♪ RP MULTI ♪ - Les Festivités du Peuple de l'Eau

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Ashryn - Sylvar - IV
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Cet homme – pour peu que c’en soit un vu son aspect un peu hors du commun – avait la langue bien pendue et savait faire la conversation. Il disait aimer les mondanités et Sora n’en doutait pas une seule seconde. Il dansait bien, choisissait ses mots avec précaution. C’était le genre de personne dont la jeune femme se méfiait. Une maitrise de la langue, autant dans sa forme que son contenu cachait parfois un beau parleur, qui avait des intentions bien moins louables que simplement converser. Elle faillit tiquer lorsqu’il aborda son porte de chef de la garde, mais Sora avait appris à dissimuler ses émotions, elle cacha ainsi à merveille sa surprise. Elle fit bien, vu qu’Alexis avoua juste après que cela n’était qu’une blague, vis-à-vis de sa facilité à dire les choses. La blonde avait toujours eu ce côté un peu trop franc, qui lui avait parfois joué des tours.

Mais elle avait du mal à garder sa langue dans sa poche. La danse n’allait pas tarder à s’achever, tandis que son partenaire parlait maintenant de son véritable emploi : un chasseur de trésors. Voilà un métier que Sora trouvait fort intéressant et pas si éloigné du sien. Il s’effectuait dans des lieux peu fréquentés, souvent dangereux et lugubres. Il aborda la possibilité de se recroiser en de tels endroits et l’idée ne déplut pas à la jeune femme. La valse se terminait, il ne restait plus que quelques pas avant la fin du morceau. La blonde profitait néanmoins du moment, qui n’était pas désagréable. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre de choses. Elle n’y prenait pas pour autant goût et ne referait pas l’expérience tous les soirs, mais de temps en temps, elle n’y voyait aucun mal.

Ils se séparèrent lorsque la musique s’arrêta enfin. Il attrapa sa main et la baisa doucement, avant d’ôter son masque. Sora n’avait jamais vu d’hybride dont la nature se devinait si aisément. Mais elle n’afficha aucune moue de dégoût ou de peur : ce n’était d’ailleurs pas ce qu’elle ressentait. Elle avait passé un excellent moment avec un personnage, bien qu’atypique, très sympathique et charmant.

« Ce serait une joie partagée de vous croiser à nouveau sur mon chemin. Cette fois, je mènerais sans doute la danse, car si je ne suis pas vraiment à ma place ici, je pense pouvoir vous montrer toute l’étendue de mes talents dans un vieux temple en ruines ou dans un grand manoir abandonné. Au plaisir Alexis. »

Et sur ces mots, il disparut dans la foule. Sora s’éloigna un peu du centre de la piste de danse et, après avoir attrapé sur le buffet quelques framboises, elle se mit debout, sur le côté, à observer la foule. Le genre humain défilait là. Il y en avait pour tous les goûts. Des anges, des hybrides, des grands, des petits, des femmes, des hommes, des parés de dorures et de tenues bouffantes, d’autres vêtus de manière plus modeste. Si Scylla n’appréciait pas vraiment ce genre de réception, elle aimait à scruter les gens. Les voir agir devant ses yeux. Elle adorait analyser leurs démarches, leurs gestes.

« Un bien étrange personnage, mais sympathique. » lança soudainement Falka, qui était restée jusque-là tout à fait silencieuse. « Je doute néanmoins qu’il soit parvenu à te décrocher du seul qui trouve grâce à tes yeux. »

Sora esquissa un petit sourire. Le corbeau la connaissait par cœur ; elle n’eut ainsi pas besoin de mots pour comprendre que cette mimique était là la réponse à la question qu’elle n’avait même pas eu besoin de formuler. Elle se tut donc, contemplant la foule sur l’épaule de la jeune femme.

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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Jeu 16 Fév - 12:14
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Naga - Fulmine - II
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Combien de temps c'est-il écoulé depuis sa rencontre avec cette étrange femme ? Ara ne peut le savoir, mais pour autant elle est toujours paralysée par une peur inconnue. Tout autour d'elle n'est que noir, ténèbres et froid, comme du pire jour de sa vie, le jour où son frère est… « Ara reprend toi, s'il te plaît ! » Une voix douce et familière semble vouloir la tirer de cet océan de noirceur. Puis, au bout d'un moment, la jeune naga arrive enfin à percevoir à nouveau le visage de son meilleur ami, accroupi à côté d'elle. « Mais que t'arrive-t-il à la fin ? C'est la première fois que je te vois réagir comme ça quand tu tombes ! » Umi semble vraiment inquiet. Triste de la peur qu'elle a provoqué chez l'hybride, Ara tente de se remettre sur pied avec le sourire. « Je suis désolé, je crois que je me sentais un peu faible mais ça va beaucoup mieux maintenant, j'ai pu me reposer. » Le jeune ami ne semble pas dupe. « Tu es sûr que c'était du repos ça ? » Ne cherchant pas à continuer la conversation, la naga s'agrippe à lui et le force à avancer dans le silence. Marchant à pas lent, Ara ne peut enlever l'image de cette femme de son esprit. Qui qu'elle soit, la jeune femme espère bien ne plus jamais la revoir. Il y a bien longtemps qu'elle n'avait plus senti une peur pareil.

