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La Donneuse Sanguine [PV Lumi]

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Ashryn - Laethlion - III
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« Excusez-moi, Dame Elih n’est pas là ce soir ? C’est que j’aurais.. ». Le gérant de la taverne l’interrompit, levant à peine les yeux du verre qu’il était en train de remplir. « Si vous ne la voyez pas, c’est qu’elle n’est pas là. ». Ce dernier commençait à en avoir marre d’être pris pour le messager de la jeune femme. Elle fréquentait son établissement, prenait un bon nombre de contrats à sa table, mais ils étaient loin, bien loin d’être associés. Qui voudrait lancer une affaire avec une femme pareille, après tout ? Celles qui vendaient leurs charmes lui rapportaient bien assez, et elle aimait être à son propre compte. Personne ne la contrôlait, ne lui donnait d’ordres. Un sourire étira les traits du gérant. Lui aussi, c’était ce qu’il appréciait dans son métier. N’avoir de comptes à rendre à personne. Être son propre patron était bien plus intéressant. Il servit alors les différentes mixtures qui lui furent demandées, sans prêter attention à l’inconnu venu le perturber dans son travail. Pourquoi venir lui casser les pieds à propos de la mercenaire ? Personne ne faisait l’inverse. Il aurait bien aimé voir ça, tiens, un inconnu venir déranger la tueuse à gages pour lui demander si la taverne avait des bons prix. La bonne blague...

Puis il tourna à nouveau la tête vers le malotru. Peut-être que s’il engageait la conversation il se mettrait à consommer ce bougre.. « Vous lui voulez quoi, à la p’tite mercenaire ? ». L’homme se mit à bégayer, surpris de reprendre ainsi la conversation sans crier gare. « Ce genre de choses… Vous savez… ». Un rire gras fit vibrer les cordes vocales du tavernier alors qu’il observait le bougre se dandiner, ignorant la manière dont il pouvait formuler correctement sa phrase. « Un contrat, soyez pas timide. C’est rare qu’on la réclame pour lui porter des fleurs. ». Il releva ensuite la tête pour regarder l’horloge. « Elle ne sera pas de retour avant un p’tit moment si vous voulez mon avis. Je vous sers quelque chose ? ». Incapable de refuser, il acquiesça. Au fond, le gérant ignorait si Elih allait franchir les portes à ce moment là pour faire tomber son plan à l’eau. Il savait juste qu’elle était partie il y a plus de sept jours en arrière, et qu’accepter des contrats aussi loin ne lui ressemblait pas. Si elle ne revenait pas, il perdrait une cliente… Ce qui en soit, n’était pas véritablement un problème, vu qu’elle n’irait pas chez la concurrence. Un cadavre ne boit pas, et ça l’arrangeait bien..

De l’autre côté des terres de Langzyliah, la silhouette de l’Humaine se baladait dans les alentours des Souterrains Interdits. Tous l’auraient dite folle d’accepter une telle requête, mais si elle se cantonnait aux petits contrats, elle ne parviendrait jamais à son but. Grimaçant à la seule idée de croiser un de ces suceurs de sang dans le coin, elle secoua la tête alors qu’elle traversait le bois. Ce ne serait pas le premier ni le dernier qu’elle tuerait de sang froid pour s’en sortir, s’il devait surgir de nulle part. Elle leva les yeux au ciel, l’inspectant rapidement. La nuit n’était pas encore tombée, même si elle ne pouvait nier l’obscurité des lieux. Elisabeth n’était pas sotte : elle devait profiter de cette éclaircie pour se sauver le plus vite possible. Les vampires ne prendraient pas le risque de s’aventurer dans d’autres territoires pour une proie aussi méfiante qu’elle. Non. Ce qui les intéressait, c’était les faibles. Les proies faciles. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. Là où ces derniers chassaient pour se nourrir, elle chassait pour survivre. En soit, ils n’étaient pas si différents…

Le silence était roi en ces lieux, et cela faisait déjà une heure qu’Elisabeth rôdait dans le coin sans entendre quoi que ce soit qui aurait pu la déranger dans sa recherche. Elle marchait à tâtons, surveillant ses arrières mais aussi les côtés du sentier ou elle s’aventurait. Un son distinct attira son attention, à plusieurs reprises. La première fois elle l’ignora, accélérant le pas. La deuxième fois il l’intrigua, et elle s’arrêta. La troisième fois, sa curiosité prit le dessus et elle alla s’enfouir dans les buissons pour observer l’origine de ce bruit. Le spectacle fut de taille, et Elih ne sut si elle devait s’énerver ou revenir en arrière avant qu’il ne soit trop tard. Mais quelque chose ne lui laissa pas le temps de réfléchir. Se retournant en brandissant sa lame sans un bruit, elle la dirigea vers une source de mouvement non loin, ses yeux perçants tentant de distinguer une silhouette dans l’obscurité de la forêt. La personne qui l’espionnait avait tout intérêt à se montrer si elle ne voulait pas mourir sans même avoir eu le temps de s’expliquer...
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Mer 1 Fév - 11:55
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Norphis - Abund - II
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Couchée sur une paillasse les yeux rivés sur le plafond je réfléchis aux événements s'étant produit cette dernière semaine. Je rêvais de changement, d'indépendance d'une nouvelle vie… Et je me retrouve ici, au milieu des souterrains interdits à devoir entièrement revoir ce que je suis. Avec un soupir je me lève, me dirigeant d'un pas mal assuré vers le miroir le plus proche. En terme de physique le changement n'est pas flagrant. Ma peau naturellement pâle n'est pas devenu beaucoup plus blanche et temps que je ne souris pas mes canines ne sont pas visible. « On dirait que tu t'habitue au changement. » Comme à l’accoutumée il semble plongée dans son livre et ne pas prêter attention à ce qui l'entoure. « J'essaye. Ce n'est pas réellement comme si j'avais la possibilité de retourner en arrière après tout. » D'un hochement de tête il acquiesce « Dis-toi que nous sommes tous un jour ou l'autre passé par là. Et qu'aujourd'hui pas un seul d'entre nous n'imagine revenir en arrière. » Pendant un instant j'ouvre la bouche, brûlant de l'envie de lui demander son histoire, ce qu'il a vécu. Après une brève hésitation je garde mes questions pour moi. « Quand tu auras finis de bailler aux corneilles tu pourras regarder dans l'armoire derrière toi. Il y a des vêtements plus approprié que ta robe pour ce que nous allons faire aujourd'hui. » Je n'ai pas le temps de poser ma question qu'il est déjà sortis de la pièce, haussant la voix pour que je l'entende « Je n'ai pas parlé de corneilles par hasard. Il est trop tôt pour que tu prenne ton envol cependant il est grand temps que tu apprenne les bases. »

