Ennemis ou ... Amis ? [Avec: Scylla FentKräes]

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Edsere - Consciem - III
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Solyane et celle qui avait accusé Albéric de la Lande de ce prétendu viol se tenaient l'une en face de l'autre. L'autre adversaire, l'homme qui lui avait ordonné de sortir de dessous la table, les rejoignit. Seule contre les deux, elle n'avait que peut de chance de s'en sortir. Mais elle n'avait pas l'intention de se laisser faire. Maintenant que ses jambes étaient libre de toute entrave – sa jolie robe saccagée ne lui arrivant plus qu'aux genux – elle allait enfin pouvoir bouger comme elle l'entendait. Le combattant eut un moment de flottement en découvrant la mise de Solyane. Ses yeux, glissèrent le long des jambes blanches et galbées de Solyane. Prodigieusement énervée par la perversité de l'énergumène, Solyane y vit une parfaite occasion de passer à l'attaque. Elle tira sur ses bras pour pointer l'épée droit devant elle et se propulsa droit vers l'homme. Celui-ci eut un mouvement de recul mais trop tard. La lame s'enfonça dans son ventre sans qu'il ait eu le temps d'esquisser un geste. Solyane songea qu'elle venait d'ajouter un nouveau mort à sa liste. Mais, comme pendant le combat contre les lourdeaux dans la Terre des Rescapés, elle n'avait pas le temps de s'en émouvoir. Car l'autre femme passait à son tour à l'attaque.

- Sale chienne !! cracha la blonde.

Solyane fit un bond vers l'arrière – abandonnant la précieuse épée dans le cadavre de l'homme faute de temps pour l'en extraire – mais elle sentit malgré tout une vive brûlure au niveau de la poitrine où l'arme de son ennemie venait de tracer un trait sanglant. Le tissu crème se déchira et fut rapidement tâché du sang de celle qui le portait. La plaie n'était pas très profonde mais douloureuse malgré tout. Solyane recula encore jusqu'à buter contre la table.

- Tu as tué mon frère, salope ! éructa encore la blonde dont le coin des yeux s'ornait déjà de larme. Je vais t'étriper !
- Je t'attends !
répondit Solyane avec humeur.

Elle tâtonna dans son dos à la recherche d'un couteau. Mais les couverts, les plats, les verres et les cruches avaient été renversés pendant l'affrontement. Tout ce qu'elle dénicha fut un chandelier. Par quel miracle les bougies étaient-elles encore allumées, mystère, mais il ferait bien office d'arme improvisée. La blonde lança un couteau que Solyane esquiva facilement. Puis l'autre lui bondit dessus. Là encore, Solyane l'esquiva. C'était sa spécialité d'éviter les attaques lorsqu'elle se retrouvait prise dans une bagarre de rue. Certains l'avaient surnommé « L'anguille ». A l'époque, elle ne contre-attaquait jamais. C'était toujours les autres, plus forts qu'elles, qui portaient les coups. Aujourd'hui il n'y avait qu'elle et son ennemie. Elle lança son bras en avant et atteignit le dos de la fille, bougies pointées vers l'avant. L'impact dessella ces dernières de leur socle sur le chandelier et glissèrent dans la masse blonde de la chevelure de son ennemie. La cire fondue s'y colla. Solyane fut repoussée sans ménagement par la blonde qui réalisa alors dans quel pétrin elle se trouvait.

Lorsque les flammes commencèrent à embraser ses cheveux, elle se mit à hurler. Ignorant la douleur et le sang de sa blessure, Solyane se releva, reprit son chandelier et s'élança. Elle manqua une première fois l'autre qui gesticulait pour éteindre l'incendie capillaire. Finalement Solyane lui fit un croc-en-jambe qui la fit s’étaler sur le parquet, elle lui colla un coup de chandelier à l'arrière du crâne et réarma son bras pour un deuxième coup mais la blonde avait eu son compte. Un jet soudain d'eau sur la tête de l'évanouie la prit par surprise. Devant elle se tenait Albéric, l'air contrarié.

- Dame Fent... Je veux dire, Scylla vient d'en finir avec ceux qui l'avaient attaquée. Avec ces deux-là et celui que mon garde a tué, nous en avons terminé. Cette femme et le Magicien sont les deux seuls survivants, apparemment. Déclara-t-il d'une voix mesurée.

Solyane regarda autour d'elle et découvrit qu'effectivement le combat était terminé. Elle désigna alors la femme.

- Voici celle qui vous a accusé d'être son violeur. C'est à cause d'elle que je me suis lancée à votre poursuite !