Puis, au bout d'un moment la tension entre les deux amis retombe et Ara se sent à nouveau plus légère. Déambulent entre les stands, elle se laisse à regarder les passants. La bonne humeur était au rendez-vous, le sourire embrasé le visage des personnes autour d'elle, la rendant également heureuse. Mais ce qu'elle aimerait faire le plus en ce moment c'est de marcher seule. Peu à peu, ses jambes encore fragiles commencent à devenir plus robustes. Sentant sa chance de pouvoir se débrouiller, elle lance un regard à son ami. « Tu pourrais me laisser marcher un peu toute seule ? J'ai envie d'essayer. » « Pour que tu tombes encore dans un genre de paralysie étrange ? Certainement pas ! » Déçue, elle se met à bouder. « S'il te plait, pas longtemps ! Je sens que je peux le faire au moins pour quelques pas ! » Voyant que la jeune femme ne renoncera pas, l'hybride pousse un long soupir. « D'accord, mais ne viens pas dire que je ne t'ai pas prévenu. » Souriant de plus belle, Ara se laisse faire tandis qu'Umi lâche peu à peu son corps.

Faisant le premier pas… Tout va bien, elle ne tombe pas. Puis un deuxième, toujours aussi bien. Elle se sent en confiance et commence timidement à marcher, Umi juste derrière elle. Mais malheureusement sa joie est de courte durée. Car en regardant seulement ses pieds, elle finit par les emmêler et commence à chuter. Mais avant de tomber encore une fois à terre, elle tente de s'agripper à quelque chose se trouvant devant elle. Mais cela ne suffit pas et rapidement elle se met à embrasser la terre, encore… « Ara tout va bien ? » Tandis qu'Umi accoure une nouvelle fois à son secours, la naga aux cheveux noirs regarde ce à quoi elle s'est accroché. A sa grande surprise il s'agit d'une personne, plus particulièrement d'une femme possédant un oiseau noir sur son épaule. Sans même s'en rendre compte, Ara se met à la regarder avec intention, observant les moindres détails de son corps. Mais au bout d'un moment, Umi vint la secouer pour lui remettre les idées en place. « Je te l'avais bien dit ! Maintenant excuse-toi correctement devant cette personne ! » Lançant un lourd regard à son ami, Ara ne put s'empêcher d'avoir un peu honte. On se demande bien lequel des deux est le plus âgé… Mais ne pouvant pas se relever sans aide, la jeune naga se contente de lever la tête et de rencontrer les yeux de la femme. « Je suis vraiment désolé, je ne regardais pas où j'allais. Pardonner-moi pour le dérangement. » Tentant tout de même de se mettre debout, Ara sentit la force de ses bras céder et elle tomba encore plus à terre. A nouveau, des larmes lui vinrent aux yeux. Mais cette fois ce sont des larmes de colère, apparut devant sa posture si misérable.

Mots : 739

Post n°2:
 
Jeu 16 Fév - 19:12
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Perplexe tout d’abord puis légèrement agacée, je suis du regard chacun des mouvements de l’elfe tandis qu’il examine le breuvage qu’il vient de choisir sous toutes ses coutures et s’adonne à divers tests préliminaires probablement recommandés par un quelconque club d’œnologie elfique. Qu’est-ce que c’est son problème exactement, il a vu qu’on avait l’air de pécores et du coup il s’est dit que s’il barbotait dans son verre pendant dix minutes on comprendrait toutes seules qu’il vaut bien mieux que nous ? À en juger par ses fringues et ses manières, il doit appartenir à la classe noble de la population. Sans doute qu’il me méprise parce que je ne suis pas venue habillée correctement, et qu’il méprise Clémentine parce qu’elle a descendu le champagne comme une alcoolique compulsive au lieu de prendre d’abord le temps d’y tremper les lèvres, la langue, et de se mouiller la nuque avec. Au moment où il entreprend de se gargariser avec la boisson, je cesse cependant de fulminer intérieurement et commence à envisager la possibilité qu’il n’aie simplement pas la lumière à tous les étages. Parce que ça, si j’en crois la tronche que tirent les gens qui se sont retournés en entendant ses bruits dégueu, ça ne doit pas être approuvé par le club d’œnologie.
C’est également à ce moment-là que mon amie, qui jusque-là ricanait sous cape avec une discrétion relative, éclate d’un rire sonore et visiblement incontrôlable. Ça dure quelques dizaines de secondes mais elle s’arrête net lorsqu’elle avise, autour d’elle, les regards chargés de jugement de quelques convives – il faut dire qu’elle a la voix qui porte, ça a du résonner jusqu’à la terre des rescapés à peu près. Elle rougit alors légèrement et baisse le regard, avant de se saisir d’une nouvelle coupe de champagne qu’elle vide avec autant d’empressement que la première. L’elfe roux  quant à lui cesse ses préliminaires et prend la parole, me confortant dans l’idée qu’il doit lui manquer quelques cases. Je me détends un peu : maintenant que je vois en lui un mec un peu con et plus un bourgeois méprisant, je me sens bizarrement moins antipathique à son égard.

