♪ RP MULTI ♪ - Les Festivités du Peuple de l'Eau

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Naga - Fulmine - II
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Dubitative, Ara prit tout de même le verre que lui tendait sa nouvelle connaissance et le porta à ses lèvres. Le goût sucré lui chatouilla la langue avant de tomber délicatement dans sa gorge. « C'est vraiment très bon ! » Aimant plus que toutes les choses sucrées, elle finit sa boisson en une gorgée et remerciant chaleureusement Scylla. Puis, tout en l'écoutant parler, elle vit l'oiseau posé sur son épaule changer étrangement de forme. Fascinée, la jeune femme ne put retenir une exclamation de joie. La créature qui apparut ensuite devant elle était une qu'elle n'avait jamais vue. Bien qu'elle ait une apparence humanoïde il ne devait pas s'agir d'un être humain. Le simple fait de pouvoir se transformer en était la preuve. Peut-être était-elle une hybride comme Umi ?

Toujours était-il que les deux amis partir danser pour elle tandis qu'elle rester assise sur un banc. Ara ne put qu'être touchée par cette délicate attention. Si elle ne pouvait pas danser alors d'autre le ferait pour elle, pour lui montrer toute la majesté de cet art. D'autant plus que Scylla et sa compagne s'en sortaient très bien, pour le peu de fois où elle avait vu des personnes danser ensemble. « Elles sont magnifiques toutes les deux tu ne trouves pas ? » Demanda-t-elle à Umi avait un sourire. « Je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire par là. » Mais malgré sa réponse froide, lui non plus ne pouvait détourner les yeux. A la fin de la danse, Scylla lui demande ce qu'elle en avait pensé. Ne pouvant se retenir d'applaudir, Ara lui répondit avec un grand sourire. « C'était tout simplement magnifique. Vous formez un très beau duo toute les deux. » En effet le spectacle qu'elles venaient de lui offrir serait à tout jamais gravé dans son cœur. Et à se moment-là, la femme poisson prit une grande décision. « Un jour, quand je pourrais enfin marcher sans dépendre de personne moi aussi je danserai aussi bien que vous. Me ferez-vous l'honneur de m'accorder une danse quand ce jour sera venu ? »

Mais, à peine Ara eut prononcé ces mots qu'elle commença à se sentir mal. Sa vision se brouiller et sa tête commençait à peser lourd sur ses épaules. Chancelante, elle manqua de perdre l’équilibre malgré le fait qu'elle était assise. Umi la rattrapa à temps et l'aide à se tenir droite. « Je crois que tu as passé trop de temps hors de l'eau. Il est temps de rentrer maintenant. » La femme poisson savait que son ami avait raison, car sinon elle ne se sentirait pas aussi mal, mais elle ne le voulait pas. Elle venait juste de se faire une nouvelle amie et n'avait pas envie de la quitter. « Je peux rester encore un peu, je le sais. » Devant son entêtement, son ami ne put réprimer un soupir. « Tu sais très bien ce qui va se passer si tu continues ! Ne m'oblige pas à te porter comme un bébé ! »

Ara sentit les larmes de la frustration couler sur ses joues tandis qu'elle lança un triste regard sur Scylla. « Je crois que je vais malheureusement devoir vous laisser. Il semblerait que le temps soit venu pour moi de partir. Mais sachez que j'ai été réellement ravi de faire votre connaissance et j'espère que nous nous reverrons bientôt. » La femme aux cheveux noirs lui gratifia de son plus beau sourire avant de se laisser guider par Umi jusqu'au point d'eau le plus proche. A présent elle rentrait chez elle dans l'océan où elle était encore dépendante. Mais un jour arrivera où elle pourra partir des mois sans contact avec l'eau, et se jour-là comme promis elle dansera…


Mots : 626


Post n°4 + Gain:
 


Absence complète du 10 au 24 Juillet


I love you <3:
 
