peu subtile, ce qui m'agaça un peu. Elle aussi me parlait du vin. Belle soirée en perspective, il fallait absolument que je change de sujet.

Je me suis donc servi un verre de vin rouge. Dans ces cas là, vous le sentez pour voir s'il n'est pas bouchonné, vous le faites tourner dans le verre, vous vous humectez les lèvres avec et vous feriez presque des gargarismes pour montrer à quel point vous êtes un fin connaisseur de vin. Eh bien, c'est ce que j'ai fait, à ce moment là. Je me suis un peu donné en spectacle, pour amuser la galerie. Les personnes autour de nous ne s'intéressaient que très peu à moi, bien que quelques une se retournèrent lorsque je m'appliquai à faire ces fameux gargarismes. Il était plutôt bon, ce vin, en effet. Un goût fruité prononcé se mêlait agréablement au côté légèrement piquant, sans parler de cette robe rouge, pour le moins lumineuse et chatoyante ! Bon, d'accord, je sais pas trop si ce que je viens de dire a un sens, mais c'est du vocabulaire de mecs qui boivent du vin, et ça rend tout de suite les choses plus sophistiquées.

« Désolé, je n'aime pas le champagne. Au fait, bonsoir. Je me prénomme Quevven, enchanté. répondis-je après moult gargarismes. Comme vous pouvez le voir, je suis un elfe. Et non, je ne suis pas une elfe, malgré mes traits fins. Enfin bref ! fis-je en m'adressant aux trois hybrides, arborant mon plus beau sourire. A qui ai-je l'honneur ? »

J'aurais peut-être pas dû dire ça, à ce moment là. Ils m'ont probablement trouvé plutôt antipathique au premier abord, et au deuxième abord aussi, je suppose. En tout cas, ce début de conversation pas piqué des hannetons annonçait la couleur.

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Mer 15 Fév - 0:05
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L'hybride et celle qu'il ignorait être une astre dansaient au pas de la foule. C'était une chorégraphie étrange mais qui, regardé dans son ensemble, donnait l'image d'un ballet harmonieux. Les couples se croisaient sans se toucher, tandis que la musique déroulait ses notes. Retournant le compliment à Alexis, Scylla observa ses talents de danseur. L'hybride s'en expliqua, adoptant cet éternel ton badin qui le caractérisait.
« Assez peu, je dois dire. Fit il. Je suis un homme du peuple plus habitué aux bals populaires qu'aux grandes réceptions.
Ils passèrent entre deux couples tournoyant d'un grand pas agile. En bon acteur, Alexis avait naturellement apprit à danser. Sa mère adoptive, Madame Gouez, lui faisait profiter du passage régulier des bardes en ville dès que l'occasion se présentait. Il n'était pas du genre timide et, enfant, c'était toujours le premier à s'agiter au rythme de la musique. Sa mère savait que cela l'aiderait à mieux s'intégrer : elle ne s'était pas trompée.
« Mais j’admets être assez friand de mondanités. Tout ce petit monde qui se mélange, ces personnalités corsetées dans la soie et les bordures d'or, ça me fascine. Ils tournèrent à leur tour. Oh, je sais bien qu'il y a quelque chose de superficiel dans tout ça... mais pourquoi s'empêcher d'en jouir ? Son ton se fit plus sombre l'espace d'un instant. Après tout, ce n'est pas comme si le reste de l'existence était un champ planté de vertu et d'honnêteté.
Alexis considérait volontiers les bals royaux de ce type comme une formidable allégorie de la vie quotidienne. Car en dépit des masques, il n'était pas difficile de discriminer les nobles des gens du peuple : les parures et les toilettes en disaient bien assez d'elles mêmes. Quand à la reine, elle demeurait fichée sur son trône, comme un ultime joyaux, pourvoyant aux bouches affamées d'en bas.
Scylla avait l'air d'apprécier la question d'Alexis, ce qui flatta naturellement son ego. Il l'écouta alors répondre, sans rien dire, si ce n'est un petit rire étouffé lorsqu'elle évoqua le fait qu'il ne la recroiserait certainement pas au cours d'une semblable fête.
Si l'on en croyait ses mots, cette femme menait une existence aussi sinistre que sa tenue le laissait présager. Elle frayait donc avec la mort, arme au poing, et associait l'une et l'autre pour subvenir à ses besoins. Décidément, Alexis semblait doué pour dénicher les mercenaires et autre tueur à gage. Mais cette Scylla semblait bien différente d'Elih, cette humaine qu'il avait rencontré à la terre des rescapés. Honnête et franche, elle parlait sans ambages ni astuce de langage, quand l'autre laissait seulement entendre la nature de son activité, le regard détourné. L'hybride était surpris, pour ne pas dire franchement déconcerté.
Toutefois, c'était à présent à son tour de répondre, aussi chassa-t-il rapidement ce sentiment de perplexité.
« Oh hé bien... je dirais que nous serions de part et d'autre des barreaux d'une cellule : je suis capitaine de la garde.
Laissant un court silence s'installer entre eux, il éclata finalement de rire.
« Je plaisante. Vous me dites tout cela avec un tel naturel, mademoiselle... je n'ai pas pu résister.
Son naturel taquin avait finalement reprit le dessus, il poursuivit.
« Je suis chasseur de trésor. Donc j'imagine que nous pourrions nous recroiser dans une tombe obscure, ou je ne sais quel sanctuaire sacré. Son ton prit une teinte narrative propre aux conteurs. Je serais accompagné de mon associé et nous serions très probablement poursuivit par une horde de gardiens ancestraux offensés par l'outrage.  
Les images de ses précédentes aventures lui revenaient, comme des bonbons acidulés que l'on aime savourer en sachant qu'ils nous donneront un petit frisson au moment de les poser sur la langue. Dans l'air, la musique commençait à s'estomper, signalant la fin prochaine de la danse. Alexis reprit.
« Ce fut un plaisir de vous rencontrer, dans tous les cas. Il plissa légèrement les yeux, comme le font les chats lorsqu'ils sont détendus. Quelque chose me dit que ce ne sera pas la dernière.
S'arrêtant lestement de faire des rondes, il lui prit la main, tout en ôtant brièvement son masque.
« Si cela arrive, venez me voir. Puis, il la gratifia d'un court baisemain, avant de repositionner le masque sur son visage. Vous aurez de quoi me reconnaître.
Et c'est ainsi que cette première rencontre se termina.