Oui... Il fallait bien que ce moment arrive après tout. Debout devant l'armoire je ferme les yeux, me remémorant les premiers jours suivant mon changement. Cette sensation de soif dévorante et cette satisfaction en sentant le liquide vermeil couler dans ma gorge. Contre toute attente m'abreuver du sang d'un autre être vivant n'a pas été si difficile. Me dire que je vais peut-être devoir mettre un terme à la vie de quelqu'un pour survivre me cause déjà plus de problème de conscience. Respirant profondément je hausse les épaules avant d'ouvrir l'armoire, prenant les vêtements m'ayant été prêté. Quelques instants plus tard habillée d'une chemise de lin noire, d'un pantalon de cuir et d'une paire de botte de la même, je sors de ma chambre. Assis à son bureau, le dos tourné à la porte d'entré il regarde dehors. Comme d'habitude je n'ai pas besoin de parler ou de signaler ma présence pour qu'il la devine et vienne vers moi. Il faudra qu'un jour je lui demande comment il fait, s'il possède juste un excellent instinct ou s'il utilise un sort quelconque pour deviner ce que pense les gens. Sans que nous échangions le moindre mot je marche à sa suite, l'accompagnant dehors.

« Que sait-tu de la chasse ? » Alors que nous marchions sans un bruit depuis plusieurs minutes sa question vient rompre le silence pesant du lieu « Et bien… Ce qui est raconté dans les livres principalement, il s'agit littéralement de ce que le nom signifie. Les vampires traquent une ou plusieurs proie pour à la fin se nourrir d'eux. Je dois avouer ne pas vraiment en savoir plus. Et puis… N'est-tu pas censé m'apprendre tout ça ? » Avec un sourire il hoche la tête « Sur ce point je plaide coupable, je risque d'être un mauvais précepteur. Je ne prends pas réellement de plaisir à chasser, aussi je me contente du stricte minimum. Hum… Nous approchons » Joignant le geste à la parole il me désigne une jeune femme présente quelques mètre plus loin. Avant que j'ai pu discerner ses traits elle plonge dans un buisson, se dérobant à notre vue. « Si je te dis que nous apprenons de nos erreurs tu ne me contrediras pas, je le sais. Aussi… Et bien débrouille toi » Abasourdie je le regarde sans dire un mot. Veut-il réellement que j'attaque cette femme seule ? Face à mon expression interloquée il reprend la parole « Ne t'inquiète pas je resterais assez proche pour intervenir en cas de soucis néanmoins je souhaite vraiment que tu fasse cela seule. Cette décision doit te sembler étrange et dénuée de sens mais croit-moi, cela t'aideras grandement dans ton apprentissage et ta compréhension des vampires. »

Acquiesçant je prends quelques secondes pour regarder les buissons ou se cache la jeune femme puis, sous la pression de son regard je me dirige vers ce dernier. Que vais-je faire, que suis-je censé faire ? L'attaquer sans aucune autre forme de procès ? Non, cette solution est vouée à l'échec… Je suis à peine capable de porter un seau d'eau remplit et en ce qui concerne le fait de se battre… Non, je dois trouver une autre solution.