L’homme chien se marre un petit coup à son tour – il a un drôle de rire, rauque, communicatif. Je rigole moi aussi, du coup, il n’y a pas de raison. Je trouve que j’ai de la chance, pour mon tout premier bal et vu le peu que je sais des usages mondains, de tomber sur des gens qui ne se soucient pas trop des convenances. Kiez, puisque tel est son nom, semble sincèrement amical : tant que nous restons près de lui, j’ai le sentiment que notre maladresse ne sera pas vraiment un problème. J’ouvre la bouche pour répondre à sa question mais Clémentine, qui de toute évidence n’a pas encore atteint son quota de bizarreries et de situations embarrassantes, me devance :

« Clémentine Viafraga, enchantée. Enfin, Viafraga c’est pas mon vrai nom. Mais je m’en contente, parce que mon père biologique m’a abandonnée avant que je naisse. » lâche-t-elle d’une traite, l’air beaucoup trop enjoué pour ce qu’elle est en train de raconter. « Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ? » me chuchote-t-elle, beaucoup trop fort, avisant mes yeux écarquillés.

Comment est-ce que l’alcool a pu lui monter si vite à la tête ? Là est la question. Je hausse les épaules et m’empresse d’enchaîner, désireuse de ne pas m’attarder sur ce moment de gêne.

« Et, euh, moi c’est Yael. Yael… Martin. »

On a eu assez de mélodrame pour le reste de la soirée avec les histoires de Clémentine, je ne vais pas en rajouter une couche en expliquant que moi non plus, je connais pas mon nom de famille. Surtout que si on s’y met à deux, ça aura plus l’air d’une blague qu’autre chose. Et puis, c’est pas non plus comme s’ils allaient me demander ma carte de visite pour vérifier – ni comme si ça avait une réelle importance, d’ailleurs. Il ne s’agit que de faire la conversation et il y a peu de chances que je les revoie par la suite, alors savoir comment je m’appelle ne leur servirait pas à grand-chose.
Je bois une gorgée de champagne et adresse ce que j’espère être un sourire engageant à mes interlocuteurs. Je me dis que je m’en sors plutôt bien, pour l’instant. Du coup, bien entendu, c’est le moment que choisit l’élément perturbateur de la soirée pour me taper sur l’épaule.

« Yael ? Mais oui, il me semblait bien que c’était toi ! »


Je me fige et reste parfaitement immobile quelques instants, comme pétrifiée. Je retiens même ma respiration. Merde, merde, merde. Je commençais à croire que ça n’allait pas arriver aujourd’hui, que c’était encore un jour de gagné avant de me lancer sur la piste de la fabuleuse histoire de mon suicide tragique, et ça arrive. Là, maintenant, c’est en train d’arriver. Qu’est-ce que je dois faire ?
Clémentine me fout un coup de coude dans les côtes et je finis par faire volte-face, pour me retrouver nez à nez avec un deuxième homme-chien, d’allure beaucoup plus ridicule que Kiez. Merde, j’espère que ce n’est pas mon mari... Je plisse légèrement les yeux, comme si je me concentrais pour me souvenir de son identité. Je sais bien que j’aurais beau faire, au bout du compte je n’en aurais toujours strictement aucune idée ; mais je tente de gagner du temps, même si je ne sais pas trop dans quel but. Le visage de mon interlocuteur se fend d’un sourire – mon air désemparé ne semble pas l’inquiéter outre mesure.

« Ça ne m’étonnerait pas que tu ne te souviennes pas de moi, tu ne devais avoir que sept ou huit ans la dernière fois que l’on s’est vus. Je suis Léon Ouginak, quatrième du nom, ton cousin. Au deuxième degré »
, précise-t-il avec hâte, par souci du détail sans doute. Puis il se tourne vers les trois autres, tout sourire : « Mademoiselle, messieurs, j’espère que vous saurez pardonner mon intrusion inopinée dans votre discussion. Voilà quelques minutes que j’observe de loin ma petite cousine, sans pouvoir me résoudre à l’aborder par crainte de me méprendre sur la personne ; mais, lorsque je l’ai entendue se présenter – j’ai l’ouïe fine, j’imagine que vous savez ce que c’est », glisse-t-il à Kiez, en lui adressant un léger clin d’oeil. « il n’y a plus eu de doute possible. Je sais que nos familles ne sont plus en si bons termes, mais je n’ai pas résisté à venir te demander de tes nouvelles. Tu étais une si charmante enfant ! Et, à ce que je vois, tu t’es changée en belle jeune femme. Félicitations pour ton mariage, d’ailleurs – je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer le changement de nom. J’espère que j’aurais le plaisir de rencontrer ton mari, à l’occasion. Quel âge as-tu à présent, vingt-quatre ans ? Vingt-trois, peut-être ? »