Kiez n'avait pas entendu arriver les deux femmes, aussi fut il quelque peu surpris en entendant le commentaire de l'une d'elle à propos du champagne. Se retournant, il découvrit un duo d'hybride à l'allure quelque peu dépareillée. La première, celle qui avait parlait, tirait manifestement du reptile. Correctement vêtue, elle se fondait bien à la masse des convives. La seconde se distinguait par une abondance de couleur, qu'il s'agisse de la tenue comme des cheveux. Kiez identifia rapidement le totem de la girafe. Hybride lui même, il n'avait guère de mal à repérer l'animal en chacun de ses semblables. Quoiqu'il en soit, cette vision lui apporta beaucoup de baume au cœur : il se sentait moins seul.
A présent détendu, il répliqua à la remarque de la couleuvre par un rire franc : cette marque de spontanéité l'avait positivement touché. La perspective de ne pas avoir à se comporter de manière trop cérémonieuse le soulageait un peu. Il acquiesça donc d'un léger signe de tête, avant de hausser les épaules l'air de dire « ce n'est pas faux ».
Puis, son regard se reporta sur l'elfe qui s'adonnait à d'étranges solennités. Un verre de vin rouge entre les mains, il se mit à renifler, faire tournoyer, tout en se gargarisant du nectar. Le spectacle était aussi fascinant que ridicule. Il faut dire que les elfes avaient ce petit quelque chose de sérieux, comme si la moindre affaire exigeait que l'on y consacre beaucoup de temps et d'application. Finalement, la démonstration finie, il conclu sur son désamour du champagne. Mais Kiez l'avait un peu comprit, entre temps. Ce fut alors le moment des présentations et, à ce titre, le chien ne fut pas déçu cette fois encore. A la fin, il se laissa aller à un nouvel éclat de rire, de sa voix grave et franche et dont les variations évoquaient à demi un aboiement.
« Hé bien ! Vous êtes un sacré numéro, vous. Je m'abstiendrais de vous inviter à danser alors. Le chien lui adressa une tape amicale sur l'épaule, avant de reprendre. Kiez Difenn, de Lières.
Il se tourna ensuite vers les deux hybrides.
« Et vous mesdemoiselles ? Ça fait plaisir de croiser des compatriotes.
Il s'empara alors d'un petit four qu'il engloutis d'une bouchée, de sa grande gueule canine.

Alexis déambulait entre les danseurs qui se retrouvaient pour la prochaine valse. Il cherchait à rejoindre son compagnon, fier d'avoir passé un agréable moment en compagnie de la jeune mercenaire. Ce dernier était en train de discuter, à côté du buffet. En le voyant, le chat siffla d'une certaine jalousie, persuadé qu'il serait le seul à socialiser dans un contexte comme celui-ci. Mais Kiez le battait à plate couture pour le moment, étant entouré de trois personnes.
C'est alors que son regard percuta une jeune femme esseulée au milieu de la foule. Elle allait, l'air lasse, semblant ruminer le triste constat de sa situation. Alexis s'arrêta pour la détailler un moment. En dépit d'un physique un peu quelconque, quoique le petit nez qui dépassait du masque lui sembla charmant, elle avait le port noble. On sentait chez elle une certaine prestance un peu passée : par l'abattement sans doute. Le chat ne résista pas à l'envie de lui tourner autour. C'est littéralement ce qu'il fit.
« Mademoiselle, vous avez l'air bien seule. Dit-il d'une voix mielleuse. Si je puis me permettre, c'est tout bonnement inadmissible : vous êtes ravissante.
Parvenant face à elle, il fit une légère révérence.
« Alexis Gouez. Me laisseriez-vous vous tenir compagnie un moment ?
L'orchestre venait juste d’entamer un nouveau morceau, mais si elle préférait aller faire un tour au buffet, il était bien disposé à l'y accompagner.