Lun 13 Mar - 13:08
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora n'avait jamais fait ça. Se produire ainsi devant quelqu'un pour lui faire plaisir. Elle n'avait jamais été – et ne serait sans doute jamais – quelqu'un de particulièrement à l'aise en étant le centre de l'attention. Il fallait dire que ses occupations – assassiner, voler, combattre... – n'étaient pas des activités dont on faisait la démonstration dans un théâtre de rue devant des enfants. De plus, elle n'était vraiment pas du genre à faire quelque chose pour faire plaisir à quelqu'un. Les gens pour lesquels elle aurait été prête à faire ça se compte sur les doigts d'une main. Et aujourd'hui, il suffit seulement du pouce, vu que la seule personne restante de cette liste déjà très courte qu'elle côtoie encore est Falka.

Après avoir fini sa petite prestation, alors que l'ombre était redevenu un corbeau noir revenu se percher sur son épaule, Sora attrapa rapidement quelques framboises sur le buffet avant de reporter son attention sur la jeune femme et son compagnon. Elle avait l'air très satisfaite de la prestation de la blonde et de sa compagne sombre. La jeune femme était ravie, mais toujours fidèle à elle-même, n'affichait qu'une petit sourire. Elle écoutait attentivement les deux camarades. La dite Ara semblait ne pas être à l'aise, ni en bonne forme. Elle ne semblait pas vouloir quitter les lieux, mais son compagnon l'hybride se montrait plus qu'insistant. S'il semblait plutôt froid et assez antipathique aux premiers abords, il connaissait sûrement la jeune femme mieux que personne et savait ce qui était bon pour elle. Ce qu'il dit confirma cependant les suppositions de Sora : elle faisait en effet face à une Naga. Une Naga qui n'était pas à l'aise lorsqu'elle demeurait trop longtemps hors de l'eau et qui ne devait pas avoir une forte constitution pour que cela lui pose problème aussi rapidement.

Sora fit une légère révérence, sans aucune moquerie ou tentative d'ironie. Elle était parfaitement sincère. « Au plaisir de vous revoir alors, mademoiselle Ara Océe. Et vous aussi, Umi. » Falka fit également un léger signe de sa tête de corbeau pour les gratifier autant d'un merci que d'un au revoir. « Je serais ravie de vous accorder une danse la prochaine fois que nous aurons la joie de nous recroiser. Je ne vous adresse donc qu'un au revoir. » La blonde lui sourit gentiment. « Je dirais même à bientôt. »

Et sur ces mots, elle regarda pensivement la Naga s'éloigner avec peine, soutenue par son compagnon hybride. « Ça ne te plairait pas toi si je devais être ton espèce de soutien ambulant comme si tu étais incapable de faire trois pas avant de t'écrouler, non ? » questionna soudainement Falka, alors que la blonde avait reposé toute son attention et son regard sur la foule qui dansait. « Oh non, » répondit-elle en attrapant un verre rempli d'un liquide violacé translucide sur le buffet, « plutôt mourir que de dépendre autant de quelqu'un. J'ai beaucoup trop d'orgueil pour ça. » Le corbeau pouffa. « Beaucoup trop d'orgueil pour dépendre de quiconque hein... ? En attendant, tu me traînes quand même à travers le monde entier pour trouver ne serait-ce qu'un indice sur le devenir et l'endroit où se trouve telle personne, n'est-ce pas ? » « C'est différent le concernant. » lança Sora avec froideur avant d'avaler une gorgée de sa coupe en verre. « Dialogue de sourds oui. Tout ce qu'on fait, tous les déplacements, c'est pour ça. Tu peux continuer avec acharnement d'essayer de me mentir à moi, même si ça ne marche pas. Mais on ne peut jamais se mentir longtemps à soi-même. Je suis sûre qu'au fond de toi tu le sais. Mais que ton orgueil camoufle soigneusement le tout. »