Je ne parviens pas à réfléchir, noyée dans le flot de ses paroles. Il y a trop d’informations, trop de questions pièges. Est-ce que je dois lui dire la vérité, et si je le fais, est-ce qu’il me croira seulement ? Mon histoire a quand même l’air carrément tirée par les cheveux. D’une voix tremblotante, je bredouille un truc inintelligible du genre « oh cousin Léon génial salut bien ou bien » et puis je m’arrête là parce que je ne sais pas quoi dire, ou pas par où commencer. J’aurais déjà pas été bien à mon aise s’il était arrivé deux minutes plus tôt, mais à présent que j’ai donné un faux nom aux deux autres j’ai la nette impression que je suis un peu dans la merde. Je ne tiens pas à raconter mes récentes mésaventures à ces quasis-inconnus, pas plus que je n’ai envie de continuer à leur mentir - c’est un sacré dilemme.
C’est alors que Clémentine, qui pendant que j’avais le dos tourné a du s’enfiler deux ou trois coupettes supplémentaires, pose sa main sur mon épaule avec l’air de dire que pas de problèmes, elle va gérer le bordel. Je ne lui fais pas confiance une seule seconde là-dessus mais à moins de l’assommer, je ne vois pas trop comment l’empêcher d’intervenir ; et puis de toute façon il faut bien que quelqu’un brise le silence pesant qui est en train de s’installer entre nous, à peine troublé par les battements de la queue de Léon contre le bas de sa veste.

« Désolée, monsieur Léon, mais elle se souvient par de vous, Yael. D’ailleurs, elle se souviens pas de grand-chose. C’est compliqué à expliquer mais elle est morte, et pouf ! Elle a tout oublié. Enfin, elle a ressuscité, et ensuite elle a tout oublié. En tout cas, elle s’est réveillée en ayant tout oublié, c’est là que je veux en venir. » Elle émet un petit hoquet qui aurait pu avoir quelque chose de mignon s’il ne trahissait pas son état d’ébriété, et poursuit sur sa lancée : « Et elle est pas mariée – enfin peut-être, en fait. On en sait rien. En tout cas le nom qu’elle a donné c’est un faux, parce qu’elle se souvient plus du vrai. Mais c’était pas très difficile à deviner, franchement, parce que bon personne s’appelle comme ça. Yael, c’est son vrai prénom par contre. Vous me direz, y a pas grand-monde qui s’appelle comme ça non plus. »

La jeune fille laisse échapper un nouveau hoquet et vacille légèrement, avant de prendre appui sur la table qui supporte les boissons. Je soupire, l’irritation et la crainte de la réaction des trois autres se mêlant à un peu de soulagement : au moins, ça, c’est fait.

Résumé post 2 :
 
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Ven 17 Fév - 21:38
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Ashryn - Laethlion - III
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Le Vampire observait la demoiselle, alors qu’il guidait paisiblement la danse. De loin, ils ressemblaient à n’importe quel couple, bercé par l’harmonie des notes, plongé dans une idylle les submergeant de toutes parts. La vérité était bien différente, mais cela changeait de son quotidien morose et ennuyeux. Jusqu’ici, personne ne lui tenait tête pour une simple et bonne raison : la seule qui lui adressait la parole se trouvait être son bourreau. Difficile d’avoir une discussion construire avec quelqu’un qui peut vous anéantir en levant le petit doigt. Il haussa légèrement les épaules. Ce soir, il l’oublierait, la placerait dans les méandres de ses souvenirs. La jeune femme dont il tenait la taille l’intéressait bien plus que le décor environnant, et si sa langue de vipère commençait à l’exaspérer, il n’aurait qu’à l’envoyer balader. C’était l’avantage d’attraper une inconnue dans le tas… Elle ne savait rien, et lui non plus.

« La sobriété est parfois plus remarquable que la fantaisie, ma Dame. ». Son costume noir se mariait avec sa chevelure de corbeau, et quand bien même il n’avait pas pu le choisir, Eal’ric ne faisait pas tant que ça attention à ses habits. Il était de mise de s’habiller correctement pour ce genre d’événements, aussi il avait obtempéré sans se poser de questions, mais se souciait-il réellement du résultat final ? Séduire était loin d’être un de ses objectifs, sans compter qu’il se sentait épié à chacun de ses mouvements et qu’au premier pas de travers, il verrait sa gorge tranchée sur le champ. Ses doigts glissèrent sur la main de son interlocutrice. Tout à coup, il devenait curieux. Cette femme à la crinière immaculée lui ressemblait de plus en plus. Sa manière de s’exprimer, son ton acerbe, ces remarques acides... Il la faisait rire, intérieurement. Rire d’elle, rire de lui, rire d’eux. Ils étaient ridicules, ensemble. Ils ne ressemblaient à rien, s’entrechoquaient, s’attiraient comme des aimants mais se repoussaient aussi vite. Il ne l’écoutait déjà plus, habitué à entendre les femmes déblatérer sur des détails sans aucun intérêt.