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Mer 15 Fév - 14:05
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Norphis - Abund - II
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Immobile, ne le lâchant pas des yeux, je ne peux retenir un sourire lorsqu'il prend la parole. Silencieuse je le laisse parler, ne l'interrompant qu'une fois la première salve d'ineptie passée.« A votre place je ne m'inquiéterez pas pour mon intellect. Ni même pour cette soit-disant solitude dont je suis apparemment victime. » Exagérant volontairement le mouvement je le dévisage de haut en bas avant de reprendre la parole. « Nous sommes à une fête, un endroit festif ou les gens viennent pour s'amuser. » D'un ample geste de la main je désigne les gens autour de nous. « Du rouge, du blanc, du jaune… Des couleurs chaudes. Des cris, des rires, des chants... Et vous êtes là, tâche d'ombre parmi les couleurs. » De nouveau je plante mon regard dans le sien. « Je suis seule ? Certes, je ne le nierais pas. Cependant, ce n'est pas moi qui ai besoin de crier au monde entier que j'existe et que je ne suis pas qu'un simple point de plus dans la foule. »

Je retiens de justesse un soupir lorsqu'il parle de nouveau, se rapprochant de moi et m'attirant à lui. Au final, quoi que nous disions il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que nous sommes pareil. Deux personnes cherchant par tous les moyens à sortir de ce quotidien rébarbatif. Il n'est pas improbable qu'il soit arrivé à la même conclusion que moi cependant, si c'est bien le cas alors nous aurons la même réaction et aucun de nous deux n'accepteras de le reconnaître devant l'autre. Je secoue doucement la tête face à son injonction de danser. Je n'ai pas réellement de raison de me plaindre, cette fête aurait probablement été comme toutes les autres, ennuyante et sans intérêt, au moins tout cela va égayer la soirée. D'autant plus qu'il n'est plus question de faire demi-tour, c'est un combat d’ego que nous voulons tout deux gagner.

Ce n'est qu'une fois arrivée sur la piste de danse que je prends la peine de lui répondre. « Vous désigniez un manque d'intelligence de ma part cependant, il serait peut-être de bon ton de faire attention à la votre. Notamment concernant le vocabulaire que vous utilisez. » D'un signe de tête je désigne différents groupes de personnes non loin. « Voyez-vous, il y a une différence entre être proche de quelqu'un, et le bousculer. Le résultat n'est d'ailleurs pas du tout le même, mais ça vous avez déjà pu le constater par vous-même. Et pour répondre à votre remarque précédente eh bien… Non vraiment, je ne vois personne se faire bousculer. Les gens semblent même assez courtois pour demander poliment aux autres de se déplacer lorsqu'ils souhaitent se rendre au buffet ou à un endroit quelconque. »

Laissant le silence s'installer et la musique guider nos pas je le dévisage une nouvelle fois. Un costume noir, des cheveux assortis… Et une attitude ne collant pas avec ses paroles. « A vous entendre on pourrait croire que vous êtes un fervent partisan de ce genre de festivité. Cependant, cessons de nous mentir un instant. Cela ne vous amuse pas d'être ici n'est-ce pas ? » Je prends le temps de le regarder dans les yeux, laissant ma phrase en suspend attendant un instant sa réponse avant de reprendre la parole « Pour une raison ou une autre vous vous êtes retrouvé ici et avez vu en moi un moyen de passer une bonne soirée. » Et je n'ai aucune raison de le blâmer pour cela. Après tout avant qu'il ne me bouscule j'hésitais à faire demis-tour et rentrer aux souterrains interdits et j'ai finalement utilisé sa présence comme excuse pour avoir une raison suffisante de rester. « Il serait peut-être temps de commencer à se comporter en adulte ne pensez-vous pas ? Temps qu'aucun de nous deux ne prendra la peine de faire le premier pas cette joute verbale sera sans fin. Peut-être que cela vous amuse et vous permet de passer une bonne soirée cependant, je crains ne pas avoir l'envie de passer ma soirée à répondre à vos invectives. » De nouveau le silence, le temps de le laisser réfléchir à ma proposition. Être celle ayant fait le premier pas me dérange quelque peut et je dois avouer que cela ma pendant un temps amusé de répondre à ses provocation. Néanmoins, l'amusement est passé et tout ce que je désire maintenant consiste à passer une soirée tranquille à profiter de la fête. Par ailleurs, s'il se montre adulte et qu'il fait preuve de raison cela ne me dérangeras pas de continuer en sa présence. Sans pour autant dire que je l'apprécie, je peux au moins reconnaître que sa présence ne me dérange pas.
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Mer 15 Fév - 15:35
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