Perdue dans mes pensées je ne me rends pas compte que j'avance si bien que je ne prends conscience de la situation qu'une fois la lame de ma cible à quelques centimètres de ma gorge. Face à son regard inquisiteur il ne fait aucun doute que je vais devoir très vite trouver une solution pour me sortir de cette situation pour le moins épineuse. Finalement la réponse me vient d'un son surgissant du néant. Inspirant silencieusement je reprends possession de mes moyens et détournant légèrement sa lame du dos de la main je prends la parole, souriante « Oh excusez moi de vous avoir dérangée, j'ai été intriguée par un étrange bruit comme... » J'attends que le bruit se fasse de nouveau entendre avant de reprendre « Comme celui-ci. Auriez-vous la moindre idée de ce dont il pourrait s'agir ? Et... » J'écarte ma main de sa lame, faisant mine de méditer. « Enfin… Que faites-vous ici ? Pas en territoire vampire non, ce point vous regarde, mais dans ce buisson. Je veux dire » je repousse les branches présentes derrière moi de ma deuxième main « La route n'est pas bien loin et il est bien plus pratique de voyager dessus qu'ici. » Tout en souriant je la fixe d'un regard que je veux rassurant. La chasse attendra. Non, la chasse est même annulée. Pour l'instant l'important est de ne pas me faire trancher la gorge ici. Et de trouver la signification de ces bruits qui commencent à attiser sérieusement ma curiosité.
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Jeu 2 Fév - 0:13
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Ashryn - Laethlion - III
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En temps normal, l’Humaine n’aurait pas même daigné se retourner afin de menacer l’inconnu se baladant dans les fourrés. Elle se serait contentée de lui trancher la gorge en silence, réduisant en miettes son seul espoir de survie. Ses doigts serrèrent le fourreau de son épée, alors que la silhouette commençait petit à petit à lui apparaître. La situation était tendue. Elisabeth devait garder un œil sur le spectacle qui se déroulait dans son dos, mais également se débarrasser du fauteur de troubles. Son regard se durcit, son corps se raidit. S’il y avait bien quelque chose qu’elle abhorrait, c’était d’être interrompue dans son travail. Les morts inutiles ne l’intéressaient pas, ou plutôt, ne lui rapportaient aucun profit. Il s’agissait d’une perte de temps non négligeable. Pendant ce temps, sa victime courrait un peu plus loin, et elle prenait du retard. Grimaçant, elle secoua la tête. Perdre son calme ici était une bien mauvaise idée. Les Vampires appréciaient plus que tout le sang humain, et agir sans réfléchir dans un lieu pareil aurait de grosses conséquences qu’elle ne daigna pas même imaginer. L’important était de se concentrer sur l’instant présent, et lorsque son interlocutrice apparut dans la lumière, elle baissa légèrement son arme.

De ses habits nobles et ses grands airs jusqu’aux boucles déformant sa chevelure immaculée, la demoiselle en face d’Elisabeth respirait le prestige, mais surtout la vulnérabilité. L’analysant de haut en bas, elle ne distingua aucune arme visible et détendit ses muscles un à un, ne mettant pour autant aucunement de côté le fait qu’elle ne puisse être qu’un appât. Une femme de cet acabit dans les alentours des souterrains interdits n’augurait qu’un mauvais présage. L’humaine fronça les sourcils, sans se relever. « Ne soyez pas sotte. ». Elle murmurait, précautionneusement. « Abaissez-vous. Nous allons nous faire repérer. ». Rengainant son arme, elle l’attrapa par le poignet et la força tant bien que mal à venir à sa hauteur. Plongeant son regard dans le sien, elle ne sembla pas pour autant s’apaiser. Elih portait en horreur ce genre de familiarités, et voir qu’une inconnue pouvait faire échouer sa mission en un claquement de doigt l’entraînait dans une démence où haine et frustration se mélangeaient inlassablement. De plus, en la rapprochant, elle s’assurait que nul ne tenterait de les attaquer : elle servirait de bouclier en cas d’embuscade. Plus elle la regardait, plus elle voyait un décalage entre ces lieux et la demoiselle. Rien ne concordait. Elle n’était rien de plus qu’un paradoxe ambulant. Et ce charisme lui donnait la nausée.

« Vous sortez des bois et je suis celle à qui vous demandez des comptes lorsque je m’invite dans les buissons ? ». Cela lui aurait presque arraché un rire si les circonstances n’étaient pas aussi malsaines. Puis, une hésitation profonde gagna la jeune femme, qui se mit à réfléchir. Ses doigts tapotèrent une nouvelle fois son épée, tandis que les autres libéraient son interlocutrice de leur puissante emprise. Que faisait-elle, maintenant qu’elle portait ce fardeau avec elle ? L’abandonner dans les bois aurait pu être une solution viable, si seulement elle avait pu être sûre qu’elle ne ferait pas de bruits en se retirant. Un soupir s’échappa de l’entre ouverture de ses lèvres. S’il avait été si aisé de la repérer dans les bois, cela n’en serait que plus facile sur le sentier. Pouvait-elle réellement la mêler à cette histoire ? « Tss. ». S’occuper de ses affaires semblait être un concept inconnu à son interlocutrice. Quel intérêt y avait-il à déranger une mercenaire en plein exercice de ses fonctions ? Elih désirait ne point porter son métier sur le visage, pourtant on y lisait clairement. Des tâches de sang sur les vêtements, une cicatrice sur le coin de l’œil, une allure ô combien sauvage… Elle ne trompait personne.

D’un signe de tête, elle indiqua à la jeune femme de regarder derrière les buissons. « Vous vouliez voir ? Régalez-vous. ». A quoi bon la prévenir que ce ne serait pas joli à voir ? Elle s’était incrustée, à présent elle assumait ses actes. Si elle vomissait son petit déjeuner, Elisabeth ne nettoierait pas derrière elle. Au milieu des bois se trouvait une demoiselle entourée de cinq vampires, chacun les crocs plantés dans sa chair. Gémissant avec douleur, cette dernière n’opposait aucune résistance, sans doute fatiguée par la lutte ou la course précédant cette atrocité. L’humaine fronça les sourcils. L’idée que les Vampires se nourrissent ne la gênait en aucun cas : cela faisait partie de leur nature et nul ne pouvait leur reprocher d’agir ainsi. Qu’ils s’acharnent tous sur une proie si facile, incapable de se défendre… Elle connaissait le principe de la chasse et de la traque mieux que quiconque, et pour autant se rabaisser, ces créatures de la nuit ne devaient pas valoir grand-chose même aux yeux de leur hiérarchie. Une fois qu’elle fut assurée que le message soit passé, elle posa sa main sur l’épaule de l’inconnue. « Fuir n’est plus une option à présent. ». Et en faisant craquer sa chaussure sur une brindille, elle se redressa en dégainant à nouveau.
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Dim 5 Fév - 12:45
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Norphis - Abund - II
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Avant que je n'ai le temps de donner un sens à ses paroles je sens sa main se refermer sur la mienne et me tirer brusquement vers le sol. Tellement brusquement que je manque de peu de perdre l'équilibre et de m’étaler par terre. Je ne connais rien de cette femme néanmoins, une chose dans son comportement ne laisse pas de place au doute, elle ne pardonneras probablement pas le moindre signe de faiblesse. Et, pour mon plus grand malheur je respire la faiblesse et la fragilité. Un jour ou l'autre je n'aurais plus le choix et je devrais faire quelque chose pour palier à ce manque flagrant de puissance. Néanmoins, cela attendra, pour l'instant j'ai d'autre choses à penser. Comme prouver à cette femme que malgré les circonstances je peux me rendre utile. Répondant à son injonction je m'abaisse légèrement, découvrant à travers les buissons l'origine du bruit nous parvenant depuis tout à l'heure.