La blonde ne répondit pas immédiatement. Elle but quelques gorgées avant de formuler une phrase qu'elle prononça avec un large sourire : « Tu sais ce qui m'énerve vraiment Falka ? » Le corbeau noir fit mine de réfléchir. « Les gens ? Le bruit ? La foule ? Les soirées mondaines ? Les hypocrites ? Les tartes à la salsepareille ? » Sora pouffa de rire. Puis lui donna la réponse avec calme. « Les gens qui me connaissent trop et qui ont la langue aussi pendue que moi. » « Oh, ça je le savais. Ça t'embête profondément que je devine tes réactions et tes sentiments réels que tu t'évertues pourtant tant à cacher derrière six masques différents. » « Si tu n'étais pas qu'une ombre, je t'aurais dit d'aller jouer plus loin et je t'aurais abandonné à ce foutu bal en m'éclipsant discrètement. Puis j'aurais changé de nom et d'apparence pour que tu ne me retrouves jamais. » Cette fois, l'oiseau à la robe de cendres se mit à rire – aussi étonnant que cela puisse paraître de voir un corbeau s'esclaffer. « Moi aussi je t'aime bien Sora tu sais. »

818 mots et 7/8 messages :
 


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Lun 13 Mar - 15:49
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Ashryn - Laethlion - III
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Lumi… Le prénom de la demoiselle résonna à plusieurs reprises dans l’esprit du Vampire, qui plissa légèrement les yeux à son évocation. Cette appellation lui disait définitivement quelque chose, mais il fut impossible pour ce dernier de mettre le doigt sur le détail qui le dérangeait tant. Secouant la tête, il sortit rapidement de cet état de malaise incontrôlé, posant ses yeux sur la charmante femme qui dévisageait la foule, peu convaincue de sa propre sortie. Ses mots dansèrent dans la tête du jeune homme, qui lui rendit son minuscule sourire, aussi sincère pouvait-il être dans des circonstances pareilles. Aucun d’eux ne désirait rester à cette fête, ni même s’y rendre. Le hasard les avait réuni, eux qui préféraient se cacher dans les ténèbres en espérant que le Monde les oublie.

Son interlocutrice, au vu de ses paroles, avait changé de quotidien soudainement, et tout à coup prenait conscience que son ancienne existence n’était que paillettes et fantaisie. Eal’ric ne pouvait pas comprendre, pourtant, il fit mine d’y arriver pendant quelques instants, perdant son fil de pensées originel au passage. « Tout ceci n’a aucun intérêt. Cependant, le peuple s’y plaît. Et on ne peut pas lui en vouloir. ». Il grimaça doucement. « Peut-être que ce nouveau départ vous aidera à y voir plus clair. Je vous le souhaite, en tout cas. Pour ma part, le chemin est déjà tout tracé ». Tout ceci ne lui disait rien de bon, et il craignait une apparition d’Hélène à tout moment.

Quand elle désigna son angoisse, Eal’ric ne put que rire nerveusement. Peu habitué à d’autres contacts que ceux des Souterrains Interdits, il n’arrivait plus à masquer sa crainte à une pure inconnue ? Le pauvre perdait en méfiance chaque seconde passant. Peut-être était-ce son visage angélique, ou sa voix doucereuse et sucrée qui apaisait la douleur de cet étau qui l’empêchait de se mouvoir comme il le voulait ? Cela resterait un mystère. Après tout, l’espace d’une soirée, il avait pu se délecter d’un autre paysage que les murs froids et ternes de la chambre qu’il habitait, d’un autre faciès que celui d’Hélène qu’il connaissait malgré lui par cœur. Un soupir s’échappa de ses lèvres, las. « Vous lisez en moi, Lumi. Ou peut-être que je vous mens, qui sait. ».

Il la gratifia d’un petit rire, entre la gêne et le plaisir. « Me confier serait chose fort aisée, mais je ne suis pas sûr que le récit d’Eal’ric Marendir puisse réellement vous distraire plus de cinq minutes. ». Un orphelin essayant désespérément de retrouver sa sœur, pris au piège par ceux qu’ils devaient à présent considérer comme ses congénères... La dure réalité s’apparentait à un terrible cliché, et il aurait pu jurer avoir lu une telle histoire enfant, en fouillant dans la modeste bibliothèque de ses parents.