Aussi, il ne fut pas surpris d’être percé à jour, comme il lisait en elle de façon claire et précise. « En effet. ». Il n’alla pas plus loin, continuant de la faire valser au rythme de la musique. « Vous n’êtes pas différente de moi, même si cela doit être pire qu’une insulte à vos yeux. ». Il la rapprocha légèrement, avançant vers l’extrémité de la piste, bien décidé à arrêter de danser. Cela n’avait pas duré longtemps, mais Eal’ric faisait partie de ce genre de personnes ayant toujours besoin d’un rebondissement, incapable de rester immobile. Aussi, il se lassait rapidement. « La plaisanterie a assez duré, autant pour vous que pour moi. ». Ce n’était plus drôle. Ils devinaient leurs paroles, s’affrontaient, puis battaient en retraite quand cela ne leur plaisait plus. De véritables animaux en parade nuptiale, aussi étrange que cela puisse paraître. Puis, sans plus de cérémonies, il l’emmena au loin, vers le buffet, glissant ses doigts dans les siens sans demander son avis. Après tout, ils n’en étaient plus à ça, maintenant que les joutes verbales avaient fusées des deux côtés. Malgré sa répartie, Eal’ric se trouvait en fait assez docile et discipliné, ce à cause de ces nombreuses années d’emprisonnement. Il ne cherchait ni la guerre ni les ennuis : simplement un moyen d’échapper au monstre qui hantait ses nuits. Et s’il devait s’abaisser et courber l’échine pour y parvenir, cela ne lui posait pas plus de problèmes que ça.

« Une envie particulière peut-être, pour une dame de la cour ? ». Il visitait le buffet des yeux, ne le dévorant point pour autant comme beaucoup le faisait. Les mets étaient raffinés, spectaculaires, renversants. Pourtant, rien ne l’attirait vraiment, habitué aux délices des souterrains interdits où il demeurait malgré lui. Il hésita pendant quelques secondes avant de se retourner et d’embrasser sa main. « Il est un peu tard pour les présentations, mais je ne nous vois pas nous chercher pendant des heures encore. ». Puis il se redressa, plongeant son regard dans le sien. « Eal’ric Marendir. Enchanté de faire votre connaissance. ». Et attrapant une part de gâteau, il l’invita à s’asseoir non loin, sur les quelques fauteuils inoccupés. « Qu’est-ce qui vous amène dans une fête pareille ? ». Le Vampire se doutait que pour être ici, cela devait être ouvert au peuple sans aucune distinction. Sinon, Hélène ne l’aurait jamais convié de force à l’événement. « Un amant à retrouver, ou tout simplement envie d’occuper une de vos soirées ? ». Son regard s’assombrit alors qu’il distinguait la silhouette de son cauchemar dans la foule. Son corps se raidit, sa voix devint plus grave. La peur le hantait, l’enserrait de toutes parts. Il angoissait. « Je ne vous jugerais pas, n’ayez crainte. Je n’ai pas que ça à faire, après tout… ».
807 mots



© Scylla
So, what if I'm addicted ?:
 
Raptor Jéselih:
 
Mer 22 Fév - 22:28
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora était perdue dans ses pensées. Elle flottait dans une sorte de mélancolie silencieuse. Elle était à la fois dedans, et dehors. Physiquement présente à la cérémonie, son esprit ne s'y trouvait actuellement absolument pas. Elle venait de finir la dernière framboise de la poignée qu'elle avait piqué sur le buffet et regardait maintenant d'un regard aussi vague que triste la foule qui déambulait. Elle scrutait avec un semblant d'attention les femmes qui virevoltaient, les hommes qui conversaient, les narcissiques qui se pavanaient, les gourmands qui se goinfraient. Falka voyait bien que sa compagne ne faisait plus réellement acte de présence mais elle savait que dans ces moments-là, il fallait éviter de la déranger. Enfin si, il fallait dans certains cas. Si une petite veine se mettait à battre de manière apparente sur sa tempe. Si son sourire perdu se mutait en un rictus de peur ou d'anxiété.

Si ses mains se mettaient à trembler nerveusement. Si ses yeux s'écarquillaient tout à coup comme s'ils faisaient face à une situation terriblement triste. Falka n'eut pas le temps de voir les multiples caractéristiques citées précédemment apparaître. Elles faillirent, vu les pensées qu'avait actuellement Sora mais quelque chose la sortit de sa rêverie, ou plutôt, de son cauchemar. C'était un facteur extérieur tout à fait inattendu. Une jeune femme s'était approché d'elle et, tandis que la blonde y avait accordé autant d'attention et d'intérêt qu'au reste du peuple qui faisait parti du décor, celle-ci pénétra en quelques sortes dans son périmètre de sécurité. En effet, la concerné venait de se rétamer lamentablement à ses pieds en tentant - vainement - de prendre appui sur elle. Ainsi perdue dans ses pensées, Sora ne l'avait pas vu arriver, et elle n'avait pas eu de réflexe assez rapide, n'étant pas préparée à la voir ainsi chuter face à elle.