Je regarde la scène sans broncher, ne réagissant pas aux gémissement de douleur de la femme ni aux vampires présent autour d'elle. Je reste impassible et pourtant je ne peux m'empêcher de bouillir intérieurement. Je suis tout juste en train de m'éveiller à ma nouvelle race et pourtant j'ai déjà l'impression de leur être supérieure. Agir de la sorte… Nous avons besoin de nous nourrir, comme toutes les races, et cela passe en effet par la chasse. Toute fois, nous ne sommes pas nous comporter comme des bêtes sauvages. Je soupir, énervée par la scène. A-t-il souhaité que je chasse seule pour cette raison ? Pour que je prenne conscience de ce qui nous différencie ? Probablement, après tout je ne le côtoie que depuis une semaine et pourtant je peux déjà affirmer qu'il n'est pas un homme laissant les choses au hasard.

Quand l'inconnue se relève, sa main posée sur mon épaule je la regarde, une lueur assurée dans les yeux. Elle a raison, fuir n'est plus une option et que je le veuille ou non je suis maintenant embringuée dans cette affaire. Néanmoins… Son apparence et sa présence en ces terres ne laissent pas réellement de doute concernant ce qu'elle fait de sa vie. Et je ne peux pas vraiment me permettre de me plaindre d'avoir une mercenaires, à mes côtés. Toutefois, bien que je ne nierais pas le fait que l'envie de la laisser faire est forte, je ne peux pas la laisser les massacrer de la sorte. Me relevant je regarde de nouveau la scène du coin de l'oeil. Peu importe ce qu'ils font, ils restent des vampires avant tout, la plupart probablement fraîchement transformé. Les attaquer eux reviendrait à prendre le risque de défier leurs géniteurs et attirer sur nous les regards de personnes que nous aurions préféré ne jamais rencontrer. Détournant les yeux je fais face à ma compagne d'infortune.

« Attends. » Contrairement à la conversation que nous avons eu précédemment je parle d'une voix assurée ne laissant plus de place aux doutes. « Ce qu'ils font est ridicule, je te l'accorde. Cependant, les tuer ne servira à rien si ce n'est nous attirer les foudres de personnes plus puissantes. » En réalité les chances que cela arrive sont très faible il reste toutefois à mon avantage de n'écarter aucune piste. Surtout celles susceptible de la faire se rallier à ma cause. « Comme tu a du le constater je ne serais d'aucune aide si un combat venait à s'enclencher. Toutefois, je te demande juste de prendre un instant pour écouter ce que j'ai à dire. Après cela quel que soit ton choix je ne m'y opposerais pas. Je n'ai de toute manière pas les moyens de le faire. » Tout en parlant je fais quelques pas vers les vampires, ne la quittant pas des yeux, cherchant à lire sur son visage une réaction quelconque. À mes yeux les mercenaires n'ont aucun intérêt à chercher le combat coûte que coûte l'important étant l'objectif qu'ils sont censé remplir. Certes les chances que je sois tombé avec une personne assoiffée de sang et de combat existent néanmoins, elle ne m'aurait pas laissé vivre si elle était réellement ainsi.