Il n’était pas dans les habitudes du jeune homme de s’apitoyer sur son sort, et cela ne commencerait pas aujourd’hui. Se relevant lentement, il saisit la main de Lumi. « Comme si je pouvais laisser un papillon de lumière s’échapper de mes filets aussi facilement. ». Puis il commença à avancer doucement, baissant la voix, plus grave. « Vous ne verrez pas d’inconvénients à ce que j’évite de laisser votre joli petit minois s’éteindre prématurément. ». Et quand il décela la présence de son bourreau non loin, il accéléra le pas. S’il ne se dépêchait pas de la mettre en sécurité, elle finirait vidée de son sang dans la seconde. Le chemin fut court, précis. Eal’ric fouillait les environs du regard et pendant une fraction de seconde, il amena la demoiselle contre lui.

Une fois qu’ils furent plus proche de la diligence, il salua la servante puis reporta toute son attention sur sa rencontre d’un soir. « Je ne voudrais pas vous causer plus d’ennuis, ma Dame. ». Il s’inclina. « Je vous souhaite de trouver ce qui est important à vos yeux. ». Puis se retourna vers la fête, ennuyé. « Commencez par retirer de votre vie les nuisibles et autres parasites. C’est le premier pas vers la rédemption. ». Et glissant un parchemin dans la main libre de la demoiselle, il commença à reculer, doucement. « Bonne soirée… Lumi. ». Avant même que la diligence ne quitte les lieux, le Vampire sentit son bras se tordre. « Bonne soirée, en effet. ». Un râle de douleur lui échappa. La sienne venait de commencer.
726mots
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© Scylla
So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Mar 14 Mar - 17:58
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Norphis - Abund - II
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Ainsi, c'est de cette manière que la soirée va donc se terminer… Nous allons tout deux repartir d'un côté, ne sachant finalement rien de l'autre. Méditative je le regarde sans réellement le voir, perdue dans mes pensées. Nous avons tous notre histoire, chacune de ces histoires comporte un lot plus ou moins grand de traumatismes et en fonction de la gravité de ces derniers les gens ont plus ou moins de mal à parler de ce qu'ils ont vécus. Avec un haussement d'épaule je chasse ces pensées de mon esprit. La raison pour laquelle je n'ai pas parlé plus en détail de moi ne provient pas d'un traumatisme ou quoi que ce soit d'autre, je n'ai pas parlé de moi simplement car je ne voulais pas le faire. Nous sommes dans une soirée, la bonne humeur semble presque palpable et sur les traits des gens seuls la joie et les rires sont présents… et nous ne sommes pas différents d'eux. Peut importe ce que nous pourrons dire, nous passons tous les deux une excellente soirée que nous ne souhaitons pas gâcher en parlant de ce qu'il nous est arrivé.

Accédant à sa demande je me relève, prenant sa main et levant les yeux au ciel face à sa remarque. Cela ne fait pas plus d'une heure que nous nous connaissons et pourtant il semble loin le temps ou nous nous battions comme des chiffonniers, refusant de plier, d'accorder le moindre crédit à l'autre. Si quelqu'un nous voyait dans la situation actuelle il pourrait à juste titre penser que nous ne sommes rien de plus qu'un jeune couple, de jeunes gens s'étant amouraché de l'autre et refusant de l'avouer, nous contentant de nous tourner autour sans pour autant trop s'approcher. Et peut-être est-ce mieux ainsi après tout. A voir la manière dont il agit quelque chose me dit qu'il existe une limite de proximité que je ferais bien de veiller à ne pas franchir au risque de me brûler les ailes. « Ne vous inquiétez pas. Mon ange gardien veille sur moi et s’assurera qu'il ne m'arrive rien. » Et je pense sincèrement que peut-importe la situation il trouveras un moyen de me venir en aide.