Elle se fit à l'idée que cela aurait été de toutes façons inutile : la dite femme qui se trouvait à ses pieds venait de se mettre à pleurer. Pendant un court instant, cette dernière arbora des cheveux blonds. Une robe noire en lambeaux. Une peau pâle comme le marbre. Et des yeux vides de tout espoir. Mais seulement un instant, car cela se déroula uniquement dans l'esprit de Sora. Et c'est grâce à ce vif et court instant qu'elle décida de se pencher vers la jeune femme qui venait de trébucher devant elle. Néanmoins, à la différence de la projection du passé que la blonde avait vu se refléter en cette inconnue, elle ne se serait jamais excusée dans le passé. Oh ça non, plutôt mourir.

« Allons, il n'y a pas de mal mademoiselle. » souffla-t-elle d'une voix douce en lui attrapant la main pour l'aider à se redresser une nouvelle fois.

Sora se doutait qu'elle n'était pas la meilleure placée pour aider quelqu'un en mauvais points, surtout sur le plan moral. Elle était après tout une personne tout à fait détestable, autant bien sur le plan du caractère que du physique. Sa peau était glacée et si pâle qu'on aurait pu la prendre pour un cadavre ambulant. Et ainsi vêtue de noir, elle n'inspirait clairement pas la confiance. Heureusement, aujourd'hui, Sora n'avait pas envie de montrer l'autre facette d'elle-même qui la rendait si exécrable, à savoir : son savoureux caractère de cochon.

« Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Autant sur le plan physique que moral, à ce que m'en disent votre récente chute et vos larmes. Vous devriez manger quelque chose. Et peut-être parler à quelqu'un. Puis-je vous aider d'une quelconque façon ? »

Falka n'émit aucun commentaire. Elle ne se moquait pas quand Sora faisait preuve de bonté. D'une, parce que c'était extrêmement rare. De deux, parce qu'il n'y avait pas de quoi rire. et de trois, parce que si elle avait le malheur de s'y risquer, la gentillesse et la compassion de sa compagne s'estomperaient aussitôt.

« Je ne sais pas si je suis la mieux placée pour faire votre interlocuteur si vous avez des soucis, mais dans tous les cas, la politesse reste la politesse. Je suis donc Scylla Fentkräes, et je suis également enchantée. Ne me donnez pas votre nom si vous ne vous en sentez pas l'envie, ne me répondez pas non plus si cela ne vous convient pas. J'ai l'habitude, des inconnus comme du silence. »

Sora soupira pour elle-même. Même quand elle essayait d'être rassurante, elle faisait peur, à dire qu'elle appréciait et avait l'habitude du silence et des gens qu'elle ne connaissait pas.

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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Ven 24 Fév - 21:31
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Norphis - Abund - II
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Collée à lui, valsant au rythme de ses pas et de la musique je me laisse porter. Enfin, le calme après la tempête. « Hum… J'ai déjà entendus des insultes pire que cela rassurez vous » Nous venons de nous rencontrer et pourtant nous nous tournons déjà autour comme le ferait un jeune couple. Je ne peux retenir un sourire sous mon masque. Dire que nous nous ressemblons est un euphémisme. Tout dans notre attitude, dans notre comportement nous rassemble, pourrait nous rapprocher et pourtant c'est ce qui nous fait nous repousser. Cette réaction est plutôt logique après tout, les gens nous ressemblant sont les personnes les plus à même de nous percer à jour et de lire en nous. « Au moins nous sommes d'accord sur ce point » levant les yeux au ciel je fais mine de réfléchir un instant « Néanmoins… Qu'allons nous faire maintenant que nous avons mis un terme à cette joute verbale ? D'autant plus que vous semblez visiblement décidé à aussi arrêter de danser » je parle mais cela n'est pas pour me déplaire. Malgré mes origines, malgré le fait que je suis une dame de la cour et que j'ai du à de nombreuses reprise me présenter à de telle fête, je n'aime pas me faire remarquer. Sentir le regard des gens se poser sur moi, me dire qu'ils m'observent, sont attentifs au moindre de mes mouvements… Je soupir. Je n'ai pas réellement le droit de me plaindre, il attendent que j'ai l'attitude qui incombe à ma situation. Et dans d'autres circonstances probablement me serais-je contenté de baisser la tête et me plier à cela, comme je l'ai fait durant les dernières années.

Sa voix et l'odeur des mets présent sur le buffet me fait revenir à moi. Toisant distraitement le buffet je secoue la tête en lui répondant, ne me départissant pas de mon sourire. « Non, la dame de la cour que je suis est habituée à manger des mets de meilleure qualités. » en d'autre circonstance cette phrase aurait-été une vraie excuse cependant, je suis forcée d'admettre que depuis ma transformation je n'ai pas réellement eu l'occasion de manger de plat raffiné. Peut-importe, la réalité est que tout cela ne m'intéresse pas. Contrairement à d'autres je ne suis pas venue ici pour m’enivrer ou manger jusqu'à n'en plus pouvoir, je souhaite uniquement profiter de l'ambiance présente ici. Que cela inclus ou non le regard des autres.