Elle releva alors, un peu étourdie de l'accalmie soudaine. L'adrénalyne pulsait encore dans ses veines et elle était presque surprise de ne plus avoir d'ennemis à esquiver. Plus par réflexe que par esprit de décision, elle alla jusqu'au corps de l'homme empalé et tira de toutes ses forces pour retirer l'épée de son carcan humain. Puis elle alla chercher le fourreau, laissé sur la table, et se dirigea ensuite vers Scylla. La lame de l'épée, traînant au sol derrière elle, traçait une rainure encadrée par des gouttes sur le parquet, mais elle s'en fichait royalement.

Elle remarqua alors que celui qui devait être « le magicien » était prisonnier d'un cercueil de pierre qui ne laissa apparaître que la tête et le bas des jambes. Elle tendit alors le fourreau et l'épée à Scylla.

- Merci, je... Elle m'a été très utile !

Elle remarqua alors l'état de la lame. Elle arracha alors un nouveau pan de sa robe, amenant maintenant la longueur de celle-ci à presque mi-cuisses sur le devant, et entreprit d'essuyer le maximum de sang.

- Désolée, j'ai presque oubliée de la nettoyer.

Ses mains commençaient à trembler. Tuer les assassins, plus tôt dans la journée ne lui avait pas fait un tel effet car il n'y avait pas eu de temps mort juste après. Là les choses étaient différentes. Car elle savait que le sang qu'elle essuyait c'était elle qui l'avait fait couler. Et là elle avait bel et bien tout le temps d'y repenser.

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Lun 8 Mai - 12:27
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora fixait avec curiosité le mage coincé dans son bloc de pierre. Elle avait entendu parler de mages spécialistes dans ce genre de sorts, un peu semblables à des druides. Mais elle n’en avait jamais vu, encore moins affronté. C’était pourtant, il fallait l’admettre, une façon de combattre très intéressante. Mais trop lâche pour Sora, qui affectionnait tout particulièrement la fierté de triompher d’un combat tout à fait équilibré voire déséquilibré de son côté. Elle n’eut pas le temps de se rappeler que Solyane se battait à côté d’elle qu’elle venait d’en terminer avec ses adversaires. Il n’y avait pas à dire, elle était redoutable pour une Humaine. Et Sora ne cherchait pas à la rabaisser en pensant ça : les Humains étant dépourvus de capacités magiques, il était proprement stupéfiant de les voir capables de se dépatouiller de plusieurs adversaires en même temps avec une telle agilité et maîtrise.

Cette dernière ayant fini ce qu’elle avait à faire, elle partit chercher quelque chose sur le cadavre d’un homme qu’elle avait littéralement empalé, ce qui était d’autant plus impressionnant. Avec l’épée que Sora lui avait prêté qui plus est. Elle revint avec celle-ci en mains et lui tendit. Et la reprit rapidement en la voyant maculée de sang. Sora la reprit gentiment entre ses mains.

« Ne t’en fais pas pour ça, avec moi, elle en voit de toutes les couleurs… Tant mieux si elle t’a servi. »

Falka, comme invitée par un ordre silencieux, vint jusqu’à elle avec le sac sans fond et la blonde rangea précautionneusement le fourreau et la lame dedans. Puis elle reporta toute son attention sur Solyane.

« Au moins nous savons de source sûre que tout ce que tu as vu était une mise en scène vu que la soi-disant victime est venue d’elle-même ici dans le clan des méchants. C’est déjà ça de pris. »

Légèrement fatiguée quand même, la tension liée au combat commençant à redescendre, elle se posa contre la table, les yeux maintenant rivés vers le sol.

« C’est une bien étrange façon de faire. Très sophistiquée cela dit. Je me demande dans quel but quelqu’un pourrait mettre à exécution un plan si compliqué. »

Son regard glissa tranquillement vers le mage enferma dans la roche.

« Il n’y a qu’un seul moyen entre nos mains actuellement d’avoir les réponses à ces questions. Et il est justement prêt à se laisser gentiment interroger grâce aux soins de la commode de Falka et de la roche que je lui ai appliqué comme un joli futur tombeau. Juste au cas où. »

Sur ces mots, elle s’approcha de lui et s’accroupit directement sur le caillou qui le retenait prisonnier. Puis lui mit quelques baffes. Il se réveilla rapidement. Et Sora le toisa avec fierté de toute sa hauteur.