Quelques instant plus tard nous sommes à proximité de la diligence, échangeant nos derniers mots pour la soirée. Bien que je sois sur le point de repartir je ne peux m'empêcher d'être sereine. Nous nous reverrons, j'en suis sûre. Et peut-être à ce moment la auront nous plus de temps pour parler, échanger un petit peu sur nos vies respective… tout simplement apprendre à se connaître. « retirer de ma vie les nuisibles… Donner des conseils est tout à votre honneur cependant, la moindre des choses serait de commencer par les appliquer à vous-même ne pensez-vous pas ? » Je le regarde, un sourire compatissant sur le visage. « Bonne soirée, prenez soin de vous. » Lui tournant le dos je commence à monter dans notre véhicule avant de m'arrêter un instant, ouvrant la bouche afin de rajouter quelque chose avant finalement de me raviser, finissant de m'installer et ne lui adressant qu'un dernier geste de main avant de partir.

« Probablement vous en êtes-vous déjà rendus compte mais vous feriez bien de ne pas vous approcher de lui. » « Oui, j'étais arrivée à la même conclusion toutefois… » Je souris en regardant le morceau de papier qu'il ma donné quelques instants plus tôt. « Les souterrains interdits. Même s'il veille à ce que je ne me retrouve pas au mauvais endroit au mauvais moment, Allister m'enverras à un moment ou à un autre les explorer. » « Oh, je serais vous mademoiselle je ne m'inquiéterais pas trop. Un certain temps risque de s'écouler avant que vous ne recroisiez sa route. Et cela est bien indépendant de ma volonté. » Avec un soupir amusé je me retourne, le fixant un instant avant de secouer la tête dans un geste de résignation. Il est la, devant moi son livre ouvert, une tasse de thé lévitant non loin de lui un grand sourire éclairant son visage et visiblement satisfait de son effet de surprise. « Non je le connais pas néanmoins je connais la cause de sa peur. Et non, je ne vous en parlerais pas, tout ceci ne vous concerne pas encore jeune fille. Ce sont problèmes que vous ne pourrez pas juste régler avec votre jolie minois et quelques belles paroles. » Avec un haussement d'épaule je lui réponds, me tournant de nouveau vers l'extérieur. « Très bien, je ne comptais rien demander de toute manière. Certes, cela m'énerve quelque peu qu'il se soit sentis obligé de me défendre mais il a probablement agit ainsi avec une bonne raison. Et vos paroles me prouvent que j'ai probablement raison, je vais donc juste me contenter d'attendre que l'heure soit venue. » Suite à ma déclaration le silence emplit l'air pendant un instant avant d'être brisé par une remarque de mon mentor. « Vous avez grandi Lumi. »

833 mots:
 
Ven 17 Mar - 14:51
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora n'était vraiment pas une habituée de ce genre de réception. Loin de là l'idée qu'elle n'aimait pas porter de somptueuses robes – bien au contraire – c'était plutôt la présence de personnes qui la dérangeait. Ce qui était plutôt fâcheux à vrai dire, car c'est tout l'enjeu d'un tel événement que d'être pourvu du plus d'invités et de convives possibles. Mais elle parvenait tout de même à s'y plaire, parlant rapidement à quelques personnes sans pour autant s'éterniser, évitant le contact au possible avec ceux qui ne l'inspiraient guère. Et elle demeurait la majeure partie de la soirée dans un coin avec Falka, parfois en train de grignoter quelque chose, elle écoutait d'une oreille les discussions qui arrivaient à sa portée, et de l'autre, tentait de se concentrer sur les notes de musique.

Elle se rappelait maintenant... Il y a bien longtemps, elle savait jouer du piano. Elle en jouait par moments. Notamment à l'orphelinat. Elle secoua la tête. Ses pupilles, qui venait d'à peine se dilater, indiquèrent à Falka qu'elle venait d'avoir une pensée fâcheuse. Mais elle ne tremblait pas. Cela ne devait donc être que passager. Elle n'intervenait de toutes façons que quand Sora le lui demandait – ce qui était bien rare avec son orgueil – ou quand elle lui envoyait involontairement des signaux qui lui disait qu'elle avait besoin de soutien, aussi bien moralement que physiquement dans une joute.