« Vous avez raison, il est grand temps de faire connaissance. Je ne me nomme lumi. » Je lui répond, tout en m'installant à ses côtés, omettant volontairement mon nom de famille. Il n'a de toute manière plus grande importance aujourd'hui, je ne suis même pas sûre qu'il accepterait encore de me voir comme leur fille. « Qui sait… Peut-être souhaitais-je tout simplement combler cette solitude donc je suis apparemment victime. Peut-être souhaitais-je simplement montrer aux gens que j'existe » Je parle sans réellement le regarder, fixant la foule sans même la voir. « J'avais envie de changer d'air. De retrouver, pour un soir au moins la vie que je menais avant. Au final, je pensais que ça me manquait, que j'allais être heureuse d'être présente ici et pourtant... » Je me tourne vers lui, souriant timidement. Peut-être le premier sourire sincère depuis le début de notre rencontre. « Au moins cela m'aura permis de faire le point, de comprendre ce qui m'est important ou non. » je désigne d'un faible signe de la main la foule nous faisant face. « Et ceci n'en fait pas partis. »

fermant à demis les yeux je me laisse bercer par la musique, laissant les secondes s'écouler lentement, attendant un instant, réfléchissant à l'attitude qu'il vient d'avoir. Il a fallu d'un instant pour que son ton enjoué disparaisses et que je le sente se raidir. « Et vous ? Il suffit de vous voir, de voir la manière dont vous regardez la foule, comment vous angoissez en voyant ou croyant voir quelque chose, ou quelqu'un, pour comprendre que vous n'êtes pas venu ici de vous-même. » levant les yeux au ciel respire profondément. Oui, tout cela ne m'amuse plus. J'aurais pu me forcer à rester pour parler avec lui néanmoins, si je me fis à la manière dont il se comporte rester n'est une bonne idée pour aucun de nous deux. « Nous avons tous un fardeau. Peut-être certaines personnes arrivent-elle à mieux vivre avec que d'autre cependant, les faits sont la. Je ne sais pas ce qu'est le votre pourtant il suffit de voir comment vous vous comportez pour comprendre que cela vous pèse. » je secoue doucement la tête « Enfin, se confier à une inconnue, qui plus est lors d'une soirée mondaine n'est pas quelque chose de réellement simple. » Tout en me relevant je lui tends la main « Mon temps ici est terminé toutefois, si vous souhaitez que nous passions un dernier temps ensemble, rien ne vous empêche de me raccompagner à ma diligence non ? »
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Mer 1 Mar - 15:30
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Naga - Fulmine - II
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Malgré les larmes qui continuaient de couler, Ara se trouva ému par la gentillesse de cette femme aux cheveux si délicats. Essayant de se relever pour donner bonne figure, Umi la prit dans ses bras et la remis sur pieds, non sans la coller près de lui. « Merci pour votre aide chère Scylla Fentkraes, je me nomme Ara Ocee, et voici mon meilleur ami, Umi. » Celui-ci baissa légèrement la tête en signe de respect. « Je vous remercie d'avoir réconforter cette pauvre jeune fille, un rien la fait toujours pleurer. » Non contente de cette fausse réputation, la femme poisson lui donna un coup dans le ventre. « Ne l'écoutait pas il dit n'importe quoi. » Mais à présent elle se sentait mieux. Toujours faible au niveau de ses nouvelles jambes, mais mieux moralement.

Encore debout devant leur nouvelle connaissance, Ara dût reprendre ses esprits. « Excuser moi. Je vous suis très reconnaissante d'avoir prit le temps de me réconforter. Laisser moi vous offrir un petit quelque chose en remerciement. » Lui demandant de patienter quelques instants, Ara demanda à son ami renard de l'aider à atteindre une échoppe. Là elle acheta deux petites sucreries rouge. Elle en donna une à Scylla et tendit l'autre à la créature perché sur son épaule. « Je n'ai jamais vu d'être comme celui-ci, il est vraiment très mignon. » Mais en dehors de la créature, la jeune femme de l'eau ne put s'empêcher de détailler l'autre être humanoïde devant elle. Elle n'était serte pas la plus belle femme qui soit, mais ses long cheveux clairs avait quelque chose d’apaisant. Ils rappelaient à la jeune femme ces magnifiques nuits sous la pleine lune, à observer les étoiles.