« Bienvenue en enfer. Enfin, il sera d’autant moins terrible si tu obtempères. Je me présente, je serais ton pire cauchemar si tu ne me dis pas ce que je veux entendre. Et la jeune femme derrière moi sera le juge. Incorruptible et sachant parfaitement ce qu’elle fait. »

Sans même faire attention à la grimace silencieuse du mage, Sora tourna la tête vers l’Humaine, et s’adressa à elle avec un large sourire :

« Tu débutes les festivités Solyane ? Des questions particulières à poser à notre invité d’honneur ? »

Elle fit volte-face vers le noble et son garde du corps.

« Vous aussi également, n’hésitez pas, notre cher ami est là pour ça et se fera, je l’espère, une joie d’apporter des réponses à nos questionnements. »


595 mots.


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Ven 19 Mai - 13:55
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Edsere - Consciem - III
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Solyane était encore sous le choc. Elle avait cherché à s'occuper les mains et l'esprit en nettoyant la lame. Mais Scylla ne lui en avait pas laissé le temps. Heureusement, elle ne la laissa pas pour autant  désoeuvrée trop longtemps. C'était vrai. Il y avait des questions sans réponses, des explications à réclamer. Mais la jeune Edsere ne cessait de voir et revoir l'homme... Non, les hommes, car maintenant elle repensait aussi aux bandits qu'elle avait assassiné dans la cité. Avec un frisson, elle essaya de se concentrer sur autre chose mais la lutte mentale était âpre.

Albéric et son majordome s'approchèrent en compagnie d'un garde qui traînait la jeune femme à l'origine de l'implication de Solyane dans cette histoire. Celle-ci pleurait mais son attitude était surtout de la fureur. Lorsqu'elle se retrouva non loin de Solyane, elle se mit à se débattre en hurlant qu'elle voulait la tuer. Cette rage vengeresse sortit Solyane de sa torpeur. Une nouvelle réalisation éclata dans son esprit. Elle avait tué un homme, certes, mais elle avait surtout tué un frère, un fils, peut-être même un mari, un père.

Le fils du Nobile décida de prendre les choses en mains. Il n'avait pas participé au combat alors son honneur devait lui commander de prendre la direction de l'interrogatoire. Il s'approcha donc d'un pas autoritaire en choisissant de commencer par l'homme emprisonné.

-  Mon nom est Albéric De La Lande, fils d'Ankor De La Lande. Mon rang et la position dans laquelle vous m'avez mis m'obligent à vous demandez la raison de cet acharnement contre ma personne et le nom de votre commanditaire si vous en avez un ! J'exige des réponses. Si vous coopérez vous serez traité avec le respect dû à tout être humain. Refusez et nous devrons trouvez des méthodes plus brutales pour obtenir les réponses que nous désirons !

Mais, dans son carcan de pierre, l'homme resta silencieux. Sa résistance était impressionnante mais ne faisait rien pour arranger les nerfs de tous ceux présents. Le majordome s'agenouilla et sortit un stylet qu'il pointa sur la gorge du magicien.

-  Mon maître vous a demandé de répondre et je peux vous garantir que vous allez le faire. De gré ou de force !

Un éclat de rire ouvertement moqueur s'éleva. Solyane se tourna vers la jeune femme toujours tenue par le garde.

-  Je vous en prie, j'adorerais vous voir le torturer pour des réponses qu'il ne vous donnera jamais ! Il a été entraîné pour garder le silence.

Le Majordome se leva et, sans la moindre hésitation attrapa la fille par les cheveux et la balança au sol. Il se jeta sur elle pour l'empêcher de se relever. Solyane le regarda faire en se demandant s'il s'agissait d'un majordome avec un entraînement particulièrement poussé ou d'un soldat d'élite déguisé pour l'occasion.

-  D'accord, petite. Ton ami le magicien peut endurer la torture sans broncher, selon tes jolis aveux. Mais est-ce qu'il en va de même pour toi ? Combien de temps pourras-tu tenir avant de nous raconter une belle petite histoire bien complète ?
-  Plutôt mourir !
-  Ça pourra s'arranger.


Il pressa la pointe de son stylet contre la peau fine de son cou. Et il fit descendre la lame. Si c'était lui qui avait accompagné Albéric à la Terre des Rescapés, elle n'aurait jamais pu approcher de lui ! Finalement la fille cria de douleur.

-  Arrêtez !!

Ce qu'il fit. Elle haleta, des larmes aux yeux. Sa rage était malgré tout intacte. A la différence que cette fois elle n'était pas dirigée vers Solyane mais vers Albéric.

-  A quel point faut-il être stupide pour ne pas être capable de reconnaître la femme à qui on devait être fiancer ? cracha-t-elle. Mais bien sûr, il est plus facile d'oublier la fille de celui que son père a fait assassiner lâchement !