Il était effrayant de voir à quel point Falka était réellement devenu l'ombre de la blonde. Elle la connaissait tellement par cœur que la définir comme une sœur jumelle aurait été trop faible pour décrire le lien si fort qu'elle avait créé entre elles. Même le concept d'âme sœur semblait trop peu judicieux pour décrire l'intensité de leur relation. Et à cette idée, Falka se demandait bien à quoi pouvait ressembler quelqu'un de plus complémentaire qu'elle pour Sora. Elle savait que cette personne existait : après tout, elles couraient après à travers le monde entier depuis pas mal de temps déjà. Mais l'ombre avait néanmoins un doute. Un premier concernant la réussite de cette quête qui s'étalait depuis bien trop longtemps pour que le résultat reste chanceux et positif. Un deuxième concernant la résistance de cette relation sur laquelle le temps et la distance étaient passés.

Un lien aussi fort pouvait-il perdurer en tous points si de tels critères entraient en ligne de compte ? Falka ne voulait pas douter des paroles de Sora, ni de ses croyances. Elle savait à quel point s'engager sur ce terrain-là était dangereux tant il était fragile. Mais c'était sa place, son rôle. Elle savait que si ce dit démon devait avoir changé en mal, et lui faire du mal en la rejetant ou quoi que ce soit d'autre, elle ne laisserait pas passer ça. Évidemment que la blonde en prendrait un coup. Mais elle se chargerait de faire ce dont elle serait incapable : le punir en conséquence jusqu'à passer le point de non-retour si nécessaire. Elle se disait qu'elle la détesterait un temps mais qu'elle finirait par comprendre si elle en arrivait à de telles extrémités. Chacune d'elle pensaient qu'un sacrifice, même mauvais aux yeux de l'autre, valait la peine d'être fait, si c'était pour lui ôter une épine du pied, même si elle devait s'en rendre compte bien plus tard.

« Peut-être qu'il serait temps de s'en aller non ? » hasarda Falka pour sortir la blonde de sa rêverie. « Tu te lasses ? » questionna la blonde en guise de réponse. « Oh moi je dis ça pour toi tu sais, personne n'ennuie un corbeau. Si je veux, je peux me barrer loin d'ici en quelques battements d'ailes. » « Alors pourquoi restes-tu ? » « Parce que tu as besoin de moi. » « Depuis quand ? » « Je ne sais pas... À qui parlerais-tu sinon ? » Sora leva les yeux au ciel. Elle n'aimait pas l'avouer mai Falka lui avait été d'une grande aide plus d'une fois. « Allons-y alors. Tu me connais bien. Je commençais en effet à m'ennuyer. » avoua-t-elle finalement. « Mais arrête de te croire indispensable, ça te rend arrogante et je n'aime pas ça du tout ! Je préfère la Falka qui me taquine adroitement sous un faux compliment pour me remettre la vérité en plein visage comme ma bonne conscience qui veille sur moi. »

''Évidemment Sora que tu as besoin de moi. Comme de ta propre ombre.''

743 mots & 8/8 messages :
 


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Lun 20 Mar - 0:04
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Elle jeta un oeil de l'autre côté de la salle, vers le buffet. Son frère était entouré d'autres convives, ils semblaient passer un bon moment. Tout ça ne l'étonnait guère, elle connaissait son frère, et son charisme naturel. Elle l'enviait, elle n'aurait peut-être pas dû s'éloigner de lui. Par dessus tout, elle se sentait seule. Il lui sembla alors qu'une lumière blanche s'était posée sur Quevven, comme si quelqu'un voulait attirer encore plus l'attention sur lui. Il rayonnait au milieu de la foule.
Son flux de pensée fut stoppé net. Quelqu'un l'aborda. A cet instant, elle avala sa salive de travers, ce qui déclencha une quinte de toux, puis ses yeux s'embuèrent. Quevven n'était même pas à ses côtés. Donc, cette personne avait délibérément voulu lui adresser la parole. Peut-être semblait-elle tout simplement pathétique, seule dans un coin, éloignée de tous. Peut-être cette personne l'avait-elle prise en pitié, comme l'on s'approcherait d'un chaton errant dans la rue. Un chaton sale, triste, pathétique. Ceci dit, seule cette personne avait daigné l'accoster, ce soir là. Alexis Gouez, de son prénom, hybride chat, de son état. Il était bien habillé, semblait courtois, et malgré des courbettes un peu inutiles au goût de l'elfe, il semblait poli et sympathique. Sous son masque, elle devinait les traits d'un chat, dans un premier temps, trahit par les oreilles et les yeux de l'hybride, puis elle  en déduisit l'appartenance à la race des sphynx, puisqu'Alexis n'arborait visiblement aucun pelage d'aucune sorte.