Mais c'est alors que, toujours dans ses songes, la musique devant plus forte, lui donnant une grande envie de danser. S'approchant doucement du lieu festive, Umi l'arrêta en la serrant plus conte lui. « Pas question jeune fille, tu vas encore tomber et je devrais te ramasser à la petite cuillère. » Ara se mit à bouder. « Tu n'en sais rien. » « Tu veux que nous repassions la scène qui vient de se passer ? » « Alors porte moi sur ton dos et danse ! » « Ça va pas la tête ? Tu es bien trop lourde ! » A ce chamailler ainsi, Ara en avait presque oublier la présence de Scylla. Elle lui décrocha son plus beau sourire. « Vous voulez peut être aller danser vous, n'est-ce pas ? Vous en avez de la chance de pouvoir vous déplacer si aisément... » La jeune femme poisson baissa un peu la tête de tristesse. Bien sur il ne fallait rien presser, un jour elle arriverait à marcher normalement comme tout être vivant sur terre, mais c'était bien trop long pour elle.

Ne sachant pas ce qu'aller faire sa nouvelle connaissance, et commençant à avoir mal au pied, Ara décida de s'asseoir sur le banc le plus proche. Accompagnée d'Umi, elle se mit à suivre le rythme de ma musique avec ses mains, et bougeant la tête en même temps que les danseurs…

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Post n°3:
 

Jeu 2 Mar - 17:48
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora écoutait avec grande attention la jeune femme qui venait de lui tomber dessus et tentait – tant bien que mal – de sécher ses larmes. Elle se présenta finalement, sous le nom d'Ara Océe. Elle nomma également l'homme – un hybride, comme en témoignait ses oreilles touffues de la même couleur que ses cheveux – qui l'accompagnait et qui existait donc sous le nom d'Umi. Ces deux-là semblaient se chamailleur autant que Sora et Falka dans leurs meilleurs jours. La jeune femme fit d'ailleurs une remarque sur cette dernière, après lui avoir tendu un bonbon, disant n'avoir jamais vu de créature comme celle-là. Un corbeau ? Elle avait sûrement dû remarquer le fait que cet oiseau noir n'était pas ordinaire, ou elle n'aurait pas fait une telle remarque.

Falka se retint d'intervenir immédiatement – il fallait avouer que le terme mignon l'avait peut-être légèrement blessé – puisque l'hybride et Ara venaient de se relancer dans un débat. La jeune fille voulait danser, et Umi ne semblait pas vraiment de cet avis. Il était vrai qu'elle avait l'air d'avoir du mal à garder l'équilibre. Une seconde... Des cheveux bleus, des yeux bleus, du mal à marcher ? Si ce que Sora avait en face d'elle n'était pas une Naga, elle ne voyait pas ce que cela pouvait être d'autre ! Mais elle ne fit aucune remarque, craignant de paraître malpolie et désobligeante. Elle avait néanmoins un peu de peine pour elle qui ne pouvait pas accomplir son désir de valser sur la piste. Elle attrapa donc une coupe d'un liquide pétillante aux teintes rosées et le tendit à Ara en faisant une légère courbette.

« Si vous ne pouvez pas danser, je vais tâcher de vous montrer alors. Avec la créature mignonne que vous n'avez encore jamais vu. Et en effet, je doute que vous en recroisiez une autre dans votre vie. »

Falka comprit ce qu'elle voulait dire. Elle sauta de son épaule avec ses petites pattes de corbeau, et après un court battement d'ailes, remplaça ses dernières par une paire de bras. Il y eut, en à peine une demie-seconde, une belle silhouette de jeune femme toute noire face à la dite Naga et l'hybride.

« Vous savez, » dit-elle gentiment avec un sourire qui n'avait alors plus rien de l'adjectif qu'elle allait employer, « vous êtes bien la première personne à me trouver mignonne. Ce n'est pas le cas généralement si vous voyez ce que je veux dire. »

Elle fit une légère révérence, et se tourna vers Sora. Comme le parfait partenaire masculin, elle lui attrapa la hanche et la main et se mit à virevolter avec elle. Elle restait néanmoins près d'Ara, la danse ayant pour but de la distraire, elle qui ne pouvait visiblement pas y participer.

« J'avais oublié que toi tu n'as pas besoin de masque ma chère Falka. » souffla la blonde à sa partenaire sur un ton un tantinet moqueur mais plutôt bienveillant.

« Même si tu enlevais le tien ma chère Sora, je sais qu'il y en aurait encore un autre derrière. Et peut-être même un deuxième encore sous le premier. Tu es comme ça. Tu ne l'es pas avec moi parce que j'ai appris à te percer à jour. »

La concernée soupira, mais ne répondit rien. Elle se contenta de continuer à danser avec sa partenaire, toutes deux parfaitement synchronisées. Vint finalement la fin de la musique, et Falka redevint un ordinaire oiseau noir sur l'épaule de la blonde.

« Excusez-la, si elle reste davantage sous son apparence, elle pourrait effrayer des gens. »

Elle attrapa un verre de quelque chose au hasard et après en avoir bu une gorgée – en trouvant au passage le breuvage absolument délicieux – elle reporta son attention sur Ara.

« Alors, dansons-nous bien, ma compagne et moi ? »

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WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Ven 3 Mar - 22:54
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