« J'ai conscience que ce que je vais te proposer ne va pas te plaire. Il est même probable que tu prenne mes paroles pour la décision insensé d'une fille de bonne famille refusant de se salir les mains et de voir du sang couler. » Je ne peux retenir un petit rire en prononçant cette phrase. Dans un sens elle n'aurait pas totalement tord de penser cela après tout. « Ces vampires sont faibles, Nous pouvons nous en rendre compte d'ici. Laisse-moi approcher en première et suis-moi de quelques pas en arrière. Je suis certaine que notre simple présence suffira à les faire déguerpir. » Encore une fois je laisse un instant mes paroles en suspend, lui laissant le temps de réfléchir à ma proposition. Finalement, après quelques secondes j'écarte les buissons, faisant un pas dans leur direction, tournant légèrement la tête vers elle. « Par ailleurs, si vous avez peur de ne pas pouvoir faire couler le sang rassurez-vous. Je suis certaine qu'au moins l'un d'entre eux tenteras de nous sauter dessus pour ne pas perdre son repas. »Après une brève hésitation je rajoute avec un sourire. « Et peut-être ne vous en étiez-vous pas rendu compte à cause de l'obscurité produite par les buissons mais je suis une vampire moi aussi. Donc quoi que vous ayez prévu de faire il pourrait-être intéressant de me garder à vos côtés. Au moins durant votre exploration des souterrains interdits. » Cette situation commence à m'amuser. J'ai passé ma vie protégée par d'autres personnes et je ne connais rien de l'aventure. Aujourd'hui cette femme est un moyen de briser cette banalité, cette monotonie ou je suis enfermée pour découvrir un monde nouveau. Et je ne compte pas la laisser filer comme ça.
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Jeu 16 Fév - 21:33
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Ashryn - Laethlion - III
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L’humaine leva un sourcil lorsque sa tentative d’attaque se fit interrompre. Se retournant sans grande attente de la part de la jeune femme dont les muscles tenaient plus du mythe que de la réalité, elle plissa les yeux tandis que ses paroles défilaient dans son esprit. Les tuer… C’était une option qui n’avait pas réellement traversé la tête de la mercenaire, même si ses actes le laissaient penser. « Je ne tue pas sans rémunération, sachez-le. ». Puis elle redressa la tête, plongeant son regard dans le sien. Elle n’était pas une barbare, une âme en peine en manque de liquide rougeâtre. Elle ne faisait que son travail, aussi immoral et atroce puisse-t-il paraître aux yeux des inconnus. Elle s’en fichait bien, pour tout vous dire. Ce que les autres pouvaient bien imaginer à son propos... ne concernait qu’eux, en vérité. Puis un minuscule sourire apparut sur les traits fatigués de l’Humaine. Malgré son manque de force manifeste et son incapacité à faire quoi que ce soit dans ces situations extrêmes, elle restait assez lucide pour ne pas se lancer dans le tas ? Lucide ? Ce n’était peut-être pas le bon mot. Au moins, elle n’était pas assez inconsciente pour se suicider. Ça ferait une mort de moins sur la conscience d’Elisabeth, même si au fond, cela ne changerait pas grand-chose à son programme.

Toutefois, elle l’écouta attentivement sans broncher. Elih savait se sortir du pétrin et même lorsqu’elle s’y retrouvait bien embourbée, mais se retrouver prise au piège avec une demoiselle connaissant mieux les lieux et les assaillants signifiait avoir un avantage considérable. La jeune femme détendit doucement ses muscles. Ça aurait été stupide de s’en priver dans un moment pareil. Elle ignorait les us et coutumes des vampires les plus enfouis mais avait quelques notions de la protection entre géniteur et mordu : pour mieux combattre, il faut connaître son ennemi. Aussi, le fait que de plus puissants lui tombent dessus ne la surprit point, mais elle dût prendre ce facteur en compte lors de son calcul. Qu’est-ce que cela pourrait bien lui coûter de foncer sans réfléchir, comparé à ce qu’elle récupérerait à la fin ? Il ne fallait pas être mathématicien pour comprendre que tout la poussait dans la direction de la demoiselle à la chevelure immaculée. « Il n’y a pas de honte à ne pas vouloir se salir les mains. C’est pour ce genre de personnes que ma profession existe. » . Terre à terre, l’humaine tapa légèrement du pied sur le sol. Puis enfin, elle fronça les sourcils et serra son emprise sur son épée, se rapprochant du visage de la jeune femme. « Votre plan n’est pas des plus pratiques de mon point de vue, cependant je le comprends. ». Elle fit une pause, reprenant avec une voix légèrement plus menaçante. « Ne pensez pas que je n’ai pas remarqué votre nature. J’ai pour habitude de ne faire aucun amalgame, aussi, je ne vous considère pas plus comme un danger que n’importe qui pouvant traverser ce bosquet impunément. ». Elle se rapprocha encore, brûlant les limites de la bienséance entre inconnus que tous installaient inconsciemment, malgré eux. Elle sourit, doucement, avant de reculer lentement.

« Nous suivrons votre décision, si vous pensez qu’elle peut nous éviter des ennuis futurs. ». Puis elle releva sa lame vers son ventre, la touchant à peine. « Mais je me dois de vous prévenir. Je ne suis pas dupe, et vous pourriez très bien être un leurre qui leur permettrait de m’attaquer sous l’effet de la surprise. ». Elle jeta un petit coup d’œil au comité, continuant de se nourrir dans un bruit immonde qui lui brutalisait les oreilles. « Les vampires, comme toutes les races, possèdent ne serait-ce qu’une pointe de solidarité. Je ne m’étonnerais pas de les voir se retourner contre moi, et vous n’auriez pas tort de tenter une attaque sur une humaine assez suicidaire pour se rendre au beau milieu des souterrains interdits. ». Son sourire s’élargit, tordant les traits de son visage. « D’un point de vue logique, vous auriez l’avantage du nombre. Pour autant, je vous déconseille de vous y fier, mais ce n’est que préventif. ». Son regard s’assombrit. « On ne devient pas mercenaire en tricotant dans une belle maison noble ou en attendant que des louanges soient chantées par un bel homme sous sa fenêtre. ». Puis elle la poussa sans animosité en avant. « Je resterais derrière, mais sachez que je vous tiendrais en joug. Question de sécurité, bien entendu. ». Et un petit rire fit vibrer ses cordes vocales, alors qu’elle s’avançait vers le groupe de vampire en pleine dégustation. « Maniez votre langue comme vous semblez si bien savoir le faire. Ce sera au moins une qualité que je pourrais vous attribuer, même si je ne connais pas même votre nom. ».
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Sam 25 Mar - 10:54
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Norphis - Abund - II
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Nous nous toisons mutuellement du regard pendant un instant, chacune réfléchissant à la suite des événements. Elle probablement en train de réfléchir à ce qu'elle peut gagner et perdre à accepter ma proposition, moi méditant concernant les mots que je vais choisir pour les convaincre. Je ne prends même pas la peine de la prendre en considération dans mon calcul, il ne fait aucun doute qu'elle se rallieras à ma cause. Il est probable qu'elle tente de faire pression sur moi, certainement en utilisant de force ou en me menaçant toutefois je ne m'inquiète pas. Je n'ai plus de raison de m'inquiéter. Si elle avait voulu me faire quelque chose elle l'aurait fait lors de notre rencontre ou bien après ma première phrase. Le fait que je sois encore en vie prouve qu'elle ne compte rien me faire. Peut-être, certainement même, resteras-t-elle méfiante cependant, les faits sont la temps que je n'ai pas un comportement déplacé à son égard je ne risque rien. Et quel comportement pourrais-je bien avoir vis-à-vis d'une femme capable de me tuer d'un simple geste ?