« Bonsoir, monsieur Gouez. Je m'appelle Elrior Pelba, enchantée. »
Un sourire illumina son visage, elle reprit.
« Je ne suis pas réellement disposée à danser, ce soir. Mais... Accompagnez-moi, je voudrais aller chercher un verre et du champagne, là bas. Enfin, je vous propose, mais peut-être que cela vous dérange. Comme vous le souhaitez. Je ne voudrais pas vous importuner. Quoique, vous m'avez accostée, et je... Oh, excusez moi, je pense déjà à voix haute. Il est tard, je dois être fatiguée. »

* * *
* * *

Pendant que ces charmantes demoiselles se présentaient, j'en ai profité pour me servir, de façon beaucoup moins classieuse, un autre verre de vin, tout en regardant le trio d'hybride en leur souriant poliment. Clémentine Viafraga, Kiez Difenn, et Yael Martin. Il faut bien le dire, ce dernier nom un peu trop commun était louche, sans compter la petite hésitation qui allait avec. M'enfin bon, à cet instant, je ne me suis pas formalisé plus que ça, j'ai continué de sourire poliment. Alors que je m'apprêtai moi aussi à me présenter, un quatrième hybride pour le moins ridicule s'avança, et interpella Yael. Il me parut complètement ridicule. Pour le coup, il ne laissait en aucun cas planer le doute quant à son animal totem. C'était un chien blanc, au pelage propre, arborant un costume qui semblait être taillé sur mesure, l'on pouvait aisément deviner son animal totem malgré le masque. Il s'appelait Léon et, à bien y réfléchir, il pouvait difficilement s'appeler autrement, en fait (sauf Jean-Edouard de la Mollefesse, à la limite). Son accoutrement contrastait étrangement avec celui de sa nièce, laquelle ne portait que de simples habits et dénotait déjà parmis les convives. S'en suivit alors un long paragraphe long et lourd, teinté de style soutenu futile. Je continuais à hocher de la tête – j'avais sûrement l'air d'un con, mais je suis sûr que personne n'a rien remarqué –, agrémentant certains hochements d'un "Oui oui" hasardeux.
Je sais plus trop comment c'est arrivé dans la conversation, mais Clémentine a répondu à Léon que son amie ne pouvait pas répondre à ses questions sous prétexte d'avoir perdu la mémoire. Puis, étant trop pompette, elle hoqueta et prit appui sur la table.

« Excusez moi, Yael, mais... Est-ce que votre amie a raison? Avez-vous réellement perdu la mémoire ? dis-je, en me tournant vers l'hybride. Eh, vous, ressaisissez vous un peu, et expliquez moi ce qu'il se passe, lançai-je à Clémentine. Je suis avant tout un magicien, je connais forcément quelques médecins ou mages qui pourraient éventuellement vous aider. »