Albéric affichait un air de totale incompréhension.

-  De quoi parlez vous ? Je n'ai jamais été fiancé à personne. Et mon père n'a jamais eu de sang sur la conscience !
-  Pauvre petit prince surprotégé ! Si tu savais tout ce que fait ton père sans t'en parler, tu préférerais mourir plutôt que de porter encore son nom ! Tu ferais bien de me laisser t'assassiner comme j'en avais l'intention. Tu t'épargnerais beaucoup de peine ! Et moi j'aurais enfin la vengance à laquelle j'aspire depuis des mois ! Cela nous a pris si longtemps à mon frère et moi pour rassembler les fonds et les hommes pour nous en prendre à toi !


Cette fois son regard se tourna vers Solyane. Son ton venimeux fut alors destinée à celle qui venait d'empirer sa situation familiale.

- Et maintenant cette garce m'a privée de mon frère, le dernier membre de ma famille qu'il me restait. Je n'ai plus de raison de vivre !

Elle rua alors et s'empara de la lame du Majordome. Mais ce ne fut pas pour tuer Albéric comme on aurait pu le craindre. Ce fut sa propre gorge qu'elle décida de transpercer. Cette affaire venait de prendre une fin brutale et inattendue. Au moins n'était-elle pas partie en emportant ses secrets dans la tombe. Albéric allait pouvoir doublement dormir en paix en sachant que les assassinats allaient cesser et pourquoi on s'en était pris à lui. A moins que les accusations de la fille ne le travaillent encore.

904 mots





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Sam 20 Mai - 20:05
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Ashryn - Sylvar - IV
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Sora ne s'était pas attendu à pareil dénouement. Elle regardait avec une certaine indifférence la pauvre femme qui beuglait. Celle que Solyane avait pris pour une victime d'un viol et pour cause, c'était précisément le rôle qu'elle devait jouer. Mais elle dévoilait actuellement son véritable visage. Le garde du corps d'Albéric fut plus rapide que la blonde, et ayant attentivement écouté la femme lui dire narquoisement que le magicien ne parlerait pas, il lui sauta dessus avec son stylet. Elle qui semblait si résistante et non décidée à parler, se laissa finalement amadouer assez rapidement. Enfin, la lame sur la gorge était un argument assez fort pour qu'elle décide de se mettre à ouvrir la bouche pour déblatérer les faits.

L'affaire se révéla plus complexe encore qu'elle ne le paraissait. Si Sora avait bien compris, cette femme était en réalité la future fiancée d'Albéric. Enfin initialement, et visiblement, cela ne s'était pas fait. Elle enchaîna à propos d'un assassinat. Visiblement, le père du noble avait également tué le sien, de père. Cela faisait beaucoup. Et le frère de la jeune femme venait d'être tué dans la bagarre. Cela faisait vraiment beaucoup à assimiler. Mais les liens se mettaient doucement en place dans l'esprit de Sora. Elle comprenait peu à peu, tout cela faisait sens et les pièces du puzzle s'imbriquaient les unes dans les autres tout à fait correctement.

La blonde eut juste le temps d'entendre les mots ''raison de vivre'' qu'un bruit visqueux la fit sortir de ses pensées. La femme venait d'attraper un couteau et de se trancher la gorge.

« Au moins, » commença-t-elle en se massant les tempes, « nous n'aurons pas à décider de son jugement. Même si c'est incroyablement lâche de choisir cette possibilité. Mais comme elle a l'air autant dans le rôle de la victime que de la coupable, je serais bien incapable de la juger... »

Falka ne fit pas de commentaire oral mais Sora sentait son regard pesant sur le côté, à propos de son avis sur le suicide. L'ombre en connaissait pas mal au sujet de la relation de la blonde avec ce problème. Aussi la regardait-elle très mal lorsqu'elle avait le culot de juger qui que ce soit. Mais après tout, Sora était encore là et n'avait jamais sauté le pas.

Cette dernière se retira de son appui contre la table et approcha du mage, dont elle brisa le cercueil de pierre. Il se mit assis les membres encore évidemment assez engourdis par la rigidité de la roche qui l'entourait précédemment.

« Je suis libre ? » hésita-t-il en gardant pourtant un air affreusement fier.

Sora s'accroupit pour se mettre à sa hauteur juste à côté de lui.

« Libéré serait un terme plus exact. »

Et sa main qui avait saisi sa dague et qu'elle avait passé derrière lui vint lui trancher net la gorge. Il s'écroula en silence et Sora se releva, en essuyant négligemment le manche de sa dague sur sa jupe noire. Puis elle la rangea, et toisa la salle en mettant ses poings sur ses hanches.