« Même si vous considériez les vampires comme un danger je doute que vous ayez à un seul moment eu peur de moi. Après tout, soyons honnête même si je le voulais je serais bien incapable de faire peur à qui que ce soit. D'autant plus que je ne suis même pas armée. » Je ne peux retenir un petit rire en énonçant cette phrase. « Et ne vous embêtez pas à me dire que cela m'est préjudiciable et que je ferais bien de palier à ce soucis, je ne sais pas manier une arme. » La magie non plus par ailleurs, toutefois elle n'a pas besoin de savoir ça. Je souris de nouveau en sentant sa lame contre mon ventre. Oui en effet elle est bel et bien toujours méfiante à mon égard. Très bien ainsi gagner sa confiance, sera plus gratifiant. Même si je doute pouvoir un jours gagner sa confiance et probablement vais-je devoir me contenter d'un accord de non agression. « Vous avez raison, toutes les races peuvent faire preuve de solidarité. Mon histoire ne vous intéresseras pas ainsi ne prendrais-je pas la peine de vous la raconter cependant, sachez juste que je suis une vampire relativement jeune je n'ai donc pas eu le temps de réellement faire connaissance avec ceux de ma race. Et de toute manière ce n'est pas réellement quelque chose que je souhaite faire. » D'un signe de tête je désigne le décor dévasté prenant place derrière nous. « Le seul vampire que je connais est mon géniteur qui se trouve quelque part derrière nous. Et croyez-moi je serais probablement morte de vieillisse avant qu'il ne me vienne en aide. »

Tout en gardant le silence, je la laisse me pousser en avant, commençant ainsi à me dégager des buissons ou nous étions caché jusqu'alors. « Je le répète, votre épée ne vous serviras à rien contre moi. La garder dégainée est un acte de sagesse étant donné que nous ne savons pas comment ils vont réagir cependant, la laisser pointée sur moi risque de nous porter préjudice à toute les deux si l'un d'eux venait à nous attaquer. » Joignant le geste à la parole je m'avance d'un pas, m'éloignant volontairement de sa lame. Si nous venions à être attaqué je ne veux pas prendre le risque de me retrouver avec une épée dans le dos en cherchant à éviter une attaque. « je vais le dire une dernière fois, laissez cette arme de côté. Si vous tenez temps que ça à me tenir en joug alors venez à mes côtés, mais en restant derrière moi nous risquons juste de nous gêner mutuellement. Concernant mon nom je pense que nous avons un autre problème à régler, nous nous occuperons donc de toutes ces formalités ennuyante une fois que nous en aurons terminée avec eux si vous le voulez bien. »

Sans rien ajouter de plus je m'avance vers nos opposants. Ils sont la, à quelques mètres de moi, répugnant autant dans leur comportement que dans la faiblesse qui se dégage d'eux. Pendant un instant je me demande pourquoi je l'ai retenue, pourquoi je ne l'ai tout simplement pas laissé les massacrer jusqu'au dernier. Non, ma décision était la bonne et il est de toute façon trop tard pour revenir dessus. Inspirant profondément je m'avance d'un pas assuré, tapant dans mes mains lorsque je juge être à une distance convenable. « Puis-je avoir votre attention ? » Cette question n'en est pas réellement une, je sais qu'à partir du moment ou je les ai interrompus j'ai eu leur attention. Même s'ils sont probablement plus intéressé par mon corps que par mes paroles. Enfin, actuellement l'important est le résultat, tout le reste n'est que secondaire. « Pouvez-vous me dire ce que vous êtes en train de faire ? Non ne répondez pas, je le vois très bien et ne vous faite pas plus bête que vous ne l'êtes, vous avez probablement compris que la vraie question est 'Pourquoi ?' »