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Mer 29 Mar - 19:21
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Kiez est détendu. Il se sent à l'aise au milieu de ses semblables et ce d'autant plus que le duo de jeune femme affiche une attitude simple et décomplexée. Rapidement, les présentations se font avec plus ou moins de facilité. Le chien se demande tout de même si la dénommée Clémentine n'a pas abusé du champagne, pour s'aventurer dans des explications aussi tarabiscotées, le premier soir. Cela dit, ça ne le choque pas plus que ça. Au contraire : il la trouve amusante.
C'est alors qu'un nouveau personnage entre en scène : un hybride, probablement issus du bichon frisé, ou quelque chose comme ça. Kiez contient son envie de lui renifler le derrière pour s'en assurer. L'instinct est vindicatif, mais il a bien conscience que l'elfe risquerait d'être choqué, à le voir agir ainsi.
Par ailleurs, il s'avère que la suite devient tout à fait intéressante. Léon Ouginak : Kiez est certain de connaître ce nom. Ce n'est pas qu'il est un bottin ambulant, mais le doberman a déjà commercé avec la moitié des grosses fortunes de Lières, au moins, au cours de sa vie de marchand. Sans pouvoir le rattacher à une généalogie, il sait néanmoins que cet homme pèse en terme de patrimoine. Une simple déduction permet de conclure que c'est aussi le cas de Yael : voilà qui devient passionnant.  
Mais au moment où Kiez s'attendait à en apprendre un peu plus sur cette curieuse mosaïque familiale, voilà que Clémentine revient à la charge avec de nouvelles révélations. Surpris, comme on peut l'être devant le récit d'une grande aventure à suspense, le chien ouvre grand les yeux tout en dévisageant un à un l'ensemble des protagonistes. Il ne s'attendait pas à un tel retournement de situation : des mondanités, les voilà plongés dans un drame familial. Ainsi, Yael serait, non pas une hybride, mais une ange. Tout ceci était à la fois dramatique et fascinant.

Voyant Clémentine vaciller contre la table, Kiez s'empresse de lui attraper le bras en vue de la soutenir : il serait dommage de condamner de si jolis plateaux de petits fours. Puis, il pose brièvement une main réconfortante sur l'épaule de Yael, avant de reprendre sa coupe.
« Hé bien, c'est une sacré histoire.
L'elfe intervient alors en proposant une solution très concrète. Kiez le dévisage un court instant, avant de renchérir.
« J'ai entendu parler de l'amnésie des anges, en effet. A ce qui se dit, ils oublieraient leur vie passée au moment de se réincarner. Puis, jetant un regard à Léon, il rajoute. Une chance que vous ayez réussi à vous retrouver. Enfin, je dis ça... je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas.
Comme la jeune Clémentine n'avait pas l'air bien fraîche, Kiez émit une suggestion.
« Vous voulez peut-être sortir prendre un peu l'air ?
En dehors de son état d'ébriété, il y avait du bruit et du passage, sans doute pas le contexte idéal pour se remettre de toutes ces annonces.

Alexis, de son côté, constata avec satisfaction que la jeune femme était réceptive à son invitation. Aussitôt, il enregistra son nom, tout en se réjouissant de la voir sourire. Cette dernière n'avait pas très envie de danser, mais elle était malgré tout d'accord pour qu'il l'accompagne au buffet. Le chat s'en réjouissait d'autant plus qu'il allait pouvoir faire le beau auprès de Kiez. Le chien s'était peut être trouvé une petite bande à qui causer, mais lui, il avait une belle femme au bras. Voilà qui le mettait en joie. Par ailleurs, il trouvait assez charmant cette façon qu'elle avait de trahir sa pensée. On aurait dit une jeune fille à son premier bal... quoique, c'était peut être le cas, après tout. Elle semblait bien jeune.
« Allons, ce serait un plaisir.
Fit-il alors en lui tendant le bras. Le duo rejoignit alors le reste du groupe et Alexis de servir un verre à sa compagne du moment.
« Bonsoir.
Dit-il d'une voix un peu mielleuse à l'adresse du groupe. Kiez, loin des manigances de son comparse, ne vit pas la malice dans la démarche et enchaîna après lui.
« Messieurs dames, voici Alexis Gouez, mon compagnon de voyage. Il fit une petite révérence à Elrior. Madame. Alexis, voici Clémentine Viafraga, Quevven Adraberith et Yaël... euh, Martin si l'on peut dire. Ainsi que Léon Ouginak.
Alexis eu un genre de sursaut très bref en entendant ce nom.
« Ouginak... Répéta-t-il. Ne seriez vous pas lié à la famille Treska, à tout hasard ?
« Treska ! Fit Kiez, comme s'il venait de se souvenir de quelque chose. C'est le nom que je cherchais !

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Invité
Jeu 30 Mar - 17:53
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