« Je crois que toute cette histoire est terminée. Je pense aussi qu'une discussion avec votre père Albéric est aussi nécessaire qu'inévitable... »

Elle soupira gentiment.

« Je ne veux pas de votre paie, j'ai pas été vraiment la bonne garde du corps que j'aurais dû être. Cette affaire s'est résolue un peu différemment de la façon que j'aurais voulu donc je ne me sens pas capable d'accepter une quelconque récompense. »

Elle se tourna finalement vers Solyane.

« Il est temps pour moi de repartir. Ça aurait été un plaisir de faire ta connaissance Solyane, tu es une femme redoutable. J'espère que nos chemins se recroiseront. Sans rancune pour la mauvaise et première impression j'espère ? »

Elle lui tendit sur ces mots une main ouverte et amicale, en lui adressant un sourire sincère.


647 mots.


WITH GREAT POWERS COMES GREAT BULLSHIT

Sam 20 Mai - 22:09
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Edsere - Consciem - III
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Les choses étaient terminées. Finies, achevées, résolues ! Elle pouvait chercher tous les synonymes existant, les faits étaient là. Le cadavre de la jeune femme, celle qui était à l'origine de tout, était là pour le prouver, la lame qui avait servi à l'intimidée plantée en travers de la gorge. Pour le bien-être de son esprit et épargner de nouvelles fêlures à sa conscience, elle refusa de se demander si c'était le meurtre qu'elle avait commis qui avait poussé cette fille au suicide. Qu'importait, de toutes manières ? Ce qui était fait ne pouvait être défait ! Il faudrait maintenant qu'elle apprenne à vivre avec ça.

Presque comme détachée de l'instant présent, Solyane regarda Scylla régler son compte au dernier de la bande. Puisqu'il ne leur était plus utile, elle semblait avoir décrété qu'elle n'avait aucune raison de le laisser vivre. Solyane tressaillit. Avec Scylla, ôter la vie semblait si simple. Alors que la vie des hommes qu'elle avait assassiné pesaient sur son cœur comme un poids immonde. Elle n'était pas encore capable d'en atténuer la portée en se disant qu'elle n'avait fait que protéger sa vie et celle d'autres.

Finalement Scylla annonça qu'elle n'avait plus de raisons de rester. Solyane eut soudainement envie de partir, elle aussi. De tout quitter, d'oublier ce qu'elle avait vécu. Elle se faisait horreur, cette maison, cette histoire, même la robe qu'elle portait lui faisaient horreur... Et pourtant ce fut avec un calme qu'elle ne s'expliquait tout bonnement pas qu'elle tendit la main et serra celle de la mercenaire. Il était étrange de se dire qu'il s'agissait là d'une mercenaire qui venait de refuser d'être payée. Mais elle avait énoncé ses raisons et elles étaient aussi légitimes que n'importe quelle autre.

- C'est à moi de m'excuser. La méprise venait de moi et non de toi, Scylla. Merci ! Bonne continuation. Et à toi aussi, Falka.

Deux jours avaient passé depuis la fin de l'affaire avec Albéric de La Lande. Celui-ci avait trouvé le moyen de faire parvenir à Solyane une somme plutôt coquette avec un mot indiquant ceci :
« Puisque Scylla a refusé la récompense promise, je vous en fais don ! Vous vous êtes montrée impressionnante et efficace. Elle vous revient de droit puisque vous m'avez également protégé ! »
Solyane, ne voulant plus avoir le moindre lien avec cette sordide affaire mais ne pouvant renvoyer la bourse, avait donné la somme à Locke. « Pour tes nécessiteux et toi ! » lui avait-elle déclaré alors qu'il s'ébahissait de tout cet or. En revanche, elle avait refusé de lui raconter le reste de l'histoire. Plus tard, peut être, mais pas pour le moment.

Il lui fallut bien des jours encore pour accepter le fait qu'elle avait tué. Elle avait enfin trouvé la force d'admettre qu'elle n'avait pas eu d'autres choix et que, de toutes manières, elle n'y avait pris aucun plaisir. C'était ça la principale différence entre les assassins et elle. Et si elle devait être un jour obligée de tuer encore, alors il faudrait qu'elle veille à ne vraiment pas avoir d'autres options. A moins qu'elle ne devienne comme Scylla : suffisamment endurcie pour ne plus en être à un cadavre près !

534 mots





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Dim 21 Mai - 1:07
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