Silencieuse je fais courir mon regard de l'un à l'autre, prenant le temps de m'arrêter sur ceux paressant les plus faibles. Ils se jettent de petits regard, certains hésitant à déguerpir sans rien demander, comme s'ils étaient des enfants pris la main dans le sac alors qu'ils volaient sur l'étal d'un marchand. Croisant les bras et relevant légèrement le menton je reprends ma tirade « Vous êtes risibles. Et j'ignore qui sont vos géniteurs mais pour vous laisser agir de la sorte ils ne doivent pas valoir beaucoup plus que vous. » mon attaque fait mouche, deux d'entre eux se relève légèrement alors que les autres se regardent coupable « Il est regrettable que tout le monde soit en mesure de devenir géniteur. Nous nous porterions tellement mieux si vous étiez resté dans votre ancienne race. Ou tout simplement tué » Un sourire satisfait prends place sur mon visage. « Oui… Cette solution à quelque chose d'attirant je trouve. Peut-être devions nous la mettre en pratique maintenant qu'en dites-vous ? » Je me retourne légèrement vers ma compagne d'infortune, détournant volontairement les yeux d'eux. Les trois plus faibles voient dans ce geste une opportunité de déserté les lieux et fuient sans un regard en arrière. Les deux restant quand à eux vocifère des idioties comme quoi je ferais mieux de mesurer mes paroles et ne pas leur manquer de respect. Sans leur accorder plus qu'un regard je fais un pas en arrière, me plaçant légèrement en retrait de ma compagne « Vous avez pu voir comment je manie les mots n'est-ce pas ? Il est maintenant temps que je vois comment vous maniez votre lame. »
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Dim 16 Avr - 22:52
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Ashryn - Laethlion - III
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Il aurait été mentir de dire que l’humaine n’appréciait pas de se faire dicter ses actes. Après tout, qu’est-ce qui la retenait ici, mis à part le contrat qu’elle venait de terminer ? Certes, son sens de l’honneur la poussait à vouloir mettre hors d’état de nuire ces méprisables vampires, mais ce n’est pas pour autant qu’elle se vît obligée de coopérer avec l’ennemi. Aussi, malgré ses demandes incessantes et insistantes, Elisabeth refusa de remettre sa rapière dans son fourreau. Elle se moquait bien de gêner la demoiselle qui, de toute façon, n’allait user que de ses charmes pour mettre ses congénères dans sa poche et les faire déguerpir. C’était elle qui s’était faufilée dans son dos, dieu sait pour quelle raison. Cette histoire de géniteur manqua de la faire grincer des dents. Elle se souvenait de la hiérarchie des vampires, peut-être même un peu trop pour une humaine. Mais avec ses antécédents, elle avait fait ses propres petites recherches. Ainsi, un ennemi se trouvait dans son dos, mais ne viendrait pas à la rescousse de sa jeune protégée. C’était plausible qu’il la mette à l’épreuve, mais la pauvre était bien mal tombée avec elle dans le coin.

Elisabeth n’aimait pas réfléchir, ou parlementer pendant des heures. C’était une femme d’action, de pulsion. Aussi, lorsque la vampire s’approcha du groupe, elle ne fit que lâcher un vague soupir alors qu’elle l’écoutait déblatérer. On ne pouvait lui retirer son aisance orale ainsi qu’un choix particulièrement précis de ces mots, que l’humaine n’aurait jamais su manier si elle le désirait. Elle qui se décrivait faible, incapable de tenir une arme entre ses fines mains de poupée de porcelaine, agissait pourtant avec une confiance en soi défiant les limites de l’imaginable. Cette confiance, cet orgueil, elle finirait bien par le payer un jour. Mais ce ne serait pas elle qui lui ferait le moindre mal : la jeune femme n’attaquait que ceux qui la mettaient en danger personnellement, ou se faisait payer pour ôter la vie. Les manières, les valeurs et la dignité des autres, tout ceci ne la concernait point. Après tout, ils faisaient visiblement honte à leur race. Elle écouta pendant de longues minutes la demoiselle faire son monologue, et ne put s’empêcher de rire doucement devant les visages qui se déformaient de terreur. Visiblement, son discours faisait son effet.

La plupart prirent leurs jambes à leur cou, mais elle put constater qu’il en restait deux, plus tenaces que le reste. Après tout, il y a bien des personnalités faibles et d’autres plus coriaces. « Vous n’avez pas besoin de me le dire deux fois. ». S’avançant, l’humaine les fit reculer de quelques pas. Elle dégageait une odeur de sang nauséabonde, et son air détraqué et impassible était loin d’attirer la sympathie. Alors qu’elle s’accroupissait devant la jeune femme victime de leurs assauts, elle en sentit un s’approcher. Et le temps qu’il soit à portée de son cou, la rapière avait déjà traversé sa gorge et détruit ses cordes vocales. « Je n’ai pas de temps à perdre. ». Ce dernier commença à se débattre, et pour le retirer de sa lame, elle donna un violent coup de pied sur son ventre. Elle plaça ensuite sa chaussure sur son cœur et commença à appuyer, le maintenant au sol, alors qu’elle fixait l’autre ayant encore les mains libres. Elle le défiait du regard. Ce n’était pas le premier ni le dernier vampire qu’elle allait abattre de sang-froid. Humaine, elle se trouvait pourtant en position de force. Ils étaient faibles. Capricieux, susceptibles, inconscients, mais faibles. Elle termina d’achever le premier lorsqu’elle remarqua que l’autre s’enfuyait. Une grimace vint étirer ses traits. S’il allait en chercher d’autres, elles n’allaient jamais en finir.

Sautant dans son dos, elle l’attrapa par l’épaule et le fit tomber en plantant sa rapière dans l’arrière de son genou. Ses tendons furent déchirés par le coup, ainsi sa jambe devint complètement inutilisable. Il s’effondra alors dans un hurlement de douleur qu’elle coupa sec en plaçant sa main sur sa bouche. Le vampire s’empressa de la mordre mais le plaisir ne fut que de courte durée : il perdait trop de sang, et rien ne pourrait le sauver. Retournant auprès de la demoiselle qu’elle venait d’abandonner, Elisabeth passa sa main rouge de sang sur son front, le tâchant par la même occasion. Elle se tourna vers la victime, qui reprenait conscience. « Je ne fais pas dans le social, je pense que vous avez eu l’occasion de le remarquer. Je vous laisse la réveiller. Nous continuerons notre intéressante discussion à son réveil, si je ne suis pas déjà partie. ». Et elle s’assit sur une roche non loin, sortant un chiffon pour effacer le liquide sur sa lame. Elle se fichait bien de son état, de ses amis. Son arme, par contre, ne devait jamais rester tâchée. Elle était mercenaire, pas bouchère…
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Mer 10 Mai - 20:24
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Norphis - Abund - II
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Je ne peux m'empêcher de sourire en la voyant s'approcher de nos adversaires. N'importe quelle personne doté d'un minimum d'instinct de survis se serait enfuis en nous voyons nous approcher et pourtant… Sont-ils inconscients ou bien extrêmement confiant en leurs capacités ? D'un haussement d'épaule je me recule légèrement pour aller m'asseoir sur un rocher non loin. Quelle étrange image devont nous dégager aux yeux des personnes extérieures. Une Edsere et une Norphis qui en chasse d'autres. Deux incohérences en seulement quelques mots… Plus encore si nous rajoutons à l'équation nos apparences respectives. Un gargouillis sanglant me fait relever les yeux. L'un de nos deux courageux adverse se trouve désormais maintenu au sol sous la poigne implacable de ma compagne. Pendant un instant je tente de regarder l'action sans sourciller. Les histoires de meurtre et les combats sont choses fréquentes en ce monde toute fois entendre les gens en parler et assister à une mise à mort sont deux choses bien différentes. Et je ne suis visiblement pas encore prête à assister à cette dernière.

Finalement je me retrouve à regarder de nouveau l'action lorsqu'un des opposants relâche un cris de douleur. Ce qui sera d'ailleurs très probablement le dernier bruit qu'il sera en mesure de produire. Je me lève de mon siège improvisé en la voyant revenir vers moi « Vous avez de la chance que je ne sois pas jalouse. Je pourrais mal prendre le fait que vous laissiez le premier venus boire votre sang alors que vous me l’interdisez en dépit de tout ce que nous avons traversé ensemble. » Je ponctue ma phrase d'un sourire et d'un regard taquin avant de détourner les yeux pour me concentrer sur l'inconnue au sol. Je n'espère pas une quelconque réponse de la part de ma collègue, les blagues, et de manière générale les relations humaines, semblent être quelque chose qu'elle a du mal à appréhender. Dans un sens il s'agit peut-être d'un des rares points que nous avons en commun. Et encore, même si nous avons toutes les deux une certaine difficulté à communiquer avec des personnes inconnues nous n'abordons pas la chose de la même manière.

« Bon… Vous pouvez marcher ? Non ne répondez pas c'est une question rhétorique, vu votre état je me doute que vous ne pouvez pas. » Je soupire tout en la regardant. L'aidez est quelque chose dont je me serais bien passée… Enfin, je suppose que nous ne pouvons pas juste la laisser là et passer à autre chose. « Je ne vais pas vous demandez comment vous aller on sait tous ici que vous n'êtes pas réellement au meilleur de votre forme. Et si vous attendez que je vous soigne vous risquez d'attendre longtemps, les sorts de soin sont loin d'être ma spécialité. » Croisant les bras je prends un instant pour réfléchir. Elle est dans un état déplorable pourtant ses blessures ne semblent pas si graves. Preuve à l'appuie elles ont pour la plupart déjà cessé de saigner, ce n'est probablement qu'une question de temps avant qu'elle ne reprenne ses esprits. Et je ne compte pas lui tenir la main en attendant que cela arrive. « Je vous laisse vous remettre de ce qu'il vient de se passer, nous vous attendrons avec ma collègue un petit peu plus loin. Prenez votre temps avant de vous relever et venir nous voir » Je termine ma phrase en me levant et me dirigeant vers l'Edsere. Je fais quelques pas avant de me retourner « Au cas ou vous auriez un doute, c'est une formule de politesse. Nous allons vous attendre mais notre patience à des limites donc si vous pouviez reprendre vos moyens assez vite se serait appréciable. »

Arrivée devant elle je regarde pendant un instant ma compagne avant de prendre la parole « Le temps qu'elle arrive je pense que nous avons le temps de terminer la conversation entamée tout à l'heure. Et peut-être repartir sur des bases plus saine. » Je m'incline légèrement. « Enchantée, je me nomme Lumi. Comme vous avez pu le constater je suis une Norphis. Et comme je l'ai déjà mentionné, en dépit de mon appartenance racial je ne tenterais rien contre vous. » Me relevant je prends quelques secondes pour réfléchir à ce que je pourrais rajouter avant de reprendre la parole. « Fille d'une famille riche je ne possède pas la moindre capacité de combat et en tant que jeune Norphis et ancienne Edsere je ne possède qu'une magie très limité. » Je finis mon monologue en m'asseyant à côté d'elle. « Ce n'est pas réellement des choses que nous sommes censé révéler à une inconnue, de surcroît quand il s'agit d'une… mercenaire ou tueuse à gage ? Peut importe, le résultat reste le même, révéler ses origines et ses faiblesses à un inconnu revient à lui demander de mettre un terme à notre existence. Mais aucune de nous deux n'a envie de perdre du temps, je vais donc à l'essentiel. » Sortant un mouchoir de ma poche je lui tend « Essuyez-vous. Ce n'est pas un ordre, vous êtes libre de faire ce que vous voulez toutefois même si votre apparence n'a probablement pas grande valeur pour vous j'aimerais éviter d'effrayer notre inconnue. » Je désigne d'un vague signe de la main l'inconnue qui commence doucement à bouger « Avant que notre belle au bois dormant se lève nous avons probablement encore un peu de temps devant nous. Que dois-je savoir sur vous ?
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Mer 31 Mai - 0:49
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